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 i've been lookin' for ya ✗ mayuko ( 1oo% )

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MessageSujet: i've been lookin' for ya ✗ mayuko ( 1oo% )   Mer 17 Sep - 1:10

❝ masque de poix n'être que soi guide égaré
nom ▬ tomoaki
prénom ▬ mayuko
sexe
surnom ▬ mayu-chi
âge ▬ dix-neuf ans
date de naissance ▬ 1er décembre
orientation sexuelle ▬ ✗✗✗
groupe sanguin ▬ AB-
occupation ▬ étudiant et procrastineur
groupe ▬ solitaires
nom de la capacité ▬ Eyes of Agility • rend le possesseur extrêmement souple, pliable et tordable à souhaits pour 15min.
cause de mort ▬  asphyxié dans une cheminée

__________

prénom/pseudo ▬ stoawtsy
âge ▬ dix-sept bientôt
sexe/genre
comment as-tu connu le forum? ▬ google
comment tu le trouves? ▬ ilé bow
doubles comptes? ▬ akemi nylo
faceclaim/avatar ▬ suzuya juuzou de tokyo ghoul
autre ▬ je suis lent, amour
un mètre soixante-deux ▲ cinquante kilos ▲ albinos ▲ yeux marrons mais usage de lentilles rouges ▲ teint de porcelaine ▲ odeur du shampoing bien chimique ▲ a des parties du corps cousues

Ta maison est drôle : quand tu sors du bain il y a un grand miroir qui te fait face dehors, t'obligeant à te regarder. Chose qui n'est pas si grave pour quelqu'un qui aime autant son image. Délaissant ta serviette de bain quitte à tremper tout le couloir et à exposer ta nudité à ta famille qui ne souhaite pas forcément la voir, tu t'avances vers l'objet de tes convoitises d'un pas lent pour voir ta démarche. Tel un funambule, tu as tendance à adopter une démarche légère avec laquelle tes pas se succèdent, un pied devant l'autre, avec un croisement maîtrisé et des bras tendues pour garder un certain équilibre. Tu aimes avoir l'air de faire parti d'une troupe de cirque, ça explique peut être pourquoi tu veux une démarche aussi souple et théâtrale. Enfin, ça, c'est selon ton humeur. Si monsieur ne se sent pas soigneux, monsieur marchera d'un pas lourd, les épaules basses, les bras tombants, et le pantalon sous les fe-.. On s'écarte. C'est pour plus tard ça.

Re-concentrons-nous sur ce reflet qui est désormais à deux-trois pas de ta personne. Tes mains encore mouillées vont venir toucher le miroir et tu vas coller ta joue croyant débilement que ça va t'aider à mieux voir ton visage. Visage auquel tu n'accordes guère soin, sauf pour écraser ton regard d'une bonne couche de noir. Enfantin, peut être même féminin, ta bouille ovale est sertie de deux grands yeux ronds sous lesquels des poches où tu peux mettre la largeur de ton index témoignent d'un manque de sommeil évident. Tu pourrais effacer ces marques disgracieuses mais au contraire tu préfères les accentuer en attirant deux fois plus le regard des gens sur le tiens avec des artifices féminins tels que le crayon noir et le mascara. Sinon tes traits tendent à être plutôt fins, accentuant l'androgynie qui t'est si caractéristique. Ton reflet t'ennuie vite au final, alors tu finis par te laisser tomber dos contre le miroir avant de t'étirer comme un gros matou bien nourrit pour continuer ta contemplation.

Mettant ta main gauche à la hauteur de ton visage, tu laisses la droite la caresser et juger de la longueur de tes doigts de couturier. Longs, fins et avec des traces de toutes les aiguilles qui ont traversé ta peau par inadvertance ou par simple envie. Tes ongles sont toujours coupés au plus court, précaution de ta mère pour ne pas que tu te fasses mal. La bonne blague. Tu as omit deux choses en te fixant tout à l'heure : ta petite taille et toutes ces marques sur ton corps tant tu y es habitué. Parce que oui pour toi se coudre est devenu normal. Ce n'est qu'une banalité parmi tant d'autres et pourtant ça attire le regard des gens pour ton plus grand amusement. Tu es cousu sur tout un bras, le coin de ta bouche et le coin d'un œil, les trois éléments sur le côté droit. Il y a juste le cou qui a ses coutures au milieu. Est-ce que ça fait mal ? Ça fait putainement mal mais un tatouage sur de telles parties aurait été aussi douloureux et tellement moins original. Au départ seul ton cou s'était vu transpercé pour des raisons médicales durant ton enfance, et pour que tu arrêtes de pleurer trouvant que ça te rendait étrange, ils ont fini par te comparer à la peluche recousu que tu trimbalais partout. C'était une hermine dans sa robe d'hiver dont le cou ne cessait pas de tomber si bien qu'il avait fallut mille fois la recoudre, et ce sans forcément user d'un fil avec une couleur discrète. Celui qui tenait sa tête à l'époque était de couleur rouge n'est-ce pas ? C'est pour ça que tu leur as demandé de s'occuper de ton cou d'une autre façon. Le reste est venu par ennui ou simple envie. Tu n'sais plus pour être franc.

