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 Run rabbit run [Mikumo;Kaede]

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MessageSujet: Run rabbit run [Mikumo;Kaede]   Mar 19 Aoû - 15:26



« Faut croire que je suis un peu suicidaire sur les bords. »
Mikumo Kujikawa & Kaede Haku


Il pleuvait des cordes, et comme si ce n'était pas assez... je venais de me perdre ? Je ne me souvenais absolument pas du chemin par lequel j'étais passée, et en plus les personnes que je croisais ne m'inspiraient pas trop confiance. Oui, je sais, juger les gens sur leur apparence ce n'est pas bien mais si vous étiez à ma place, vous penseriez la même chose ! Pas comme si j'y pouvais grand chose, moi qui étais un peu trop paranoïaque sur les bords. Cela devait venir de mon super instinct de femme parce que j'avais beau trop me méfier parfois, j'avais VRAIMENT l'impression que ces drôles de bonhommes ne buvaient pas que de l'eau et n'étaient pas du genre à dessiner des petites licornes avec des arcs-en-ciel.

D'ailleurs, maintenant que j'y pense, ça me rappelle quelque chose. Pour sûr, cet endroit correspondait parfaitement à un lieu dont j'avais entendu parler, mais qu'avait-on dit à son sujet déjà ? Ah oui, qu'il n'était pas fréquentable et que les rues n'étaient pas sûres parce qu-... oh, merde. La banlieue ? Ça m'en avait tout l'air. Décidément j'étais douée quand il s'agissait de me mettre dans des situations pas possibles, mais pourquoi avais-je cette autre impression que j'allais déraper d'une manière de dingue dans quelques instants ? Genre, une situation ENCORE PIRE ? Car oui c'était forcément possible, même si me perdre en pleine banlieue sans avoir une idée de quel chemin prendre pour retourner chez moi était déjà à un niveau d'idiotie pas mal haut.

Peut-être qu'à force de tourner en rond, j'allais finir par retrouver mon chemin ? Enfin c'était ce que je m'étais dit trois heures plus tôt et pourtant... tout ça parce que j'avais trop de fierté pour demander mon chemin à quelqu'un ! C'était dans ces moments-là que je me rendais compte à quel point j'étais stupide parfois, et que j'avais vraiment un caractère pourri. Résultat j'étais trempée de la tête aux pieds avec aucune idée de quelle route je devais emprunter pour pouvoir retourner à mon appartement : je ne pouvais plus me comparer à un lapin dans cet état... parce que je devais ressembler plus à un poulpe qu'autre chose.

J'ai continué à avancer, même si maintenant je n'avais plus trop d'espoir quant à retrouver ma route. Et comme je l'avais prédis, j'allais faire une très, très grosse bêtise : un geste que j'allais à la fois regretter et ne pas regretter. En résumé : un petit groupe de brutes, un chaton, l'un d'eux avec son pied au-dessus, les autres qui riaient comme des truies. Que vouliez-vous que je fasse ? Je suis blonde après tout, il ne faut pas forcément s'attendre à des actions réfléchies de ma part. Évidemment, j'ai foncé dans le tas, j'ai collé mon poing dans le nez de l'un de ses idiots, j'ai attrapé le chaton et... je me suis taillée aussi vite que possible en le tenant sous mon pull pour qu'il soit à l'abri de la pluie. Derrière, j'entendais des insultes puis, progressivement, des pas de course commencèrent à se faire ouïr.

Raaah, stupide cerveau de blondasse ! Tu ne sers vraiment à rien ! Tu n'es pas là pour servir de décoration à ce que je sache. Je devais songer à un plan au plus vite, avant que ma course ne soit brusquement arrêtée pour une quelconque raison. Pourquoi mes yeux rouges ne pouvaient-ils pas s'activer dans une situation pareille, lorsque j'en avais besoin ? Décidément active ou pas, cette capacité trouvait toujours un moyen de me pourrir au quotidien. Si seulement je savais comment l'activer... ça aurait pu vraiment me servir là ! Je n'avais pas tellement envie de me faire coincer, surtout après ce que j'avais fait à l'un d'entre eux... ils devaient m'en vouloir à mort. Et s'ils me faisaient trois fois pire ? Ou plus ?!

Cette pensée me donna une poussée d'adrénaline, me faisant accélérer d'un seul coup. Je courais, encore et encore, et j'avais l'impression que ça n'aurait pas de fin : mon cœur me faisait vraiment mal tant il battait vite dans ma cage thoracique, et mes poumons se battaient pour s'oxygéner en harmonie afin que je puisse continuer ma fuite. Soudain, je m'arrêtai à un tournant, freinant brusquement à l'aide de mes pieds. La frayeur put se lire dans mon regard l'espace d'un instant, alors que je regardais ce qu'il y avait en face de moi : un mur. Un foutu mur. Pourquoi maintenant ? Il ne pouvait pas... je ne sais pas moi... se déplacer et se mettre DERRIÈRE moi afin de ralentir ceux qui me poursuivaient ?

« Un cul-de-sac, hein... »

Mon souffle saccadé montrait que je commençais à fatiguer. Et pourtant, je ne voulais pas abandonner. Leur faire face ? Hahaha, certainement pas. Par contre, je pouvais passer par-dessus ce mur. Il devait bien y avoir un moyen de les fuir après tout, non ? Comme dans les jeux ! Toujours une option de secours au moment d'un choix important... pourtant il n'y avait pas de point de sauvegarde dans la vraie vie, et les réactions s'avéraient parfois inattendues. Sans plus attendre, je commençai à escalader une pile de caisses, essayant d'en faire tomber un maximum derrière moi pour les empêcher de me suivre. Efficace ou pas allez savoir, mais je pouvais au moins tenter le coup : je n'avais plus rien à perdre... à part peut-être quelques dents ?

Une fois en haut du mur, je me sentis fière. Si fière que j'eus la merveilleuse idée de faire un saut sur place. Évidemment, à l'atterrissage, ce ne fut pas facile : à cause de la pluie, ça glissait et moi, pas douée comme je l'étais, j'étais tombée dans le panneau. À trop vouloir frimer parce que j'avais réussi mon objectif, j'avais glissé de l'autre côté du mur. Préparée à ressentir un choc violent contre le sol, j'avais fermé les yeux mais au lieu de subir la dureté du bitume, j'eus plus l'impression d'avoir volé sur... quelqu'un ? Stupéfaite, je m'étais redressée, quittant ainsi ma position étoile de mer pour regarder ce qui m'avait servi de matelas d'atterrissage : un bonhomme aux cheveux blancs. Encore une personne étrange ? Ou une personne normale cette fois ?

« ... ahem … désolée. Ça va ? »

Bonjour, tu t'es juste pris dans la gueule une fille qui a volé d'un mur parce qu'elle a voulu se la péter, mais tout va bien dans le meilleur des mondes. Haha... j'avais tellement envie de me cacher. En espérant être tombée sur une personne compréhensive, je lui tendis la main pour l'aider à se relever. J'aurais bien aimé cacher mes yeux derrière ma frange, afin d'être certaine que s'ils virent au rouge cela ne m'attire pas de problèmes mais elle était trop humide pour que ça paraisse à peu près naturel, donc j'allais devoir faire avec. Au pire, cela me permettrait de sortir de l'embarras dans lequel j'avais plongé la tête la première, comme l'idiote que j'étais.


Spoiler:
 

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CV : Atsumi Tanezaki [Hiiragi Yuka pour le chant]