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 Run rabbit run [Mikumo;Kaede]

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MessageSujet: Run rabbit run [Mikumo;Kaede]   Mar 19 Aoû - 15:26



« Faut croire que je suis un peu suicidaire sur les bords. »
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Il pleuvait des cordes, et comme si ce n'était pas assez... je venais de me perdre ? Je ne me souvenais absolument pas du chemin par lequel j'étais passée, et en plus les personnes que je croisais ne m'inspiraient pas trop confiance. Oui, je sais, juger les gens sur leur apparence ce n'est pas bien mais si vous étiez à ma place, vous penseriez la même chose ! Pas comme si j'y pouvais grand chose, moi qui étais un peu trop paranoïaque sur les bords. Cela devait venir de mon super instinct de femme parce que j'avais beau trop me méfier parfois, j'avais VRAIMENT l'impression que ces drôles de bonhommes ne buvaient pas que de l'eau et n'étaient pas du genre à dessiner des petites licornes avec des arcs-en-ciel.

D'ailleurs, maintenant que j'y pense, ça me rappelle quelque chose. Pour sûr, cet endroit correspondait parfaitement à un lieu dont j'avais entendu parler, mais qu'avait-on dit à son sujet déjà ? Ah oui, qu'il n'était pas fréquentable et que les rues n'étaient pas sûres parce qu-... oh, merde. La banlieue ? Ça m'en avait tout l'air. Décidément j'étais douée quand il s'agissait de me mettre dans des situations pas possibles, mais pourquoi avais-je cette autre impression que j'allais déraper d'une manière de dingue dans quelques instants ? Genre, une situation ENCORE PIRE ? Car oui c'était forcément possible, même si me perdre en pleine banlieue sans avoir une idée de quel chemin prendre pour retourner chez moi était déjà à un niveau d'idiotie pas mal haut.

Peut-être qu'à force de tourner en rond, j'allais finir par retrouver mon chemin ? Enfin c'était ce que je m'étais dit trois heures plus tôt et pourtant... tout ça parce que j'avais trop de fierté pour demander mon chemin à quelqu'un ! C'était dans ces moments-là que je me rendais compte à quel point j'étais stupide parfois, et que j'avais vraiment un caractère pourri. Résultat j'étais trempée de la tête aux pieds avec aucune idée de quelle route je devais emprunter pour pouvoir retourner à mon appartement : je ne pouvais plus me comparer à un lapin dans cet état... parce que je devais ressembler plus à un poulpe qu'autre chose.

J'ai continué à avancer, même si maintenant je n'avais plus trop d'espoir quant à retrouver ma route. Et comme je l'avais prédis, j'allais faire une très, très grosse bêtise : un geste que j'allais à la fois regretter et ne pas regretter. En résumé : un petit groupe de brutes, un chaton, l'un d'eux avec son pied au-dessus, les autres qui riaient comme des truies. Que vouliez-vous que je fasse ? Je suis blonde après tout, il ne faut pas forcément s'attendre à des actions réfléchies de ma part. Évidemment, j'ai foncé dans le tas, j'ai collé mon poing dans le nez de l'un de ses idiots, j'ai attrapé le chaton et... je me suis taillée aussi vite que possible en le tenant sous mon pull pour qu'il soit à l'abri de la pluie. Derrière, j'entendais des insultes puis, progressivement, des pas de course commencèrent à se faire ouïr.

Raaah, stupide cerveau de blondasse ! Tu ne sers vraiment à rien ! Tu n'es pas là pour servir de décoration à ce que je sache. Je devais songer à un plan au plus vite, avant que ma course ne soit brusquement arrêtée pour une quelconque raison. Pourquoi mes yeux rouges ne pouvaient-ils pas s'activer dans une situation pareille, lorsque j'en avais besoin ? Décidément active ou pas, cette capacité trouvait toujours un moyen de me pourrir au quotidien. Si seulement je savais comment l'activer... ça aurait pu vraiment me servir là ! Je n'avais pas tellement envie de me faire coincer, surtout après ce que j'avais fait à l'un d'entre eux... ils devaient m'en vouloir à mort. Et s'ils me faisaient trois fois pire ? Ou plus ?!

Cette pensée me donna une poussée d'adrénaline, me faisant accélérer d'un seul coup. Je courais, encore et encore, et j'avais l'impression que ça n'aurait pas de fin : mon cœur me faisait vraiment mal tant il battait vite dans ma cage thoracique, et mes poumons se battaient pour s'oxygéner en harmonie afin que je puisse continuer ma fuite. Soudain, je m'arrêtai à un tournant, freinant brusquement à l'aide de mes pieds. La frayeur put se lire dans mon regard l'espace d'un instant, alors que je regardais ce qu'il y avait en face de moi : un mur. Un foutu mur. Pourquoi maintenant ? Il ne pouvait pas... je ne sais pas moi... se déplacer et se mettre DERRIÈRE moi afin de ralentir ceux qui me poursuivaient ?

« Un cul-de-sac, hein... »

Mon souffle saccadé montrait que je commençais à fatiguer. Et pourtant, je ne voulais pas abandonner. Leur faire face ? Hahaha, certainement pas. Par contre, je pouvais passer par-dessus ce mur. Il devait bien y avoir un moyen de les fuir après tout, non ? Comme dans les jeux ! Toujours une option de secours au moment d'un choix important... pourtant il n'y avait pas de point de sauvegarde dans la vraie vie, et les réactions s'avéraient parfois inattendues. Sans plus attendre, je commençai à escalader une pile de caisses, essayant d'en faire tomber un maximum derrière moi pour les empêcher de me suivre. Efficace ou pas allez savoir, mais je pouvais au moins tenter le coup : je n'avais plus rien à perdre... à part peut-être quelques dents ?

Une fois en haut du mur, je me sentis fière. Si fière que j'eus la merveilleuse idée de faire un saut sur place. Évidemment, à l'atterrissage, ce ne fut pas facile : à cause de la pluie, ça glissait et moi, pas douée comme je l'étais, j'étais tombée dans le panneau. À trop vouloir frimer parce que j'avais réussi mon objectif, j'avais glissé de l'autre côté du mur. Préparée à ressentir un choc violent contre le sol, j'avais fermé les yeux mais au lieu de subir la dureté du bitume, j'eus plus l'impression d'avoir volé sur... quelqu'un ? Stupéfaite, je m'étais redressée, quittant ainsi ma position étoile de mer pour regarder ce qui m'avait servi de matelas d'atterrissage : un bonhomme aux cheveux blancs. Encore une personne étrange ? Ou une personne normale cette fois ?

« ... ahem … désolée. Ça va ? »

Bonjour, tu t'es juste pris dans la gueule une fille qui a volé d'un mur parce qu'elle a voulu se la péter, mais tout va bien dans le meilleur des mondes. Haha... j'avais tellement envie de me cacher. En espérant être tombée sur une personne compréhensive, je lui tendis la main pour l'aider à se relever. J'aurais bien aimé cacher mes yeux derrière ma frange, afin d'être certaine que s'ils virent au rouge cela ne m'attire pas de problèmes mais elle était trop humide pour que ça paraisse à peu près naturel, donc j'allais devoir faire avec. Au pire, cela me permettrait de sortir de l'embarras dans lequel j'avais plongé la tête la première, comme l'idiote que j'étais.


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Kujikawa Mikumo

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MessageSujet: Re: Run rabbit run [Mikumo;Kaede]   Mer 27 Aoû - 19:31


and i would stop breathing


La pluie, c'était pas ton truc. Y avait des gens qui aimaient ça, ouais, mais pas toi. Tu niais pas le fait que ça mettait une certaine ambiance, que t'appréciais l'odeur qu'elle laissait après son départ et l'éclat dont elle enduisait certains objets et les sublimait. Tu aimais également la mélodie répétitive des gouttes qui s'écrasaient sur le bitume. Le seul problème, et pas des moindres, c'était ce qui venait avec : le froid. T'avais jamais aimé être mouillé mais alors en plus, la température descendait toujours en cas de pluie et t'en étais venu à éviter ce phénomène climatique comme tu pouvais : tu te couvrais, t'évitais de sortir ...

Ouais. Sauf que là, t'étais dehors. C'était bien ta veine, t'étais sorti et l'averse était venue après, alors que t'étais trop loin pour pouvoir rentrer assez vite pour t'abriter. Merde, merde, merde, merde, grinçais-tu entre tes dents, resserrant un peu plus tes vêtements autour de toi. Ne surtout pas penser au froid, ça n'apportait jamais rien de bon. Pour le moment, tu le sentais pas. Mais tu savais que si tu restais trop longtemps sous cette douche assez désagréable, ça arriverait tôt ou tard. Tu ajustas ta capuche et pressas le pas, fallait que tu rentres, maintenant.

Sauf que. Bien sûr, fallait que la loi de Murphy intervienne. Siii, vous savez, la loi qui dit que quand tu te dis que rien ne peut aller plus mal, le contraire sera démontré dans la seconde ? Et bah voilà. Il fallait bien que tu te perdes, ce serait moins drôle sinon. En même temps, quelle idée d'aller en banlieue alors que tu connaissais pas du tout les environs ? C'était ce que tu te disais alors que tu faisais face au mur au fond d'une impasse. Tu soupiras et tournas les talons, prêt à repartir, lorsque tu entendis un bruit de course de l'autre côté du mur. Bon, c'était quoi encore cette histoire ? Des ennuis, t'en étais sûr. Tu pouvais pas faire semblant de rien non plus pourtant, mais tu pouvais pas faire grand-chose non plus, depuis ce côté du mur. T'étais peut-être bien la seule personne à être aussi mortifiée par une telle situation, tout le monde se foutrait de toi s'ils savaient, ha. Toujours est-il que tu pouvais toujours rien faire.

A part peut-être servir de matelas amortisseur pour un objet non identifié tombé du ciel. Merveilleux, fut ta première pensée lorsque ton corps fit une douloureuse rencontre avec le trottoir. La seconde fut l'horrible, l'atroce, la lente réalisation au milieu de tes pensées embrumées par la douleur de la présence de l'eau sur le sol. Jusque-là, ça allait encore. T'étais encore dans un état passable, bien qu'irrité par la flotte déversée par le ciel. Mais là. Tu venais de t'aplatir dans une flaque, froide, glacée, polaire et t'avais vraiment, vraiment pas besoin d'une crise d'angoisse, là, maintenant, tout de suite.

▬ ... ahem … désolée. Ça va ?

Oui, non, la phrase n'avait même atteint ton cerveau. Dans cet état ? Fallait pas rêver. La seule chose que tu pouvais entendre, c'était le rythme erratique de ta respiration qui allait trop vite trop fort trop vite trop fort. Des points noirs qui flashaient, clignotaient devant tes yeux dans une danse psychédélique, ça faisait mal, ça faisait mal, tu voyais plus rien, plus rien et ça faisait mal, le monde tournait, basculait, tu savais - non, tu devrais savoir - que c'est pas possible de faire l'expérience de ça mais là, maintenant, tout de suite, tu peux pas y penser, tu peux pas t'en rappeler parce que tout ce que tu sais, c'est que tu vas mourir, mourir si ça continue et tu sais pas pourquoi ça devrait arriver, mais c'est une certitude, si ça s'arrête pas, si ça s'arrête pas, c'est ton souffle qui le fera.



hrp:
 

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MessageSujet: Re: Run rabbit run [Mikumo;Kaede]   Dim 31 Aoû - 3:44



« Bon sang, mais qu'est-ce que j'ai foutu ? »
Mikumo Kujikawa & Kaede Haku


Un albinos. C'était la première fois que j'en voyais un et bizarrement, ça me faisait penser à un lapin. Bon d'accord, il manquait les yeux rouges. J'étais presque admirative, jusqu'à que je vois à quel point il respirait vite. Merde, y'avait un truc qui ne tournait pas rond, ce n'était pas normal pour un humain d'inspirer et d'expirer aussi vite ! Il n'était certainement pas comme ça avant ma chute, sinon je l'aurais entendu... était-ce parce que je l'avais écrasé en tombant alors ? Bon dieu, j'étais si lourde que ça ? Ça devait venir de tous les biscuits que je mangeais, je ne voyais que ça ! Et là, j'aurais déprimé, si seulement son état n'était pas pire que ce qui pouvait bien me préoccuper.

J'avais déjà entendu parler de ce genre de "problème", mais je n'avais jamais fait face à ça. Qu'est-ce que j'étais supposée faire moi ? Je ne le connaissais même pas donc je ne pouvais pas savoir ce qui l'avait mis dans cet état ! Une peur des femmes peut-être ? Ou bien était-ce autre chose ? Raaah, il fallait que je réfléchisse, mais par la même occasion je n'avais pas le temps car ça pressait ! Il n'allait certainement pas tenir très longtemps à respirer comme ça alors je devais agir aussi vite que possible, même si je n'avais pas la moindre idée de ce que je devais faire pour le rassurer, ni même de quoi il avait peur. Parce qu'après meilleure observation, ce n'était pas à cause du choc en lui-même.

Au moins je pouvais déjà l'amener à l'abri de la pluie le temps qu'il récupère, ce que je fis aussi vite que possible. Bon, il était quand même plus lourd qu'il en avait l'air mais... ça allait, j'avais quand même de la force après tout. Je le fis s'asseoir derrière un tas de caisses -décidément j'en voyais pas mal depuis quelques temps-, je le regardai avec inquiétude, me demandant ce que je pouvais bien faire pour l'aider. Bah fallait pas lui tomber dessus, espèce d'abrutie ! Fais gaffe la prochaine fois. Pour une fois, je ne pouvais pas contredire ce que mon subconscient me disait, parce qu'il avait raison. Oui, j'étais capable d'admettre que j'avais tort, mais seulement à voix basse : parce que l'ego et puis c'est tout; cet ego plus gros que moi.

Là il serait protégé de l'averse. Maintenant il fallait bien qu'il se sèche un peu non ? Je me mis à fouiller dans mon sac pour y trouver une serviette. Heureusement que j'avais fait un peu de sport pour me défouler dans la journée hein ! Je la déposai alors sur lui, soupirant en suite. Je n'allais tout de même pas le sécher moi-même ! Mon délire c'était pas de tripoter des gens, encore moins quand ils étaient en pleine phase de difficulté respiratoire. Le chat que je tenais sous mon pull, miraculeusement presque entièrement sec et tout chaud, avait soudainement décidé de s'en échapper, allant se poser comme si de rien n'était sur les genoux de l'albinos. Ma foi, pourquoi pas hein. Pas comme si j'allais l'en empêcher. Par contre du coup ça me donnait un peu froid au niveau du ventre.

Forcément, la "paix" ne pouvait pas durer hein. Ils étaient en train de s'approcher dangereusement de la ruelle et moi, je ne savais pas trop quoi faire. D'un côté je n'avais pas trop envie de les affronter mais d'un autre côté si je me taisais, ils risquaient d'entre sa respiration et c'était mauvais. Très mauvais. Après tout, ils avaient l'air d'apprécier s'en prendre aux êtres vivants dans l'incapacité de se défendre. Allez Kaede, prends un peu ton courage en mains et assume ton geste ! Tu l'as frappé une fois, je doute que ça puisse... s'effacer. Wow, première fois que j'étais synchronisée avec ma conscience. Même si nous n'étions pas sur la même longueur d'onde, je savais ce que je devais faire. Je sortis donc de ma cachette, avançant un peu dans la ruelle.

« Tiens ! Regardez qui v'là ! Qui aurait cru que cette garce nous attendrait sagement ici ? »

Il ricanait, et son ton sarcastique m'exaspérait tellement... tellement que je ne regrettais pas de lui avoir éclaté le nez. Ça saignait, c'était pas beau à voir et j'avais presque honte de le penser mais j'étais fière de moi sur ce coup-là. Cassant ma joie interne, l'un d'eux vint me chercher en m'attrapant les cheveux. Ça fait mal, mais je suppose qu'il y a pire comme douleur non ? Ils étaient capables de bien pire, je m'en doutais fortement, mais juste un peu... il me fallait juste un peu de panique soudaine pour activer ces foutus yeux. Par contre, ce n'était pas avec un geste aussi "doux" qui allait me faire peur, loin de là... quoique, un peu quand même.