Ne pas savoir t'embête, aussi te laisses-tu un peu plus glissé jusqu'à être allongé sur le sol, bien que laissant tes membres se tordre rendant ta position improbable. Peut être devrais-tu songer à t'habiller non ? Parce que si quelqu'un vient tu vas avoir l'air malin. On t'avait proposé de te trouver un logement où tu pourrais te balader à poil sans retenue, mais tu savais très bien que seul tu rencontrerai bien vite la Grande Faucheuse. Ah, cette pensée te fait rire. Lourdement rire. C'est que tu es un garçon expressif, mais légèrement excessif parfois. Oh oui tu aimes sourire, rire, mais tellement qu'on pourrait penser que tu te forces et ça en devient creepy de quoi bien mettre mal à l'aise ton interlocuteur. Tu aimes aussi écarquiller le plus possible tes yeux car l'expression que ça te donne tu la trouves juste amusante. Dans tes mimiques on peut aussi rajouter à quel point tu es tactile, que ce soit avec les autres ou avec ta personne. Ce besoin incessant de triturer tes lèvres ou les coutures qu'elles possèdent. Tu évites de jouer avec celles du cou par contre, juste parce que t'es pas si maso. Après tout tu as eu ces dernières suite à une opération et tu as eu un moment super mal à la gorge. Cette période s'entend quand tu parles car ta voix, aussi androgyne et enfantine que ton image, se casse parfois ou d'un coup passe au murmure. Dans ces cas-ci tu évites de parler par pur douleur. Enfin, pour en revenir à ce que tu aimes triturer on peut compter les mèches de cheveux encadrant ton visage.

Décidé à te relever, tu t’exécutes rapidement pour jeter un dernier coup d'oeil à ton reflet pour en revenir au dernier point cité : ta touffe blanche. De base noire de jais, elle n'a pas vraiment apprécié les multiples décolorations subites pour rester à l'extrême opposé de sa couleur naturelle. Pourquoi tant d'acharnement capillaire ? Le blanc c'est la couleur de la pureté, de l'hermine et de ses symboles. Tu n'en prends pas vraiment soin, juste un coup de brosse et quelques barrettes, offertes par un professeur agacé, dans ta frange pour ne pas que cette dernière te tombe sur les yeux. On pourrait penser que tu es un mec carrément négligé tant tu te fiches de ta coupe et de ce que tu portes sérieux. D'ailleurs t'as regagné ta chambre pour ouvrir de manière magistrale la porte de ton dressing qui.. Qui, malgré sa taille, est surtout composé de pyjamas. Quelques chemises et deux pantalons doivent bien tenter de survivre dans un coin mais de toute façon tu ne les aimes pas. C'n'est pas assez souple pour bouger, alors en plus des pyjamas tu privilégies les vêtements amples. Comme si t'avais pas l'air assez nain. Une autre chose que tu adores ? Les bretelles. T'en as une collection sérieux. Parce que ouais, souvent tes bas sont trop grands et y'a pas forcément ce qu'il faut pour passer une ceinture. Enfin, soyons francs, parfois tu portes des bretelles juste comme ça, les laissant glisser de ton épaule sans te soucier de l'avenir de ton pantalon. Les chaussures ? Ouh. Une grande partie de bonheur aussi. Tu détestes les chaussures. ( Puis tu n'sais pas faire tes lacets mais sht. ) Alors bon, dans la plupart des cas tu mettras des chaussons.. Ou rien du tout. Rebelle va.
Enfin habillé, tu fais quelques pas hors du dressing pour venir t'étaler dans ton lit histoire de profiter d'un rayon de soleil pour faire la sieste. Certains te compareront à un chat.. Et ils en auront bien raison, ta bipolarité rappelant les instants de folie inexplicable de nos chers matous. Mais soyons plus précis veux-tu ? Comme tu le montres maintenant tu es une véritable larve qui peut effectuer un nombre incroyable de siestes en une journée. Si tu as envie de dormir peu importe le lieu et la position que tu auras, tu vas dormir. Puis la sieste c'est sacré : le premier qui ose te réveiller met le reste de ses jours en danger. Nous expliquerons pourquoi plus tard~.

