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 Il était la pluie, aussi lunatique que la couleur des nuages. [PV - Kido Tsubomi]

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Kano Shuuya

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MessageSujet: Il était la pluie, aussi lunatique que la couleur des nuages. [PV - Kido Tsubomi]   Mer 26 Mar - 15:18




Il était la pluie, aussi

lunatique que la couleur des

nuages.


«Ce n'est ni l'enfer, ni le paradis, juste un mélange des deux que l'on appelle la vie.»

feat Kido Tsubomi.

Mon rêve est unique, je suis le seul à en rêver.

Il faisait nuit. Il faisait noir. Il faisait seul. Il faisait froid. Il faisait mal.
Il faisait surtout seul pour Kano. Tout le monde dormait. Alors il était seul, à présent. Seul dans le grand salon du Q.G des Mekakushi Dan.
D'énormes cernes marquaient ses yeux dorés, malgré l'effort qu'il avait fait ces derniers jours pour paraître normal. Le sommeil n'avait jamais été son ami, de toute manière, mais ces derniers jours avaient été plus... ennuyants.
C'était ce qu'il voulait croire, en fin de compte. Ses yeux rouges et gonflés par les larmes n'arrangeaient pas son apparence qu'il ne dévoilait qu'en l'absence des autres. Par ailleurs, ceux-ci contredisaient le mensonge dont il essayait de se convaincre !

Pourquoi était-il en si piteux état ? Lui-même ne savait pas. Il ne savait plus, il ne voulait plus. Ne souhaitant plus rien, n'existant même plus. Après tout, sa vie n'était que mensonge. Tout, tout, tout n'était qu'un mensonge. Ses souvenirs, ses actions, ses amis, les coups que Kido lui donnait, les rencontres avec tous les membres du Mekakushi Dan... Il n'avait jamais arrêté de mentir. Chaque jour, chaque nuit, chaque moment, chaque instant. Tout ce qu'il avait vécu n'était qu'une illusion, puisque lui-même était un mensonge. Quand exactement avait-il existé ? C'est si dur d'exister parmi les vivants. Il avait vécu, cela était certain. Mais il n'avait jamais vraiment existé.

Je suis perdu entre réalité et idéal.

Toutes ses pensées mettaient son esprit en désordre. La haine commençait à monter en lui, secouant son être, faisant battre un peu plus vite son cœur, nouant son estomac. Pour quelle raison exactement était-il ici ? Pour quelle raison restait-il ? Il inspira un bon coup avant de se tenir la tête entre ses mains. Après avoir tourné en rond pendant deux minutes, il s'assit sur le canapé, toujours dans cette position. Il se surprit de sentir de l'eau sur son visage. Depuis quand pleuvait-il à l'intérieur ?
Non, il était la pluie. Les nuages étaient ses yeux, l'eau était ses larmes. Il était la pluie, aussi lunatique que la couleur des nuages. Il était également le soleil qui cachait la pluie. Mais il était surtout l'orage qui grondait en silence, dans la nuit, dans le brouillard, dans la solitude.

Il se toucha la joue en grimaçant. Était-il si faible que cela ? Il se mordit la lèvre inférieure en jurant. Une plainte, presque inaudible. Juste un appel à l'aide que personne ne peut entendre. « Je vous en supplie, sauvez-moi.»

Mes impulsions sont plus fortes et sont interminables. Mon cœur en veut encore, il crie, toujours insatiable.

Il se leva alors, laissant son visage hagard à découvert. N'importe qui aurait pu le voir, mais cela lui importait peu. Il faisait souvent des balades nocturnes, sans mettre au courant personne, et aimait sentir l'angoisse et la terreur des banlieues. C'était là qu'il irait. Pour assouvir ce besoin de destruction.
Oui, ce besoin n'était nourri que par sa haine envers les menteurs. Envers lui-même.

En voulant m'accrocher au passé, je me suis pour toujours condamné.

Il se dirigea vers la porte, titubant un peu. Kano passa devant la lumière allumée de l'entrée, laissant apparaître sa peau un peu trop blanche. Cela faisait au moins une semaine qu'il n'était pas sorti... Du moins, que la nuit.

Lorsqu'il posa la main sur la poignée, il se stoppa. Ses yeux devinrent rouges écarlates, et un sourire s'afficha faussement sur son visage. Alors il se retournait, faisant face à cette visiteuse nocturne.

«- Tu ne dors pas ?»

A ce moment, il ressentit du dégoût envers lui-même. Il était vraiment un connard de menteur.

Moi-même, je suis bien misérable.

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MessageSujet: Re: Il était la pluie, aussi lunatique que la couleur des nuages. [PV - Kido Tsubomi]   Jeu 27 Mar - 21:46

    La pluie. Un des premiers coups de colère naissant des caprices de la météo. Si seulement ce jour-là, la pluie pouvait être présente, atténuant les cris de désespoir arrachant les cordes vocales des âmes tourmentés brûlant sous chaque crépitement des flammes englobant chaque centimètres de la surface du manoir. Réminiscences de ces lointain souvenirs ne sont que des cauchemars hantant les paisible moments de sommeil que l'adolescente espérait bénéficier après avoir bouclé sa journée de travail-- Précisément de Leader, entreprenant les missions, endossant le rôle de chef, meneur de groupe et plus distinctement celui de grande sœur prenant grand soin de sa nouvelle et unique famille, maintenant réunie. Certes, devenir un vrai héro est une mission semée d'embûche et de choix cruciaux qu'un individuel ne peut choisir par soi-même ou peut-être par pur envie de se sentir suffisamment mature sans consulter les camarades.


    Avant de contempler le bien-être des compagnons, s'occuper de ceux ayant le titre 'frère' est primordial. Kido ne l'avoue pas à haute voix cependant ses pensées sont facilement lisible. Seto et Kano sont ses deux précieux et irremplaçable frères, liés ou non par le sang. Ils ont toujours été d'un énorme soutien lors des moments difficiles, à leur propre manières évidemment. Entendre des mensonges à longueur de journée est plus que probablement lassant, fastidieux et allant à l'encontre des mœurs de l’honnêteté, ce petit notable point est malheureusement une des habitudes que les poings sont dans l'incapacité de résoudre. Tant pis, il faut vivre avec, pour le moment. Qu'importe le temps ni la longueur de la période a supporter.