« T'as quand même conscience de c'que t'as fait au chef hein ? Tu voudrais que j'fasse pareil avec ton petit minois ? »

« Vas-y, montre à ton chef ce que tu sais faire ! Au moins tu rempliras dignement ton rôle de chienchien. »

Wow, celle-là je l'avais méritée. Cette droite qu'il venait de me coller sous le coup de la rage, histoire de me dire de me taire. Ça me faisait mal... mais je ne devais pas le montrer, ça risquerait de trop le satisfaire de lire la peur et la peine sur mon visage. Alors je regardais son chef avec ce masque d'arrogance que je venais à peine de me construire, l'air de dire "même pas mal, ton sbire c'est une tapette". Généralement dans les jeux, il y avait toujours une bonne fin. Mais moi j'étais certaine de ne pas pouvoir l'atteindre, même si tout était "prêt" pour l'activation de ces foutus yeux rouges. Parce que même si je ne le montrais pas, j'étais morte de peur, je n'avais pas envie de finir complètement défigurée, la douleur m'effrayait. À cet instant, mon regard croisa celui du pseudo-chef...

« Lâche cette gamine, j'vois même pas pourquoi tu la fais chier, elle nous a rien fait que je sache. On se casse. »

« M-Monstre ! » siffla-t-il entre ses dents.

Il m'avait jetée comme une vieille poupée. Le choc contre le sol m'avait fait mal et j'avais roulé un peu, mais bon : ça avait marché. Première fois qu'il me servait vraiment à quelque chose ce foutu "pouvoir". Il avait vu les yeux rouges... mais comme lui je n'avais pas songé à le regarder dans les yeux, il n'avait pas été affecté. Enfin, après tout c'était ce que j'étais... un "monstre". Du moins c'était ce que j'aurais continué à penser réellement avant de rencontrer Koyen; parce que ce serait méchant de le qualifier de monstre lui aussi à cause de notre point commun : nos yeux pourpres.

En les voyant partir, je fus soudainement allongée, attendant qu'ils disparaissent de mon champ de vision avant de me relever. Bordel, ça faisait plus mal que ce que je croyais. En même temps, j'avais pas mal volé, c'était la première fois que je volais aussi loin ! Pas de quoi m'en vanter forcément, parce que je l'avais cherché. En tout cas, ma joue devait être dans un bel état, parce qu'il avait tout de même pas mal de force dans son poing cette enflure. De ma main trempée je massai délicatement l'endroit de l'impact, laissant échapper une petite grimace sur mon visage. J'étais sonnée, mais ça irait probablement, non ? Pas une habitude à prendre, mais presque si je continuais de me perdre ici et d'agir sans réfléchir.

Oh mon dieu. J'avais oublié le plus important. Est-ce qu'il allait bien ? Il n'avait pas rendu l'âme au moins ? J'avais envie de vérifier son état, mais je ne pouvais pas... pas avec ces yeux. Je m'étais donc assise de l'autre côté du tas de caisses, me recroquevillant pour profiter du seul petit coin à l'abri disponible à cet emplacement. Parce que oui, je m'inquiétais bien plus pour lui que pour moi... encore moi, ça allait, j'avais juste pris quelques coups mais lui... il avait carrément eu dû mal à respirer, et probablement par ma faute en plus ! J'avais honte plus que jamais, alors au diable la foutue fierté que je pouvais avoir habituellement. Je voulais me convaincre qu'il allait bien, mais j'avais peur qu'il ne me réponde pas, comme plus tôt. Pourtant, je devais le faire.

« Je ne sais toujours pas si tu peux me répondre ou même si tu entends ce que je dis... mais désolée de t'être tombée dessus. Je ne pensais pas glisser du mur. »


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Kujikawa Mikumo

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MessageSujet: Re: Run rabbit run [Mikumo;Kaede]   Dim 7 Sep - 17:27


run rabbit run


Si t'étais encore en état de réfléchir, t'aurais dit que le monde était une machine à laver et toi, le pauvre truc qu'on avait balancé dedans. Ou alors, t'étais la bille dans la roulette de casino ou l'infortuné conducteur d'un véhicule qui aurait décidé d'entrer dans le Guiness Records sous l'entrée "le plus grand nombre de barrel rolls effectués par minute". Toujours était-il que ton entourage était flou et que tu comprenais plus rien à ce qu'il se passait.

T'avais senti quelqu'un t'attraper - nononononononononon, ça allait pas être possible ça, fallait que cette personne te lâche, là, maintenant, tout de suite, elle pouvait pas te tenir, elle avait pas le droit, fallait qu'elle te lâche, qu'elle te lâche, qu'elle te lâche, fallait pas qu'elle te touche - mais t'avais l'impression que ton bras pesait une tonne - tout pesait une tonne, tu pouvais plus bouger et t'allais crever, t'en étais sûr -, tu te sentais trop mal pour repousser cette présence étrangère qui t'envahissait, qui pompait ton air - elle allait te tuer, tu le savais -. T'avais à peine conscience des autres changements qui s'opéraient dans ton environnement - non, t'en avais carrément plus conscience -.T'entendais juste le sang pulser à tes oreilles et tu voyais juste une brume grisâtre avec quelques taches colorées, tout était flou.

* * * * * *

▬ Je ne sais toujours pas si tu peux me répondre ou même si tu entends ce que je dis... mais désolée de t'être tombée dessus. Je ne pensais pas glisser du mur.

Okay. Calme. Autant que tu pouvais l'être. C'est-à-dire, pas beaucoup. Ta vision était encore trouble. Quelques points noirs tremblotaient dans ton champ de vision. T'avais un truc sur la tête et il était pas là avant. Okay. Il s'était passé quoi au juste ?

Il te fallut quelques instants pour comprendre que t'avais une serviette sur la tête et que c'était la personne assise à côté de toi qui te parlait. Et encore quelques autres pour saisir que t'avais carrément dû faire un black-out - c'était l'enfer, t'as cru que t'allais mourir, ton cerveau a dû se dire "lol nope i didn't sign up for this shit" et débrancher la prise -.

▬ C'est ... C'était un marmonnement inintelligible, avec une voix pas très assurée. ... pas grave ... enfin, euh, c'était pas volontaire donc ...

Tu pouvais pas dire que ça allait s'arranger parce que c'était exactement le contraire de ce que tu pensais, t'étais sûr que ça pouvait qu'empirer. C'était toujours comme ça.
Autre chose, tu devais penser à autre chose. T'entrepris de compter le nombre de lignes sur ta main gauche, sans te rendre compte que t'avais probablement l'air d'un taré comme ça, avec ton regard d'animal traqué et ton souffle qui refusait de se redevenir régulier.

▬ Mais ça va, toi ... ? réussis-tu finalement à prononcer, avec une voix toujours aussi faible, tremblante, incompréhensible.



hrp:
 

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MessageSujet: Re: Run rabbit run [Mikumo;Kaede]   Dim 21 Sep - 2:41



« Bon, au moins, il est en vie. C'est déjà ça. »
Mikumo Kujikawa & Kaede Haku


« C'est ... pas grave ... enfin, euh, c'était pas volontaire donc ... »

Ouai, enfin bon, je te suis quand même tombée sur la gueule hein, ce n'est pas pour t'inquiéter mais bon je pèse mon point hein. Enfin, tant qu'il avait encore assez de force pour me répondre, c'était "bon" signe non ? Ce qui m'inquiétait, c'était son souffle qui était toujours aussi rapide et irrégulier. Si j'en étais capable, j'aurais fait quelque chose pour le rassurer mais... le rassurer de quoi exactement ? Là était le problème. Je n'avais pas la moindre idée de ce dont il avait peur au final. Sa voix était si faible que ça m'en faisait limite mal au cœur... après tout c'était très certainement à cause de moi, et je n'étais même pas foutue de lui venir en aide convenablement pour me faire pardonner. Même si à priori il ne m'en voulait pas particulièrement.

Je n'allais pas le cacher, j'avais été soulagée qu'il puisse me répondre. Bien qu'il soit encore désorienté, au moins j'avais un poids en moins sur ma conscience. Cependant, je constatai bien vite qu'il ne bougeait pas, bien trop occupé à fixer... sa main ? Bah, pourquoi pas. Après tout les gens vivant dans ce monde ont toujours été bizarres. Du coup, il n'avait pas touché à la serviette, elle n'avait pas bougé de ne serait-ce qu'un millimètre. Et pour sûr, ce n'était pas ça qui allait l'aider à se sécher les cheveux ! Moi qui m'étais jurée de ne pas le faire, finalement je n'allais pas trop avoir le choix sinon il risquait d'avoir l'air d'un idiot avec ce bout de tissu-éponge sur la tête. Je me levai et fis deux pas en avant pour aller le faire, m'apprêtant à parler avant qu'il ne le fasse.

« Mais ça va, toi ... ? »

Je ne m'étais pas arrêtée de marcher, par contre j'avais empêché tout son de s'évaporer de mes lèvres. Comment pouvait-il se soucier de mon état alors qu'il était si mal en point ? Je secouai la tête pour me remettre les idées en place : aucune chance qu'il n'ait vu ce qu'il s'était passé quelques instants plus tôt, vu l'état second dans lequel il était. Et puis sinon, ça aurait été une question un peu... stupide. Trois fois rien ! On m'a juste caressé la joue, et on m'a aussi appris à voler ! C'était génial ! Ahh ironie, quand tu me tiens... si douce ironie. Laissant apparaître un sourire idiot qui paraissait naturel mais qui ne l'était pas du tout en réalité, je posai mes mains sur la serviette, frottant ses cheveux avec par la suite afin de les sécher un peu.

« Ah la la... tu sais, ce n'est pas en laissant la serviette comme ça qu'ils vont sécher. »

Oui, j'esquivais le sujet. Oui, j'étais stupide. Mais je ne pouvais pas m'en empêcher, c'était plus fort que moi. Dans le fond, il y avait cette partie de moi qui voulait hurler à quel point elle avait mal et se mettre à pleurnicher, mais il y avait l'autre qui s'y opposait, par fierté mais aussi par... compassion ? En comparaison, ce que j'avais ce n'était rien donc je n'avais pas de raison de me plaindre. Les crises d'angoisse, je n'en avais encore jamais fait, mais ça n'avait pas l'air de faire du bien du tout. En même temps si ça faisait du bien, tout le monde en ferait... Wow, stop la connerie Kaede. Sinon ça risque de partir trèèès loin et tu risques une fois de plus d'oublier ton entourage.

Pour me forcer à rester dans le monde réel, je m'étais tapotée les joues... à mon plus grand malheur, ce fut le choc qui me ramena directement à la réalité. Genre, j'avais oublié que ma joue avait été magnifiquement écrasée l'espace d'un instant, au point d'en rajouter une couche ? Une large, très large grimace se dessina sur mon visage avant que je ne prenne un petit air boudeur. Y'avait vraiment que moi pour faire des trucs débiles à ce point, ce n'était pas mon jour visiblement. Histoire de ne pas trop "empiéter" sur son "territoire", je reculai de quelques pas, le regardant attentivement dans l'espoir que sa situation se calme vite. Parce qu'à ce rythme là, il allait finir par y passer, pour sûr.

« Voilà, ça devrait être un peu mieux déjà. Tu auras déjà moins de risque d'attraper un rhume, ou même pire. »

L'air satisfaite de moi-même je me redressai et regardai ses cheveux déjà un peu plus secs. Ils ont l'air doux, comme le pelage d'un chat... wow. On se calme Kaede. Ce n'est pas un CHAT mais un HUMAIN, comme TOI. Je secouai alors rapidement la tête histoire de chasser ces pensées de ma tête. Pas de ma faute si les trucs tout doux, c'était génial au point de me rendre dingue ! En parlant de chose douce... je repris le chat que j'avais "kidnappé" dans mes bras, le fixant avec attention comme pour l'analyser. Soyeux, avec de grands yeux curieux, des coussinets rosés... trop mignon. C'était dans des moments comme ça que je me disais qu'il valait mieux que je reste éloignée des humains et que je me concentre plutôt sur mes liens avec les animaux. Qui sait, peut-être qu'un jour j'allais vraiment devenir un lapin ?

Pendant un instant j'en oubliai presque l'albinos victime de ses blackouts et de sa crise d'angoisse, bien trop fascinée par la boule de poils que je tenais contre moi. L'innocence incarnée, voilà pourquoi certains humains se sentaient haineux à son égard. Par jalousie ? Par un certain sentiment de supériorité stupide ? Quoi que ce soit, ce n'était pas justifiable dans tous les cas. Revenant enfin à la réalité, je m'accroupis face au "malade", l'inspectant à son tour avec attention. Pouvait-il seulement voir quelque chose ? Parce qu'avec la tête de fou qu'il faisait, c'est un peu difficile de savoir s'il n'avait pas tout simplement perdu la raison... enfin, s'il avait perdu la raison il ne m'aurait pas demandé comment j'allais, si ? Ah la la, je prenais les gens pour des fous alors que dans le fond, c'était moi la tarée. Et ça, y'avait probablement des gens qui pourraient en témoigner.

Avant que je n'ai le temps d'ajouter quoi que ce soit, un très gros grondement surgit. Non, ce n'était pas de l'orage, sinon je serais partie me cacher entre deux de ces caisses... un coin étroit quoi. Il s'agissait en fait de mon estomac. Bah quoi ? Après deux heures de marche intensive, vous n'espériez tout de même pas que je ne meurs pas de faim ? Du coup je restais là sans bouger, fixant un peu le vide comme si j'avais eu un bug dans le système informatique de mon cerveau -encore fallait-il en avoir un ne serait-ce qu'utile-. Il me fallait du temps pour analyser la situation. Et une fois que ce fut fait, je déposai la serviette sur la tête de l'autre histoire d'être certaine qu'il ne me voit pas devenir rouge de honte.

« On dirait qu'il y a un orage dans les parages... »

Au moins il pleuvait, donc ça me rendait un peu crédible. Pourquoi je ne disais pas la vérité ? Parce que sinon ça revenait à affirmer que j'avais tourné en rond pendant deux heures, donc que je m'étais bêtement perdue dans le coin le plus mal fréquenté de Mekakucity. Sérieusement, j'étais vraiment stupide. Le pire c'est que j'en étais consciente, mais une fois de plus je ne pouvais rien dire question de fierté... et tout le blabla intérieur qui allait avec. Et puis de toute façon, ce n'est pas comme si il était en état de me répondre en me donnant les indications pour rentrer chez moi. Wait, s'il connaissait le chemin de ma maison ce serait genre très flippant. Et puis, peut-être qu'il serait tout simplement incapable de m'indiquer un quelconque chemin ? Après tout il était fort probable que lui aussi soit perdu.


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Kujikawa Mikumo

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MessageSujet: Re: Run rabbit run [Mikumo;Kaede]   Dim 21 Sep - 18:15


run rabbit run


Silence. Tu délaissas ton petit recensement des lignes de ta main - d'ailleurs tu savais même pas vraiment les distinguer, tu voyais pas trop où elles s'arrêtaient et commençaient mais c'était peut-être parce que tu voyais double woah et aussi un peu flou c'était clairement pas pratique pour voir quelque chose ça devrait pas être permis les crises d'angoisse ça te déréglait complètement pourquoi l'esprit humain était aussi chiant nul ne le sait et ça t'énerve sauf que t'as déjà les nerfs bien à vif alors ça fait mauvais mélange et boom, woah faut que t'arrêtes de réfléchir à ça avant d'exploser pour de vrai - et à la place, t'entrepris de compter tous les défauts dans le bitume du trottoir d'un air absent. N'importe quelle activité qui t'empêchait de repenser à ce qui avait provoqué ton attaque panique t'allait, en fait.

T'exécutas un vague mouvement pour te dérober au toucher de l'inconnue lorsqu'elle entreprit de frotter la serviette contre tes cheveux, en déblatérant des trucs sur "laisser la serviette comme ça" et "sécher", sauf que t'as pas compris, non t'as pas entendu grand-chose avec le frottement du tissu-éponge et puis de toute façon t'avais pas la tête à écouter t'étais juste trop absorbé dans ta tentative d'ancrage dans la réalité pour réellement y prêter attention. Le remerciement que tu marmonnas était quasiment inaudible aussi, probablement.

▬ Voilà, ça devrait être un peu mieux déjà. Tu auras déjà moins de risque d'attraper un rhume, ou même pire.

A l'évocation du mot rhume, tu frissonnas et te replias un peu plus sur toi-même, comptant de plus en plus frénétiquement les tâches et inégalités sur le trottoir. T'avais jamais chopé de rhume à vrai dire, tu prenais trop de précautions contre le froid pour ça mais t'avais clairement pas envie de te retrouver dans un tel état de faiblesse, surtout que ça pouvait impliquer de la fièvre et donc des sensations de chaud-froid dont t'avais absolument pas besoin. Qui t'avait foutu une phobie pareille, sérieux ?

