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 ✄ Moi ? J'suis comme un interrupteur. Mais cherche pas à comprendre pourquoi. [100%]

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Cause de mort: Immolé
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Capacité: Precising Eyes

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Kurokawa Andrew

Saint Andrew des Kiwis- je suis né dans un kiwi
MessageSujet: ✄ Moi ? J'suis comme un interrupteur. Mais cherche pas à comprendre pourquoi. [100%]   Dim 14 Sep - 1:39

ϟ Kurokawa Andrew



NOM • Kurokawa
PRÉNOM(S) • Andrew
ÂGE • Vingt-et-un ans
SEXE •
ORIENTATION SEXUELLE • Bisexuel
GROUPE SANGUIN • AB
DATE DE NAISSANCE • 06/10
GROUPE • Akame Dan • Informateur
CAPACITÉ • Precising Eyes • Permet au possesseur de zoomer son regard.
CAUSE DE MORT • Immolation

 

Intérieur;

Moi ? Je suis un type qui ne sort pas spécialement du lot. Je n'ai pas pour habitude de vouloir me démarquer de la foule malgré mes habitudes bizarres à m'habiller avec un uniforme de militaire tous les jours mais ça, c'est seulement parce que c'est ma passion. Et évidemment, ça explique aussi pourquoi j'ai tout un tas d'armes sous ma veste : parce que ça me passionne aussi, bien entendu. Chacun ses goûts dit-on; et bien les miens ne plaisent peut-être pas à tout le monde mais tant qu'ils m'intéressent moi, c'est tout ce qui compte. Tant qu'on ne me juge pas à ça, ce qui me semble très probable malheureusement.

Éventuellement, suite au développement de cette passion que j'ai depuis mon enfance, j'ai fini par devenir flic même si j'étais connu auprès de mes proches pour avoir une vue relativement mauvaise. Mais par chance, il semblerait qu'elle se soit améliorée depuis mon passage à l'école militaire. Tant mieux hein, comme ça je peux faire ce que je veux... elle s'est même "améliorée". C'est plutôt sympa, bien qu'un peu étrange je dois l'avouer. Enfin, moi je m'en fiche un peu, ce n'est pas comme si ça m'affectait particulièrement. Si c'est ce qui devait m'arriver alors tant qu'à faire, autant vivre avec. Et puis, ce n'est pas comme si ça m'était inutile, au contraire.

Au premier abord, je suis quelqu'un de plutôt passif. J'en ai un peu rien à foutre de ce qu'on me dit, je laisse couler : pas comme si ça allait me faire pleurer comme une madeleine après tout. Alors j'encaisse et je me tais, parce que parfois ça vaut mieux que de se rebiffer et de faire de la merde comme beaucoup ont l'habitude de faire. Je ne suis pas stupide moi, d'abord le cerveau, et après les actions. En tout cas, je dois m'estimer heureux de ne pas avoir la tête vide comme ces idiots qui agissent avant de penser. Et sans vouloir me vanter, je dois dire que je suis loin de n'avoir rien dans le crâne, je dois même avouer que j'ai pas mal de connaissances sur un peu tout, notamment en matière de combat.

Je suis aussi un peu distrait sur les bords, je dois l'avouer. Il m'arrive parfois de ne pas écouter, ou de n'entendre qu'à moitié ce qu'on me dit parce qu'il y a quelque chose d'autre qui attire mon attention, ou alors je pense déjà à quelque chose que je juge bien plus intéressant que ce que l'on me raconte. C'est plus fort que moi, je n'y peux rien. Disons que je ne suis pas très attentif surtout, et je n'ai jamais vraiment fait d'effort pour y remédier bien que je prétende parfois le contraire. Une sorte de flemme, probablement ? Moi-même je ne saurais le dire.

Malgré ça, je ne suis pas cannibale, je ne bouffe pas les gens. Je suis même plutôt sympathique, enfin c'est mon avis. Certains me disent que je dégage un peu l'allure du grand frère, probablement en rapport avec cette impression de gentillesse qui émane de moi sans que je n'ai besoin de faire quoi que ce soit. C'est ce qu'on appelle faire bonne impression auprès des autres je suppose ? Moi ça me va. Parce que dans le fond, ça me fait quand même un peu plaisir même si je ne le montre pas toujours. Dans le but de protéger autrui mais surtout de pouvoir continuer ce qui me passionne, je suis devenu flic. Et ouai, vous direz probablement que ça correspond bien à mon sens de la justice, mais aussi à mon côté protecteur...