En attendant tu as décidé de t'étirer un peu plus pour tendre la main vers ta table de chevet et saisir un livre dont tu vas dévorer le contenu. Tu sais avoir des passes-temps calmes, rythmés par une page qui se tourne pour la lecture ou par le bruit de la machine à coudre en ce qui concerne la couture. L'un est intellectuel, l'autre manuel mais les deux te vont avec une préférence notable pour le dernier du fait que lire réveille parfois ton côté stressé. Adulte qui reste un enfant qui a oublié de grandir, criant au mensonge comme un autre crierait au loup, il te faut impérativement éviter les bouquins philosophiques ou soulevant une question à laquelle nul ne peut répondre. La curiosité est un vilain défaut n'est-ce pas ? Et toi, ce que ça t'fait c'est pas beau. Pas beau du tout. D'ailleurs tu poses ton livre pour te redresser sur ton lit et toucher le mur. Il est froid et même au toucher on sent qu'il a été peint à l'arrache. Mais cette sensation te rassure. Peut être pas assez parce que tu joins tes mains, joue avec les fils de ta lèvre inférieure avant de la mordre, tout cela pour te dire que tu es vivant. Ouais, t'es con et naïf de douter, de te faire aussi peur, d'avoir besoin d'avoir mal pour que la vérité sur ta réalité te soit certifiée, cependant sans ça tu finirais pour sûr paranoïaque et enfermé à l'asile.

Ce petit moment passé, tu exploses de rire en te laissant retomber en arrière. Avec ta condition de malade tu es censé devoir éviter de te ruiner la voix mais là, c'est juste mal barré. Y'a des instants comme ça t'as juste envie de t'amuser, ça te prend d'un coup et tu te montres 'légèrement' hyperactif. Dans ce cas de figure, rien ne pourra capter bien longtemps ton attention de quoi te rendre chiant à souhaits, surtout si c'est quelqu'un qui essaye de te parler. Qu'est-ce que c'est bon d'emmerder ses interlocuteurs hein ? Puis tu n'y vas pas de main morte en imitant ces enfants qui posent trente cinq mille questions comme 'pourquoi le ciel est bleu'. Tu n'attends pas vraiment de réponses en plus alors dès que l'autre s'éternise à te répondre, même trente secondes c'est trop, tu enchaînes. Tu t'arrêtes de rire afin de masser ton cou en espérant vainement que ça va atténuer la douleur. T'as mal mais tu vas sourire en repensant à ce qui a été dit précédemment parce que tu assumes totalement d'être un chieur. Tu assumes tout ce que tu fais en fait. On te dira marginal mais pour le bon vivant que tu es, à quoi bon passer sa vie à ressembler aux autres ? Il n'y a pas dans ce mode de vie la satisfaction que tu recherches, on ne te regarderait pas assez en plus. Être regardé est un de tes caprices, parce que monsieur est capricieux, monsieur fait comme il le veut et si monsieur veut ne pas passer inaperçu, il ne pardonnera pas un passant timide qui préfère se concentrer sur ses pieds.

T'es une véritable princesse hein Mayuko ? Physique androgyne, prénom féminin, c'est un véritable gag. Mais tu ne t'en plains pas, au contraire ! Tu en joues. Joueur de base, ta famille qui ne s'est pas remise de ce qui t'es arrivé petit ne cesse de te choyer, te confortant dans cette position d'enfant roi alors que tu es désormais adulte. Découlant de toute cette sur-protection, on ne peut pas dire que tu supportes la solitude trop longtemps, et quand tu trouves quelqu'un.. C'est le drame. Tu en oublies que les japonais sont réservés, alors que toi tu es collant, tactile et, malheureusement, farceur. Peu importe la personne sur laquelle tu as jeté ton dévolu, tu attends d'elle de l'affection et des réponses concrètes à tes dires et gestes sous peine d'horribles représailles que tu qualifies de blagounettes. Ton humour est douteux tu sais ? Le pire dans tout ça, c'est que plus la farce sera grande, plus tu te montreras méticuleux. Quitte à être vil, autant bien l'être après tout. Petit tu aimais bien te cacher pour attraper les pieds d'une personne qui passait à côté de toi, ça t'amusait horriblement, mais maintenant tu es, plus ou moins, trop grand et claustrophobe sur les bords. Pourquoi ça ? Tu n'sais pas d'où ça vient, c'est triste eh~?