Et encore plus classe que ça : tu sursautas en entendant un grondement assez fort. Merveilleux. Il avait suffit de quelques degrés en moins pour que tu te changes en petite chose ultra nerveuse et hyper sensible. T'aurais un peu honte - ou du moins, tu serais super gêné - si tu stressais pas autant, tu tournais au ralenti là, ou même, plutôt en accéléré. Un peu trop accéléré d'ailleurs.

▬ On dirait qu'il y a un orage dans les parages...

T'acquiesças vaguement. Sans te rendre compte qu'il faisait pas assez lourd pour qu'il y ait un orage et que t'avais pas senti cette sensation dégueulasse habituelle de l'air qui te colle à la peau comme une ventouse tiède - dégueu, vraiment dégueu -, et que par conséquent, il ne pouvait pas d'y avoir d'orage. T'étais pourtant doué pour discerner les mensonges à la base, t'avais passé tellement de temps à observer les autres que tu commençais à avoir certaines intuitions, à voir certains indices ou même les entendre. Sauf que là, tu risquais pas de voir grand-chose avec tes cheveux ébouriffés devant les yeux sans même vraiment faire attention au reste.

▬ ... J'espère ... qu'il va passer vite ... marmonnas-tu, toujours de manière aussi erratique avec un air absent qui ferait peur à n'importe qui.

Fallait avouer que vu comme tu tremblais, avec ton visage exsangue et tes pupilles dilatées qui fixaient le vide comme si tu voyais quelque chose qui échappait aux autres, tes doigts qui tapotaient le trottoir à chaque fois que tu notais une imperfection dessus, tu pourrais facilement passer pour un échappé d'asile.

▬ ... On peut pas rester ici trop longtemps ... Ce fut la seule chose de sensé qui te venait à l'esprit - woah, déjà que quelque chose te venait à l'esprit, le miracle -.



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MessageSujet: Re: Run rabbit run [Mikumo;Kaede]   Mer 15 Oct - 23:42







« J'veux bien, mais moi je suis paumée de base. »
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Ça me faisait de la peine de lui mentir. Non, il n'y avait pas d'orage, rien de tout ça aux alentours : il pleuvait simplement. Et moi, j'avais dit ça pour satisfaire mon ego ? Lamentable, pitoyable. Je me giflai intérieurement histoire de me remettre les idées en place. La solitude m'avait transformée, bien plus que je n'aurais pu l'imaginer... et c'était seulement maintenant que je m'en rendais compte. Finalement, j'avais fini par tourner le dos au monde et à ne prendre aucune gêne à protéger ma fierté à un prix inimaginable. Jusqu'où serai-je capable d'aller afin de la préserver ? Moi-même je ne le savais pas, c'était limite si je me voyais comme une inconnue à mes propres yeux. Mes mensonges me dégoûtaient même s'ils n'avaient pas beaucoup d'impact sur les autres, et pourtant je continuais comme si mon ego était ma raison de vivre.

Lui mentir, ça me faisait vraiment de la peine. Je m'en mordis même la lèvre, n'ayant qu'une envie : cracher la vérité, la laisser s'échapper du fond de ma gorge. Mais c'était plus difficile qu'espéré, puisque maintenant que c'était dit si je me reprenais il risquait de mal me voir... mais en découvrant que je lui avais menti par lui-même, ce serait encore pire, non ? Et bien Kaede, je croyais que tu te fichais des autres, qu'il valait mieux pour toi que tu sois seule ? Je me mentais à moi-même en fait et j'en étais parfaitement consciente... ce n'étais pas que je souhaitais être seule, bien au contraire je voulais vraiment trouver d'autres personnes comme Koyen sur qui je pouvais compter, mais il était préférable que j'évite de trop m'entourer. Pourquoi ? Pour ne pas être blessée, alors tu fuis comme une lâche.

« ... J'espère ... qu'il va passer vite ... »

Et là, un certain malaise s'empara de moi, un embarras soudain. Tu le sens hein, ce sentiment de remord ? Cette culpabilité qui te ronge ? Si ça avait été un vrai orage, je n'aurais même pas pu l'évoquer... je serais partie me planquer quelque part, dans un coin étroit pour étouffer toute source de bruit. Parce que j'étais une trouillarde mais que j'étais toujours trop fière pour l'avouer au monde entier, ou même ne serait-ce qu'à qui que ce soit : personne ne devait savoir que la foudre me procurait une peur telle que j'en étais réduite à l'état d'une pauvre gamine cherchant le réconfort sous son lit, en espérant que les méchants monstres vont s'en aller.

« ... désolée, j'ai menti. C'était mon ventre. »

J'étais très visiblement gênée, mais j'avais envie d'être franche. Parce que bon, mentir à quelqu'un en profitant de son état second, ça ne se faisait pas tellement et je le savais... surtout que de base les mensonges m'horripilaient. Résignée à mettre ma fierté à part pour le reste du temps où je serai en la compagnie de l'albinos je me laissai aller, agissant comme j'avais envie de le faire sans trop me soucier de ce qu'il pourrait penser... dans le pire des cas il finirait par m'oublier de toute manière, non ? Donc ce n'était pas bien grave s'il me voyait sous mes pires angles. Enfin, même si l'on disait souvent que les gens ne se souviennent jamais lorsque l'on fait quelque chose de bien mais qu'ils retiennent la moindre de nos erreurs.

« ... On peut pas rester ici trop longtemps ... »

J'acquiesçai en hochant la tête, croisant en même temps les bras. Oui, il avait parfaitement raison, car la pluie allait finir par venir jusqu'ici... même si j'étais déjà trempée jusqu'aux os, évidemment. Par contre, un souci se posait mais cela ne me frappa que lorsque je me demandai où l'on pourrait bien trouver un abri. Mais oui belle andouille, tu es perdue depuis déjà deux heures, l'aurais-tu oublié ? Hahaha... merde. Pourquoi dans un moment pareil, je n'étais pas foutue de servir à quelque chose ? Quand mon regard se posa sur lui, je me rendis enfin compte de quelque chose d'assez... important, certainement. Il tremblait comme une feuille. Il avait froid ? Et je ne l'avais pas vu avant ?

Il me faisait de plus en plus de peine quand je le voyais là, à regarder autour de lui comme le ferait une proie traquée par son prédateur. Mais ce n'était certainement pas moi qui irais lui faire du mal, sûrement pas. Son état m'attristait tellement que j'en étais désemparée, que je ne savais pas quoi faire pour l'aider. Ces couleurs pâles sur son visage, ces tics nerveux... si seulement je pouvais contribuer à leur transformation, cela me donnerait au moins l'impression d'avoir aidé à quelque chose une fois dans ma vie. Surtout qu'en plus, comme je n'avais de cesse de me le répéter, c'était probablement de ma faute, j'étais responsable de son état alors forcément, je devais faire tout mon possible pour réparer mon erreur.

« Je pense que ce serait mieux, oui. Mais pour être honnête... »

Je marquai une petite pause, regardant ailleurs en râlant légèrement pour essayer d'empêcher ma gêne de se manifester... mais en vain.

« Je me suis un peu égarée. »

Dans le fond j'espérais au moins détendre un peu l'atmosphère, avant que mes nerfs ne me lâchent dans le processus. Je me mis donc à fouiller dans mon sac, cherchant parmi mes habits de sport -ouai en fait, c'est un peu le sac de Mary Poppins- pour ensuite sortir une veste à peu près sèche. Je ne l'utilisais qu'en hiver, mais mon oncle insistait tout le temps pour que je la prenne parce que "ne sait-on jamais, il pourrait faire froid d'un coup"... en fait il avait juste peur que j'attrape un rhume en plein été. Bon d'accord elle serait certainement un peu petite pour lui, mais bon... et puis, il allait sûrement la refuser parce que bon, une inconnue qui te noie sous un tas de vêtements, c'est un peu bizarre, ça fait flipper en fait. Je la déposai donc sur ses épaules en mode sérieuse, l'analysant ensuite rapidement. Une serviette sur la tête, une veste autour des épaules... pfft. Ça me donnait un peu envie de rire.

Mais je devais me contenir, parce que ce n'était sûrement pas une crise de fou rire de ma part qui risquait de le faire se sentir mieux : au contraire il pourrait devenir parano, s'il ne l'était pas déjà en fait. Et puis ce que je ne venais de dire n'allait probablement pas le rassurer non plus... après tout je venais d'avouer que j'étais complètement paumée. Mais peut-être que lui savait par où aller ? Pourvu qu'il reprenne ses esprits vite dans ce cas ! Parce qu'honnêtement, cet endroit commençait à me faire un peu peur... et puis, ce n'était pas comme si la pluie qui nettoyait mes écorchures commençait sérieusement à m'insupporter.

« Mais je suis certaine qu'on trouvera un endroit où se réfugier. Si tu as une idée, je suis preneuse. »

Même s'il ne le verrait certainement pas, je lui fis un léger sourire pourtant plein de chaleur, essayant de me montrer rassurante... bah oui, il ne fallait pas que je lui montre qu'il jouait également le rôle de ma roue de secours, mon seul espoir de pouvoir rentrer chez moi parce que les gens du coin n'étaient pas très sympathiques. Serrant le chat contre moi à l'aide de mon bras gauche, je lui tendis ma main libre, bien que supposant fortement que ça aussi, il risquait de le rejeter. J'avais senti à cet instant comme une douleur vive dans mon bras. Ne fronçant même pas un sourcil, agissant comme si de rien n'était, je baissai discrètement mon regard vers la source du mal : j'allais très certainement avoir un beau bleu puisque c'était le bras sur lequel j'avais atterri. Tant pis, pas comme si je n'avais pas l'habitude de tomber.

« Tu peux te lever au moins ? »


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Kujikawa Mikumo

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MessageSujet: Re: Run rabbit run [Mikumo;Kaede]   Dim 19 Oct - 18:24


run rabbit run


Oh. Elle avait menti donc, vraiment. Mais qu'importe, dans l'état où t'étais, tu pouvais rien dire, même si tu lui étais tout de même reconnaissant d'avoir bien voulu admettre cette petite chose. Toujours était-il que pour le moment, t'étais pas en l'état de discerner la vérité du mensonge, et peut-être même était-ce mieux si on te mentait, si on t'assurait que tout allait bien. Peut-être, tu n'en savais rien en fait. Dans ton esprit complètement embrouillé par l'angoisse, il n'y avait pas de place pour la moindre miette de rationalité, or c'était de raison dont tu avais besoin pour juger si quelque chose était bon pour toi ou pas. Le sens commun, le bon sens ? Tu pouvais pas vraiment t'en servir pour le moment, ça te paraissait tellement lointain, tellement détaché de toi que t'en comprenais plus grand-chose. Ironique quand on considérait qu'ordinairement tu ne jurais que par ça.

Vulnérable, t'étais bien trop vulnérable, t'en prenais encore plus conscience à cet instant et tu détestais cette sensation, d'avoir à déranger exprès quelqu'un parce que tu pouvais pas t'en sortir seul. Fallait vraiment que tu fasses quelque chose pour tes phobies ou ton traumatisme, parce qu'à ce rythme, t'allais jamais pouvoir vivre normalement à nouveau, non, vivre normalement tout court.

▬ Je pense que ce serait mieux, oui. Mais pour être honnête... Je me suis un peu égarée.

Tu relevas les yeux en entendant sa petite hésitation et son embarras (?) te tira un léger presque-sourire, t'avais à peine les commissures des lèvres qui se relevait, juste un pâle fantôme de la mimique qui les étirait habituellement. Certes c'était mesquin de rire de la gêne de quelqu'un et tu t'en voulais un peu mais pour le moment, juste voir que t'étais pas le seul à avoir quelques difficultés te réconfortait. Juste un peu.

Et par la même occasion, ton sourire reconnaissant s'étira un tout petit plus lorsqu'elle te prêta une veste, okay, t'étais tombé sur une personne gentille wow tu méritais vraiment pas ça mais qu'est-ce que tu remerciais le ciel de t'avoir envoyé cet ange - oui parce que là, t'en étais à qualifier d'ange une personne qui avait juste eu la bonté de pas t'envoyer chier, c'était dire à quel point tu désespérais de jamais trouver quelqu'un de sympa -.

▬ Mais je suis certaine qu'on trouvera un endroit où se réfugier. Si tu as une idée, je suis preneuse.

Tu pris le temps d'essayer de ralentir encore un peu le rythme de ta respiration, en forçant un peu pour le caler sur celui de la jeune fille que tu estimais déjà un peu meilleur pour la santé, avant de te mettre à réfléchir. Sur le coup, pas grand-chose te venait à l'esprit. A part peut-être l'arrêt de bus que t'avais passé à l'aller mais t'étais pas vraiment sûr de pouvoir le retrouver. Enfin, ça valait mieux que de ne rien faire du tout.

▬ Tu peux te lever au moins ? finit-t-elle par te dire en te tendant sa main libre et tu rosis légèrement, vaguement honteux d'avoir à dépendre autant d'elle alors qu'elle était pas vraiment dans l'état de le faire - tu le remarquais maintenant, qu'elle s'était probablement attirée des ennuis et les conséquences qui allaient avec -.

Mais tu la saisis quand même, en baragouinant des remerciements qui suffisaient probablement pas à exprimer à quel point t'étais heureux de pas être seul à ce moment-là - m'enfin t'aurais probablement l'air un peu bizarre à bénir une inconnue comme ça - et tu te levas tant bien que mal, vacillas quelques secondes avant de retrouver ton équilibre et lâchas sa main pour rattraper la serviette qui glissait de ta tête. T'avais pas l'air idiot avec une serviette dans la main, à la froisser nerveusement avec tes doigts pâles - t'avais véritablement un teint cadavérique avec cette lumière, fallait dire -.

▬ Je- Je crois qu'il y avait un arrêt de bus par là-bas ... et tu pointas une rue adjacente du doigt, en tentant de raffermir un peu ta voix. Je suis pas vraiment sûr par contre.

Tu t'agitas un peu sur place, tentant de te réchauffer comme tu pouvais - c'est-à-dire pas très efficacement -.

▬ Tu te souviens de quelque chose, toi ? réussis-tu à prononcer plus ou moins normalement.



hrp:
 

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MessageSujet: Re: Run rabbit run [Mikumo;Kaede]   Mer 12 Nov - 14:53







« Je suppose qu'il y a un espoir ? »
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Ses joues un peu rosies je les avais remarquées, et je n'avais pas pu m'empêcher de trouver ça... adorable. C'était plus fort que moi, dès que quelque chose devenait mignon à mes yeux mon esprit devenait tout guimauve et je n'étais même pas capable d'être rationnelle. Pourtant ce n'était pas le moment et j'en étais parfaitement consciente, c'était pour cela que je me retenais au maximum et que j'essayais de penser à autre chose. Et puis, il a souri même si ce n'était que faiblement ! Si ce n'est pas trop chou ça. Même mon cerveau en venait à perdre complètement ses moyens, s'en était désolant. Je me blasais moi-même en fait.

Acceptant ma main il se redressa finalement, la lâchant aussitôt une fois sur ses jambes. Inconsciemment j'avais recommencé à l'observer, semblant certainement chercher à savoir s'il allait mieux ou pas. Constatant que sa respiration était arrivée à un point où elle paraissait presque normale je poussai un léger soupir, rassurée. Au moins, il n'allait pas me mourir dans les bras, qui plus est à cause de moi. Mais son teint m’apparaissait toujours comme cadavérique ce qui me bloquait un peu. Et si c'était son teint naturel ? Il ressemblait à un albinos après tout... et les albinos étaient connus pour avoir un poil des plus blancs. Brusquement je secouai la tête : non, ce n'était pas un lapin ! Ou alors il faisait partie de ceux qui m'oublieraient un jour, la tribu rejetant le lapin d'ébène que j'étais.

Je m'en doutais fortement, pourtant je voulais y croire. Je voulais croire en cette possibilité de trouver d'autres personnes qui pourraient me sortir de ma solitude, de ma bulle de sûreté dans laquelle je m'ennuyais. J'avais beau prétendre me sentir très bien seule, il y avait toujours eu ce désir que quelqu'un m'arrête pour me dire que je mentais. Mais c'était mieux ainsi n'est-ce-pas ? Car lui aussi finirait par m'oublier de toute manière. C'était en quelque sorte mon destin et je ne pourrais rien y changer, à part en apprenant à contrôler ces satanés yeux sauf que ce n'était pas gagné. Rien ne me prouvait qu'il serait différent des autres... comme Koyen. Qu'il ait esquivé l'effet de mon pouvoir une fois ne signifiait pas que je devais baisser ma garde pour autant.