Sauf que ça en est loin. Avec le temps, on devient quasiment tous pourris. Moi, j'ai été corrompu jusqu'à la racine, je suis devenu aussi moisi que ceux contre qui je suis censé m'opposer. Je ne suis pas aussi normal que j'en ai l'air, je suis même un peu trop surprotecteur parfois notamment lorsque je m'attache vraiment à une personne. C'est rare, mais cela m'arrive tout de même : même les types comme moi ont un cœur, bien qu'il ait été noirci par la pourriture de ce monde. Certes, cela contredit en partie les raisons pour lesquelles les gens deviennent flics mais je m'en fous un peu, parce que je ne suis pas devenu comme ça tout seul hein.

On pourrait presque parler de dédoublement de la personnalité pour mon cas, sauf que je suis parfaitement conscient de ce que je fais et surtout je m'en souviens. Faut croire que dans le fond, j'ai une part de psychopathe un peu refoulée de temps à autre. Bien que je sois d'ordinaire passif, il y a une limite à ma patience : si je pète un câble, on comprend bien vite que mes flingues ne sont pas là pour frimer ou pour faire joujou. Je ne fais pas dans la tendresse moi, si quelque chose ou quelqu'un me tape vraiment sur le système je n'hésite pas à taper dans le tas et je ne m'arrête que très rarement au stade de éraflure. Et parfois, j'avoue que voir ces visages effrayés, ça me fait plaisir, et même sourire : j'ai vraiment une case en moins en fait.

Dans ce cas-là, j'apprécie aussi décevoir les gens. Les manipuler à souhait comme de vulgaires pantins. Mais pour être certain de parvenir à mes fins, je ne change pas de mon comportement habituel, sinon les gens risquent de se douter que quelque chose ne tourne pas rond dans mes propos. Et puis, une fois que je n'ai plus besoin d'eux, je les abandonne comme de vulgaires jouets, leur tourmente représentant l'une de mes plus grandes satisfactions. Lire le dégoût sur leur visage proclamant qu'ils diront tout sur moi me fait rire, car qui pourrait croire que le "grand frère" soit en réalité un connard complètement pourri par le temps, un flic corrompu par-dessus le marché ? Personne, et c'est pour cela que ça m'amuse.

On me dit souvent que je fais peur dans cet état-là, mais moi ça me fait plus rire qu'autre chose. Parce que bien que la société ait commencé à moisir, elle a toujours du mal à bien juger les autres, sans seulement se baser sur leur apparence. Et après, quand ils découvrent le "vrai" nous ? Ils nous jettent parce qu'on ne correspond plus à l'image qu'ils avaient de nous. C'est pour ça qu'on finit comme on est; que j'ai fini comme je suis : parce que je me suis adapté à un environnement après avoir été éjecté d'un autre. C'est comme ça qu'on fonctionne pour survivre; après tout c'était ce que j'avais appris à l'école militaire.

Entre ces deux personnalités, au final, je change un peu comme je veux. Je fais ce qui me chante et j'agis un peu comme un interrupteur, qui contrôlerait le contraste entre la partie de mon cerveau lumineuse et rassurante, puis celle plus noire et effrayante. Même si je n'étais pas forcément comme ça avant un peu de changement, ça ne fait pas de mal : ça permet de créer un peu d'effet de surprise. Au moins, on s'ennuie un peu moins comme ça. Et puis, il faut de tout pour faire un monde, non ? .
Derrière toi;

Autrefois, j'étais comme n'importe quel gosse : j'avais des rêves, des espoirs et des délires inimaginables. Mais évidemment, comme tous les gamins de mon âge, tout a été anéanti, piétiné, broyé par la dure réalité que l'on nous force à voir. Ce monde pourri jusqu'au moindre recoin, où la seule lumière à laquelle nous pouvons nous accrocher c'est notre propre reflet. Moi ? Ils ont continué à faire en sorte que la vérité que je refusais d'accepter continue d'exister en moi, qu'elle me bouffe de l'intérieur; et pourtant cela ne m'avait pas empêché d'aller à l'encontre de leurs attentes. Parce que je n'aimais pas me sentir emprisonné dans leur cruauté; parce que j'en avais un peu rien à foutre de ce qu'ils pouvaient bien penser de moi.


Death incomming : 10%

« Plutôt une mauvaise vue que tu as là... »


Je le savais, mais je refusais de l'accepter. Parce que ça compromettait mes plans; parce que j'étais persuadé du plus profond de mon être que ça ne pouvait être si grave que ça. Allez me comparer à un aveugle et vous constaterez que ma vue n'est pas si médiocre que ça, que je devrais simplement être content de voir. Mais y'a toujours des personnes pour nous contredire, ces gens pour qui on aura toujours tort peu importe ce qu'on pourra tenter de leur dire, de leur faire comprendre : moi, il s'agissait de mes parents. Vous savez, ceux qui sont censés vous soutenir lorsque vous leur dites que vous avez un rêve ou une passion ? Qui doivent être heureux quand vous l'êtes ?