Pourquoi tourner autour du pot quand on ne peut pas te donner la réponse ? Enchaînons plutôt, continuons sur ce qui fait de toi un humain. Un humain indécis, achetable, dont le caractère si changeant n'est que le résultat d'une personnalité complète.. Ou peut être l'inverse. Reprenons l'image du chat veux-tu ? Il y a des moments où tu vas aller vers quelqu'un juste par intérêt, même s'il faut que tu te laisses caresser. ( Invité vois ça comme une image ou prend le au sens propre c'est comme tu veux ♡ ) Tortillant un instant une mèche de cheveux tu demandes si tu fais bien.. Mais qui n'est pas prêt à tout pour en venir à ses fins ? Le sourire qui éclot sur tes deux pétales de lèvres témoigne de ton choix de position. Cependant, malgré ça, quand tu en as marres, tu te montres d'abord pensif puis quelques minutes plus tard totalement agressif. Oh il t'arrive de faire mal physiquement, rien de bien méchant, puis tu t'excuses si ça arrive mais de façon lasse et blasée. Il se peut aussi que tu ailles vers quelqu'un par pure envie de compagnie et de jeux. Un besoin banal et pourtant que tu considères vital quand la bonne humeur n'y est pas et que les doutes rythment le temps qui s'échappe. La mélancolie ne te sied guère Mayuko.
◤ Naissance ▬ “ L'ange pâle

Premier Décembre, une p'tite ville paumée.
T'es né. Tu cris, tu chiales comme pas possible, t'as froid, mais voilà : t'es né. Entouré par le personnel du seul hôpital des alentours et de tes parents, l'essentiel est là. Ton père a encore du mal à se calmer, il avait peur, tellement peur, que ça se passe mal. Ta mère de son côté reprend son souffle : elle est exténuée. C'était pas de tout repos faut dire, puis t'as bien choisit ton heure en plus. Mais doucement, le calme retombe pour laisser place au repos amplement mérité.

Il est quatre heures du matin, dehors il neige, et dans cette petite chambre où le silence redevient maître tu es né.

◤ Enfance ▬ À la longue, je suis devenu bien morose :

Premier Novembre, un p'tit village.
Tu as six ans, bientôt sept. Petit garçon aux grands yeux curieux qui s'intéresse à tout, tu es la fierté de tes parents. Le village n'est pas bien grand aussi te laissent-ils te balader et jouer un peu partout du moment que tu ne franchis pas les limites qui te sont données. La plupart des habitants sont des personnes âgées avec lesquelles il est bien difficile de jouer. Parfois leurs enfants viennent avec leur propre progéniture, ça te fait des camarades de jeux pour un après-midi, ce n'est pas si mal.

Mais aujourd'hui il n'y a personne. Tes parents sont allés travailler en ville alors la voisine te garde. Ou plutôt elle jette de furtifs coups d'oeil sur ta personne avant de retourner vaquer à ses occupations. Tant pis. Tu t'allonges sur le dos dans l'herbe pour jouer avec deux répliques d'avions, imaginant milles péripéties palpitantes pour leurs aviateurs et ce jusqu'à ce qu'un miaulement te stoppe dans ton jeu. Voilà qui pique ta curiosité. Personne n'a de chats ici, il y a bien la maison d'en face qui a un chien mais il fait trop peur pour que tu daignes t'en approcher. Délaissant tes jouets, tu te lèves et époussettes ta salopette avant de remettre tant bien que mal les bretelles. Ceci fait il te faut jeter un regard rapide à la fenêtre histoire de t'assurer que la voisine ne regarde pas. Tu sens que ce n'est pas bien d'aller voir ce qui se passe, sans trop savoir pourquoi. La voie s'avérant cependant libre tu fonces vers les buissons pour découvrir avec émerveillement un de ces petits félins seulement vus aux travers de livres imagés et d'animés. Il est tout petit, avec de longs poils beiges et un regard bleu que tu admires pendant une longue minute sans vraiment faire attention au si petit bruit des gouttes rouges qui tombent de son ventre.

Lui aussi a eu peur du chien du voisin. Mais lui il n'a pas eu la chance de s'en sortir.