                        {Pendant ces moments de vulnérabilité, se cacher devient la réponse résolvant l'énigme.}


    Plutôt que de ressasser le passé, s'enfermer dans sa propre bulle semble être un choix judicieux mais à haut risque. empêchant la réalité d'affronter les rêves et les désires de la femelle séquestré sans sa prison idéale. Etait-ce pas crainte qu'elle refuse de voir la descente en enfer d'un de ses compagnons sans pouvoir l'aider à trouver le salut? Un jour seulement, lorsque la volonté rencontrera le courage de parler sereinement afin d'entamer une discussion digne d'adultes qui pâliront de jalousies sous leur visages balafres. Exactement, une conversation franche, sans détournement ni blagues déroutant la vérité sur un chemin parsemé de mensonges. Un rêve éphémère, n'est-ce pas? Pas assez fiable pour y croire de toute ses forces, les doigts croisés.
    Parlons de la sincérité. Un grand mot utilisé à maintes reprises, qui plus est. Ce petit mot écrit de quelques syllabes définie la croyance pure et dure d'une phrase, de n'importe quoi transportant un groupe de sons liés ensembles.


    Parfois l'incompétence est loin d'être un défaut. C'est une calamité définissant les êtres humains, démontrant leur valeurs, leur faiblesses. Visiblement sous un silence olympien sous peine de se sentir inutile si le besoin se ressens de confier, chuchoter ses peurs de voir son quotidien s'anéantir du jour au lendemain, en un claquement de doigt.
                                      «Joue à cache-cache et essaye de me trouver.» Et à chaque fois que les deux jeunes jouaient à ce jeu enfantin, le blond finissait systématiquement par trouver sa sœur adoptive.


    Désormais, c'est à son tour de trouver l'enfant dissimulé derrière les ténèbres de ses bêtises accumulés au cours des années passés à déformer la vérité et le mensonge, s'habillant par l'apparence de ceux côtoyés auparavant.
                                    
    Écouteurs nichés au creux des oreilles, la musique coupé quelque secondes plus tôt avant d'avoir anticipé le coup, la demoiselle s'élance délicatement mais sûrement derrière la silhouette du second adolescent, les yeux rivés sur la cible capuchonnée, incertains si l'émotion actuelle brillant au fin fond des globes oculaires est approprié envers la situation confuse.


    ❝Non.❞Réponse courte et concise.
                                                                                   ❝Je te retourne la question. Où comptes-tu aller, cette nuit?❞Insinuations pleine de questions abreuvant de réponses, malheureusement se contentant de pauvre indices collectés par ci et par là.
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Kano Shuuya

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MessageSujet: Re: Il était la pluie, aussi lunatique que la couleur des nuages. [PV - Kido Tsubomi]   Mer 2 Avr - 16:18




Il était la pluie, aussi

lunatique que la couleur des

nuages.


«Ce n'est ni l'enfer, ni le paradis, juste un mélange des deux que l'on appelle la vie.»

feat Kido Tsubomi.

Je connaissais les règles du jeu.

Elle sortit de l'ombre, Kido. Kido la brave. Kido la courageuse. Kido la froide. Kido la battante. Kido le leader. Ses éternels écouteurs dans ses oreilles, les mains nichées dans ses poches, elle semblait d'autant plus belle la nuit. Car il fallait bien se l'avouer, Kido Tsubomi était belle. A sa façon.

«Non.»

Il hocha doucement la tête. Était-il bête ? Bien sur qu'elle ne dormait pas. Aussi longtemps qu'il la connaissait, il ne l'avait jamais vue somnambule. Allez, souris Kano. Souris, souris, souris. Espèce d'idiot.

« Je te retourne la question. Où comptes-tu aller, cette nuit?»

Il la considéra un instant, essayant de formuler une réponse concrète dans son esprit. Une réponse qui la satisferait, qui ne laisserait pas le doute s'installer dans ses yeux. Kido, elle était un danger. Un prédateur, qui allait bondir sur cette pauvre petit proie qu'il était s'il ôtait son masque. De toute manière, pourquoi l'enlever ? Il était imparable, ce déguisement de clown. Oui, cette apparence était idéale. Alors pourquoi songer à lui montrer ses faiblesses ?

Je me donnais déjà tous les droits.

« Cette fois, j'en ai aucune idée. Ahah, je trouverai bien !»

La petite chose que je suis commet des erreurs.

Le silence s'installa. Emportant avec lui l'envie de fuir. De tourner la poignée et d’arrêter de fixer dans le blanc des yeux cette amie de longue date. Il avait peur, peur qu'elle voit ses yeux écarlates. Peur qu'elle ne voit à travers ce masque. Peur qu'elle ne le détruise, aussi.

Bien trop souvent, j'en ai peur.

Son cœur commençait à être emporté par la négativité. Encore maintenant, son cœur est emparé de cette douleur, c'est un éternel pêché. Son pêché, celui dont il ne peut se détacher.

Il la fixait toujours en souriant. Ce sourire là, qui désignait bien des choses. Non, il n'était pas faible. Kano n'était pas faible. Il était manipulateur, donc il n'était pas faible. C'est vrai, n'est-ce-pas ? Mais après tout, où est la réalité dans le monde dans lequel il vit ? Nulle part, pas une once de sincérité ou d'affection.

Mais je ne m'inquiétais que trop peu... La vie ne se perd qu'une fois.


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MessageSujet: Re: Il était la pluie, aussi lunatique que la couleur des nuages. [PV - Kido Tsubomi]   Dim 6 Avr - 0:34

Elle connaissait tellement bien son frère adoptif... Un peu trop, même. Parfois, cela en devenait douloureux de savoir lorsque celui-ci n'est guère honnête envers ses compagnons.. Evidemment, si la situation est hors de contrôle, Kido est toujours disponible afin de régler le pépin en simplicité.. Cependant sans promettre que cela sera indolore. Parfois, elle se rongeait les ongles d'une manière discrète, essayant en vain de dissiper ses doutes. De se convaincre elle-même que la seule et unique façon de stopper le menteur n'est malheureusement pas la route la plus aisée à parcourir..

                                   Si Kano souffre, il ne sera pas seul, enfermé dans sa cage de mensonges pour porter ce fardeau.

Attendant patiemment une réponse et non une excuse bidon fabriquée de toute pièce dans un délais limité, la demoiselle croise ses bras contre sa poitrine d'une manière nonchalante, son visage exprimant une mine frigide ne fondit pas sous le sourire chaleureux du blond. Ce sentiment n'est ni de la colère ou de l'ennui... Mais quelque chose proche de l'inquiétude et de la perplexité suprême. Devrait-t'elle s'agenouiller devant une telle mascarade ou alors faire passer l'envie de recommencer un nouveau tour. Ce masque que personne ne peut effleurer, briser, retirer... La réalité est parfois trop intransigeante. Sans pitié envers les pauvres, les morts et spécialement...
                                                                                            Les monstres.
Et de toute évidence, la personne soumise n'est pas Kano. En dépit de son caractère d'ogre et son impétuosité, Kido est inférieure. Elle danse dans la paume des mains du trompeur, sa présence n'est qu'une actrice de plus jouant parfaitement son rôle au sein de la pièce de théâtre orchestrée par Pierrot, autrement dit Kano Shuuya, l'écrivain et metteur en scène.

