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 Hara Emiko } la joie et la bonne humeur

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Cause de mort: Décapitation
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MessageSujet: Hara Emiko } la joie et la bonne humeur   Mer 1 Oct - 21:09

ϟ Hara Emiko



NOM • Hara
PRÉNOM(S) • Emiko
ÂGE • 11 ans
SEXE •
ORIENTATION SEXUELLE • bi'
GROUPE SANGUIN • A-
DATE DE NAISSANCE • 15 mars
GROUPE • solitaires
CAPACITÉ • Tears Eyes • permet au possesseur de voir une scène triste du passé d'une personne qui pleure en la regardant dans les yeux.
CAUSE DE MORT • décapitée


Extérieur;

Comme on peut s'attendre à l'entente de son prénom, Emiko est une fille souriante. Enfin, d'habitude ! Son visage clair aux traits enfantins contraste avec ses grands yeux rouges étant autrefois l'objet de nombreux compliments – ainsi que quelques remarques désagréables de temps en temps. Ses sourcils fins se cachent sous la frange marron de ses cheveux fins arrivant à la moitié du dos, peut-être un peu plus loin. Lisses et soignés, la petite les adore. De son mètre trente-six, elle pèse quarante kilos ce qui entre dans la normale, même si sa mère n'arrête pas de dire qu'elle devrait arrêter de manger des sucreries pour conserver le bon poids. Vue de loin, elle doit donner l'impression d'une enfant banale, juste plus souriante... En même temps, c'est en quelque sorte sa vraie nature ! Physiquement, elle ressemble beaucoup à sa mère, mais elle tient ses yeux de son père. Sachant cela, Emiko a tout de suite adoré son apparence – tant mieux pour elle ! Elle évitera certainement de se complexer dans le futur.

Pour ce qui est de ses vêtements, elle n'a pas vraiment de style particulier. 11 ans, elle est encore dans sa période « petite princesse », elle porte principalement des robes si elle en se promène pas dans son uniforme scolaire dont elle est très fière, elle l'adore beaucoup. Jupe plissée, rouge comme ses yeux et une blouse blanche comme de la neige. Elle porte rarement des bas-collants, ayant tendance à rapidement les déchirer. Elle adore être coiffée et est presque toujours émue par les nouvelles coiffures qu'elle découvre, cependant elle n'attache que très rarement ses cheveux pour longtemps.
Intérieur;

On dit que les enfants doivent profiter de leur jeunesse, qu'ils se fassent beaucoup d'amis et qu'ils restent joyeux, tout en écoutant sagement les plus âgés. C'est exactement ce qu'Emiko essaye de faire ; à onze ans elle est toujours très enfantine, ne sachant souvent pas prendre des décisions que ses camarades de même âge. On peut dire qu'elle agit comme une petite de quelques années de moins. D'une naïveté profonde, elle croit absolument toutes les bêtises qu'on peut lui raconter ! Quelqu'un sorti tout droit d'un conte de fées, une gentille sorcière ou un super-héro aux super-pouvoirs, cela ne l'étonnera en aucun cas ! Elle sera même émerveillée de savoir que des telles personnes existent et les admirera sûrement – quand je disais que c'est vraiment une enfant... –, suivant les personnages magiques et les observant de ses yeux pétillants.

Énormément sociable et confiante, elle est persuadée que le monde est rempli de bonnes personnes, que tout le monde est gentil au fond ce qui fait qu'elle approchera sans problème et crainte ce membre d'une bande qui a foutu n'importe quoi il n'y a pas longtemps. En effet, cette fille optimiste a une vision du monde assez différente de ce qu'il s'avère être en réalité. Le monde est si beau, si coloré, si brillant à ses yeux. Rien ni personne n'est laid, aucun être vivant n'est bête. Non, c'est juste différent. Ah, ça fait tellement plaisir de découvrir un monde comme celui-ci ! C'est si agréable, si amusant ! Même si ça fait peur parfois... Car oui, la fille a beau être vive et bavarde, elle n'en est pas moins peureuse, dans le sens très embêtant du terme. Il suffit d'un “bouh” prévisible et elle sursaute, recule, crie de peur même. Elle craint les fantômes et les histoires d'horreur et étant affreusement fragile – entendre des choses comme lui laissera des traces sur le physique pour un long moment – si ce ne sera pas horrible au point de la traumatiser et lui faire oublier ça avec un fragment de sa vie par la même occasion.