La voilà la triste conclusion que tu tires en voyant le chat se faire tirer de l'autre côté des buissons. Il miaule de façon stridente en tentant vainement de se débattre pendant que la mâchoire du chien se resserre un peu plus sur son si petit corps. Toi aussi tu as voulu crier, comme si ça allait changer quelque chose. Toi aussi tu as voulu tirer le chat, mais il t'a griffé. Le bruit a alerté tout le voisinage qui a découvert ce spectacle horrifié. Même pas une heure plus tard, tout le monde était prié de rester chez eux. Le chien avait été emmené se faire piquer et toi qu'on interrogeait, toi qu'on plaignait, tu ne parlais plus. Serrant la peluche que tes parents t'avaient ramené ce soir là pour s'excuser de ne pas avoir été présents tu tentais de pleurer, d'être bruyant, mais ta voix se coupait de façon douloureuse.

Deux ans plus tard tu étais diagnostiqué dysphonique. Si la maladie est dite bénigne, il s'avéra que le facteur n'était pas seulement psychologique. Le larynx étant plutôt dur à examiner chez l'enfant, tu subits une opération pour qu'ils découvrent un kyste épidermique dans l'épaisseur d'une corde vocale. Ils n'avaient pas sut comme si prendre ce qui te donna une vilaine cicatrice dans le cou. Une cicatrice qui attirait les yeux compatissants quand tu te déplaçais dans l’hôpital. Et toi ça te faisait pleurer. Jusqu'à ce que l'équipe assignée à ton opération te comparent à la peluche que tu avais eu le soir du drame. Ta vieille amie, ta jolie hermine. Sa tête s'était mainte fois enlevée à cause de l'emprise forte de ta main sur son cou quand tu cauchemardais, et comme Maman n'avait pas de fils blanc la dernière fois que c'était arrivé, l'hermine avait son cou joliment entouré par du fil rouge.

Du même rouge que tu leur demandas de mettre pour cacher ta cicatrice entre deux pleurs.

◤ Adolescence ▬ Mon rêve s'est éteint, mon rire s'est usé.

Premier Octobre, Mekakucity.
La ville n'est pas aussi amusante qu'elle ose le paraître. Vous avez emménagé depuis voilà un mois que tu t'y ennuies déjà, avec pour seule consolation que tes parents rentreront désormais plus tôt et que tu n'auras plus à te farcir une heure de trajet pour aller faire des checks-up à l'hôpital. C'est déjà pas mal.

Enfin. Tu as treize ans maintenant et tu n'es pas scolarisé. T'as raté la rentrée au printemps et de toute façon ça t'énervait plus qu'autre chose de t'exprimer par le biais de gestes, parce que de surcroît tu n'avais pas souhaité apprendre le langage des signes, ou de devoir carrément tout écrire sur une ardoise. De plus il y avait la pitié. Ceux qui s'approchaient de toi avaient pitié. En aucun cas il pouvait s'agir de compassion. Tes parents, eux, agissaient par remords uniquement. Du moment que tu pouvais faire ce que tu voulais en quoi pouvais-tu regretter ce style de vie ? Scolarisé donc à domicile, tu passais tes journées à étudier le strict minimum. Aujourd'hui ne fit pas exception. Tes devoirs faits, ton appétit rassasié par des nouilles instantanées, tu te mis sagement à coudre dans le salon. Au départ tu avais voulu apprendre seulement pour ton hermine, mais la vieille dame qui t'avait apprit trouvait que c'était du gâchis qu'un garçon avec des doigts aussi fins ne sache pas coudre des vêtements. Ça t'occupait, ça t'évitait de sortir acheter des vêtements et surtout ça t'évitait de te faire orienter par les vendeurs vers le rayon des filles. Certes ça faisait un moment que tu ne te coupais plus les cheveux.. Mais tout de même, ils t’agacent à se tromper.

Même si, soyons francs, parfois tu faisais un peu exprès d'accentuer ton manque de virilité.

Tu en es réduis à ça Mayuko. Au fil des années qui avaient suivit le diagnostique tu t'étais retrouvé choyé à ne plus savoir quoi faire. Tes parents n'attendaient pas de toi un brillant avenir, ils ne te voyaient même plus grandir. Ils te noyaient dans des preuves d'affections qui t'ennuyaient lourdement. Comment pouvais-tu être si las ? Alors que tu étais si joueur ? Quelque chose n'allait pas. Et toi qui devenait si las, tes parents ne le supportait pas. Aussi allas-tu au cirque le soir-même dans une tentative de combler ton vide par des étoiles pleins les yeux.