Ils n'ont jamais compris ma passion pour les armes à feu. Pour eux, j'étais comme tous les autres gamins : ils devaient certainement croire que pour moi, un vrai pistolet, c'était comme les jouets avec lesquels je pouvais jouer. Mais ils avaient tout faux. Et ils n'étaient pas foutus de l'accepter. Quand je leur disais que je voulais faire un métier où il y avait des armes, en passant par flic ou encore militaire, ils me disaient sans arrêt que c'était impossible, parce que j'avais une mauvaise vue. Je le savais, mais je ne voulais pas abandonner mes rêves... non : je ne pouvais pas. De toute manière, un jour, j'allais leur prouver qu'en y croyant très fort, je serai capable d'exercer le travail que je voulais.


« Tu as toute la vie devant toi, Andrew. Pourquoi ne pas y réfléchir encore un peu ? Tu es si jeune... »


Death incomming : 25%


Quatorze ans, et toujours ce désir incontrôlable de vouloir toucher une arme. Juste un peu, ça ne pourrait pas faire de mal non ? Mais personne ne risquait de me laisser faire. Alors j'attendais, je songeais à mon futur, je continuais de rêvasser et d'espérer comme je l'avais toujours fait. Après tout dans le fond, j'étais encore un gamin non ? C'était ce que tout le monde me répétait, et pourtant, j'étais conscient que petit à petit, je commençais à m'éloigner de ce monde d'insouciance que l'on voit quand on est enfant. Plus je vieillissais, et plus je me rendais compte à quel point certaines choses dans la vie puaient le moisi. Néanmoins, cela ne me faisait pas perdre mon but de vue.

Ces gens qui discutaient, je les écoutais tous sans rien dire. Même quand je savais qu'ils avaient tort et qu'ils allaient certainement faire une grosse erreur, je ne disais rien. Pourquoi ? Parce que ça les regardait. Mais parfois, ce qu'ils s'échangeaient entre eux m'intéressait bien plus que je ne pouvais le laisser paraître. Ecouter les militaires, voire d'autres personnes parler d'armes à feu, ça me rendait extrêmement heureux. Bizarre non ? Je ne pouvais pas m'en empêcher, et alors que je pensais que ma mère commençait enfin à comprendre comment je pouvais me sentir quand on parlait de ce qui me passionnait tant... je me trompais.

Un jour, un cadeau. Offert par les soins de mes parents qui voulaient vraiment me faire plaisir, mais ça avait eu l'effet inverse. Sauf que je ne leur avais pas dit, parce qu'au fond ils n'étaient certainement pas les seuls à penser que ce genre de jouet pourrait faire plaisir à un gosse comme moi, c'était sans aucun doute la pensée de tous les adultes de ce monde aveugle. Il s'agissait d'un pistolet, certes, mais à billes. Ces trucs inutiles qui se cassaient facilement, que l'on pouvait trouver partout : pourtant, je tentais d'y prêter intérêt un minimum, car c'était avant tout quelque chose que l'on m'avait donné.

« Un jour, j'en toucherai une vraie. »


Death incomming : 40%


Même en vieillissant et en atteignant la majorité, mes rêves n'ont jamais été changés. D'ailleurs, c'est pour cela que j'avais décidé de partir à l'étranger pour courir après ma passion des armes, m'inscrivant ensuite dans une école militaire. Bien entendu, cela n'avait pas tant surpris mes parents que je ne l'aurais cru mais bon, ce n'était pas comme si j'avais laissé des "indices" tout au long de mon enfance pour qu'ils comprennent enfin que depuis fort longtemps, j'avais déjà décidé de mon futur. Même s'ils ne s'attendaient certainement pas à ce que je conserve cette idée, j'étais persuadé que derrière leur chagrin face à mon départ, il devait y avoir une once de fierté. Parce que je n'avais pas mal tourné; parce que je n'étais pas méchant.

Les Etats-Unis. La destination choisie afin de commencer ma vie d'étudiant au sein des enceintes d'un établissement militaire afin de me lancer dans une future carrière. C'était mon paradis à moi, parce qu'en plus, là-bas, j'allais forcément trouver d'autres admirateurs d'armes à feu là-bas, des personnes qui pourraient me comprendre; des gens qui vivaient dans mon monde. Ici, il n'y avait personne pour me dire que ma passion était poussée à bout, ou pour me comparer à un enfant parce qu'il est persuadé que j'aime ces foutus flingues en plastique... non. J'avais enfin trouvé ma place, là où j'aurais dû naître, cet endroit où l'on avait tous quelque chose en commun, ce lien qui nous rassemblait.