On se doute donc qu'elle est énormement émotive mais pas pleurnicharde pour autant, elle essaye tout de même limiter les larmes en présence d'autres personnes. Aussi, elle n'a pas souvent d'occasion pour verser les larmes – vivant dans ses idées, elle ne connaît pas cet univers déprimant qu'est la Terre. Chaque fois en entendant des mots blessants, elle les explique de manière pas toujours logique... Mais tant mieux pour elle ! Quelle déception ce sera quand elle grandira et comprendra son impuissance face à l'injustice et à la tristesse ! Elle qui est sûre de pouvoir rendre le monde heureux, de transformer sa joie en virus et répandre l'optimisme dans le monde entier comme une maladie... Elle y croit fort, pauvre petite. Son rêve ne se réalisera certainement jamais. Mais elle n'est pas prête de le découvrir bientôt. Elle restera cette gamine rieuse et soumise facilement influençable, obsédée par les règles. Elle n'arrêtera pas de vous chier avec la loi, si vous ne respectez pas celle-ci. Mais il ne suffit que de savoir comment s'y prendre pour la faire obéir comme un chien. Elle essayera toujours de vous faire comprendre qu'il ne faut pas briser les règles, mais elle ne le fera plus aussi souvent et n'insistera pas, se taisant quand vous le lui ordonnerez.

Il faut aussi parler du fait que la jeune fille est affective plus qu'on ne peut l'imaginer. Il est presque impossible de savoir quand elle vous sautera dessus pour vous câliner ! Elle montre souvent sa tendre sympathie, attachée pratiquement à toutes les connaissances. Elle s'inquiète pour tout le monde et prend vraiment soin de ses amis.

Pour finir, affirmons qu'elle est curieuse comme chaque enfant et très créative et qu'elle adore dessiner, en n'étant malheureusement pas spécialement douée. Toujours pleine d'idées, elle essayera – souvent en vain – de planifier des milliers de projets, persuadée que ses amis participeront volontiers. Toujours énergique elle aime le sport – que ferait-elle sans cela... sa gourmandise l'aurait conduite au surpoids – mais n'est pas fan du jogging.

Derrière toi;

On entendait des pleurs dans la moitié supérieure de l'immeuble. Ils venaient probablement de l'appartement quarante et un où habitait le jeune couple des Hara. À ce qu'on pouvait entendre, on supposait que la jeune femme était de retour de l'hôpital – et pas toute seule. Elle était devenue une mère, couchée dans le lit, tenant l'enfant dans ses bras voulant la calmer. Elle ne souhaitait pas avoir de problèmes avec ses voisins. Surtout que le bâtiment était habité en grande partie par des vieilles personnes pas très aimables et en ne faisant qu'allumer la télévision ou l'aspirateur, elle risquait de se faire agresser par ceux-ci. Les pleurs de sa fille doivent agacer ces personnes qui prétendent pourtant être presque sourdes ! Madame Hara comprit tout de suite que l'enfance de la petite ne va pas être très amusante, si elle ne pourra pas jouer en faisant du bruit. Elle devra en parler à son mari dès que celui-ci reviendra !

Malgré leur longue discussion de ce premier soir après le retour à la maison, les mariés décidèrent de rester dans ce même immeuble. Le déménagement coûtait plutôt cher et le père de la petite enfant avait quelques problèmes d'argent, l'entreprise où il travaillait faisait faillite. Emiko grandissait, souvent prise en promenade dehors. Ses premiers mots étaient standards, prononcés pourtant assez tôt. Ses premiers pas se firent au parc du coin, elle fit malheureusement blessée au doigt par une fine et petite épine de rose sauvage. Sa mère lui avait souvent répété cette histoire, comme quoi elle essayait de sauter, avant de savoir correctement poser les pieds l'un devant l'autre et elle se retrouva immédiatement dans les buissons remplis d'épines cachées par les fleurs roses au beau parfum et les feuilles vertes. Il paraît que la jeune a beaucoup pleuré suite à ça.