❝A cette heure, les magasins sont fermés. Je ne tiens pas à être responsable si la police t'attrape si tu fais des choses suspectes.❞

La police demeure impuissante face aux serpents de la Méduse Azami. Un pouvoir au dessus de la compréhension humaine dont même les nouveaux 'propriétaires' sont dans l'incapacité d'expliquer le pourquoi du comment sans balbutier sur des mots simplistes.



Yeux d'un noir de jais scrutant sa cible sans relâche, le doute qui s'était anciennement installé au fin fond de sa poitrine compressée ne trouva pas le repos. Mettant d'abord de côté les yeux rougeâtre  aussi brillant qu'un rubis miroitant la source de tout les conflits occasionnelle. Deux choix s'offre.

Soit elle ignore les réelles motivation poussant le jeune garçon a sortir si tard le soir..
                                            
                             Soit elle l'accompagne faire un bout de chemin ensemble.

                                                             Comme faire un bon dans le passé, plus ou moins dix ans en arrière. 

❝Je t'accompagne un peu. J'ai besoin de sortir la nuit, de temps à autre.❞ Surtout une tactique dissimulant un plan de garder un oeil sur ses faits et gestes.
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Kano Shuuya

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MessageSujet: Re: Il était la pluie, aussi lunatique que la couleur des nuages. [PV - Kido Tsubomi]   Mer 9 Avr - 12:56




Il était la pluie, aussi

lunatique que la couleur des

nuages.


«Ce n'est ni l'enfer, ni le paradis, juste un mélange des deux que l'on appelle la vie.»

feat Kido Tsubomi.

Je tombe, dans des ténèbres de plus en plus sombres.

«A cette heure, les magasins sont fermés. Je ne tiens pas à être responsable si la police t'attrape si tu fais des choses suspectes.»

Son sourire s'agrandit. Lui, faire des choses suspectes ? Tout le monde sait à quel point il aime faire l'imbécile... Décidément, elle émet toujours toutes les possibilités avant de faire quelque chose. Au contraire de Kano, qui, dans la mesure du possible, essaie de ne pas penser à l'avenir.

«Je t'accompagne un peu. J'ai besoin de sortir la nuit, de temps à autre.»

Et merde. Son sourire perdit un peu de surface sur son visage, mais s'affichait toujours, tel une publicité tournant indubitablement. Il savait qu'il ne pourrait pas garder ce masque bien longtemps... Son esprit avait trop souffert ses derniers jours. Il avait trop encaissé ses propres mensonges pour paraître totalement hors d'atteinte.
Si Kido le stoppait, sa couverture serait fichue.

Il ne voulait pas qu'elle voit cela. Non, tout mais pas elle. Elle s’inquiéterait trop. Peut-être même qu'elle aurait peur, en voyant son véritable état...  
Et puis, il y avait toujours cette haine insatiable qui dévorait son cœur, qui lui aspirait ses entrailles. Non, avec elle, il ne pourrait pas évacuer tout cela. Que faire ?

Avec un faux sourire, je lance des mots perçants.


« Si c'est ce que tu souhaites.»

Sa voix avait été un peu trop détachée à son goût. Un peu trop faible, un peu trop sanglante, un peu trop humaine. Mais comparée à celle qu'il devrait avoir, cela ne le dérangeait pas tellement. Il dira qu'il avait attrapé un léger rhume.

Il tourna la poignée et se retrouva dehors, dans la fraîcheur d'un début de nuit. Les faibles rayons du soleil, qui avait déjà disparu, éclairait encore le crépuscule.

Rien n'enlèvera tout ce que j'ai pu te dire,

Il observa ce bout d'horizon, quelques secondes. C'étaient des couleurs tièdes, qui se répercutaient sur les bâtiments environnants. Malgré la fraîcheur, cette vision semblait réchauffer l'atmosphère.

Mais je t'en prie, essaie de trouver le véritable moi ;

Elle était sûrement derrière lui, à présent. En train de l'observer, dos à elle. Il sentait déjà son regard noir de jais scruter sa sombre silhouette d'un air circonspect.

Masqué par les mensonges et la vérité, et si bien dissimulé.

Il se retourna alors vers elle :

« Belle nuit, tu ne trouves pas ?»

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MessageSujet: Re: Il était la pluie, aussi lunatique que la couleur des nuages. [PV - Kido Tsubomi]   Ven 30 Mai - 1:33

    Elle pourrait trouver des milliards d’arguments, les uns aussi valable que les autres pour convaincre le blond de rester en sa compagnie. Chanceuse ce soir, Kano n'avait pas empêcher ou refuser la proposition carrément forcée du Leader, sachant pertinemment que défier Kido est comme s'en prendre au Diable-- Le mal se répand comme des rats autour du gruyère, la colère incontrôlable d'un garçon manqué frappant comme la foudre n'est pas un punition agréable à recevoir. 

     Dévisageant le jeune par un vif regard perçant, ne prenant pas en compte le sourire commençant a décrépir sous la déception de ne pas être en mesure d'être seul cette nuit, de profiter de l’environnement futuriste dont se vante Mekakucity. L'air pure constitue un des points fort de la cité, un aspect favorable pour les citoyens ne se doutant pas de la menace planant au dessus de leur existences-- Un gang se dissimulant dans l'ombre, manifestant leur vies au delà des apparences démontrés par le passé. 

     Secouant sa tête en suivant son instinct, elle fit signe à son compagnon de reproduire les même mouvements, donc de marcher en dehors du foyer. Aujourd'hui encore, la météo annonce une soirée tranquille, sans craindre une pluie soudaine, un orage ou être catégoriquement sûr que le temps deviendra graduellement exécrable. 

     Je sais que tu aimes tes balades nocturne, Kano. Ne t'inquiète pas, je ne compte pas monopoliser tout l'espace. Rassurer son ami n'est pas une mince affaire. Contrairement à lui, mentir n'est pas un don inné, il faut énormément de bravoure pour parvenir à un niveau de dextérité impossible a égaler,d'une manière ou d'une autre, elle n'a fait que parcourir la vérité. Traîner ses pieds proche du dupeur n'est pas inclut dans ses plans.