La vie ici se faisait un peu difficile et au départ, j'avais eu beaucoup de mal à m'y habituer. Parce qu'on nous mettait constamment en condition de stress, qu'on nous faisait nous lever très tôt et nous coucher tard. Tout devait être fait parfaitement, et moi, je faisais de mon mieux car bientôt, oui, très bientôt... j'allais certainement pouvoir toucher une arme. Ce dont j'avais toujours eu envie. Pourtant quand le moment arriva enfin, je constatai qu'il manquait encore quelque chose à tout ce bonheur... mais quoi ? Certes, tenir un pistolet aurait dû suffire à me rendre heureux mais il y avait comme un vide inexplicable qui s'ajoutait à ça.

C'est là que je l'ai rencontré. Qui aurait cru qu'il aurait eu un impact aussi important sur ma vie ? Pas moi en tout cas. Ce type bizarre qui s'était approché de moi alors que j'étais de corvée; ce mec tout sourire qui respirait la joie de vivre : ça changeait des autres, il sortait du lot, lui. Mais généralement les mecs trop sympas, j'avais appris à réfléchir avant de leur adresser la parole parce que parfois, ils pouvaient avoir un sacré grain. Pourtant, lui, je ne ressentais pas la nécessité de me méfier... bien qu'il ne m'intéressait pas tant que ça. Ouai, il était vraiment trop bizarre, il valait mieux que je n'y prête pas trop attention.

« Salut ! Besoin d'un coup de main ? »


Death incomming : 80%


Ce genre de rencontre, on ne s'y attend généralement pas. Ça nous tombe dessus au moment le plus inespéré, mais on a pas l'choix, on fait avec. Ce type bizarre, avec un accent américain très prononcé, répondant au nom de Thomas Waller. Ouai, plutôt banal dans le coin... je devais être le seul abruti avec un prénom anglais et un nom de famille japonais. Comme quoi il faut de tout pour faire un monde. Enfin, bref. Depuis mon arrivée dans cette école, j'avais fait un tas de rencontres sympathiques, mais sans plus, et le problème ne venait pas d'eux mais de moi. Quel souci ? Moi-même je ne le savais pas. Je devais avoir un penchant spécial...

Un penchant pour les gens bizarres. Comme cet idiot au grand sourire peu importe les circonstances. Cet imbécile qui était devenu mon meilleur ami avant même que je ne m'en rende compte. Je m'étais épris de sa personne et il était devenu indispensable en un rien de temps. Il n'y avait pas que moi qui l'avais remarqué, ça devait être le cas d'à peu près tout le monde : on ne nous voyait quasiment jamais l'un sans que l'autre soit dans le coin. Ils n'avaient pas besoin de le dire, ça se lisait dans leur regard, ces yeux qui pouvaient voir clairement ce qu'il se passait. Ça restait amical mais bon parfois, il était vrai qu'on pouvait se poser des questions sur notre relation.

Quand j'ai appris la mort de mes parents par le biais d'une lettre, il était celui qui avait été le plus présent à mes côtés, à tenter de me changer les idées. Et il y arrivait parce que sa bonne humeur, elle était contagieuse. Pire que la peste, mais c'était un mal plutôt doux. Ah, ce que je pouvais être simplet ! Il m'en fallait peu de sa part pour me sentir à nouveau moi-même; c'était un peu ma drogue personnelle. La nuit, il nous arrivait même de discuter quand nous n'arrivions pas à dormir, parce que nous savions que de toute manière nous serions réveillés à l'aube le lendemain même. Généralement nous parlions de choses sans intérêt, puis d'armes parce que c'était notre passion commune : mais cette nuit-là, c'était plus sérieux.

« Dis-moi, tu sais ce que tu comptes faire, après l'école militaire ? »

« Probablement flic, c'est ce qui me correspond le mieux. Mais c'est pas avec ma vue pourrie que ça risque d'être facile, c'est sûr. »

*Hahaha... si seulement j'avais pas une vue aussi merdique; si seulement je pouvais voir loin de façon plus nette. Limite j'aurais plus besoin de la lunette du sniper, ce serait cool.*

« Dans ce cas, on travaillera ensemble ! Ça sera génial, tu ne crois pas ? »

Et on riait comme des idiots, dans toute l'innocence du monde. L'idée de travailler ensemble dans le futur, moi, ça me plaisait pas mal parce que j'étais en bons termes avec lui et je savais qu'il allait certainement faire un flic génial. Parce qu'il avait le sens de la justice. Parce qu'il ne se laisserait jamais corrompre par ce monde pourri. Seulement, nous ne pouvions pas savoir qu'un jour, le futur allait jouer en notre défaveur, compromettant ainsi tous les plans que nous avions établi jusqu'ici. Après tout ce temps passé ensemble, quelque chose d'inattendu allait certainement se dresser sur notre route et moi, j'allais probablement être impuissant face à ce que la vie allait nous réserver. Mais c'était le cas de tout le monde, non ? Sans m'en rendre compte, j'avais fermé les yeux et je m'étais endormi.