« Je- Je crois qu'il y avait un arrêt de bus par là-bas ... je suis pas vraiment sûr par contre. »

Sursautant un peu à ces paroles je redescendis sur terre, remarquant que j'avais dégagé une sorte d'aura négative pendant un instant. Comme pour la chasser j'agitai ma main, affichant un air blasé. Kaede, tu as d'autres choses dont tu devrais te préoccuper avant tout. Mon regard suivit alors la direction pointée par le doigt de l'albinos, mes yeux s'écarquillant par la suite. Mais oui, bien sûr ! Pourquoi n'y avais-je pas songé avant ? J'étais passée devant plusieurs fois pourtant. Qu'il me l'ait rappelé était un bon point, surtout que toute seule je n'y aurais probablement jamais songé... parce que j'étais stupide. En le voyant essayer de se réchauffer, je ne pus que me sentir pressée de trouver un endroit où s'abriter et l'abri de bus étant l'endroit le plus proche...

« Tu te souviens de quelque chose, toi ? »
« Oui, maintenant que tu le dis... je suis passée cinq fo- » je marquai une pause avant de répondre, me raclant la gorge. « Ahem, ce n'est pas très important. Je pense qu'il vaut mieux qu'on y aille. »

Après avoir vérifié qu'il était apte à pouvoir voir là où il allait je sortis de la ruelle en le tirant doucement par le bras, cherchant du regard l'arrêt de bus en question. Une fois repéré je me précipitai vers celui-ci manquant de déraper plusieurs fois à cause du sol humide... et parce que j'étais douée comme pas deux aussi. Mais toujours remettre la faute sur les choses non vivantes, parce qu'elles ne pouvaient pas protester. C'était mal, j'en étais consciente mais au moins ça ne faisait du tort à personne comme ça : donc je pouvais me permettre de me dire "fichue route qui essaie de me faire tomber". Son bras était chaud... ou alors c'était ma main qui l'était, je n'en savais trop rien. Mais c'était une sensation qui me faisait un peu de bien dans le fond.

Quand nous fûmes à l'abri de la pluie je le lâchai aussitôt, essorant du mieux que je le pouvais ma longue chevelure couleur blé car l'un de mes bras soutenait le chaton, qui dormait tranquillement parce que dans le fond maintenant qu'il était en sécurité il en avait un peu plus rien à faire. Ahh ce que je pouvais l'envier maintenant ! J'aurais tellement aimé être à sa place... wait. Ça paraissait un peu étrange de m'imaginer blottie contre ma propre poitrine. Très bizarre. Ôtes-toi cette image de la tête Kaede, c'est très très louche. Heureusement que personne ne peut lire dans tes pensées. Oui, bon. Mais être un chat ça devait être génial non ? Se prélasser toute la journée dans une maison, en étant nourrie, sans devoir se préoccuper des obligations comme l'école... la joie. Mon regard se posa alors sur le petit animal, prenant une décision alors très importante.

Oui, j'allais le garder ! Même si pour cela je devais le cacher à mon oncle, bien que cela soit certainement difficile puisqu'à dernière nouvelle je ne mangeais pas de croquettes et encore moins dans une gamelle. De plus, je me voyais mal lui expliquer que si j'achetais de la litière c'était pour me sentir plus proches des animaux et pour éviter les différents microbes de la cuvette des toilettes, ce n'était pas crédible. De toute manière, il arrivait toujours à savoir lorsque je cachais quelque chose, lui mentir était alors impensable. Et non seulement j'avais horreur de mentir, mais en plus je le respectais bien trop pour me rabaisser à cela. Il suffisait alors que je réussisse à le convaincre que j'étais capable de m'en occuper.

Enfin bref, il fallait que j'en revienne au plus important car une fois encore j'étais partie dans mes délires, oubliant la réalité au passage. J'étais dehors sous une pluie torrentielle dans la banlieue soit le coin le plus mal fréquenté, j'avais écrasé un jeune homme au passage et on m'avait tapé dessus. J'étais censée me sentir mal et pourtant, étrangement, je me sentais bien. Je n'avais pas envie de pleurer, je n'étais pas frustrée de m'être perdue... rien de tout ça. Par contre, il y avait un sentiment de chaleur qui m'envahissait, probablement parce que j'étais accompagnée, ce qui était rare et qui ne durerait probablement pas. L'air désolée je me tournai vers l'albinos, serrant la boule de poils contre moi.

« Encore désolée pour tout à l'heure et pour t'avoir entraîné avec moi sans te demande la permission... eto... »

J'allais prononcer son nom quand soudain, ô miracle, je me souvins que je ne le connaissais pas. Je n'avais même pas songé à lui demander tellement le court des événements avait été paniquant. En tout cas je ne concevais même pas la possibilité de lui demander comment il s'appelait, parce que ça faisait un peu genre "salut j'ai pourri ta journée, c'est quoi ton p'tit nom". Hahaha... j'étais vraiment stupide n'empêche. Mais que dire ? J'avais toujours su que j'étais un cas désespéré contrairement à ce que me disait mon oncle.. quoique, même lui parfois ne réfutait pas cette thèse. Parce que bon, me perdre à chaque fois que j'allais quelque part c'était fort. Penchant la tête sur le côté j'affichai un air très sérieux, fronçant les sourcils en même temps.

« A...Albinos-kun.. ? »

Il allait définitivement me trouver bizarre, ouaip. Je ne le connaissais pas, je m'en servais comme matelas d'atterrissage et voilà que maintenant je le comparais ouvertement à un lapin. Pas comme si je n'avais pas l'habitude qu'on me dise que j'étais trop bizarre, évidemment, du coup je m'attendais à recevoir le même genre de commentaire de sa part. Kaede en mode armure se manifesta soudainement, prête à recevoir les "critiques" vis-à-vis de ses paroles quelque peu suspectes. Sauf que c'était sorti naturellement et que pour moi, ça avait presque l'air normal à la base de comparer la société à des lapins car après tout un lapin meurt dans sa solitude, et certains sont mis à l'écart. Seulement après ça, je commençais à me demander si lui aussi n'allait pas finir par faire de même parce qu'il me trouvait ennuyante ou quelque chose du genre... et dans ce cas je ne savais pas trop quoi faire.


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MessageSujet: Re: Run rabbit run [Mikumo;Kaede]   Jeu 13 Nov - 20:36


run rabbit run


▬ Oui, maintenant que tu le dis... je suis passée cinq fo-

Tu la regardas se racler la gorge, vaguement amusé de sa déclaration dont tu avais deviné la fin et ton petit fantôme de sourire refit de nouveau surface sur ton visage – c’était pas gentil de rire de quelqu’un comme ça d’accord, tu le savais, t’en avais parfaitement conscience mais tu pouvais pas t’empêcher de trouver cette situation un peu, un tout petit peu drôle. Et tu te raccrochais à cette infime étincelle de positivité qui te fit oublier pendant quelques secondes que dans un instant, vous alliez devoir foncer sous la pluie jusqu’à cet arrêt de bus en question. Et le pire, c’est que tu te souvenais même pas de la distance à laquelle il était, il aurait pu être placé à dix, vingt, cinquante mètres même. Et chaque unité de mesure ajoutée équivalait à quelques portions de minute passées à se faire doucher par la pluie. Rien que d’y penser, t’en frissonnais – si c’était d’appréhension, peur ou froid, aucune idée par contre.

▬ Ahem, ce n'est pas très important. Je pense qu'il vaut mieux qu'on y aille.

Tu acquiesças et quelques instants après, vous vous retrouviez dans la rue à vous hâter vers l’hypothétique emplacement de votre abri. Ça t’aurait probablement fait rire en temps normal, de foncer ainsi presque à l’aveuglette vers quelque chose qui n’était même pas sûr d’exister, poussés par cette envie d’échapper à la mauvaise blague des éléments. Enfin, ça, ç’aurait été si la pluie n’était pas glacée. T’avais rabattu ta capuche sur ton crâne mais ça n’empêchait pas les gouttes glaciales de s’écraser sur tes mains, ton visage et tu pensais même pouvoir les sentir à travers ton jean. Pas une sensation des plus agréables que le tissu détrempé sur ta peau, mais vous pouviez pas vraiment faire autrement.

Dans un pur réflexe de survie – t’avais pas vraiment d’autres mots pour qualifier ce besoin immédiat de chaleur dont t’avais besoin -, tu pressas un peu le pas pour te maintenir à sa hauteur malgré le fait que tu flanchais. T’avais plus ou moins conscience, au fond de toi, que t’aurais pas dû proposer ça, juste rester là-bas en attendant que la pluie s’arrête. Là, tu régressais, tu retournais à cet état mental où tu devais te concentrer pour pouvoir percevoir ton entourage, où tu devais te donner un point d’ancrage pour ne pas glisser à nouveau dans cette faiblesse que tu détestais – et dont t’avais fait preuve il y avait tout juste quelques minutes, qui n’avait pas disparu depuis lors mais s’était faite petite avant de te sauter dessus à nouveau maintenant qu’elle était stimulée. Alors tu répétais, tu te passais mentalement tous les vire-langues que tu connaissais – parce que c’était la méthode la plus simple, avec compter le nombre de pas que tu faisais.

Ce fut à peine si tu te rendis compte que vous aviez atteint votre but, tout perdu dans ton état second que tu étais. En fait, il te fallut une ou deux minutes pour réellement sentir l’eau glisser le long de ta peau et enregistrer qu’il n’y avait rien pour en rajouter par-dessus. Tu clignas des yeux le temps de reconnecter tes neurones et de délaisser ton mantra pour reprendre contact avec la réalité, avant de te souvenir aussi qu’attraper un rhume était la dernière chose que tu voulais. T’entrepris donc de t’essorer autant que possible à défaut de pouvoir de te sécher pour de vrai. T’étais d’ailleurs en plein tordage de sweat-shirt, t’émerveillant à moitié sur la petite flaque qui se formait à tes pieds lorsqu’elle t’adressa la parole à nouveau.

▬ Encore désolée pour tout à l'heure et pour t'avoir entraîné avec moi sans te demander la permission... eto... Elle parut hésiter un instant et tu haussas les sourcils, marquant de cette façon que tu l’écoutais et aussi que tu attendais la suite de ses paroles. A...Albinos-kun.. ?

Tu clignas des yeux une nouvelle fois, surpris de l’appellation avant qu’une irrésistible envie de rire permanait lentement ton esprit, pour finir par prendre la forme d’un fou rire – que t’aurais sans doute dû réprimer mais t’en étais bien incapable. Dans ton esprit encore sujet à l’angoisse, cette simple phrase qui t’aurait juste fait sourire d’ordinaire était capable d’engendrer une grande hilarité, juste parce que pour le coup, ça te faisait l’effet d’une tasse de chocolat chaud après avoir passé des mois au pôle sud au milieu des phoques et des pingouins.

▬ Ouuuuuuh euh pardon– c’était plus fort que moi, articulas-tu difficilement, les joues encore légèrement douloureuses. Albinos-kun– on me l’avait jamais faite, c’est génial–

Bon okay, t’avais peut-être aussi un peu pété les plombs, ou du moins, t’en donnais l’air. Au moins, le point positif, c’est que t’avais moins froid à t’agiter comme ça en riant. Le point moins positif, c’est qu’elle devait probablement te regarder comme un extraterrestre – mais ça serait sans doute justifié dans ce cas précis.

▬ M-Mikumo– c'est Mikumo en vrai–



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MessageSujet: Re: Run rabbit run [Mikumo;Kaede]   Dim 23 Nov - 23:53







« Je savais qu'on me trouvait étrange, mais à ce point-là... »
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Suite à mes paroles il avait d'abord froncé les sourcils puis s'était lancé dans une sorte de lutte intérieure. Était-ce parce qu'il me trouvait vraiment bizarre ? Raah je le savais, j'aurais dû me taire ! J'étais vraiment stupide parfois, à ne pas m'écouter moi-même. Il me regardait d'un air surpris, clignant des yeux : ça y est j'étais fichue, il ne me restait plus qu'à prendre mes pattes à mon cou et m'enfuir aussi vite que possible pour aller me cacher... dans un trou tiens. Un terrier. C'était ma place en tant que lapin après tout. Heureusement qu'il ne lisait pas dans mes pensées, sinon il allait vraiment me faire interner -peut-être qu'après tout c'était le meilleur endroit pour moi, ne sait-on jamais-.

Et soudain il éclata de rire, chose qui me déstabilisa. Un peu perdue au départ mon visage afficha une très large grimace d'incompréhension, de désespoir avant qu'il ne se teinte d'un rouge vif. J'avais clairement honte de ce que j'avais dit et je n'avais aucune idée de comment me sortir de cette situation. Certes c'était rassurant de le voir aussi plein de vie d'un seul coup, ça me soulageait un peu de voir qu'il n'allait pas rester un légume le restant de ses jours mais... je ne savais plus où me mettre moi après ça ! Devais-je alors lui effacer la mémoire ? Non, mauvaise idée, c'était moi qui allais déprimer après et j'allais encore m'insulter et me rabaisser par la suite. Comme quoi je ne pouvais jamais être en paix avec moi-même.

« Ouuuuuuh euh pardon– c’était plus fort que moi. Albinos-kun– on me l’avait jamais faite, c’est génial– »

Mais il n'avait pas à s'excuser enfin, c'était entièrement de ma faute ! Si je n'avais pas dit ça il n'aurait pas éclaté de rire... mais dans ce cas, pouvais-je vraiment dire que c'était "à cause de" moi ? Après tout, rire allait très certainement le réchauffer un peu. Et pour être honnête, ce visage plus coloré et joyeux lui seyait mieux. Mes rougeurs s'estompèrent progressivement, ne laissant qu'une simple couleur rosée sur mes joues. Puis, par la suite, un sourire amusé s'étira sur mes lèvres. Était-ce par amusement ? Parce que son rire était contagieux ? Ou tout simplement parce que je me trouvais pitoyable ? Moi-même je ne connaissais pas la réponse; mes réactions avaient toujours été un mystère pour mon propre cerveau.

« M-Mikumo– c'est Mikumo en vrai–»

J'avais fini par daigner tourner ma tête vers lui, plongeant mes grands yeux roses dans les siens d'un air surpris. Moi qui avais cru qu'il me dirait clairement que j'étais bizarre, il n'en était rien de tout ça : il s'était même présenté, certainement pour que je ne l'appelle pas "Albinos-kun"... détestait-il ce surnom à ce point ? Bon d'accord c'était étrange, mais c'était mignon aussi ! Parce qu'après tout, les lapins c'était adorable, on ne pouvait pas le nier. Certains diraient aussi que c'est chou dans l'assiette, mais ça à chaque fois que je l'entendais ça me donnait la chair de poule parce que je m'imaginais à la place des ces pauvres bêtes... et c'était un sentiment horrible. Quoi, comment ça je m'identifie trop comme un animal ? Pas de ma faute si je me comporte comme l'un d'eux.

« Désolée pour ce surnom étrange, je dis souvent des trucs un peu bizarres. Enchantée Mikumo, moi c'est Kaede. »

Comme si rien ne se passait dans ma tête j'affichai un air innocent et plein de joie, alors que je me battais avec mes mauvaises pensées. À quoi cela servait-il que je lui donne mon prénom après tout ? Il allait forcément l'oublier... ou plutôt m'oublier, comme tous les autres : il ne ferait certainement pas exception à la "règle". Mais tant que je ne m'y attachais pas ça irait probablement, alors je faisais tout pour rester derrière mon masque de joie agaçante qui m'aiderait à éviter toute forme de compassion qui pourrait me toucher par un geste chaleureux. Car en effet, peu pourrait me suffire à me laisser amadouer et ainsi résulter à me blesser un jour ou l'autre, ce que je souhaitais par-dessus tout.

Mais supposons, s'il y avait un "si". Si jamais il parvenait à ne pas être affecté par mon pouvoir comme c'était arrivé une fois, alors ne regretterais-je pas mon choix ? Il allait de soi dans ce cas qu'être un peu égoïste m'était permis. Je ne pouvais pas non plus m'isoler éternellement en rejetant la faute sur la société, bien que c'était en partie de leur faute si je restais dans mon coin. Rencontrer une personne aimable ça ne m'arrivait pas tous les jours, encore moins dans un endroit pareil. Saisis cette occasion pour te faire une vie sociale, Kaede ! Et puis il a l'air d'avoir ton âge, ça te permettra peut-être d'être moins dans ton coin à observer les autres pour te sentir moins seule.Hey, depuis quand c'est mon cerveau qui me dicte ce que je dois faire ? Même si ça me déplaît, ce serait en effet préférable.