    Haussant les pupilles dans la profondeur de l'horizon peint dans des couleurs frigide ne fit qu’accroître une peur datant de longue années.. Mise à part les contacts physique dont elle n'est pas très friand, se retrouver seule, solitaire au beau milieu d'une arène immergé dans une piscine crépusculaire ou patauger dedans demeure une action futile.  Le besoin de compagnie est fort, puissant, malheureusement inévitable

     Dépourvu d'assistance, un fantôme ne peut devenir humain. Ce spectre siège éternellement sur un trône invisible, examiner la population affluer, s'auto-détruire d'elle même dans un système complètement pourri. 

    « Belle nuit, tu ne trouves pas ?»

    Le visage détourner de sa position habituelle, un clignement d'yeux coule à travers mine de porcelaine. Sortir les écouteurs et allumer l'Ipod était une option mais Kido prit la décision de concentrer toute son attention sur Kano, et seulement lui, ce soir. 

                          Ouais. Parfois, je me rappelle des promenades avec Seto et.. Aya-nee. 

    Marquant un blanc, sa lèvre inférieure fut prise au piège par deux canines démontrant la rage d'avoir mentionné à voix haute le nom d'une personne chère, désastreusement décédé.  

              Vas-tu raconter une de tes folles histoires, pour combler le manque de bruit?

    Spoiler:
     
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Kano Shuuya

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MessageSujet: Re: Il était la pluie, aussi lunatique que la couleur des nuages. [PV - Kido Tsubomi]   Lun 30 Juin - 17:20




Il était la pluie, aussi

lunatique que la couleur des

nuages.


«Ce n'est ni l'enfer, ni le paradis, juste un mélange des deux que l'on appelle la vie.»

feat Kido Tsubomi.

« Je sais que tu aimes tes balades nocturne, Kano. Ne t'inquiète pas, je ne compte pas monopoliser tout l'espace.»

Elle avait raison, dans un sens. La solitude était bel et bien une vertu ; et peu de personnes savait l'utiliser à bon escient. Encore un contraste fastidieux entre les deux protagonistes ; l'un était solitaire mais dépendant de la compagnie, l'autre était entouré mais favorisé par la solitude. C'était un fait indéniable, et peu de personnes oserait contredire cette condamnation forcée par la nature et par le passé.
Et puis, deuxième constat ; la jeune fille n'aimait pas vraiment les contacts physiques. Monopoliser son espace reviendrait à enfouir ses habitudes au fond d'elle, mais pour quelle raison ? Apparemment, elle ne souhaitait pas embêter le trompeur, cette nuit. Tant mieux, car même s'il avait un don inné pour le mensonge, il n'aurait pas pu s'empêcher de lui envoyer quelques remarques salaces dont il gardait le secret.

« Parfois, je me rappelle des promenades avec Seto et.. Aya-nee.»

Choc. Ses yeux de chat s'écarquillèrent dans le noir, tandis que le silence imprégnait l’atmosphère devenue palpable.
Ayano. Tateyama Ayano.
Son doux sourire vint subitement narguer son être déglingué, et la vision de son corps chutant emplit son être jusqu'à son inconscient. Et les larmes, et la peur, et ce connard ; tout revint en moins d'une seconde.
Et le chagrin, et la colère, et la soumission.
Ce quinze août là était probablement celui qu'il haïssait le plus.

Ah, faible, inutile et futile Kano... Même empli de toute la colère du monde, de toute la haine de l'univers, qu'avait-il fait ? Rien. Il s'était jeté sur lui, mais il avait bien de la force, ce putain de serpent qui possédait son père adoptif. Il avait bien vite fait de le maîtriser.
Les larmes vinrent bien vite inonder ses yeux perçants, mais question de fierté, son regard écarlate ne mit pas longtemps à se refléter dans le ciel devenu plus sombre encore qu'auparavant.  

Il ne devait pas l’inquiéter. Elle avait toujours souhaité être comme Ayano-chan, et être aussi forte qu'elle le pouvait. Elle voulait tout contrôler, tout savoir et tout régler ; sans même savoir que Kano était la personne la plus adéquate pour lui donner du fil à retordre par rapport à ces désirs humains. Le voir sale, exsangue, rouge, triste, presque méconnaissable... Non, il ne souhaitait pas lui montrer une telle vision alarmante de Kano Shuuya.
La vision la plus pittoresque, la plus invraisemblable, et la plus triste de ce trompeur qui fut un jour humain, autant qu'elle ou qu'un passant.
Car, pour lui, il ne l'était plus depuis que ce corps, encore vivant, était tombé dans le vide pour disparaître dans un endroit encore plus improbable, encore plus surprenant que cette vision pitoyable du clown.

« Vas-tu raconter une de tes folles histoires, pour combler le manque de bruit ?»

Ah, et même après avoir évoqué son nom, elle voulait le faire parler ? Encore un coup à souffrir. Mais il avait l'habitude de se blesser, alors ceci ne le dérangeait pas vraiment. Un sourire se dessina sur ses lèvres rosies.

« C'est blessant de les qualifier de folles.. Mais si tu le souhaites, je veux bien te conter, une fois encore, l'un de ces contes invraisemblables.»

Il enfouit ses mains glacées dans les poches de sa veste noire, et ôta de sa tête la capuche qui, jusque là, cachait ses probables cheveux blonds de tout ce qu'il laissait derrière lui.

« Il y aura trois personnages dans cette histoire. Un jeune garçon, aussi naïf et inutile que ses pieds. Un homme adulte, changé et corrompu. Et une héroïne, triste mais victorieuse dans son choix malheureux.»

Elle ne connaissait pas cette histoire-là. Elle était inconnue de tous, mis à part des principaux protagonistes et antagonistes. Et elle resterait faussée, incomplète, jusqu'à ce que l'heure pour elle de se présenter aura lieu.

« Oh, pourquoi pas un toit ? Un toit d'école ! Oui, ce lieu fera très bien l'affaire. Commençons. On va dire... Que cette folle histoire s'est passée un quinze août.»

Dire cette date maudite lui sembla être répugnant. Un goût acre de fer s'installa promptement dans sa gorge, tandis qu'il crachait cette histoire vraie.

« La pluie ne tombait pas, mais c'était bien étrange... Car il y avait bel et bien de l'eau qui chutait du ciel. La seule chose qui pleuvait, c'était le curieux enfant devant une scène bien surprenante.»

Spoiler:
 

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Kido Tsubomi

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MessageSujet: Re: Il était la pluie, aussi lunatique que la couleur des nuages. [PV - Kido Tsubomi]   Dim 5 Oct - 20:51

S’affirmer & se dissimuler.