Death incomming : 100% - Entrée dans le Never Ending World ○ 15 août


Un jour banal, ou presque. Quelque chose d'horrible m'était arrivé : j'avais perdu mes lunettes. Peut-être une sorte de moquerie de la part de mes camarades, sauf que je n'avais pas le temps de m'amuser avec ce genre d'idioties. Sans elles, je ne voyais rien : presque aussi myope qu'une taupe. Alors forcément je les cherchais, mais ce n'était pas évident puisque je n'avais aucune idée d'où fouiller. Les endroits évidents ? Vous me prenez vraiment pour un idiot... évidemment que j'avais déjà cherché par là. Les chambres, sous les couchettes des lits, ou même les toilettes derrière la cuvette. Beaucoup d'endroits avaient été passés au peigne fin, mais aucune trace de ce que je recherchais. Ça me mettait dans de beaux draps, forcément. Pourquoi avait-il fallu que ça arrive ce jour précis ?

Aujourd'hui, il y avait un exercice de simulation. Celui que j'avais attendu depuis si longtemps que maintenant, j'étais dégoûté de ne pas avoir mes lunettes. Et si je faisais sans, cela ne serait pas si grave, si ? Après tout, les armes étaient réelles, mais les balles étaient à blanc donc aucun risque. Enfin c'était ce que je m'imaginais mais après tout, je ne pouvais pas non plus être certain que ce serait le cas. Ce serait donc ce qu'on appelle la confiance aveugle je suppose ? Moi, innocent comme je l'étais encore à l'époque, jamais je n'aurai pu me méfier de quoi que ce soit... même si cette impression désagréable comme quoi quelque chose allait déraper me hantait sans arrêt. Mais ce n'était probablement que le fruit de mon imagination, alors je n'y prêtai pas plus attention que ça, bien trop pressé d'atteindre notre espace de « combat » à tous, nous les élèves de l'école militaire.

Une fois sur place, je me sentis comme au paradis. Bon d'accord je ne pouvais pas voir grand chose, mais le simple fait d'écouter notre chef nous donner les instructions me rendait impatient au point que j'avais l'impression de redevenir un gamin. Quand il déposa l'arme dans mes mains, je l'analysai en déplaçant mes doigts dessus, tremblant presque d'excitation. Je suivis par la suite Thomas puisque nous étions attribués au même emplacement -par chance il pourrait ainsi me guider-, m'installant derrière un tas de terre comme si j'étais vraiment en guerre. Lorsque le début de l'exercice fut annoncé, je sentis mon rythme cardiaque s'intensifier : j'étais prêt, depuis le temps que j'attendais ce moment. Mais prêt à quoi ? Là était la question. Il ne s'agissait pas d'un vrai combat, donc je ne pouvais pas être prêt à me battre. Tenir une arme sans doute ?

Ce grand idiot blond était à côté de moi à rire bêtement de la situation. Du coup à cause de lui, je prenais encore moins l'exercice au sérieux, même si je restais aussi attentif que possible à ce qu'il se passait autour de moi. Après tout, cela pouvait être une occasion de s'entraîner à affronter diverses situations que je pourrais rencontrer dans mon futur métier, avec cette mauvaise vue... car imaginez : si je venais à perdre mes lunettes en plein milieu d'une course poursuite, ou en plein combat, je n'allais tout de même pas rebrousser chemin ? Non, je devais faire avec, et apprendre à me débrouiller malgré mon handicap conséquent ! Après avoir repris gentiment Thomas à l'ordre, je me remis en position d'offensive.


Cela n'aurait jamais dû se passer comme ça... pourquoi ?


Qui aurait cru qu'il y aurait un idiot qui viendrait foutre l'exercice en l'air ? Même si je ne voyais pas très bien, j'avais reconnu ce bruit... celui d'une grenade. Ils avaient eu droit à des grenades et pas nous ? Non, ça ne pouvait pas être ça... dans ce cas il y avait vraiment un abruti capable d'en balancer. Mais à mon avis, ça ne devait pas être une vraie, si ? Ahh, j'étais si innocent... et si stupide moi-même. Ne pouvant pas trop la situer, je ne savais pas vers où aller. Merde, merde, MERDE ! Quand elle explosa, tout se passa très vite. J'allais dire quelque chose à Thomas mais au même moment je vis ce petit bâtiment à côté de nous. Une réserve. Et je compris rapidement ce qu'il y avait à l'intérieur, bien que trop tard : je l'avais compris au moment où le feu était venu consumer ma chair. Du gaz, ou plutôt des bonbonnes de gaz. La douleur était insupportable, et j'avais beau hurler, j'avais l'impression que personne ne pouvait m'entendre. Mes cris désespérés se rapportaient particulièrement à mon meilleur ami étendu, probablement mort dès l'explosion. Je finis par m'éteindre, ne laissant derrière moi qu'un corps carbonisé et une odeur ignoble de chair brûlée. Jamais je n'aurais pensé qu'un être humain pouvait brûler aussi vite.