Première représentation en ville, du moins à côté, toi perdu dans la foule à te tortiller sur ton siège pour mieux voir le spectacle. Le chapiteau était coloré à l'extérieur, joliment décoré à l'intérieur. Le spectacle, la musique, l'odeur des fauves, les applaudissements à chaque fin de numéro, toutes ces choses occupaient tes sens pour deux heures. Puis au milieu de ces spectateurs enfants ou de grands enfants, tu te sentais à l'aise. Vous vous émerveillez ensembles, avaient la respiration coupée au même moment, que des choses qui ne nécessitaient pas la voix.

Jusqu'au numéro final : celui des clowns.

Allant jusqu'à refuser de regarder les nouveaux venus sur la piste, tu attendis patiemment que les gens cessent de rire, ce qu'ils fient après ce qui te sembla une éternité mais qui ne s'avéra être que deux minutes. Pourtant personne n'applaudissait ni même ne partait. N'était-ce donc pas terminé ? Content, curieux, tu redressas la tête pour découvrir avec enchantement un numéro de funambules, d'acrobates, de contorsionnistes et de voltigeurs organisés par les clowns. Eux qui faisaient habituellement rire par un comique de gestes utilisaient à présent leur corps pour parler. Tu n'avais jamais autant envié quelqu'un jusqu'à ce jour.

◤ Évanescence ▬ Amour et Gloire ont fui comme un parfum de rose ;

Quinze Août, Mekakucity.
Tu guettes depuis voilà bien une heure l'arrivée de ton ami. Une des clowns du cirque à qui tu avais, par miracle, réussit à bredouiller quelques mots. S'en était suivit des gestes et des regards pour que tu n'aies pas trop à parler. Elle est gentille comme tout cette demoiselle et même si vous ne vous envoyez que rarement des mails, tudois avouer éprouver une certaine sympathie envers elle. Avant qu'elle ne débarque tu remets en place tes mèches blanches dans la vitre d'une voiture. En un an, ton corps en a subit des changements. Décolorés blond, puis platine puis blanc tes cheveux n'ont pas l'air aussi soyeux qu'avant et les mèches de devant sont tenues plus ou moins par des barrettes. Tu t'es aussi amusé à mettre des lentilles rouges et à parer tes bras et ton visage de coutures rouges à l'image de celle de ton cou. Ton style vestimentaire est grotesque : vêtements trop grands, motifs en tout genre assemblés ( et si c'est normal au Japon, c'est un désastre visuel d'un point de vue européen ), sans oublier les pantoufles que tu ne quittes plus. En bref, tu ressembles à un clown. Tu lui ressembles.

D'ailleurs quelle heure est-il ? Tu dégaines ton téléphone et constate qu'il est presque vingt-deux heures. .. Ne vient-elle pas d'oublier votre rendez-vous ? Tu joues nerveusement avec la couture de ta lèvre. Ton coeur s'est emballé sur cette simple supposition et ne se calmera que quand la demoiselle décidera de pointer le bout de son nez après une course vers toi. Elle est rouge, elle s'excuse, tu ne dis rien. La belle s'inquiète, te fait des grimaces, se met à attraper tes mains mais tu gardes le silence. Tu avais peur d'être seul, toi qui l'est toujours. Alors elle s'excuse à nouveau, baisse la tête, réfléchit.. Puis sourit avant de t'entraîner vers un pâté de maison non loin de la sortie de la ville où le cirque s'était produit.

▬ Cette maison ! Elle va être rasée. Elle est assez vieille et.. Je voulais prendre des photos en référence pour un décor.

Elle ne quitte pas son sourire, toi tu rougis. Ou c'est la froid de la nuit qui te mord les pommettes, mais nous sommes en Août. Maintenant la demoiselle trépigne, elle t'a amené ici mais n'ose pas t'en demander plus. Soupirant avec le sourire aux lèvres tu ouvres la marche sans te soucier d'un quelconque danger. Vos pas font craquer le plancher, la poussière te fait tousser, et l'émerveillement de ton amie se convertit en un bruit rythmé de prises de clichés.

Quelque chose ne va pas pourtant.

Tu es inquiet sans trop savoir pourquoi ce qui te fait rester en retrait jusqu'à ce qu'elle s'attarde sur une cheminée joliment ornée.

▬ Une cheminée transparente serait amusante à faire..