Elle l’écoutait. Elle buvait les paroles du blond. De mauvaise grâce, qui sait. Mais elle sait que pour Kano, tromper ses proches est un réflexe, un passe-temps, une priorité qui lui colle à la peau, scellé dans ses yeux en forme d’amande. La voix du jeune homme est remplie d’assurance et de confort, berçant la leader dans un anneau enfantin, une berceuse à la fois bouleversante et distrayante. Peu volontaire à s'abonner à ce genre de pratique demandant une forme de sociabilité élevé et un humour pour le moins recherché, la verte fit l'impasse sur ce genre de coutume, laissant le blond débuter une énième histoire, sa langue déliant une série de mot racontant tour à tour une fable qui résonne dans les oreilles de la leader, plongeant ses mains dans les poches douillettes de son sweat. Plutôt que de continuer la discussion gravitant autour d'une certaine personne ayant apporté la paix, le bonheur, mais aussi la perte et le désespoir au sein d'une famille recomposé et au cours d'une adolescence tumultueuse. Elle sait plus que quiconque que la personne ayant le plus souffert, le cœur fracassé en mille morceaux n'est autre que Kano. Mais têtu comme il est, jamais la vérité ne sortira de sa bouche retroussé sur un sourire déroutant. La tête inclinée et le regard aux aguets, examinant chaque facette du blond valsant sur ses talons tout en invitant la plus âgée à faire de même, elle raccourcie la durée de ses bas en boostant sa cadence, bientôt empiétant la première sur un territoire nouveau tandis que la nuit accueille froidement les deux adolescents propulsant leurs ombres ténébreuses en une seule, luttant contre l'horizon égayé par les néons.

❝ Comment tu souhaites que j'appelles tes mensonges, dans ce cas? ❞

Elle demande d'une façon rhétorique. Existe t'il un autre terme en possession d'une définition proche des désillusions que le trompeur parjure chaque jour? De même si il utilise son joker, c'est à dire ses yeux écarlates, son serpent joueur et blagueur, elle ne lui en tient pas rigueur, du moins pas pour le moment. Après tout, mentir est humain. Déformer la vérité afin de se protéger, de se préserver contre la souffrance, quel mal il y a t'il à cela? Rien, c'est un besoin naturel, une forme grossière et égoïste de s'enfuir de la réalité et de créer la sienne, quitte à détruire autrui.

Trois personnages, un trio. Un adulte, un enfant et une fille naïve. Au début, elle aurait juré que cette histoire était une discussion improvisée à la va vite, sans queue ni tête. Alors la demoiselle enfoui son visage sous son jersey rouge, les narines reniflant doucement l'odeur évocatrice de son parfum habituelle, un fumet proche de celui d'Ayano et de son écharpe élégante, teinté d'un rouge calomnieux. En suivant de près ce conte et imbibant ses poumons d'un oxygène sucrée, quelque souvenirs datant de l'époque de l'enfance refaisaient surface, s'accouplant avec les syllabes de Kano qui coïncidait singulièrement sans réellement donner l'occasion d'y réfléchir, de se dire que cette histoire est authentique et qu'elle s'est dévoilée sous son nez, sous une belle journée d'été.

❝ Quinze Août..❞

Une date que Kido ne connait que trop bien qu'elle reconnait comme bizarre.

❝ Pourquoi l'enfant pleure? ❞

Ne le questionne pas, elle se persuadait, en vain. Ce n'est que le début du récit, la première ligne, mais son attention a vite percuté un intérêt soudain s'attachant aux métaphores prononcés d'un air nonchalant, son venin coulant entre les rimes lacé d'amertume et de regrets. Un point gardé en tête, causant l'apparition d'un froncement de sourcils, les paupières plissés sans lâcher leur cible.


HRP:
 

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Kano Shuuya

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MessageSujet: Re: Il était la pluie, aussi lunatique que la couleur des nuages. [PV - Kido Tsubomi]   Mer 24 Déc - 0:27




Il était la pluie, aussi

lunatique que la couleur des

nuages.


«Ce n'est ni l'enfer, ni le paradis, juste un mélange des deux que l'on appelle la vie.»

feat Kido Tsubomi.

« Pourquoi l'enfant pleure ?»

Autre onde de choc, propagée entre les artères garances qui définissaient son passé, et cette histoire là. Comment formuler ce sentiment de pure détresse ? Comment expliquer que, par des circonstances tragiques, l'enfant n'était qu'un spectateur inutile ? Comment définir cette putain de scène qui a transformé son cœur en la passoire la plus trouée de l'univers ? Comment crier au monde cette douleur, cette vérité ; celle qu'il a enfoui derrière ses sourires miroitants et ses mensonges incoercibles ?

Le silence baigna la rue dans une douce torpeur, alors qu'il cherchait un mot, une phrase, un paragraphe à lui citer afin de ne pas laisser le doute s'installer en elle. Mais sa question resta en suspend dans l'atmosphère froide, si froide que si le vent avait des patins, il glisserait parmi la brume diaphane rejetée par leurs poumons.

Et enfin, il laissa ses émotions contradictoires de côté ; et son sourire amusé revint crisper la commissure de ses lèvres rosées.

« Patience ! Tu le sauras bien assez tôt.»

Il décida d'arrêter sa marche nocturne et de s'asseoir sur un muret, observant la lune se lever au dessus de leurs têtes.

« L'enfant pleurait dans son coin, derrière la porte menant au toit. La discussion entre l'adulte corrompu et la jeune fille l'avait en quelques sortes bouleversé.»

Il fit une pause en s'étirant un peu, pour retenir le suspense et songer à une formulation concise de ces événements.

« La jeune fille demandait à son interlocuteur de laisser sa famille vivante, alors que l'adulte s'amusait à la voir déterminée. Peut-être était-il schizophrène, qui sait.»

Inconsciemment, sa voix finit dans les tons sombres d'un désespoir refoulé par la surface d'un corps brisé. Son regard cherchait un échappatoire autre que ses iris noirs ; un oiseau, une étoile, voire sa bonne étoile.

« Pour tout dire, le garçon ne fit partie des acteurs que lorsqu'il décida qu'il n'était plus une tapette. C'était aussi le moment où la jeune fille s'approchait dangereusement du bord du toit, observant avec une curiosité malsaine le bitume sale situé à des mètres de là.»

Il finit par tenter de contrôler une respiration défaillante qui, malgré son visage peint d'un indéfectible sourire, commençait à perturber la fausse sérénité imposée dans son cœur et dans ses yeux. Comment contrôler des larmes si ce n'est que par la douleur ?