Je restai un moment sans rien dire -parce que je ne savais pas quoi raconter comme idiotie encore-. Parler du beau temps ? Que de banalité, et en plus ce n'était pas d'actualité. Tout en réfléchissant je me mis à caresser le petit chat endormi dans le creux de mon bras, à peine visible car un chat noir sur un haut noir c'était un peu comme chercher une aiguille dans une botte de foin. Et je le regardais, comme si son poil pouvait me donner une quelconque idée de sujet de conversation. Il fallait être vraiment désespérée pour penser cela n'est-ce pas ? Et bien je l'étais, parce que communiquer n'était pas mon fort malgré ma grande gueule. J'étais capable de râler, de critiquer ouvertement certains mais par contre si c'était pour être gentille, là tout de suite je ne trouvais rien de bien intéressant.

« J'espère que la pluie va bientôt s'arrêter, c'est assez... déprimant. »

La vérité évidemment je n'allais pas la dire : j'avais juste peur que ça se transforme en orage alors que j'étais à l'extérieur. Parce que si ça avait le malheur d'arriver le seul endroit où j'allais pouvoir me réfugier c'était sous ce banc bien dégoûtant et j'allais avoir l'air vraiment ridicule. Mais bon après je ne pouvais pas nier que les pluies torrentielles affectaient de manière conséquente mon humeur, chose que je ne pouvais d'ailleurs pas expliquer parce que cela ne m'évoquait pas de souvenir en particulier sans les éclairs. Peut-être était-ce quelque chose de relativement normal en fait, que tout le monde ressentait à la venue du mauvais temps. Par contre je devais avouer que parfois, j'étais bien heureuse d'être sous la pluie avec des bottes et un parapluie parce que je m'amusais comme une gamine à shooter dans les flaques d'eau.

Ouvrant la bouche pour parler, ce fut mon ventre qui s'exprima à nouveau à ma place, m'obligeant de ce fait à la fermer. Quelques grommellements s'échappèrent alors de mes lèvres, exprimant à quel point j'étais ravie qu'il se ligue ainsi contre moi en me faisant comprendre que j'allais devoir le supporter jusqu'à que je rentre chez moi. À cet instant-là l'image des bons repas de mon oncle me vinrent à l'esprit, manquant presque de me faire baver. Non, il fallait que je me reprenne ! Je secouai alors négativement la tête, chassant ce paradis de ma tête pour éviter de me torturer l'esprit. Oui, je devais penser à autre chose pour éviter que mon estomac ne prenne le dessus de mon "bon" sens.


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MessageSujet: Re: Run rabbit run [Mikumo;Kaede]   Sam 29 Nov - 0:33


run rabbit run


Et elle rougit en plus, ah bah bravo, c'était pas pire que de l'énerver ou la faire flipper, ça ? Parce que dans les deux cas tout juste mentionnés, elle pouvait juste s'en laver les mains et t'ignorer en attendant qu'un bus passe, mais quand il s'agissait d'embarras, il était très difficile de faire abstraction de la chose ou la personne qui en est à l'origine. Pour le coup, ça l'était d'autant plus vu que tu rigolais à t'en exploser la cage thoracique – ouhlà non, valait mieux que t'imagines pas ça, c'était trop dangereux pour vous deux et aussi un tantinet dégueulasse.

Enfin, un sourire finit par étirer ses lèvres, la cause n'était donc peut-être pas totalement perdue – ça ou alors elle était en train de se dire que décidément, t'avais l'air bien con wow était-ce seulement possible, non je ne crois pas. Ceci dit, la mimique était assez encourageante et le soulagement que tu en tiras ne te fit que te conforter dans ton fou rire, on aurait probablement dit qu’il ne s’arrêterait jamais et tu l’aurais bien souhaité, si tu n’étais pas persuadé que si te marrer était une bonne chose, le faire constamment sans interruption n’était pas un choix de vie bien pertinent.

▬ Désolée pour ce surnom étrange–  

T’ouvris la bouche pour lui répondre de ne pas s’excuser, elle n’avait rien fait de mal après tout, c’était assez simple de partir sur le postulat que t’étais vraiment albinos vu comme tes cheveux étaient blancs – sans même avoir besoin de teinture en plus, encore plus sujet à confusion donc – et tes yeux d’une teinte noisette un peu trop claire pour la majorité des asiatiques. Ajoutons à cela le fait que tu craignes tellement le froid que tu ne sors plus l’hiver, ce qui fait croire aux autres que tu es constamment malade ? Le combo gagnant du faux fil rouge, tiens.

▬ Je dis souvent des trucs un peu bizarres. Enchantée Mikumo, moi c'est Kaede.  

Tu finis tout de même par te calmer et tu acquiesças, signe que tu avais retenu le nom de la jeune fille. En règle générale, t’étais quelqu’un qui retenait assez bien les prénoms qu’on te donnait. Après tout, étant quelqu’un de – j’allais dire très peu sociable, mais en fait c’est pas vraiment ça, tu voudrais bien te socialiser un peu mais tout d’abord, tu t’y prends super mal et ceux qui t’entourent te détestent ou pire encore, sont des idiots. Du coup, le peu de personnes qui daignait de se présenter et te donner leur appellation, tu t’efforçais de bien la retenir, de la répéter plusieurs fois mentalement et parfois même, tu demandais avec quels kanji ça s’écrivait pour être sûr de pas faire d’erreur – donc oui, t’étais quand même un peu simple d’esprit au fond. D’autant plus que cette personne s’était montrée vraiment gentille avec toi et vu comme cette occurrence était rare, tu la marquais d’une pierre blanche.

▬ J'espère que la pluie va bientôt s'arrêter, c'est assez... déprimant.

Tu hochas de nouveau la tête, n’ayant rien à ajouter, elle avait assez bien résumé le fond de ta pensée avec ça. Il y avait bel et bien quelque chose dans ce temps gris qui teintait avec chaque goutte de pluie de repeindre ton esprit avec de la mélancolie. Ce n’était pas une sensation des plus agréables que de se faire influencer par le climat, en fait, tu trouvais ça carrément chiant. Et si la météo avait été une personne, tu te serais probablement énervé, en la qualifiant de malpolie sans doute, comment osait-elle te foutre ton humeur en l’air, non mais. Enfin, tu ne pouvais pas faire grand-chose quant au passage de cette dépression – qui portait finalement bien son nom.

Et ce fut alors que, loin de s’arrêter, la pluie se mua en orage. Enfin, au départ, c’était ce que tu avais cru mais en l’entendant marmonner des choses inintelligibles qui n’étaient probablement très flatteuses envers son propre appareil digestif, tu déterminas que le coupable était sans doute son estomac. Un sourire amusé revint flotter sur tes lèvres.

▬ Espérons aussi que ton orage n’attire pas des amis ~ déclaras-tu d’un ton un peu plus joyeux, légèrement joueur aussi.

Bon, t’espérais aussi qu’elle allait pas mal le prendre, parce que y avait des gens qui rigolaient pas avec ça, non mais oh – et pour la plupart, ils étaient soit insensibles à ton humour soit, bah soit ils t’accordaient pas assez de crédit pour écouter tes blagues atroces en fait. En plus, elles ne faisaient rire que toi, preuve que le bon goût manquait à l’appel très très souvent. Faudrait peut-être que tu revoies ça aussi. Tu regardas un peu les alentours, puis le ciel à travers la paroi de verre qui vous abritait pour le moment. Le temps n’avait pas l’air de vouloir s’arranger, les nuages restaient toujours aussi désespérément compacts et d’un menaçant gris, il pleuvait des cordes. En fait, des grandes flaques se formaient déjà dans le caniveau et si jamais une voiture avait le malheur de passer trop vite, vous alliez probablement vous faire agresser par une masse d’eau en colère essayant d’imiter un tsunami, mais à une échelle réduite. Très peu pour toi – et tu reculas prudemment d’un pas pour t’adosser à l’abribus.

▬ Et aussi que la circulation ne soit pas trop ralentie par le mauvais temps, ajoutas-tu dans un soupir, un peu découragé.



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MessageSujet: Re: Run rabbit run [Mikumo;Kaede]   Sam 6 Déc - 23:34







« C'est rassurant tout de même. »
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Dans le fond, j'avais la nette impression que je m'étais un peu apaisée alors que j'étais perdue... ce qui était rare venant de moi, la stressée de la vie, la parano au niveau inatteignable. Voir qu'il avait semblé du même avis que moi concernant la pluie, mais aussi qu'il semblait prêt à retenir mon nom ça me rendait heureuse. Comment ça, je m'extasiais sur pas grand chose ? Pour moi, c'était énorme ! Certes ce n'étais pas si rare que l'on retienne mon prénom la première fois mais généralement ça ne durait pas.. car je n'étais pas assez prévoyante, et j'étais bien trop naïve à croire que certains pourraient sortir du lot. Même si jusqu'ici une seule personne avait pu résister à mon "pouvoir", j'avais été éprise d'une certaine envie d'élargir mon cercle de connaissances, comme si j'avais été libérée de mon fardeau : il fallait croire que sa simple existence à ce cher Koyen m'avait permis de me rendre compte qu'on pouvait vivre avec ça, et qu'il fallait simplement arriver à contrôler ces maudits yeux rouges.

« Espérons aussi que ton orage n’attire pas des amis ~ »

L'air plus joyeux, cette impression de taquinerie dans la voix... ça lui allait mieux; bien mieux que cette expression de légume qu'il avait au moment de notre rencontre "fracassante". Non, je ne pouvais pas lui en vouloir pour cette petite blague -pas spécialement hilarante au passage mais bon-, parce que ça me faisait du bien de voir un petit peu de joie émanant de quelqu'un d'autre malgré ce temps déprimant. D'ordinaire j'aurais probablement boudé, ou même râlé, mais là je m'étais contentée de gonfler mes joues comme si j'étais agacée, avant de rire légèrement. Bon d'accord je devais avouer que l'idée que mon ventre fasse ce genre de bruit jusqu'à que je mange quelque chose une fois à l'appartement m'embarrassait plus que je ne le laissais déjà paraître, au point que j'en ressentais la cruelle envie d'aller me cacher au fond d'un trou. Mais c'était comme ça et peu importe à quel point je pouvais engueuler mon estomac, il n'en aurait rien à faire : pas comme si j'avais une quelconque autorité sur mon organisme de toute manière.

« J'espère pour toi que ce n'est pas contagieux dans ce cas, sinon tu serais obligé de compatir avec moi. »

Rien de bien intelligent, mais bon ça c'était habituel; après tout j'étais et resterais une idiote. L'important c'était qu'il allait mieux, rien d'autre ne semblait avoir plus d'importance pour moi à cet instant précis. Pourquoi ? Parce que ça m'ôtait un poids conséquent de la conscience. Inconsciemment mon regard se mit à suivre le sien, errant ainsi un peu sur les alentours. Ce que je voyais ? Un monde grisonnant, comme plus tôt... mais avec un peu plus de couleurs, de chaleur. Dans le fond j'étais plutôt heureuse, sentant mon cœur s'envelopper d'une douceur agréable : juste pour cela, je devais remercier ces événements encombrants que j'avais été forcée de subir tout au long de cette journée de pluie, parce que ça me laissait un sentiment agréable derrière. D'ailleurs grâce à cela j'en avais fini par oublier la douleur du coup reçu par l'autre idiot ou encore celle des éraflures recouvrant quelques parties de ma peau.

Peut-être qu'il y avait encore une lueur d'espoir à voir en ce monde ? Après tout, malgré la violence à laquelle on pouvait assister, il restait possible de trouver de la chaleur dans un endroit pareil. Chaleur intérieure évidemment, car à l'extérieur c'est une toute autre histoire. C'est fou ce que ça peut donner froid, des vêtements trempés collés à la peau, laissant passer le vent à travers les fibres du tissu. Sentant une sorte de mouvement non loin je relevai soudainement la tête, regardant Mikumo s'adosser contre l'abri de verre. Cela m'amusa un peu car en observant l'eau coulant dans le caniveau, je compris bien vite que c'était pour éviter d'être éclaboussé à la moindre voiture qui passerait. Oui, bon, d'ordinaire ça n'aurait pas été un sujet amusant mais là j'étais capable de rire à des blagues carambars, pour ainsi dire à quel point je pouvais me fendre la poire pour un rien.

« Et aussi que la circulation ne soit pas trop ralentie par le mauvais temps »

Son petit soupir me fit me tourner vers lui, l'observant d'un air intrigué. Pourquoi cette expression si découragée ? Ce n'était pas un temps pareil qui allait freiner les bus.. car le temps c'est de l'argent. Que faire pour lui redonner du peps, s'il abandonnait maintenant ? Je n'en avais pas la moindre idée, pour une pessimiste dans mon genre il était difficile de devenir soudainement positive. M'accrochant alors à mon seul rayon d'espoir, qui était de pouvoir me plonger dans un bon bain après que mon oncle m'ait retrouvée, je sentis un flux d'énergie soudain me submerger. Je me penchai alors vers l'albinos, lui souriant d'un air insouciant et enfantin. Quitte à attendre le bus, autant me dire qu'il allait vraiment passer bientôt afin qu'aucun de nous deux n'attrape froid : enfin, surtout lui, car ma santé moi je m'en fichais un petit peu.

« Ça ira ne t'en fais pas ! Je suis certaine qu'un bus passera bientôt. »

Peu après je me redressai, plutôt satisfaite de ma tentative pour le "rassurer". Ça s'était plutôt bien passé si je devais me juger convenablement pour une fois, sans me dénigrer ! Bon d'accord, en disant ça j'avais aussi tenté de me réconforter moi-même parce que je savais que si je ne rentrais pas, mon oncle allait se faire un sang d'encre. Le connaissant il était capable de se faire tout un tas de films sur ce qui aurait pu m'arriver et serait limite prêt à attendre la rançon, près du téléphone. Rien qu'imaginer la scène me fit rire jaune toute seule, dans mon coin, désespérée par l'idée : en plus l'horreur, je ne pouvais pas le contacter car mon portable était à la maison. Il était alors nécessaire que le bus passe vite, histoire que je rentre dès que possible afin de le rassurer et de lui ôter toute source d'inquiétude.

Un léger mouvement au niveau de mon cœur se fit sentir, me faisant sursauter légèrement sur le coup. Baissant ainsi la tête vers la source de cette perturbation, je vis les grands yeux du félin me regardant avec attention avant que celui-ci n'émette quelques ronronnements adorables. L'espace d'un instant je perdis tout contact avec la terre dans mon esprit, bien trop occupée à flatter le ventre du chaton avant qu'il ne vienne s'installer sur mes épaules comme si de rien n'était, continuant de faire ces bruitages trop mignons à côté de mon oreille. Bon, s'il se sentait bien là... moi je ne disais pas non hein. Pas comme si je pouvais refuser quoi que ce soit à ce petit bout de chou. De plus en plus détendue je finis même par apprécier les quelques gouttes d'eau s'écrasant sur mon visage, mes yeux se fermant tout doucement.

Ahh, cette impression de quiétude lorsque la pluie ne semblait plus être un brouhaha mais quelque chose de calme, de reposant. Moi qui avais toujours vu la météo comme un fardeau sauf les jours de neige, voilà que je me mettais à apprécier les pluies torrentielles ? Wow, Kaede qui évolue et qui devient moins chiante, c'est possible ça ? Une fois de plus je me retrouvais dans cette sorte d'atmosphère, celle où un genre de bulle se formait autour de moi en me laissant me faire submerger par mes émotions. Soufflant doucement sur mes mains gelées j'arborai à nouveau un sourire sur mes lèvres, laissant mon cerveau s'exprimer par lui-même -pas comme si j'avais le choix, il me dominait quand il le souhaitait cet abruti-.

« De là à être heureuse par la simple idée que quelqu'un retienne mon nom... je dois vraiment être désespérée je crois. » murmurai-je finalement dans un petit rire.


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Kujikawa Mikumo

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MessageSujet: Re: Run rabbit run [Mikumo;Kaede]   Mar 9 Déc - 21:38


run rabbit run


Elle avait pas l'air de trop mal le prendre, vu comme elle a ri après une fugitive moue agacée – tu l'aimais bien d'ailleurs cette mimique où elle avait les joues gonflées, ça lui donnait l'air mignon comme un petit animal, du genre un hamster ou un lapin. Ouhlà non, c'était pas super flatteur comme comparaison et tu t'empressas de virer cette pensée de ton esprit. Fort heureusement, elle ne semblait pas dotée d'un quelconque pouvoir de télépathie, auquel cas tu te serais probablement pris un falcon punch, cette fois. Vu qu'il n'existait pas, tu devrais peut-être t'inventer ton propre "bouton off pour les analogies horribles que t'as tendance à faire", histoire de pouvoir l'écraser à chaque fois que tes pensées font des digressions non désirées. On va dire que ... Bah tiens, à chaque fois, t'aurais qu'à penser à la chasse des bébés phoques. Ouais. Ça devrait le faire, c'était assez triste pour couper court à tes élans de comparaisons nulles.