Death in process - Deuxième Jour ○ 15 août


Ce moment désagréable où l'on se réveille en sursaut, en ressentant tout ce qu'on a vécu dans... un rêve ? Légèrement égaré, mon regard se balada sur le calendrier : 15 août. Alors tout ce que j'avais vécu dans cette 'journée' n'était que le fruit de mon inconscient, de mon imagination ? Cela avait eu l'air si réaliste que je ne m'étais pas aperçu qu'il y avait du faux dans cette histoire. Poussant alors un très long soupir je sortis de mon lit, essuyant la sueur de mon front. L'espace d'un instant, j'avais vraiment eu l'impression de sentir les flammes consumer ma chair jusqu'à n'en laisser qu'un tas de muscles rôtis. Rien qu'y repenser, ça me donnait froid dans le dos alors je chassai cette idée noire de mon cerveau avant de rejoindre mon meilleur ami.

Aujourd'hui, il y avait cet exercice spécial. Exactement comme dans mon cauchemar. Peut-être était-ce par stress que j'avais imaginé tout ça ? Sauf qu'évidemment une fois de plus mes lunettes avaient disparu. Mais bordel, qu'est-ce qu'il se passait?! Cette réalité commençait à trop ressembler à celle que j'avais pu voir dans mon sommeil. Wow, on se calme Andrew, ce n'est rien. C'est ce qu'on appelle l'impression de déjà-vu, il ne faut pas t'inquiéter. De mieux en mieux, je commençais à me parler à moi-même. Cette pensée me décrocha un rire nerveux qui sembla alerter mon camarade. Thomas, visiblement un peu intrigué, me regardait en fronçant les sourcils. Quoi ? J'avais l'air d'un fou, c'est ça ? Ohh, très possible. En même temps après avoir eu cette vision d'horreur dans la tête pendant toute la matinée, il était normal que je pète un peu un câble.

« Tout va bien Andrew ? » me demanda-t-il, laissant ressortir son accent bien prononcé.

« Ouai ne t'en fais pas, juste un mauvais rêve. On y va ? »

Il n'osa pas me demander de quoi il s'agissait, mais me fit comprendre que lui aussi en avait fait un d'un simple geste de la main. Je m'étais senti mieux l'espace d'un instant, jusqu'à que notre chef ne nous assigne les emplacements pour notre exercice. Exactement la même place... c'était un peu flippant en soi. Pourtant je ne devais pas devenir parano au point de croire tout ce que mes rêves pouvaient me raconter, si ? La nature humaine est horrible... mais le destin l'est encore plus parce que lui, il ne nous lâche pas et nous bouffe jusqu'à la dernière miette. Et nous, nous ne sommes que des pantins finalement. Du moins c'était comme ça que je le voyais moi.

Même endroit, même mauvaise impression. Encore une fois nous étions là à rire bêtement sans nous douter -ou presque- de ce qui allait arriver. Moi, j'avais quelques soupçons que je ne pouvais pas ôter de ma tête : et j'avais bien raison de me méfier. Sauf que je n'étais pas assez fort, pas assez rapide... et surtout je ne voyais pas assez bien. Lorsque j'entendis ce même bruit de grenade volant en notre direction, je savais que c'était foutu parce que je ne pouvais pas la distinguer du reste du paysage. Le plus étonnant, ce fut que cette fois-ci, je ne ressentis pas la longue souffrance de mon rêve, en étant immolé par les flammes : non, j'étais décédé sur le coup, n'entendant qu'un simple bruit d'explosion avant de m'éteindre.