« Et puis... Et puis... Comment dire ? Tout était rapide, comme si c'était une course de voitures sans voitures. Une course contre le temps, et si tu gagnais, ta grande sœur était encore en vie. Si tu perdais, ta grande sœur était morte et tu te transformais en un pantin manipulé par le désespoir de l'avoir perdue, et la douleur de n'être qu'un perdant.»

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Kido Tsubomi

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MessageSujet: Re: Il était la pluie, aussi lunatique que la couleur des nuages. [PV - Kido Tsubomi]   Jeu 15 Jan - 20:19

S’affirmer & se dissimuler.

Elle devait se taire et prendre sur soi, elle devait se noyer dans un océan de silence ne laissant transparaître uniquement sa tristesse limpide. Son cœur battait la chamade, tambourinant sa poitrine. Elle est maîtresse de ses émotions, de ses réactions et sentiments mais elle est loin d'être une experte dans l'art de la tromperie, contrairement à Kano. Dissimulant une part de son visage derrière ses longues franges de jade, elle n'eut aucun mal à transporter son regard obsidienne vers sa cible, dévisageant le blond d'un air inquiet, presque alarmé. A tel point qu'elle failli trébucher sur le pavé à force de ne pas regarder droit devant elle. Le risque de rencontrer un poteau de plein fouet n'est pas à exclure, ce genre d'accident que l'on pense voir que dans les dessins-animés existent vraiment.

« Patience ! Tu le sauras bien assez tôt.»

Oui, de la patience, Kido en avait à revendre, plus que nécessaire. Ainsi sa promenade parmi le ciel étoilé prit fin en même temps que son compagnon, celui-ci préférant s'adosser contre un mur tandis que la demoiselle favorisa sans hésitation la frigide compagnie d'un lampadaire ravivant les couleurs de sa veste à capuche et son pantalon vert-de-gris. Bénéficiant d'un éclairage parfait lui octroyant la possibilité d'étudier la physionomie de son interlocuteur, lui qui prend plaisir à jouer de ses charmes et d’envoûter ses amis avec son timbre enjôleur. Pour le moment, elle se tait, elle n'a guère le choix d'ajouter quoique ce soit pour simplement combler le silence avec des jérémiades. Son rôle est d'être un auditeur, non un commentateur.

« L'enfant pleurait dans son coin, derrière la porte menant au toit. La discussion entre l'adulte corrompu et la jeune fille l'avait en quelques sortes bouleversé.»

Pas tout de suite. Pas de commentaire, pas de badinage, pas de cri suppliant le narrateur de se stopper net dans son récit. Rien. Juste un silence lourd de sens. Elle sentait tout son squelette trembler, elle visualisait une scène horrifique, elle entendait les implorations d'un jeune garçon affligé par l’acte prenant place devant lui, deux acteurs qui lui sont chers engagent un affrontement, un affrontement où seul les mots sont des armes. Des armes émoussés, des lames tranchantes persuadant chacun de faire tomber les masques.

« La jeune fille demandait à son interlocuteur de laisser sa famille vivante, alors que l'adulte s'amusait à la voir déterminée. Peut-être était-il schizophrène, qui sait.»

Un couteau invisible transperça le cœur de l'adolescente, sa gorge nouée. Les mots ne seront jamais suffisant pour calmer sa torpeur, pour apaiser son ardent désire de riposter contre l’oppresseur. Elle savait. Elle savait de qui Kano faisait allusion. Mais elle jouait l'enfant aveugle, l'enfant transparent, celle qui passe inaperçu, comme un mur. Les murs ont des oreilles et la commandante retient à merveilles les détails qui passent souvent inaperçu. Elle mémorise, elle est silencieuse, mais chaque syllabe frappe là où ça fait mal, ses mots ne loupent jamais leur cibles.

« Pour tout dire, le garçon ne fit partie des acteurs que lorsqu'il décida qu'il n'était plus une tapette. C'était aussi le moment où la jeune fille s'approchait dangereusement du bord du toit, observant avec une curiosité malsaine le bitume sale situé à des mètres de là.»

Les orbes de la femelle s'illuminèrent soudainement, sans l'aide de la luminosité fournie bénévolement par le lampadaire. Les yeux écarquillés, un morceau de lèvre se retrouve être la proie de deux incisives mordillant férocement le bout de chair prit en captivité. Un moyen puéril de résister à la tentation de gaspiller la beauté de son visage par des gouttes salés illustrant à merveille sa tristesse. Dérisoire certes, ce petit geste chargé de douleur eut l'effet escompté, les lèvres rougeâtres furent les martyres des crocs acérés afin de payer un prix, d'être le substitut d'une marée de larmes prêtes à inonder les orbites aussi noir que le plumage d'un corbeau. Rester forte, rester de marbre, rester indifférente, dénué de sentiments. Malheureusement, elle est humaine, qu'elle le veuille ou non. Morte, oui, morte et vivante en même temps, un cocktail bien unique qui fait son petit effet quand on l'apprend de vive voix.

« Et puis... Et puis... Comment dire ? Tout était rapide, comme si c'était une course de voitures sans voitures. Une course contre le temps, et si tu gagnais, ta grande sœur était encore en vie. Si tu perdais, ta grande sœur était morte et tu te transformais en un pantin manipulé par le désespoir de l'avoir perdue, et la douleur de n'être qu'un perdant.»

Un pas, deux pas, trois pas.. Tsubomi s'envole— elle s'enfuit de on territoire pour se recueillir vers le menteur.. Vers son ami. Vers son frère adoptif. Vers son premier ami. Vers la personne qu'elle chérissait le plus avec Seto et Ayano. Peut-être qu'en ouvrant ses bras suffisamment, elle pourrait éventuellement cajoler la frêle silhouette du mâle, le rassurer, lui dire qu'il a le droit de pleurer une fois, deux fois, trois fois. Qu'il a le droit de demander à l'aide. Qu'il a le droit d'être égoïste. Il n'avait pas le droit de porter seul ce fardeau insoutenable. Il n'avait aucunement le droit de mener son aventure en solitaire. Et Tsubomi n'avait pas le droit de succomber à aux picotements de ses paupières, elle avait la responsabilité de garder la tête haute, de préserver cette aura de mère protectrice. Au final, Tsubomi était égoïste, elle refusait de laisser ses émotions prendre le dessus sur son sang-froid. Elle empiétait l'espace personnel de Kano, sa tête penchée vers la mine du garçon. Sa main droite vint se reposer sur l'épaule tendu du blondinet, la respiration saccadé, essoufflée par toute cette pression.