Toujours était-il qu'elle le prenait avec une pointe d'humour et tu laissas échapper un petit rire – tu te faisais assez facilement contaminer par les émotions des autres quand vous étiez en petit comité après tout. Et puis pour le coup, c'était peut-être aussi parce que tu avais envie de rire, de laisser derrière l'effroi d'il y a quelques minutes, tourner la page en somme. Qui aimerait s'attarder sur un sentiment si négatif ? Et quand bien même il y avait des personnes comme ça (t'allais pas dénigrer leur existence) bah, t'en faisais pas partie. La vie était assez courte et tu comptais pas la passer à pleurnicher tout du long – au moins une chose plutôt sensée venant de toi si ce n'était pas la seule, tiens.

Enfin, ça égayait un peu l'attente déjà, c'était bien. T'aimais pas spécialement ça ceci dit et plus le temps passerait, plus ton humeur s'assombrirait, tu le voyais venir de loin. Si ce bus voulait passer un jour, il ferait bien de le faire très vite. C'était du moins ce que semblait penser ta compagnonne d'infortune, puisqu'elle te sourit joyeusement – woah il est à combien de watts, ça brille, non Mikumo, ne fais pas de comparaison mentale avec une ampoule, pense aux bébés phoques. C'est ça. Bébés phoques.

▬ Ça ira ne t'en fais pas ! Je suis certaine qu'un bus passera bientôt.  

En voyant pareille mimique, n'importe qui (ou alors c'était juste toi mais on va dire n'importe qui pour l'hyperbole c'est cool les hyperboles) se laisserait gagner par l'optimisme et tu ne pus t'empêcher de sourire un peu aussi, choisissant d'y croire encore un peu. En fait, c'était surtout parce qu'elle était là que ça te rendait ce regain de moral plus facile à intégrer – tout seul, bah, déjà, t'aurais probablement pas pu arriver jusqu'à cet arrêt de bus et même si tu l'avais fait, t'aurais déprimé comme un emo dans un coin en étant persuadé que tu survivrais pas à cette épreuve. Le fait d'avoir quelqu'un dans la même galère et qui plus est, quelqu'un de gentil et plutôt lumineux, ça t'aidait à tenir le coup, parce que tu te disais– tu te disais rien en fait, c'était juste la joie toute simple, sincère, sans prise de tête, d'avoir de la compagnie.

▬ De là à être heureuse par la simple idée que quelqu'un retienne mon nom... je dois vraiment être désespérée je crois, l'entendis-tu alors murmurer au milieu de ta rêverie éveillée et tu revins sur terre directement, un peu surpris.

Tu tournas légèrement la tête vers elle, la dévisageant d'un air un peu inquiet – surtout à cause de l'utilisation du mot "désespérée". Ouhlà euh oui, est-ce que tu devrais vraiment fourrer ton nez dans ce qui te regardait pas ? Est-ce qu'elle voudrait bien en parler même et– ou alors c'était juste toi qui dramatisais, c'était possible aussi. Euh. Mais quelle hypothèse était la bonne ? ... Auuucune idée.

▬ Ah hm je– je pense pas que ça soit une mauvaise chose ... Enfin, les gens prennent souvent ça comme un acquis mais c'est– pour des personnes un peu plus solitaires, ça rend heureux alors hm– ce que je veux dire, c'est que c'est normal ... ?

Ou du moins, tu trouvais que c'était normal. A moins d'être complètement misanthrope, il était tout à fait concevable d'être content pour cette raison, non ? Surtout si on prenait en compte le fait que les êtres humains étaient une espèce sociable par nature qui éprouve naturellement le besoin de former des groupes ou juste d'être accompagné. Donc euh bah c'était normal. Enfin tu l'espérais.

▬ A-Ah euh pardon j'aurais pas dû répondre à ça peut-être ... ? bafouillas-tu précipitamment, un peu gêné de ton intrusion pour une fois.



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MessageSujet: Re: Run rabbit run [Mikumo;Kaede]   Dim 14 Déc - 23:49







« Laisse-moi t'expliquer la théorie du lapin. »
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Après ma tentative d'optimisme, je pus constater que son humeur s'était un peu améliorée. Alors ça avait marché ? Moi qui pensais ne pas avoir un tel pouvoir, je devais avouer que j'étais plutôt satisfaite de moi-même ! D'ailleurs ça s'était vu sur mon visage l'espace d'un instant, toute ma fierté ressortant en une poignée de secondes. Néanmoins cette lueur arrogante disparut assez rapidement alors que je m'étais laissée bercer par le bruit des gouttes de pluie s'écrasant sur le verre de l'arrêt, m'égarant ainsi un moment dans mes pensées... même si je ne savais pas à quoi je pensais. Est-ce qu'on pouvait seulement penser dans le vide ? Dans un geste déjà devenu habituel je continuai de souffler sur mes mains qui commençaient afin de les réchauffer même si dans le fond j'étais consciente que ça ne serait pas très utile car mon souffle seul ne serait pas suffisant : il fallait déjà qu'elles soient un peu plus sèches au préalable.

« Ah hm je– je pense pas que ça soit une mauvaise chose ... Enfin, les gens prennent souvent ça comme un acquis mais c'est– pour des personnes un peu plus solitaires, ça rend heureux alors hm– ce que je veux dire, c'est que c'est normal ... ?  »

À cet instant je tournai la tête vers lui d'un air surpris, mon regard croisant inévitablement le sien. N'avais-je pas été suffisamment discrète ? Visiblement non, puisqu'il avait entendu tout ce que j'avais pu murmurer... c'est dans ces moments-là que je souhaiterais pouvoir me taire parfois, mais c'est plus fort que moi, il faut que je m'exprime. Du coup je le fixais, ne sachant pas trop comment réagir. Devais-je paniquer à l'idée qu'il ait tout entendu, ou au contraire devais-je faire comme si de rien n'était ? D'un côté la première option me semblait plus approprié à la situation, compte tenu de ce que j'avais pu inconsciemment dire, mais de l'autre ce n'était pas ce qui me serait le plus favorable... à perdre mon sang-froid, j'allais finir par faire de sacrées bêtises, et ça j'en avais pleinement conscience. Néanmoins, je restais dubitative et à rester comme ça, mes gestes allaient finir par en devenir équivoques.

Quant à ce pauvre Mikumo, il semblait perdu dans ses propres pensées, comme s'il essayait de regrouper des idées dans sa tête afin de juger quelle serait la meilleure réaction, s'il avait fait le bon choix ou si au contraire il devait revenir sur ses paroles. Ce sentiment de doute je l'avais éprouvé tant de fois que je ne pouvais pas m'empêcher de compatir : je savais à quel point il était difficile de se départager entre deux idées totalement contradictoires. J'avais envie de lui dire qu'il n'était pas nécessaire de se torturer le cerveau pour cela, mais de quel droit me mettais-je à penser à sa place ? Et puis, j'avais l'impression qu'il allait se mettre à parler d'une seconde à l'autre à chaque fois, du coup je me retenais de déballer ce que je pensais -même si en l'occurrence je ne savais pas quoi dire donc mieux valait que je me taise-.

« A-Ah euh pardon j'aurais pas dû répondre à ça peut-être ... ? »

Son bafouillage n'éveillait qu'un commentaire en moi : adorable. C'était fou ce que ça pouvait me donner envie de le taquiner, et comme en même temps ça m'ôtait un poids du cœur j'avais limite envie de le remercier d'avoir été gêné. Mais c'était bizarre, et juste impossible à formuler sans avoir l'air louche n'est-ce pas ? Laissant échapper un petit rire je m'approchai de lui, déposant ma main sur le sommet de sa tête avant de le décoiffer d'un seul coup. Il avait eu l'air inquiet l'espace d'un instant suite à mes paroles, et je ne voulais pas : si je devais laisser une image de moi quelque part, je souhaitais que ce soit un souvenir positif, pas celui d'une gamine en train de tirer la gueule ou de se lamenter sur ses problèmes du quotidien.

« Ne fais pas cette tête enfin ! Tu y réponds si tu veux, je ne pensais simplement pas que tu entendrais. » je marquai une pause avant de reprendre. « C'est vrai que c'est quelque chose de plutôt normal, mais je ne pensais pas exactement à ça. »

M'écartant ensuite je mis mes mains dans mon dos, levant le nez vers le ciel qui s'était assombri : à croire qu'il accompagnait le fil de notre discussion. Je savais pertinemment que j'allais dériver vers des sujets pire que déprimants, parce que ce que je m'apprêtais à raconter, c'était entre autre le résumé de ma vie... sans pour autant vouloir lui faire comprendre directement que c'était de moi qu'il s'agissait. La théorie du lapin : c'était ainsi que je l'avais appelée. Celle qui consistait à comparer la société dans laquelle nous vivions à cet animal à l'apparence si fragile et docile, au caractère pourtant parfois bien différent. Celui qui pouvait mourir de solitude aussi, par la même occasion. N'était-ce pas là la meilleure comparaison qu'il nous était donné de faire ? Certes d'autres animaux pourraient correspondre, mais celui-ci nous représentait le mieux, particulièrement moi.

Le regard au loin je me mis à réfléchir à la manière dont j'allais bien pouvoir le formuler, installant un blanc pendant un petit moment. Je finis par m'appuyer à mon tour contre l'abri de bus, observant la pluie tomber comme si cela allait m'inspirer ou même me dicter ce que je devais dire. Mais bon dans tous les cas si je ne me vidais pas la tête, je n'allais pas pouvoir m'exprimer comme je le souhaitais car je risquais de trop choisir mes mots et de faire un tri d'informations en me disant que telle ou telle chose ne servait à rien, ce qui allait au final m'embrouiller plus qu'autre chose. Et comme je me connaissais si bien, j'étais consciente qu'en perdant mes moyens j'allais vraiment dire quelque chose d'inutile que j'allais tellement regretter que j'allais m'en cogner la tête contre le mur : moyen expéditif de faire comprendre à mon cerveau que cela ne lui était d'aucune utilité de se bouillonner pour dire n'importe quoi.

« J'ai toujours considéré que l'animal qui convenait le mieux à l'homme, c'était le lapin. Pourquoi ? Parce qu'il est d'apparence docile, qu'il vit sa vie en ne pensant qu'à ce dont il a besoin, mais aussi parce qu'il rejette celui qui lui est différent. Dans un troupeau de blancs, s'il y en a un noir, il sera mis à part : c'est exactement ce que font les humains. »

Tout en expliquant je faisais quelques gestes de la main, comme si je dessinais ce que j'exprimais dans l'air. C'était un peu ça en soi, mais il serait plus logique de le faire au sol dans ce cas là afin de laisser des traces. Toutefois, après ce que je venais de dire, quelque chose me dérangeait encore un peu : ça avait attisé ma curiosité en fait. Qu'en était-il de lui ? Car j'avais beau l'avoir considéré comme un albinos, cela ne le classait pas pour autant dans ma définition de la société car il pouvait être tout aussi bien dans les deux catégories : ceux mis de côté, ou ceux en groupe. J'avais vraiment envie de lui demander ce qu'il ferait s'il venait à devoir faire face à une personne "différente" -un peu comme moi bien qu'il ne le sache pas-, mais j'avais peur que ce soit impoli alors je me taisais, même si mon trouble était aisément visible et qu'on pouvait presque lire mes pensées d'un seul regard : en même temps je ne me cachais pas vraiment non plus, contrairement à d'habitude.


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MessageSujet: Re: Run rabbit run [Mikumo;Kaede]   Mar 16 Déc - 21:30


run rabbit run


Ce qui te semblait être une éternité et une longue avec ça (façon de parler vu que c’était forcément sans fin) passa, avant que tu ne l’entendes finalement rire et immédiatement, tu t’imaginas qu’elle te riait au nez. Evidemment. C’était tellement naïf comme manière de pensée, tellement enfantin, on pourrait croire que t’avais jamais vécu dans ce monde tiens – quelque part t’aurais préféré ça d’ailleurs, ça te donnerait l’air un peu moins niais. Peut-être que tu devrais avoir honte de ce que tu venais de dire, mais l’émotion dominante qui t’emplissait en ce moment même s’inclinait plutôt vers une profonde consternation envers ta propre personne. Et aussi un chouïa de confusion parce que tu savais pas trop si tu devrais conserver ce mode de pensée à l’avenir. Hmmm.

Mais contre toute attente, sa main vint se poser sur ta tête et ébouriffa tes cheveux, un geste que tu mis un certain temps à assimiler. Si tout à l’heure elle se faisait la remarque qu’elle devait réellement être au bout du rouleau si elle était heureuse du fait quelqu’un se souvenait de son nom, alors tu devais l’être au moins tout autant de tirer de la joie d’une action aussi anodine. Enfin, ça suivait ce que tu disais précédemment aussi. Lorsqu’on avait peu d’occasions d’en faire l’expérience, ce genre d’interactions devenait plus précieux et peut-être plus apprécié. Un grand soulagement t’envahit suite à cela. Si elle avait agi ainsi, elle ne t’en voulait probablement pas. Ou du moins, pas trop. Ça te dérangeait pas d’être détesté d’ordinaire (enfin si, un peu quand même) mais de la part d’une personne qui se montrait gentille et attentionnée comme elle, ça t’aurait probablement attristé un peu. Ah, t’en étais au point de te raccrocher à un peu n’importe qui. Un peu de nerf, Mikumo. Tu peux supporter ça quand même, non ?

▬ Ne fais pas cette tête enfin ! Tu y réponds si tu veux, je ne pensais simplement pas que tu entendrais. C'est vrai que c'est quelque chose de plutôt normal, mais je ne pensais pas exactement à ça.  

Tu haussas un sourcil, intrigué, repoussant pour le moment la légère honte de d’être trompé et d’avoir tiré des conclusions aussi hâtives.  De quoi parlait-elle alors ? Bien que ce soit avouer ta stupidité, ou du moins ton inaptitude à comprendre ce qu’elle avait dit, tu voyais pas vraiment comment tu aurais pu le capter. A moins qu’il n’y ait un contexte que tu aies loupé – du style, le début de sa déclaration avait été noyée par le son de la pluie tapotant contre le plexiglas de l’abribus ?

▬ J'ai toujours considéré que l'animal qui convenait le mieux à l'homme, c'était le lapin. Pourquoi ? Parce qu'il est d'apparence docile, qu'il vit sa vie en ne pensant qu'à ce dont il a besoin, mais aussi parce qu'il rejette celui qui lui est différent. Dans un troupeau de blancs, s'il y en a un noir, il sera mis à part : c'est exactement ce que font les humains, explicita-t-elle alors, avec quelques gestes de main pour accompagner son explication.

Les dits mouvements te tirèrent un léger sourire – sans aucune raison en plus, c’était pas un peu flippant, ça ? Mais cela mis à part, la théorie n’avait aucune raison de te faire rire, vu qu’elle était somme toute plutôt exacte à tes yeux. Pour le coup, tu aurais peut-être choisi une espèce plus menaçante, une meute de loups par exemple. Mais les lapins collaient assez bien aussi – c’était un animal plutôt craintif et cristallisait par cet aspect cette manie des hommes de vouloir fuir ou détruire ce qui leur était inconnu, et donc générait une certaine frayeur. C’était un mode de pensée que tu ne comprenais pas et qui t’effrayait pour être complètement honnête – parce que tu savais que personne ne t’écouterait si jamais tu y objectais et peut-être même qu’on te catégoriserait comme quelqu’un de "dangereux" pour vouloir comprendre ceux qui le sont.

Les gens parlaient de présomption d’innocence et c’était bien beau, ce principe n’était pas mauvais à la base – mais il ne s’appliquait pas égalitairement à tout le monde. Même toi, alors que tu essayais de ne pas trop le faire, tu te surprenais souvent à diviser les autres dans différentes catégories stéréotypées.