À vrai dire, sa vie n'était pas très passionnante, rien qui intéresserait les autre, rien d’extraordinaire... jusqu'à ses dix ans. Elle passa par la maternelle, elle était au centre d'attention de ses parents. Elle était leur petite princesse, comme chaque fille unique ! En primaire, elle eut des bonnes notes qui ne dépassaient cependant pas la moyenne de classe. Mais quelques jours après son dixième anniversaire, sa maman a préparé un bon dîner inhabituel – il y avait des plats qu'elle n'a jamais préparé avant ! – et même ses grand-parents vinrent manger dans le petit appartement ce soir-là. C'était surprenant, ils ne venaient qu'en cas d'urgence, Emiko – car ce fut le nom de la petite fille – le savait très bien. Elle commença à s'inquiéter dès qu'elle les vit à la porte. Elle n'osait pas demander pourquoi mamie et papy sont là, de peur que sa mère la gronde à cause de son impolitesse. Pendant les repas familiaux, Emiko, de nature très bavarde, ne parlait que de soi, pour éviter de passer pour une vilaine fille. Cette fois, elle faisait de même, mais elle ne réussit pas à cacher son curiosité pendant longtemps.

    - Pourquoi vous êtes venus, mamie, papy ? - demanda-t-elle en plantant sa fourchette dans du poulet. - Quelque chose s'est passé ? - ses yeux brillèrent, tellement elle voulait tout apprendre.
    - Tu n'en es pas contente ? - demanda mamie, riant sèchement. La question ne dut pas lui plaire.
    - E-Emiko, ce n'est pas bien de demander des choses comme ça... - remarqua sa mère, mettant son verre sur la table.
    - Je pense qu'il faudrait l'annoncer maintenant. - murmura le papa. Son épouse hocha la tête et inspira un bon coup.
    - Emiko ne... ne sera plus fille unique.


Personne ne commenta. Le silence se fit long, ce qui angoissa la femme. Sa fille, remarquant cela, se leva et câlina sa mère, avec joie dans les yeux. Elle sourit et félicita. Les plus âgés, pas très contents, se décidèrent tout de même à faire la même chose. Mais la nuit, en essayant de s'endormir, Emiko entendit des cris venant du salon. Et des pleurs aussi. Sa mère pleurait. Elle sortit de sa chambre, fixant la porte grande ouverte, derrière laquelle disparaissaient ses grand-parents. Une femme était agenouille devant la sortie, essayant de retenir le papy chauve et la mamie aux longs cheveux gris, tandis que le père les suppliait, presque allongé par terre. La petite fille n'entendit que quelques mots ; argent, s'il vous plaît et pourquoi.

Depuis ce jour-là, elle ne vit plus les parents de sa mère et la petite famille déménagea dans une petite maison qui appartenait à un ami du père de la famille. Quelques mois après le changement de ville, la maman d'Emiko accoucha de nouveau et la fille eut le droit de choisir un prénom à son petit frère. Très heureuse, elle l'appela Tetsuya.

Elle aimait beaucoup son petit frère. Elle prenait soin de lui, lui chantait des chansons qu'elle a appris par sa mère, elle lui récitait même ses tables de multiplications ! Elle s'occupait de lui quand maman n'avait pas le temps et lui montrait beaucoup d'affection – comme à tout le monde, d'ailleurs. Tout se passait vraiment bien ! Les vacances ont commencé parfaitement quand le soleil atteint le record de chaleur et la petite fille s'amusait bien avec ses nombreuses amies.

Jusqu'au jour où elle resta seule à la maison. Le jour qu'elle maudirait sûrement, si elle se rappelait encore de celui-ci. C'était pourtant un jour normal, d'apparence. Un 15 août le plus banal. Sauf qu'elle se réveilla plus tôt que d'habitude. Et que ses parents ont du partir pour des raisons qu'elle ne connaissait pas. Et ses amies n'eurent pas le temps de jouer avec elle. Et qu'elle se retrouva seule avec Tetsuya.