❝ Kano, je- ❞

Par où commencer? Par le commencement, ça semble être une idée logique et facile à confectionner mais plus périlleux à exclamer. Surtout avec une voix incertaine, les lèvres tremblantes.

❝ Pardonne-moi, je ne savais pas.. Je n'étais pas au courant de tout ce que tu as enduré seul.. Je suis stupide.. ❞

La paume de sa main s'enfonçait dans le creux de l'épaule de son camarade, sa tête s'abaissa, sa vision s’embua graduellement, semblable à des verres de lunettes. Sa vue devenait floue, asymétrique.

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Kano Shuuya

Deceiver - #3

MessageSujet: Re: Il était la pluie, aussi lunatique que la couleur des nuages. [PV - Kido Tsubomi]   Sam 31 Jan - 18:35




Il était la pluie, aussi

lunatique que la couleur des

nuages.


«Ce n'est ni l'enfer, ni le paradis, juste un mélange des deux que l'on appelle la vie.»

feat Kido Tsubomi.

Son sourire ne s'effaça à aucun moment, dans son récit. Son pouvoir le fatiguait beaucoup, et il commençait à sentir ses effets négatifs. Il ne réagit pas tout de suite lorsqu'il vit Tsubomi se précipiter vers lui, comme une lionne inquiète, comme une soeur terrifiée par la douleur de son frère. Mais lorsqu'il sentit la chaleur de sa main se poser sur son épaule, son corps tout entier fut traversé par un frisson.

« Kano je-»

Il observa le visage de la jeune fille avec une surprise invisible. Pourquoi avait-elle l'air si bouleversée ? Avait-elle compris ? Il était vrai qu'elle avait toujours eu la qualité de comprendre tout assez vite.

« Pardonne-moi, je ne savais pas.. Je n'étais pas au courant de tout ce que tu as enduré seul.. Je suis stupide..»

Une onde de choc parcourut ses veines, comme si la douleur avait remplacé le sang nécessaire à son coeur pour se battre. Monstre alimenté par la souffrance, il ne lui fallut que quelques secondes pour repeindre l'un de ses masques brisés par l'usure.

Oui, elle n'avait jamais été mise au courant. Personne ne l'avait jamais été. Et encore, elle n'avait appris que la partie immergée de l'iceberg, et non la pléthore de souffrances qu'elle cachait.

« Ah, Kido, ce n'est pas de la stupidité. Tu penses bien que même Obama n'était pas au courant.»

Il effleura à son tour ses épaules graciles et arrêta ses jérémiades détachées. Elle avait baissé la tête de manière à ce qu'il ne puisse pas voir ses larmes.
Il avait fait pleurer Kido.

Son sourire s'évanouit aussitôt, son masque tomba à ses pieds, écrasé par les regrets venant étouffer son être erratique.

« Tsubomi ? Eh, il ne faut pas pleurer ! Est-ce que je pleure, moi ?»

« Ou du moins, est-ce-que tu le vois ?»

Il ne savait pas quoi faire. Le trou dans sa poitrine recommençait à s'agrandir, il sentait son sang vouloir absolument sortir de son corps malmené par un esprit pourri et une vie absurde. Que faire ? La prendre dans ses bras, bien que ce soit ridicule étant donné sa petite taille ? De plus, elle sentirait à coup sûr les tremblements de son corps, ceux qui reflètent sa panique, sa tristesse, son désespoir ; ceux qui reflètent Kano Shuuya, perdu dans des ténèbres où lui-même repousse la lumière.

À quoi bon être sauvé si c'est pour mourir ?

Il commença à frotter délicatement ses épaules, maigre tentative de consolation.
Ne pas craquer.
Ne pas pleurer.
Ne pas hurler.
Ne pas mourir.

« Allez, sèche tes larmes. C'est pas comme si j'étais l'homme le plus à plaindre, tu crois pas ?»

Hein ? Tu crois pas ?
Dis-le moi.
Est-ce que je suis à plaindre ?

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Kido Tsubomi

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MessageSujet: Re: Il était la pluie, aussi lunatique que la couleur des nuages. [PV - Kido Tsubomi]   Lun 16 Mar - 20:44

S’affirmer & se dissimuler.

Elle n'avait pas le droit de pleurer, elle n'avait pas le droit de s'écrouler en face du blond-- pourtant son corps tout entier ne l'entendit pas de cette oreille, la pauvre leader tremblotait, elle grelottait, alors que la température extérieure ne dépassait pas les 20°. C'est stupide de s'emballer pour une simple histoire, n'est-ce pas? N(était-t'elle pas supposée demeurer calme en toute circonstance plutôt que d'être galvanisée? Avaler ses larmes est une sorte d'auto-protection afin de ne pas briser sa fierté, cependant la seule chose qu'elle puise ravaler en ce moment est justement son amour-propre. Le pire est à venir, ce morceau d'histoire n'est que le prélude d'une longue, interminable tragédie séparée en plusieurs acte distinct. Une pièce théâtrale s'adonnant aux plaisirs écœurant tel que le désespoir, la torture et le sadisme. Une bande d'enfants plongés dans un conflit qui les dépasse complètement.

Bien sûr Kido est attristée par le décès de sa soeur, un accident survenu iil y'a deux ans. Deux années passées sans la présence héroïque de la grande soeur égayant les journées pluvieuses. La réaction la plus pondérée est d'aller de l'avant sans oublier les bons moments passés en famille, c'est ce que tout le monde serait prêt à suggérer. Le temps passe, les plaies ne se cicatrisent pas, elles saignent au moindre mot de travers. Et ce qui inquiète la leader, c'est de faire saigner à son tour son jeune frère adoptif, de l'accabler d'un nouveau fardeau. Il ne mérite pas de transporter toute la misère du monde sur ses frêles épaules, il n'a pas à endurer cette punition autant mentale que physique.

« Ah, Kido, ce n'est pas de la stupidité. Tu penses bien que même Obama n'était pas au courant.»

C'était la répartie humoristique supposée réchauffer l'ambiance, pas vrai? Un coup de poing est censé frapper les côtes du blond en guise de réponse cinglante. Hélas Tsubomi n'a pas la force ni la volonté de poursuivre ses réflèxes violent, elle abandonna son attitude récalcitrante subitement, ses ongles s'enfonçant dans le tissu noir encre de la longue veste. Ne pas craquer, ne pas craquer.. Se répète mentalement l'adolescent comme une sorte de mantra, ses magnifiques larmes tiraillant ses glandes lacrymales, humidifiant ses joues de porcelaine. Faire la pleurnicheuse ruinait son beau visage, ces pleurs écrabouillant sans scrupules sa fierté ne lui laissait guère le choix que de baiser sa tête. Tant pis si son manque de sang-froid recevait des moqueries, une chose l’inquiétait en ce moment.