Elle réfléchit, te tend l'appareil puis saisit de quoi ramoner son nouveau centre d'intérêt. Elle recule cependant surprise. La cheminée a l'air d'être fréquemment utilisée. C'est quand la porte grince et que des gémissements plaintifs se font entendre que vous comprenez. Ce qui te chiffonnait n'était-ce pas la lumière qui vous permettait de si bien voir alors qu'il n'y a plus d’électricité et que dehors il fait nuit noire ? Vous échangez un regard paniqué avant qu'elle ne s'engouffre dans la cheminée. Quelle cachette. Mais toi, sous l'émotion, tu la suis. Les personnes qui sont entrées s'avèrent peu fréquentables et tu as peur d'être trouvé. Elle aussi. Tu tentes tant bien que mal de tenir, de monter, mais l'exercice est trop physique. Tu ne vois rien de plus, mais tu sais que ton amie grimpe. Qu'elle va réussir à sortir elle. La jalousie vient se mêler à la peur alors que les squatteurs allument un feu.

Elle était si près des étoiles quand tu l'as attrapé par le pied. Elle avait une voix si douce, même quand elle s'étouffait à cause de la fumée. Elle était si souple, que tu sentais vos corps s'emboîter dans une étreinte finale pour se bloquer dans la cheminée. Toi ? Tu pleurais comme tu pouvais, t'étouffant dans tes pleurs, inhalant la fumée, laissant ce corps que tu maltraitais tant se parer de flammes.

•••

Ce matin en te réveillait tu as eu peur, tellement peur. Ce qui t'avait semblé si réel, cette agonie longue et douloureuse, ne s'avérait être qu'un cauchemar. Il était désormais presque vingt-deux heures et tu attendais ton amie. Tu n'étais même pas inquiété de son retard, du moins pas longtemps. Quand l'idée même de s'en faire t'avait frôlé l'esprit, tu lui avais en vain cherché des excuses. Sait-on jamais que ce rêve ne soit une prémonition.

Et pourtant, tout se déroulait comme dans cet horrible rêve.

Elle avait couru jusqu'à toi, vous étiez allé à la maison, elle avait prit des photos, la porte avait grincé, de panique vous vous étiez réfugiés dans la cheminée.. Et de nouveau vous vous retrouviez consumés. Quel étrange cauchemar avouas-tu en fermant pour la dernière fois tes yeux.

•••

Fou. Tu devenais fou. Combien de fois t'étais-tu retrouvé dans cette cheminée ? Vous étiez sur le point d'y entrer pour la énième fois que tu lui attrapas le bras et la tiras vers toi pour lui offrir une chaleureuse étreinte suivit d'une caresse sur les cheveux. Pourquoi s'obstiner à fuir par là ? Allais-tu te réveiller si tu changeais le déroulement ? Les squatteurs qui entrèrent dans la pièce te firent savoir que non. L'agonie fut cependant moins longue et ça te fit sourire. Leurs coups étaient plus doux à ce que tu avais pu subir dans d'autres rêves.

•••

Aujourd'hui encore est le Quinze Août et tu continues de rejoindre ton amie te demandant incessamment si la demoiselle a conscience de ce qu'il se passe. Ou alors s'amuse-t-elle de toutes ces fins qui ne sont jamais la même ? La douleur n'est pas appréciable mais maintenant que tu as comprit les règles du jeu ta curiosité en est presque devenue maladive et ton intérêt pour ce phénomène est pour le moins étrange.. Mais aujourd'hui encore tu vas mourir avec elle. Jouer les héros n'est pas de ton ressort.

Tu es un clown n'est-ce pas ? Alors amuse la avant que vous arriviez à la maison.

•••

Cette fois, tu es las. Tout ceci a perdu de son intérêt. Il est vingt-deux heures et tu as passé ta journée normalement à réfléchir à ce que tu pouvais bien faire pour changer de fin. Tu as déjà essayé de ne pas aller au rendez-vous mais tu t'es fait renverser avec elle en rentrant chez toi. Tu pourrais tenter, dès le matin, de te cloîtrer chez toi. Simplement. Mais n'est-ce pas trop simple pour ce jeu ? Si ta vie est un jeu, ne mérite-t-elle pas un peu plus d'efforts ?

C'est le dernier soir où tu ne tenteras rien de grandiose. La fin du show a sonné.