Au début rien n'annonçait qu'un malheur pourrait arriver. Tetsuya dormait beaucoup, comme d'habitude – c'était un bébé, après tout – mais vers midi, il cria et pleura. Sûrement un cauchemar, ça lui arrivait toutes les semaines. Ou alors, il avait faim. Ou froid. Emiko savait qu'il fallait juste lui préparer un lait bien chaud et lui chanter une chanson en le berçant ! Elle s'approcha donc du lit du petit. C'était un lit dont la barrière pouvait être soulevée pour sortir l'enfant. On pouvait la lever assez haut, mais elle ne pouvait être bloquée, il ne fallait donc pas la lâcher. Emiko aimait beaucoup ce système qui était pratique ! Elle souleva la barrière, en regardant le petit dans les yeux attristés. Il arrêta de crier mais on voyait encore des larmes se former et tomber, laissant des traces brillantes sur le joues. Ça rappelait un petit peu la substance laissée par les escargots. La petite fille tendit les bras, émue par toutes les larmes qui coulaient et cette terreur dans les yeux de l'enfant. Elle oublia complétement la barrière qu'elle lâcha sans s'en rendre compte et, avant d'attraper le petit, elle sentit un danger approcher. Elle n'eut pas le temps de reculer ou même de tourner sa tête ; la barrière tombait à une vitesse incroyable. Le bois lourd et froid semblait s'arrêter sur son cou fragile. Mais ce n'était pas le cas. Après un craquement – sa colonne vertébrale ne survécut pas au contact avec la barrière – sa chair se déchira à un endroit, coupée par la grille. Elle put encore sentir un liquide chaud couler de sa blessure avant de tomber, ne pouvant plus respirer, en quelque sorte sourde et aveugle. Le noir silencieux... puis rien. Le corps d'une jeune fille entouré par des mèches châtains à côté d'un lit pour enfant et une tête saignante aux cheveux bruns raccourcis dans le coin de ce même lit, à quelques centimètres d'un enfant encore plus petit, pleurant et criant de nouveau. Jour 1 – perdu

Au début rien n'annonçait que ce 15 août pouvait être spécial. Mortel. Emiko se réveilla d'un cauchemar horrible qu'elle s'empressa de raconter à ses parents avant que ceux-ci ne partent, laissant leur fille seule avec son frère dont elle avait désormais la garde. Cela était dans son habitude, elle se rassura donc que tout se passerait bien. Elle s'assit dans un coin du salon en dessinant. C'était un joli dessin représentant une famille de trois personnes dans un jardin rempli de fleurs – des roses probablement. Une femme au corps trop mince et talons de la même hauteur que sa tête qui tenait par la main un homme aux six doigts de chaque main et dont un œil faisait la moitié de l'autre. Et entre les deux était assise une fille aux longs cheveux bruns et yeux rouges, donc les membres ne connaissaient pas le sens du mot anatomie. Emiko contemplait le dessin, satisfaite, jusqu'à entendre des cris venant de la chambre des parents. Elle ne fit pas attention à l'heure qu'il était – midi en occurrence – et se précipita vers la porte grand ouverte et ensuite vers le lit où se trouvait le petit Tetsuya. Elle souleva la barrière, oubliant son cauchemar terrifiant. Puis tout se passa de la même façon que dans ce dernier. Elle lâcha la grille qui la décapita comme une guillotine. Et encore ce rien... Jour 2 – perdu