Death in process - Jour XXX ○ 15 août


Je n'en peux plus, c'est insupportable. J'ai beau changé quelque chose, à chaque fois j'ai cette malchance de subir toujours le même sort, de même pour Thomas. Changer de lieu, tenter de retourner la situation contre quelqu'un d'autre, envoyer un autre groupe à notre place... rien n'y faisait. À chaque fois quelque chose venait empiéter sur la voie de notre vie et provoquait notre mort, que ce soit par le biais de cette fichue grenade, du feu ou encore parfois d'autres événements malencontreux. Cette douleur m'a rendu amer, et je pense que ceux qui m'entouraient pendant cette période l'avaient remarqué. Mais c'était plus fort que moi, c'était tellement douloureux que ça me rendait un peu fou sur les bords, mais surtout parano. Je ne pensais plus qu'à une chose, mettre fin à ça et pouvoir continuer ma vie tranquillement. Mais c'était trop demandé, pas vrai ?


Escaping from the Never Ending World ○ Dernier jour ○ 15 août


Quelque chose était étrange cette fois-ci. Quelque chose avait changé, mais je n'avais rien fait pour cela. Lorsque je m'étais réveillé ce matin-là avec la ferme intention de mettre fin à cette histoire une bonne fois pour toutes, mon regard chancelant se posa sur le lit de Thomas, vide. Pourquoi ne m'avait-il pas attendu ? Cela ne lui ressemblait pas. Complètement paniqué je déboulai hors de la chambre, commençant à le chercher partout. Aucune trace de lui. Peut-être était-ce ma chance ? Je me dirigeai donc à l'extérieur pour l'exercice. Je n'avais croisé personne en chemin, peut-être qu'ils étaient tous dehors après tout ? Cela signifiait-il qu'il y avait un risque que j'arrive trop tard ? Non non non, je ne voulais pas... je ne devais pas être en retard.

Première surprise en arrivant sur les lieux : il n'y avait personne. Je trouvais cela étrange alors je continuais à avancer jusqu'à croiser un petit groupe d'élèves comme moi, visiblement un peu perdus eux aussi. Dans le fond je n'aimais pas trop ça, alors inconsciemment j'avais pressé le pas, me dirigeant instinctivement vers notre 'place habituelle'. Je ne le voyais pas, par contre je pouvais jurer entendre sa voix non loin. Mon cœur palpitait sous la peur et le manque de respiration qui commençait à se faire ressentir m'empêchait presque de courir. Quand je le vis se tenir à notre emplacement en regardant un peu dans le vide, je sentis mes craintes monter.

Un pressentiment me disait que je ne devais pas être rassuré, que quelque chose était étrange.
Au moment où j'avais commencé à courir vers lui, il s'était tourné vers moi et avait souri de son air si innocent... qui cachait néanmoins une arrière pensée cette fois. Ce bruit que je connaissais si bien résonna fort dans mes oreilles et mon regard suivit cette foutue grenade avec effroi. Tremblant, je tendis le bras vers Thomas, accélérant autant que l'adrénaline présente dans mon corps pouvait me le permettre. Ça faisait mal, mais qu'est-ce que j'en avais à foutre ? Il était plus important que tout pour moi. Il était tout, limite l'une des seules raisons pour lesquelles je vivais encore dans ce monde pourri.

« Désolé Andrew, c'est de ma faute, pas de la tienne... tu me promets d'accomplir notre rêve, hein ? »

Un cri de détresse s'arracha de ma gorge au moment où il me poussa de toutes ses forces, me propulsant assez loin. Non, non, non ! Intérieurement je devenais instable, parce que je savais que je devais le sauver. Pourtant je ne fus pas assez rapide pour cela. En me redressant, je pus lire dans son regard qu'il avait abandonné l'espoir de vivre, et le 'au revoir' murmuré entre ses lèvres me rendit fou. L'explosion ne se fit pas attendre mais cette fois, je n'étais pas touché... enfin pas par les flammes. À la place, j'étais recouvert du sang de mon meilleur ami. Mon cœur se brisa soudainement. Je l'aimais, putain ce que je pouvais l'aimer. Et c'était maintenant que je m'en rendais compte ? C'était vrai, dans le fond je ne l'avais jamais simplement considéré comme un simple ami : cela se vit facilement lorsque mes souvenirs avec lui défilèrent sous mon regard, à la vision de son corps inerte. Il était mort, et moi j'avais survécu.


New Life in Process - ??? % ○ Monde ennuyant


Ahh, je me souviens encore de ce moment où je m'étais réveillé, ce 16 août précis. L'absence de Thomas m'avait fait un choc, et j'avais par la suite quitté l'école militaire. Ce qui était étonnant, c'était qu'en plus de l'avoir perdu pour toujours, j'avais l'impression que dans le fond je ne pourrais jamais oublier ce premier amour qui m'avait tant apporté. Du coup, j'étais devenu flic, comme nous l'avions convenu à l'époque. Mais sans lui, ce n'était pas la même chose, j'avais perdu quasiment tout mon enthousiasme... et suite à sa disparition j'étais devenu un peu bizarre. Devant les autres, j'avais cette façade du grand frère, celle que j'avais toujours eu mais dans le plus profond de mon âme j'avais cette impression comme quoi quelque chose d'autre était né, un sentiment bien moins noble. Quoi, je n'en savais rien mais je n'allais probablement pas tarder à le découvrir.