•••

Pour la dernière représentation tu as tout prévu. Cette fois-ci quand ils sont rentrés, tu as mit au sol avec un bon coup ta chère amie, histoire de leur laisser de quoi se distraire. Suite à cela, tu t'es réfugié dans le jardin par un des chemins que tu as prit.. Il y a de ça quelques rêves plus tôt. Envoyant un sms alarmant à ta mère avec ta position, tu sais qu'elle va alerter la police. Ceci fait ton plan est presque parfait, il ne manque plus qu'à te cacher et à boire un petit élixir sur lequel tu as passé la journée à travailler en ce qui concerne le dosage. Tu avalas donc avidement de quoi te faire dormir et passé pour drogué à ton insu sous la mélodie des cris de cette demoiselle que tu avais pensé aimer.

Grotesque n'est-ce pas ?

◤ Renaissance et Créance ▬ Rien ne fascine plus mon cœur désabusé. ”

Premier Juillet, Mekakucity.
Te voilà âgé de dix-neuf ans. Tu as reprit une scolarité plus ou moins normale depuis que tu as ramené tes fesses au lycée pour passer le dernier examen. Sans grandes attentes mais avec l'envie de voir à quoi ressemblait la vie d'un étudiant, tu t'étais mis dans la tête que tu devais aller à l'Université. Avec de vagues souvenirs de l'épisode du Quinze Août d'il y a cinq ans, tu t'étais renfermé un moment sur toi-même. Comme si ça ne suffisait pas pour allonger la liste des troubles que la clinique à laquelle tu allais maintenant se faisait une joie de te faire. S'il y a bien une chose dont tu ne leur avais pas parlé par contre c'était ce phénomène étrange constaté un soir où tu te brossais les dents. Tes lentilles étaient enlevées depuis un moment mais tes yeux étaient toujours rouges. Parfois ça arrivait, comme ça, d'un coup. Et tu te sentais plus léger. Pour tout dire, tu ne sentais plus rien. Moultes tests faits dans ta chambre te firent prendre conscience d'une capacité.. Pour le moins amusante. Quand ça arrivait, tu pouvais te tordre comme ton amie clown. Mais pas bien longtemps, l'expérience te l'avait montré. Armé d'un chronomètre tu avais définit cette capacité pas bien extraordinaire pour tout le monde, digne du fruit d'un travail de contorsionniste acharné. Cependant, le contorsionniste pouvait-il se retourner le bras sans prendre compte de ses os ?

Quelle amusante capacité Mayuko. Elle scie parfaitement cet étrange personnage, clown aux airs de princesse, procrastineur hyperactif ainsi que chat imprévisible que tu es devenu, désormais prêt à embrasser la réalité et le monde. Pour le meilleur, comme pour le pire.
code © perry sur apple-spring ▬ 2014


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MessageSujet: Re: i've been lookin' for ya ✗ mayuko ( 1oo% )   Jeu 18 Sep - 9:25

Ne va pas au Akame et rejoint le Mekakushi daaaaan ;-; (fait sa petite pub XD) sérieux on est genre 8 et en plus ils nous piquent des membre ! vient ! c'est bien ! regarde tout ce qu'on peut faire *boit du soda* .... .... ?

bref, bonne chance XD
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MessageSujet: Re: i've been lookin' for ya ✗ mayuko ( 1oo% )   Lun 27 Oct - 22:46


De l'air je vais pleurer. /pan
J'ai terminé ma fiiiiche. Genre, enfin. Avec un horrible retard. Je blâme le code, la philo et mon incapacité à être productif dans plusieurs domaines. Sur ce, j'espère que ça ira, bonne lecture, me tuez pas, je vous aime. :'D ( Puis maintenant rattraper le retard des rp's de Nylo. Youhou. )

Shintaro > Merci pour le bonne chance. \o/ Je tiens à la non-sexualité de Mayu. Il n'ira pas au Akame Dan. Il est trop pur pour eux. .. C'est une secte gay hein ?
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Hidefusa Akira

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MessageSujet: Re: i've been lookin' for ya ✗ mayuko ( 1oo% )   Mar 28 Oct - 11:22

cette mort est ridicule
ouaich l'akame dan est pas un groupe de gay c'est eux qui se font des idées is2g regarde koyen est 1000% hétéro (oui ça le fait pas de le dire sur akira)
j'aime mayuko je vais lui faire un câlin itou et t'es validé et et et et je m'excuse je prends mon temps pour le wataru/momotarou et j'aime toujours autant comment t'écris *fuit*

__________

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i've been lookin' for ya ✗ mayuko ( 1oo% )
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