▬ Hm … C’est vrai qu’ils ont tendance à faire ça, comme s’ils avaient peur que– je sais pas, que ça soit un loup déguisé ou je sais pas trop quoi– mais ce genre de raisonnement … Je sais pas, ça me met mal à l’aise. Tu trituras tes manches un instant, cherchant tes mots. C’est comme dire qu’on veut pas goûter à un plat qu’on connaît pas sous ce prétexte … C’est un peu stupide– enfin euh je peux comprendre qu’ils fassent ça mais je cautionne pas ? Euh–

Rien à faire, même si tu t’étais passé ta réponse dans la tête avant de la proférer, tu continuais à hésiter, avec cette angoisse de faire fuir une des rares personnes à se montrer un peu gentille avec toi. Bah voyons, ça aussi c’était con comme façon de penser, logique mais très stupide quand même.

▬ Ils mettent de côté ceux qu’ils n’aiment pas et se mettent à chialer quand ils s’en vont, c’est– c’est hypocrite et je suis pas sûr non plus que ça leur fasse réellement du bien, poursuivis-tu, réfléchissant à mi-voix.



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MessageSujet: Re: Run rabbit run [Mikumo;Kaede]   Mer 24 Déc - 3:36







« Être seul, c'est quelque chose de très douloureux. »
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Lorsque j'avais gentiment ébouriffé ses cheveux Mikumo m'avait semblé un peu... perplexe ? Je ne savais pas si c'était le mot exact pour décrire ce que j'avais cru percevoir, m'enfin. Tant qu'il ne pensait pas que je le prenais pour un gamin moi ça m'allait parfaitement ! Parce que bon, quand on faisait ça à un enfant il rétorquait toujours en disant 'je ne suis pas un gosse', réaction que je trouvais tellement adorable parce que typique d'un petit tsundere. On se calme Kaede, là n'est pas le plus important. Ne laisse pas tes délires prendre le dessus. En tout cas les gestes qui accompagnaient mes paroles devaient très certainement le surprendre, ou le faire penser que j'étais vraiment étrange. Mais bon, pas comme si je pouvais retenir une habitude : lorsque j'expliquais quelque chose j'effectuais toujours des mouvements comme pour appuyer mes propos, même si cela pouvait paraître stupide dit comme ça.

« Hm … C’est vrai qu’ils ont tendance à faire ça, comme s’ils avaient peur que– je sais pas, que ça soit un loup déguisé ou je sais pas trop quoi– mais ce genre de raisonnement … Je sais pas, ça me met mal à l’aise. C’est comme dire qu’on veut pas goûter à un plat qu’on connaît pas sous ce prétexte … C’est un peu stupide– enfin euh je peux comprendre qu’ils fassent ça mais je cautionne pas ? Euh–  »

Approuvant ses dires j'hochai légèrement la tête en l'observant tirer ses manches dans tous les sens, repassant ensuite chaque mot dans ma tête car ils avaient une importance capitale. Le rejet des personnes différentes était devenu un cas tellement courant que même sans savoir pourquoi, on prenait l'habitude de rejeter celui déjà écarté par les autres, sans même lui donner une chance. La plupart du temps ça conduisait à la dépression de cet être, mais d'autres fois cela créait une haine si immense qu'ils se tournaient contre le monde entier. Néanmoins l'exemple de la nourriture me fit sourire un peu, parce que ça correspondait parfaitement à la situation : si l'on donnait à un enfant du choux, il ferait une large grimace en poussant son assiette parce que c'est 'différent' de ce qu'il aime. C'était le sentiment que l'on avait de la société quand on ne rentrait pas dans leurs normes ; une impression désagréable qui nous rongeait de l'intérieur et qui nous faisait presque croire que c'était de notre faute si nous étions différents.

Monstre. Un mot que j'avais entendu plus tôt de la bouche de celui qui m'avait envoyée voler contre le sol, qui aurait pu me meurtrir de l'intérieur si je n'avais pas été habituée. Moi-même lorsque je voyais mes yeux rouges, je ne pensais qu'à m'insulter de monstre et je n'avais qu'une envie : les arracher, afin de ne plus jamais les voir. Cependant je ne pouvais pas me mentir à moi-même, les regards effrayés que l'on nous portait parfois me blessaient parce que ça me donnait vraiment l'impression d'être anormale, une sorte d'erreur de la nature qui n'aurait jamais dû voir le jour. Ahh, il fallait que j'arrête de penser à ça – ça me donnait limite envie de pleurnicher. Afin de me forcer à songer à autre chose je me pinçai discrètement le bras, laissant entrevoir une très légère grimace au passage parce que j'y avais été un peu trop fort.

« Ils mettent de côté ceux qu’ils n’aiment pas et se mettent à chialer quand ils s’en vont, c’est– c’est hypocrite et je suis pas sûr non plus que ça leur fasse réellement du bien »

Comment revenir à la réalité en quelques mots. Mon regard distant se posa sur l'albinos, qui avait recommencé à parler après s'être trituré le cerveau à la recherche de quelque chose à dire. Maintenant c'était à moi de réfléchir, bien que ce serait probablement difficile quand tout ce que j'avais en tête c'était du vide. Le néant total. J'aurais bien aimé pouvoir parler sans avoir à trop songer parce que je n'étais pas dans un état qui me le permettait, mais il était nécessaire que je choisisse avec précaution mes mots pour ne pas sembler trop... bizarre dans ce que je disais. J'avais tellement de choses à exprimer à ce sujet, des exemples que j'aurais pu donner pour illustrer encore plus mes propos... néanmoins je craignais que cela ne finisse par dériver inconsciemment sur mes propres expériences et je préférais éviter : je n'avais en aucun cas envie d'étaler ma vie comme ça, dans le visage de quelqu'un que je venais tout juste de rencontrer aussi gentil soit-il.

« C'est exactement ça. Néanmoins,  quand on est une personne habituée à être entourée il est difficile de se retrouver à nouveau seul. C'est pour cela que certains sont hypocrites : la simple idée de ne plus avoir quelqu'un dans leur entourage les effraie au point qu'ils en pleurent des personnes qu'ils ont eux-mêmes mis de côté. C'est triste, mais la nature humaine est faite comme ça. »

Un lapin habitué à la compagnie se laissait mourir de solitude une fois abandonné. C'était aussi l'une des raisons obscures de mon choix de cet animal pour représenter la société. La peur d'être seul nous amenait à être des êtres hypocrites en général, mais bien évidemment il y avait toujours des exceptions : heureusement d'ailleurs. Sauf que ces cas particuliers, ceux qui se refusaient de prétendre apprécier les autres, ils se retrouvaient souvent isolés au final et l'on ne cherchait pas à leur accorder plus d'attention que ça, alors qu'ils mériteraient très certainement beaucoup d'affection. Pour ma part, je n'aimais pas faire de cas à part : dire que telle ou telle personne ne méritait pas de vivre était irraisonné à mes yeux puisque si nous vivions, il y avait forcément une raison derrière. Chaque vie avait son importance ; après c'était à nous de transmettre cette valeur.

« Dis-moi, si tu connaissais une personne et que tu te rendais compte qu'elle était bien trop différente de la normale, un peu comme un monstre, que ferais-tu ? Est-ce que tu la mettrais de côté ? Ou alors au contraire, resterais-tu avec au risque de te mettre le reste du troupeau à dos ? »

J'étais tout à fait sérieuse dans ce que je disais car j'avais besoin de savoir. Pourtant j'avais sur le visage cet air tellement innocent et insouciant que jamais l'on aurait pu se douter qu'il y avait une raison derrière ces paroles : je souriais même pour couronner le tout. Étant quelqu'un de 'différent' je voulais savoir comment lui réagirait, s'il me repousserait si jamais il venait à apprendre pour ma capacité ou si au contraire il accepterait de me parler malgré tout. C'était étrange que je me pose ce genre de question, pour la simple et bonne raison que j'avais arrêté de me soucier de tout ça à l'instant même où je m'étais découvert cette capacité des plus encombrantes. Et même quand il s'agissait de mon entourage... Koyen était comme moi, alors pouvoir avoir une relation non étrange avec une personne normale, je ne savais pas si c'était à ma portée. Ahh ce que je pouvais me haïr, à pousser mes insécurités sur les autres afin qu'ils me soulagent eux-mêmes d'un poids que je m'étais imposé. Il n'avait rien demandé le pauvre, et pourtant je lui posais des questions qui seraient peut-être difficile à répondre instantanément.


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MessageSujet: Re: Run rabbit run [Mikumo;Kaede]   Jeu 1 Jan - 12:57


run rabbit run


Tu craignis un instant d'avoir dit quelque chose de vraiment trop bizarre – enfin t'en disais déjà pas mal d'habitude, des trucs étranges, mais là tu devais culminer assez haut sur ton échelle de l'inhabituel. Si quelqu'un vous entendait, il se poserait sans doute des questions mais là, c'était pas le cas, il n'y avait que vous deux et c'était peut-être un peu pour cette raison que tu te sentais un peu plus capable de dire ce genre de choses – même si au fond, t'avais quand même vraiment très peur qu'elle le prenne mal ou qu'elle ne comprenne pas. Ou non en fait, à la rigueur, ça te dérangeait pas tellement qu'elle ne saisisse pas ce que tu voulais dire, tu pouvais toujours répéter plus clairement ou reformuler, c'était pas un problème. Ce qui t'embêterait vraiment, ça serait les conséquences qui découleraient du fait qu'elle ne rejoigne pas ton avis – rares étaient ceux qui t'écoutaient jusqu'au bout et plus rares encore ceux qui adhéraient à ton point de vue tiens.

▬ C'est exactement ça. Néanmoins, quand on est une personne habituée à être entourée il est difficile de se retrouver à nouveau seul. C'est pour cela que certains sont hypocrites : la simple idée de ne plus avoir quelqu'un dans leur entourage les effraie au point qu'ils en pleurent des personnes qu'ils ont eux-mêmes mis de côté. C'est triste, mais la nature humaine est faite comme ça.

Tu acquiesças à contre-cœur – t'aurais largement préféré pour dénier cet argument mais il était correct à tes yeux donc tu pouvais pas vraiment dire le contraire, la mauvaise foi t'était assez étrangère. A vrai dire, ça te paraissait à la fois stupide et logique, cette manœuvre de rejet pour rejoindre le troupeau – mais tu pouvais pas non plus faire grand chose contre la nature grégaire des humains.

▬ Dis-moi, si tu connaissais une personne et que tu te rendais compte qu'elle était bien trop différente de la normale, un peu comme un monstre, que ferais-tu ? Est-ce que tu la mettrais de côté ? Ou alors au contraire, resterais-tu avec au risque de te mettre le reste du troupeau à dos ?

Tu haussas les sourcils, à nouveau un peu surpris. Tu ne pouvais pas t'empêcher de voir cette question comme une sorte de test. Quant à savoir ce qui était testé là, t'en avais aucune idée. Est-ce qu'elle cherchait à te faire développer ton point de vue afin de mieux le comprendre ou est-ce qu'elle usait de la technique "parler de soi à la 3e personne pour sonder le terrain avant de se jeter à l'eau" ? Difficile à savoir. Quoi qu'il en soit, la question te paraissait tout de même assez ... floue ? Ambiguë ? Disons que tout dépendait du sens qu'elle appliquait à "trop différente de la normale, un peu comme un monstre". Tu réfléchis un instant, les yeux dans le vague, hésitant sur la définition sur laquelle tu allais te focaliser – ce qui finalement n'était pas très utile puisque dans les deux cas, puisque ta réponse était globalement la même.

▬ Ça dépend du sens du mot normal– Parfois les gens rejettent les autres juste parce qu'ils pensent différemment et sont donc "anormaux" alors qu'ils sont pas si différents que ça. Tu marquas une petite pause, cherchant tes mots. Je pense qu'avant de me conformer à l'avis général, ça coûte pas grand-chose d'essayer de voir les choses par soi-même–

Après tout, ce qui faisait une bonne partie de la diversité de l'espèce humaine était aussi celle de leurs perspectives : là où une certaine personne remarquera un élément, une autre ne le verra peut-être pas ou relèvera un élément différent. Enfin, c'était aussi surtout parce que t'étais pas toujours (très peu même) d'accord avec le point de vue de la majorité des gens que t'avais croisé jusqu'ici donc ça motivait le fait que tu partes d'un postulat "je vais voir ensuite je décide".

▬ Et puis, une partie des "monstres" a été engendrée par les autres alors– Techniquement parlant, ils le sont tous mais tu parlais au sens figuré. Avant de "punir" cette personne, ça peut être mieux de comprendre ses motivations, pour que ça se reproduise pas ... Non ?

Tu levas les yeux vers elle, incertain de la clarté de ton raisonnement. C'était qu'il y avait beaucoup de choses à dire et que t'avais essayé de condenser ça en quelques phrases – quitte à zapper des informations qui te semblaient évidentes alors qu'elles ne l'étaient pas forcément pour un interlocuteur n'ayant pas accès à tes pensées.



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MessageSujet: Re: Run rabbit run [Mikumo;Kaede]   Lun 6 Avr - 3:46







« Être seul, c'est quelque chose de très douloureux. »
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La manière dont il semblait me regarder me laissait penser qu'il m'analysait, essayant de déterminer si j'utilisais cette avalanche de questions pour le juger, voire pour évoquer indirectement mon cas. C'était ce que je faisais vraiment en fait mais bon ça il n'était pas censé le savoir. Il haussa les sourcils, visiblement perplexe, et cherchait avec précaution ses mots. Sûrement avait-il peur de me vexer en formulant mal sa phrase, mais je n'étais pas comme ça tant que ça n'affectait pas ma fierté, mon éternel ego. J'étais parfaitement consciente de l'ambiguïté de mes paroles, cependant c'était le but : je voulais voir comment il réagissait à de tels dires, s'il allait se montrer honnête, s'il l'interpréterait de la bonne manière et surtout s'il n'allait pas commencer à se poser des questions à mon sujet. Cependant l'idée que je puisse être l'un de ces 'monstres' ne semblait pas lui avoir ne serait-ce que traversé l'esprit, probablement parce que j'avais l'air relativement gentille. Oui, d'un simple coup d'œil, je n'avais pas spécialement l'air de sortir de l'ordinaire mais mes yeux rouges en étaient pourtant une preuve cruciale. Les mots de l'autre idiot, celui m'ayant envoyée voler contre le sol, me revinrent à l'esprit et manquèrent presque de m'arracher une grimace pleine d'amertume. Même si je ne le montrais pas, ses paroles m'avaient beaucoup affectée parce que j'avais un mal énorme à accepter ma différence, celle qui me permettait de disparaître de l'esprit des autres. Je devais avouer que ça m'avait sortie d'une belle galère, mais c'était rarement le cas.

« Ça dépend du sens du mot normal– Parfois les gens rejettent les autres juste parce qu'ils pensent différemment et sont donc "anormaux" alors qu'ils sont pas si différents que ça. » Il marqua une petite pause, cherchant ses mots. « Je pense qu'avant de me conformer à l'avis général, ça coûte pas grand-chose d'essayer de voir les choses par soi-même– »

Je l'écoutai attentivement parler, mais progressivement mon cœur se serra. Non ce n'était pas la réponse que j'attendais, ni même la bonne interprétation et pourtant... je pouvais voir une part de moi-même à travers ces mots. Un passé pourtant enterré avec le temps, du moins c'était ce que je croyais. Arrête de t'impliquer là-dedans Kaede, tu vas te faire du mal. C'était un peu tard pour penser ça en fait mais bon tant pis. Progressivement les images de Touma me revinrent à l'esprit. Explications ? Il s'agissait de la première personne à me persécuter parce que ma relation avec mon père était soi-disant anormale, mais jamais il n'avait essayé de comprendre l'importance de ce lien pour moi à cette époque. Bon d'accord nous étions enfants, cependant j'étais certaine que si l'on se revoyait un jour il penserait toujours la même chose : il n'avait que ça à faire de toute façon, m'embêter à longueur de journée pour son propre plaisir. Puis vint l'image de mon père, celui que je considérais désormais comme un monstre. Pourquoi ? Pour avoir tué ma mère de sang-froid. Parfois j'étais même dégoûtée de partager le même sang que lui, alors qu'autrefois je faisais tout pour lui faire plaisir. Il était le genre de personne que beaucoup avaient jugé de 'monstre' sans que je ne comprenne pourquoi parce que j'étais bien trop jeune pour m'en rendre compte, et surtout parce que je tenais à lui. Être rejeté pour sa différence était quelque chose de terrible, certes, mais dans certains cas le jugement s'avérait correct : à la place des autres, je l'aurais moi aussi rejeté. Je n'étais pas la mieux placée pour juger des différences, mais la sienne était bien réelle et potentiellement dangereuse pour la société. D'ailleurs qu'il n'ait toujours pas été retrouvé m'effrayait un peu.