« Tsubomi ? Eh, il ne faut pas pleurer ! Est-ce que je pleure, moi ?»

Regarder le visage de Shuuya semblait être une épreuve terrifiante. Se confronter à la réalité, pouvoir contempler la véritable face du blond qui n'est pas dissimulé sous un amas de masques. Qui n'est pas écroulé sous une bourrasque de mensonges infernaux. Respiration sifflante, la greenette relève ses yeux embués vers son interlocuteur, ses mèches vers-de-gris collés contre son front baigné dans la sueur.

❝ Idiot... Tu devrais penser à toi plutôt.. qu'aux autres.. ❞

Sa voix enveloppé dans une symphonie de sanglots, ses mains autrefois agrippées contre le vêtements relâchèrent la pression, optant pour une forme ovale. Ses poings tamponnent faiblement les épaules du menteur, son seul moyen d'évacuer sa colère contre sa propre faiblesse, contre son ignorance constante. Ce n'était pas un acte violent envers l'attitude trompeuse du jeune garçon mais plutôt dirigée sur sa manie à toujours couvrir son émotivité.

Avant qu'elle ne puisse placer une nouvelle chaîne de mots, ses long bras enlacent doucement la figure longiligne qui essayait désespérément de dédramatiser la situation. Le cœur de la femelle battait à cent à l'heure, à l’unisson avec les palpitations du blond.

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Kano Shuuya

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MessageSujet: Re: Il était la pluie, aussi lunatique que la couleur des nuages. [PV - Kido Tsubomi]   Mar 25 Aoû - 22:46




Il était la pluie, aussi

lunatique que la couleur des

nuages.


«Ce n'est ni l'enfer, ni le paradis, juste un mélange des deux que l'on appelle la vie.»

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« Idiot... Tu devrais penser à toi plutôt.. qu'aux autres.. »

Sa voix était submergée par les sanglots qu'elle retenait. Cette histoire était-elle si triste ? Kano ne s'en rendait pas compte. Ne comprenait pas pourquoi elle pleurait. Était-elle triste pour lui ? Ressentait-elle juste un quart de la souffrance qui le dévorait à chaque seconde ? Ses petits poings commencèrent à frapper ses épaules, et chaque coup semblait fissurer le masque que le blond s'efforçait de garder en place. Chaque fois que Tsubomi le frappait faiblement, il ressentait comme un vide plus grand encore dans son cœur, un vide qui submergeait le précédent, qui submergeait son être, qui submergeait son univers mensonger et son entière part de ténèbres, d'où un faisceau de lumière était apparu, déchirant maladroitement l'obscurité parcimonieuse.

Il sentit ses bras entourer son faible corps. Il sentit sa chaleur envelopper ses formes graciles. Il sentit les battements de son cœur, précipités, contre son torse tremblotant. Tout son être tremblotait. Et il avait peur, ô si peur qu'elle s'en rende compte, si peur qu'elle devine qu'il allait se briser, là, devant elle.
Son pouvoir demandait beaucoup d'endurance. Et son pauvre petit corps n'en avait pas beaucoup, sa santé se détériorant jour après jour.

Il commençait à paniquer. Sa respiration s'accélérait dramatiquement. Et si elle le voyait vraiment ? Et si elle voyait ses cernes causées par ses cauchemars, son teint diaphane causé par son désarroi, ses yeux rougis par son désespoir ? Son corps amaigrit par le deuil, celui de ses proches et celui de lui-même ?

Ses mains tremblantes se posèrent dans son dos, maigre signe de réconfort, pour elle et pour lui-même.

« Kido, ce n'est qu'une simple histoire.. Ne te mets pas dans cet état, d'accord ?»

Sa respiration se régula lentement, il commençait à se calmer un peu.. Sa main droite caressait lentement ses cheveux opalins, tandis qu'il ravalait les larmes qui humidifiaient ses yeux.

« Je ne pensais pas que ça allait autant t'affecter.. Tu veux une autre histoire ? Je peux chercher à en improviser une.»

Changer de sujet. Ne pas montrer son trouble. Se calmer.
Ne surtout pas se crisper.
Ne surtout pas pleurer.
Ne surtout pas faillir.
Ne surtout pas se briser.

Ne surtout pas se briser.

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Kido Tsubomi

Kuudere - #1 (Leader)

MessageSujet: { ▊♫ Kido & Seïa│Unsolved mystery   Dim 29 Nov - 14:51

S’affirmer & se dissimuler.

Elle était bête, de se mettre à sangloter soudainement. Surtout contre la poitrine de Shuuya. Hélas sa respiration refusait de se calmer, ses yeux ne cessaient d'être noyés sous une pluie de larmes. Pourtant elle se refusait de briser son étreinte ou de simplement s’effondrer. Après tout, Kido devait se montrer robuste devant son jeune frère-- devant ceux qui la considérait comme une grande sœur, une figure emblématique. Son courage se fissurait seconde après seconde, sa volonté de garder son calme face à n'importe quelle situation s'évaporait comme de la buée.

« Kido, ce n'est qu'une simple histoire.. Ne te mets pas dans cet état, d'accord ?»

Un vague hochement du visage fit office de réponse. Une sensation de malaise traverse son corps, mais par peur d'inquiéter d'avantage le blond, elle préfère paraître simplement déboussolé par l’avalanche de révélation. Bien sûr, le mensonge n'est pas son point fort, cependant détourner la vérité n'a jamais été compliqué, sauf en présence de ses plus proches amis. Préférant faire profil bas, le visage de l'adolescente n'osait pas rencontrer les pupilles félines de son interlocuteur. Envahie par la gêne, sa seule option est de nicher sa tête contre l'épaule du garçon et de garder le silence ou d'éviter de pleurnicher encore une fois.

« Je ne pensais pas que ça allait autant t'affecter.. Tu veux une autre histoire ? Je peux chercher à en improviser une.»
❝ Oui.. N'importe laquelle fera l'affaire.. ❞

Habituellement, Tsubomi ne réclame aucune histoire de la part du blond. L'habitude d'entendre un mensonge l'insupportait énormément. A eux deux, ils formaient le Ying et le Yang. Lui le mensonge, elle la vérité. Ils se complétaient mutuellement, et chacun était capable de différencier le vrai du faux. Si cela pouvait radoucir l'atmosphère et apporter un peu de gaieté, la jeune fille ne serait pas contre de se laisser berner. Pour le meilleur ou pour le pire. 

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