Et elle se réveilla en ce matin ensoleillé du 15 août. Était-ce possible d'avoir un rêve dans un autre rêve ? Et un rêve dans un rêve d'un rêve réel ? Ça faisait tellement peur. Elle se roula en petite boule sur son lit, cachant son visage avec la couverture blanche. “Que faire ?” – murmura-t-elle au bord des larmes, sentant une forte douleur dans son cou. Un mal de crâne énorme ne l'aidait pas vraiment à réfléchir. Sa mère entra dans la chambre pour lui annoncer son départ. Emiko protesta, elle secouait sa tête en la suppliant de rester mais elle se doutait bien que sa mère ne pouvait pas ne pas partir. Quelques minutes après, elle était seule, dans le coin de son lit, essuyant ses larmes. Et un moment plus tard, elle entendit des pleurs. Tetsuya... Elle voulut rester là où elle se trouvait, mais ne pouvait pas laisser son frère dans cet état. Elle se leva et s'avança vers la chambre de ses parents lentement. Elle regarda son frère et le sortit du lit, avec beaucoup de mal, par dessus la barrière, courant ensuite dans sa chambre. Loin, loin, loin du lit. Il ne fallait pas que son cauchemar se passe dans la réalité. Elle mit le bébé sur les draps gris et ouvrit la fenêtre pour voir si ses parents ne rentrent pas – déjà – à la maison. Elle vit une amie passer dans sa rue, elle sourit, attendant de l'aide de sa part. Elle sortit sa tête par la fenêtre et cria le prénom de son amie, la saluant d'une main et mettant l'autre près de sa bouche, pour être certaine que Rie l'entendre. Mais qu'elle est oublieuse, cette Emiko. N'a-t-elle pas retenu que la fenêtre s'ouvre en la soulevant ? Elle sentit le cadre de la vitre couper sa nuque. Craquement, vide dans ses pensées. Rien. Son corps resta dans la chambre, dans un lac de sang donc Tetsuya s'approcha, pour voir ce qui se passait avec sa grande sœur. Sa tête, pour sa part, tomba dans le jardin où se trouvait Rie, sonnant à la porte. Elle vit la tête de son amie à côte des belles roses et cria, reculant, puis courant. Fuyant. Jour 3 – perdu

Elle se réveillait encore, elle fuyait, elle mourrait. En boucle, pendant l'éternité. Pourquoi ? Pourquoi cela arrivait ? Elle était une bonne fille et gentille sœur ! Alors pourquoi ? Elle avait de plus en plus mal chaque jour, elle pleurait déjà en se réveillant, elle essayait toutes les techniques pour retenir ses parents, pour fuit, pour ne pas mourir, pour être en sécurité avec Tetsuya. Elle n'en pouvait plus, même quand elle restait toute la journée, elle ne pouvait vivre – elle stressait, elle pleurait, elle n'arrivait plus à respirer à un moment donné, elle hyperventilait. Elle mourrait. C'était terrible. Insupportable.

Et elle se réveilla encore. Elle ne comptait plus tous ses réveils et les jours plus ou moins répétitifs. Elle ne retenait plus sa mère qui partait avec le père après le petit-déjeuner. Vers midi, elle entendit encore Tetsuya. Considérant toute la boucle comme une course contre la morte, elle courut le plus vite possible dans la chambre du petit, le sortant rapidement par dessus la barrière. Elle savait de quels endroits se méfier, mais elle en découvrait toujours de nouveaux. Elle essayait de calmer sa respiration et les larmes, sortant de la maison dans un pyjama, pieds nus, un bébé dans ses bras. Elle avait mal aux jambes à force de courir, son mal de crâne s'empirait aussi. Les passants la regardaient bizarrement, mais elle n'eut pas le temps de faire attention à cela. Elle courait, elle courait, encore et toujours. Elle évitait les rues et les grands immeubles. Elle entendit des cris mais ne regarda pas dans la direction d'où ils venaient. Une faute. Elle ne vit pas le métallique fil téléphonique tomber de plusieurs mètres. Elle ne l'aperçut qu'en sentant son cou à nouveau lui faire extrêmement mal. Et encore ce vide inquiétant. Les dernières larmes se mélangeaient au sang de la fille sans vie. Jour 20947 – perdu

Elle se réveilla encore. Elle tremblait. Elle se leva de son lit pour mettre un pull malgré qu'il faisait énormément chaud. Elle salua ses parents et attendit sagement le midi. Pendant les quelques heures de libérté, elle réfléchissait à une solution. Et une idée envahit son esprit. Tuer. Si elle mourait en protégeant son précieux frère, survivrait-elle en l'assassinant ? Après quelques minutes, elle reprit ses bonnes intentions, en se disant que ce serait trop cruel. Elle, tuer un être vivant ? Elle pleurerait même à l'enterrement d'une mouche !