« Et puis, une partie des "monstres" a été engendrée par les autres alors– Avant de "punir" cette personne, ça peut être mieux de comprendre ses motivations, pour que ça se reproduise pas ... Non ? »

Il était vrai que les 'monstres' étaient souvent dus à un tas de conséquences provoquées par les autres. Pourtant on ne pouvait pas s'empêcher de les mépriser par-dessus tout car c'était ainsi que la nature humaine était faite. Peu après Mikumo leva les yeux vers moi comme s'il attendait une quelconque réponse à ce qu'il venait de dire, une affirmative histoire de savoir si j'avais bien compris son argument. Oui je l'avais compris, cependant je ne pouvais m'empêcher de me dire que ce n'était pas tout à fait ce que j'entendais par 'monstre' même si cela correspondait relativement bien. Souriant maladroitement je me grattai légèrement la joue, ayant l'air visiblement gênée. Ce n'était pas un embarras du genre 'je rougis en mode fluffy' mais plutôt dans le genre 'je sens que je vais dire de la merde'. Le pauvre, il allait croire que c'était de sa faute et qu'il avait fait un truc de travers ce que je ne voulais pas. Et pourtant, je me devais d'être honnête afin qu'il sache en quel honneur il était interrogé, surtout que mes questions étaient carrément bizarres.

« Malheureusement j'aurais aimé contredire... mais c'est trop vrai. Par contre, ce n'est pas exactement ce que j'entendais par 'monstre'... j'entendais plus quelque chose comme 'une personne différente, possédant un élément de surnaturel en elle'. »

Un petit moment de silence s'installa, chose surprenante dans la banlieue : seul le bruit des gouttes de pluie s'écrasant contre les vitres de l'arrêt se faisait entendre au rythme de la respiration des deux adolescents que nous étions. Mais je ne comptais pas rester muette éternellement, bien entendu. Ayant presque l'air malicieuse – ce qui s'avérait en réalité être une ruse pour ne pas montrer que dans le fond j'étais un peu attristée – je penchai la tête sur le côté, posant mon doigt sur mes lèvres (on dirait limite un head-tilt made in SHAFT dit comme ça www).

« Dis-moi, si je te disais que des 'monstres' comme ça existent vraiment, que dirais-tu ? Que ferais-tu ? »


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MessageSujet: Re: Run rabbit run [Mikumo;Kaede]   Mar 21 Avr - 22:32


run rabbit run


Ouhlà euh non, elle avait l'air gênée à nouveau, c'était pas du tout ton intention, qu'est-ce que t'avais encore fait, quel nul wow. Euh, est-ce que t'avais dit un truc vraiment bizarre ? Est-ce que tu l'avais offensée sans t'en rendre compte ? Ouais, c'était possible ça, ça t'arrivait un peu trop souvent. Tu disais que de la merde. Bon, d'accord, en règle générale, tu le faisais exprès d'offenser les gens en pointant du doigt des choses qu'ils préféreraient ignorer mais euh voilà. Là, c'était tout à fait fortuit et tu t'en mordais les doigts, quel pas doué. Pourquoi fallait-il toujours que tu fasses tout rater lorsque la situation commençait à s'améliorer ?

▬ Malheureusement j'aurais aimé contredire... mais c'est trop vrai. Par contre, ce n'est pas exactement ce que j'entendais par 'monstre'... j'entendais plus quelque chose comme 'une personne différente, possédant un élément de surnaturel en elle'.

Oh. OH. Cette fois, ce fut à ton tour de rougir, okay, t'avais rien compris et c'était embarrassant, hahahahahaha. Bon. Euh. D'accord. "Monstre" au sens paranormal du terme ? Ça te paraissait un peu étrange qu'elle mette ça sur le tapis – est-ce que c'était ça le fameux chuunibyou ? Peut-être qu'elle se faisait un délire comme quoi elle était un esper ou un gens avec des pouvoirs trop cools de la mort qui tue ? Enfin, non, elle avait l'air plutôt sérieuse – mais euh bah les gens qui étaient atteints de ce syndrome l'étaient aussi en général donc ça voulait rien dire en fait. Bref. Euh. Même si c'était le cas, t'étais un peu perdu vis à vis de la question. D'une certaine façon, tu trouvais ça moins "problématique", moins difficile à répondre ? Ou alors, la réponse te paraissait plus évidente et t'avais donc plus de difficulté à la formuler, quelque chose du genre.

▬ Dis-moi, si je te disais que des 'monstres' comme ça existent vraiment, que dirais-tu ? Que ferais-tu ?

Tu regardas son expression joueuse sans rien dire, toujours un peu perdu quant à l'objectif de ce raisonnement. Puis, après quelques instants de réflexion pour remettre tes idées dans l'ordre, tu souris doucement, te prêtant au jeu puisque de toute façon, il n'y avait rien à perdre et que vous étiez coincés là le temps que le bus arrive.

▬ Hum, je ne pense pas que ça soit réellement un mal ? Je veux dire, ça reste une personne, non ? Le fait d'avoir quelque chose de différent ne la rend pas "mauvaise" automatiquement, enfin, je ne pense pas.

A moins que la dite personne ne s'en serve à mauvais escient bien sûr, mais pour le coup, tu trouvais pas ça particulièrement gênant que quelqu'un soit vaguement surnaturel. Ça devait probablement les faire plus chier qu'autre chose d'ailleurs, d'avoir à faire profil bas pour pas s'attirer d'ennuis ou se faire exhiber comme une bête de foire – enfin, à tes yeux, ça te paraissait beaucoup plus effrayant que super utile, hm. Quoi que, tu pouvais toujours jouer les superhéros et tout ? Mais t'étais pas sûr que les gens apprécient, ni te laissent faire. Hahaha.

▬ Ça serait plutôt, euh, enfin, c'est pas de sa faute si elle est comme ça ? Alors ça serait pas très sympa de lui en vouloir pour quelque chose qu'elle n'a pas pu contrôler ? Ou même si c'était volontaire, c'est plutôt les actions de la personne qu'il faudrait regarder, non ?



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MessageSujet: Re: Run rabbit run [Mikumo;Kaede]   Mar 22 Sep - 22:48







« Bonjour je suis la reine de la stupidité »
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Mes questions avaient l'air de le surprendre, ce qui ne m'étonnait guère car elles étaient... relativement étranges ? C'était le cas de le dire, après tout je commençais à taper la discute sur un sujet surnaturel comme si je le connaissais depuis longtemps et qu'on était super potes. Mais je n'avais pas pu m'en empêcher, c'était un moyen de vérifier s'il était digne de confiance. Sauf qu'après réflexion, j'avais fini par en conclure qu'il était certainement mieux de ne pas évoquer mes yeux rouges. Pourquoi ? Parce qu'il était possible qu'il n'y croit pas. Qu'il me demande de prouver ce que j'avançais. Et s'il les voyait et que mon regard croisait le sien, ses souvenirs de moi s'envoleraient en fumée. Pour être honnête j'en avais assez de ce satané pouvoir, moi aussi je voulais des amis sans avoir à m'inquiéter qu'ils puissent m'oublier d'une seconde à l'autre. Il devait bien y avoir un moyen de s'en débarrasser n'est-ce pas ? J'avais un petit espoir, mais peut-être qu'un jour cette capacité étant pour l'instant plus un malus qu'autre chose pourrait me servir. Bon, elle avait été utile plus tôt pour le coup mais je n'étais pas du genre à me lancer dans des bagarres 24h/24, ce n'était pas mon délire que de me faire refaire le portrait.

« Hum, je ne pense pas que ça soit réellement un mal ? Je veux dire, ça reste une personne, non ? Le fait d'avoir quelque chose de différent ne la rend pas "mauvaise" automatiquement, enfin, je ne pense pas. »

Inconsciemment j'avais commencé à fixer son sourire, me disant que cela lui seyait bien plus que cet air affolé qu'il avait quelques minutes plus tôt, pour sûr. Soulagée que l'incident soit désormais du passé, mon expression joueuse se transforma en une plus bienveillante et chaleureuse encore. En espérant qu'il ne me rappelle pas cette histoire dans quelques années – parce que oui j'avais décidé de garder contact il n'avait pas le choix – – non vraiment j'étais désolée pour lui, devoir me supporter encore plus longtemps – parce que vraiment c'était bizarre comme rencontre. 'Comment vous êtes devenus amis ?' 'Et bien c'est simple je l'ai écrasé de tout mon poids dans une flaque dos et j'ai bien cru qu'il allait mourir entre mes doigts'. Avouez que ce n'est pas terrible comme première impression, ni comme histoire à raconter. Secouant légèrement la tête pour me chasser ces idées de la tête, je finis par afficher un air presque blasé. Non ce n'était pas lui qui m'agaçait, c'était moi-même : à cause de mes bêtises j'allais devoir trouver quelque chose pour enjoliver notre rencontre. Cascadeuse n'était pas ma vocation, et pourtant c'était comme ça que nos chemins s'étaient croisés. Drôle tournure du destin, peut-être infortunée pour lui mais pour moi c'était de la chance : il m'avait l'air plutôt sympathique après tout.

« Ça serait plutôt, euh, enfin, c'est pas de sa faute si elle est comme ça ? Alors ça serait pas très sympa de lui en vouloir pour quelque chose qu'elle n'a pas pu contrôler ? Ou même si c'était volontaire, c'est plutôt les actions de la personne qu'il faudrait regarder, non ? »

Des paroles bien sages que je ne pouvais, une fois de plus, pas contredire : c'est qu'il savait philosopher comme il le fallait ce petit. Mais aussi compréhensif qu'il pouvait paraître je ne comptais toujours pas lui parler de mon cas. Moins il y avait de personnes au courant et mieux c'était n'est-ce pas ? Il y en avait déjà trop, et je n'avais aucune envie de devenir une bête de foire. Fouillant un peu dans mon sac je finis par – ô miracle – trouver une gaufre, encore dans son petit sachet fraîcheur. Une joie immense m'envahit et je la déballai, croquant dedans tout en prenant soin d'en donner au chaton encore caché sous mon pull. Pendant que je dévorai avidement ce qui était en train de me sauver d'une famine certaine – bon j'exagère d'accord – je me repassai les paroles de Mikumo en tête, les analysant sous tous les angles possibles non par pour y trouver une faille mais pour savoir quoi répondre. Quand j'eus finalement l'éclair de génie, chose qui n'arrivait environ qu'une fois par an et encore, je vidai mes abats-joues avant de me tourner vers l'albinos, tout sourire. Pour ne pas changer quoi, un faciès plein de vie et des joues pleines de nourriture : du made in Kae.

« Et bien, et bien ! Je suis plutôt contente d'avoir pu croiser quelqu'un d'aussi compréhensif, ça fait plaisir. » Je lui tendis la moitié de ma gaufre. « Tu en veux ? Je suis d'humeur génér-- »

Sentant comme un roulement dans mon sac je me stoppai soudainement, clignant des yeux. Figée pendant un moment je finis par avoir l'air amusée, fouillant de ma main libre dans cet amas de tissu plein de merveilles, un peu comme le sac de Mimie Mathy quoi.

« On dirait qu'il y a encore quelque chose là-dedans ! Peut-être que c'est à boire, ce serait bien. »

La fouille fut intense, et lorsque je réussis à attraper l'objet inconnu je le sortis, fière au départ. Puis, pendant une bonne vingtaine de secondes je le fixai, ayant soudainement l'air stupide. Pourquoi ? Parce que c'était un parapluie. J'en avais un DEPUIS LE DÉBUT, et je m'abritais comme une idiote sous un abri parce que je ne me souvenais pas en avoir emmené un. Très lentement je me tournai vers Mikumo, ayant l'air un peu embarrassée pour le coup. Puis un rire nerveux s'arracha de mes cordes vocales peu de temps après, parce qu'honnêtement je ne savais pas comment lui dire. 'Hey tu sais quoi on attend comme des idiots ici depuis tout à l'heure alors que j'ai un parapluie haha t'as vu c'est drôle'. Tiens, ce sentiment de honte que je connaissais si bien ; ce désir brûlant d'aller me terrer dans un trou pour m'effacer de la surface du monde quelques instants le temps que l'on oublie cette situation gênante. Et une nouvelle anecdote à ajouter au journal de notre rencontre, une ! Sérieusement, je n'en loupais pas une et je trouvais toujours un moyen de m'enfoncer encore plus. Preuve que j'étais réellement stupide et que mon cerveau constamment en grève n'était pas forcément en faute.

« Ahem, promets-moi que tu ne vas pas te moquer ni te mettre en colère mais... » J'agitai le parapluie avec un peu d'hésitation, me cachant presque derrière. « Il semblerait que j'avais un parapluie, mais je ne m'en rappelais même pas... »

Puis vint le sourire qui signifiait presque 's'il-te-plaît ne me tue pas je ne l'ai pas fait exprès je te le jure', tant ma propre idiotie me rendait honteuse. Il ne manquerait plus qu'il pense que je l'avais fait délibérément, pour pouvoir taper la discute parce que je n'avais pas d'amis ! J'en avais – bon pas des masses d'accord – mais il était vrai que je ne disais pas non à de nouvelles rencontres, c'était sûr. Sauf que jamais je ne pourrais songer à une idée aussi futée, aussi désolant cela pouvait-il être. J'étais une idiote après tout.

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MessageSujet: Re: Run rabbit run [Mikumo;Kaede]   Ven 6 Nov - 16:33


run rabbit run


Bon bah euh t'allais prendre cette absence de réponse comme un bon signe, hein. C'était pas qu'elle avait l'air violente, mais vu qu'elle semblait être quelqu'un de plutôt expressif, tu ne doutais pas que si t'avais dit une connerie, elle l'aurait dit. Ou du moins, elle te l'aurait fait comprendre. Là, elle se contentait de fouiller dans son sac et d'en sortir un ... biscuit (?) - bref, de sortir un snack pour le grignoter, ce qui ne te paraissait pas être une réaction de rejet très commune. A moins qu'elle n'ait juste décidé de t'ignorer sans prévenir en te mettant un vent très très puissant.

En gros, tu savais pas trop comment le prendre et par conséquent, tu te retrouvais à la regarder d'un air un peu perdu pendant qu'elle continuait à manger tranquillement - tout allait bien.

▬ Et bien, et bien ! Je suis plutôt contente d'avoir pu croiser quelqu'un d'aussi compréhensif, ça fait plaisir. Tu en veux ? Je suis d'humeur génér--

Ah. Okay. D'accord. Tu ferais peut-être mieux d'accepter, au moins par politesse. Même si t'étais pas sûr d'avoir compris pourquoi elle ressentait le besoin de manger une gaufre alors que c'était le déluge autour de vous - tu avais horreur de manger avec autant d'eau autour de toi en plus, tu t'imaginais toujours que ta nourriture allait absorber toute l'humidité, même si c'était faux.

▬ On dirait qu'il y a encore quelque chose là-dedans ! Peut-être que c'est à boire, ce serait bien.

Tu haussas un sourcil interrogateur en la regardant repartir fouiller les profondeurs de son sac, dans une tentative d'exhumer quelque chose d'autre à manger. Le sac avait pas l'air si grand, mais sachant que ce qu'on cherche s'évertue toujours à esquiver nos doigts, il y avait de bonnes chances qu'elle ne trouve pas sa cible avant un petit moment. Surtout qu'elle avait encore sa gaufre et son chat dans les bras. Tu t'apprêtais à lui offrir de lui tenir au moins l'animal en attendant lorsqu'elle extirpa enfin son bras du tissu.

▬ Ahem, promets-moi que tu ne vas pas te moquer ni te mettre en colère mais... Il semblerait que j'avais un parapluie, mais je ne m'en rappelais même pas...

Oh. C'étaaaaait ... Tu te sentais un peu ridicule pour le coup, trempés comme vous étiez, alors qu'il y avait eu de quoi vous abritez pendant tout ce temps. Un petit rire t'échappa, avant qu'il ne se mue en un vrai fou rire - en grande partie à cause de l'accumulation de toute cette nervosité.

▬ J'ai pas pensé à te demander non plus, c'est pas si grave ! Ça serait bête si vous tombiez malade ensuite, mais euh bon, il suffirait de bien vous couvrir en rentrant. Et puis, vu ce qu'il s'est passé tout à l'heure, le choc, tout ça, c'est pas très étonnant.

Tu pris quelques instants pour te calmer et arrêter de sourire bêtement, c'était pas très pratique d'articuler en ayant encore envie de rigoler.

▬ Je veux bien cette moitié de gaufre en guise de pardon, sinon ! finis-tu par déclarer, avec un petit sourire gourmand.


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