Autre chose étrange : moi qui avais toujours porté des lunettes, j'avais pu commencer à voir clairement du jour au lendemain. Et en plus, mes yeux d'ordinaire d'une teinte jaunâtre viraient parfois au rouge sang, et ça 'zoomait'. Étrange n'est-ce pas ? Je n'ai pas mis beaucoup de temps à comprendre le lien entre cette nouvelle couleur qui s'ajoutait à mon regard et ma capacité à pouvoir observer les choses de très loin. D'ailleurs, j'avais été remarqué par un type d'un groupe pas très net, contre lequel j'aurais probablement dû faire quelque chose. Mais comme je n'avais rien de mieux à faire, j'ai accepté de le suivre. Vous me direz que ce n'est pas très malin de suivre un parfait inconnu, encore plus quand il a l'air carrément louche, mais bon j'avais comme le sentiment qu'il pouvait apporter une réponse à cette interrogation sur le changement que je ne pouvais pas percevoir.

Bon, avoir un nabot comme chef, ce n'était pas forcément terrible au départ... j'avais l'impression qu'on se foutait un peu de ma gueule. Mais après l'avoir vu à l'œuvre, je me suis dit qu'il valait peut-être mieux éviter de lui chercher des emmerdes. Les gens sont tous un peu étranges dans ce groupe et plus le temps passe, plus y'a de membres... mais où ils vont les chercher ? Pour ma part, à force de rester avec eux je suis devenu un flic corrompu jusqu'à la racine, dont le sens de 'justice' a été altéré. Ahh, Thomas, si tu voyais ce que je suis devenu... tu serais probablement déçu, moi qui étais si noble à l'époque où nous nous fréquentions. Mais grâce à eux, j'avais pu découvrir cette part de moi qui me manquait depuis ce 15 août où tu es mort, ce qui s'était développé dans mon inconscient... ce côté légèrement psychopathe que je ne me connaissais pas autrefois, ce plaisir à faire souffrir ceux qui s'éclatent à me piétiner un peu trop.
ϟ ET TOI?


Bonjour je m'appelle Rebecca et j'aime le chocolat. Généralement, on me donne plein de noms différents mais on m'appelle jamais par mon prénom, donc pas besoin de le savoir. Alors ce sera... Kohi, Choco, ou plus communément sur ce forum : Kaede. Ouaip, parce que ceci est un dc ! J'ai craqué sur ce prédef' donc me voilà, avec comme faceclaim Flippy de Happy Tree Friends (parce que c'est trop la classe mais chut faut pas le dire). J'aime bien parler de moi mais j'sais pas quoi dire, alors généralement j'dis de la merde, comme cette phrase-là qui ne sert absolument à rien à part à affirmer ce que je viens de dire. Bref. Sinon je suis en bac littéraire et puis voilà c'est tout. Ah et aussi, j'espère ne pas avoir trop fail le personnage parce que je n'ai pas l'habitude de prendre des prédéfinis. o/
© Rocky-BL pour KPRPG
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MessageSujet: Re: ✄ Moi ? J'suis comme un interrupteur. Mais cherche pas à comprendre pourquoi. [100%]   Jeu 18 Sep - 9:19

encore quelqu'un au Akame !! putaing mais on va tous décéder nouuus ;_;
rejoignez le côté clair de la force D:

bref, ce perso a l'air très intéressant, GAMBATTE !
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MessageSujet: Re: ✄ Moi ? J'suis comme un interrupteur. Mais cherche pas à comprendre pourquoi. [100%]   Dim 5 Oct - 11:49

Hellooooo!
Bon tu connais la maison, je ne te fais pas un dessin.
Donc ta psychologie est longue(pavé♥) et super cool, ça plait, tu décris bien le perso. j'ai rien à redire là dessus.
Et ton histoire est aussi longue donc c'est cool. J'vais pas me répéter tu sais bien que j'aime ce que tu écris alors bon ! *déjà dis dans les rps ahahah*
Enfin bref, c'est avec joie que je valide ton DC ma chère Kaede. ~ ♥
Re-bienvenue sur Kagepro RPG ensuite tu connais la maison, tu sais quoi faire !
Bon RP et tout ça ! ~
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MessageSujet: Re: ✄ Moi ? J'suis comme un interrupteur. Mais cherche pas à comprendre pourquoi. [100%]   

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✄ Moi ? J'suis comme un interrupteur. Mais cherche pas à comprendre pourquoi. [100%]
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