À midi cinq précisément Tetsuya se réveilla à son tour. Il semblait autant horrifié que d'habitude. Emiko le prit dans ses bras et le serra contre soi. Son précieux petit frère... Elle se mit dans le salon, avant de voir, dans ses pensées toujours hantées par cette boucle effrayante, soi-même, touchée par un train. Elle sauta en arrière, ses pupilles devenues minuscules, sa bouche et tout le corps d'ailleurs, tremblant.Elle regarda le petit enfant sur le canapé et s'en approcha à pas lents. Elle le prit dans ses bras et se tourna vers la cuisine où elle rechercha des médicaments dans l'armoire. Toujours tremblante, elle sortit tous les cachets d'aspirine qu'elle put trouver dans la petite boite blanche. “Un cachet pour un adulte de 30 ans”. La boîte était quasi-pleine. Emiko donna les médicaments, un à un, à Tetsuya qui dut les avaler, n'ayant pas la force de refuser. Elle sortit encore quelques cachets d'autres anti-douleurs et les donna à son petit frère obéissant. Elle lui passa la bouteille de lait et le força à en boire un peu, avant de tomber à terre, tremblant de plus en plus. Elle regarda le petit que perdit ses forces et ne cria plus. Ne bougea plus. Ne réagissait pas aux appels.

Sans forces, elle regardait le petit corps inanimé, les yeux écarquillés, ne pouvant rien dire. Elle ne pouvait pas bouger, elle était comme paralysée. Elle ne savait que trop bien ce qu'elle a fait. Elle a tué une personne. Un membre de sa famille. Son petit frère.

Elle perdit connaissance.

Elle ne se réveilla que longtemps après. Ses parents étaient à côté d'elle et pleuraient. La jeune fille ne comprenait pas ce qui se passait, elle leva sa tête et regarda sa mère d'un air interrogatif. Celle-ci ne dit rien, elle la serra juste de toutes ses forces.

    - Je n'aurai pas du laisser mes médicaments sur la table de la cuisine... Emiko dut arriver en retard pour l'empêcher de goûter à l'aspirine... Tetsuya... Pourquoi ?! Je n'aurai jamais du partir...


Emiko ne savait pas de quoi sa mère parlait. Qui était Tetsuya ? Partir ? Elle vit soudain un corps inanimé d'un petit enfant. Elle sursauta, ne voulant pas se rappeler de cela.

    - Maman, de qui tu parles ?


*

Ce n'est qu'une semaine plus tard qu'un psychologue constata que la petite a du être trop traumatisée et rejeta donc, en quelque sorte, les souvenirs de quelques jours précédant le quinze août et ce jour même. Il conseilla aussi de ne pas en parler à la petite, pour son propre bien. Emiko était donc persuadée qu'elle était toujours une enfant unique et était redevenue une écolière joyeuse.

Mais quelque chose a changé. Elle reçut un super-pouvoir du dieu, en récompense de son bon travail. Elle voyait le passé de ses amis. Personne ne la croyait, mais elle en était sûre. Et elle put le prouver ! À plusieurs reprises, elle dut consoler ses camarades attristées. Et en les regardant dans les yeux, elle voyait des choses effrayantes. Parfois juste vraiment tristes. Mais elle voyait ce passé. Ces images restaient pour longtemps dans son esprit, elle ne comprenant pas tout à fait ce que c'était, mais elle n'était pas spécialement contre la possession d'une telle capacité. Elle pouvait mieux comprendre les autres, de cette façon. Et plus facilement les rendre heureux ! C'était ce qui importe le plus, n'est-ce pas ?
ϟ ET TOI?


C'est Norikawa Kaori ici. Je me ramène avec un DC qui a Ib venant du jeu ... *tambours* .... Ib. en FC ! Je suis nulle en RP comme vous le savez tous, hein, mais je veux tout plein de relations&rps avec ce compte. Et aussi, j'ai fait quelques clins d’œil à différents perso's dans le caractère, à vous de les trouver !

Et merci à senpai qui m'a aidée à me motiver.
© Rocky-BL pour KPRPG
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Hara Emiko } la joie et la bonne humeur
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