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 sayonara memories »with Kaede«

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MessageSujet: sayonara memories »with Kaede«   Dim 16 Nov - 12:24

Ah, la pause de midi. D'habitude tu ne mangeais pas à cette heure, tu attendais patiemment la soirée, l'heure de rentrer pour déguster les bons repas de ta tutrice. Et tu avais d'autres choses à faire... comme passer ton temps dans la salle des délégués – si ça, ça n'était pas intéressant ! Mais bien sûr, tes plans durent être ruinés par la bonne volonté du directeur qui vous fit un « jour de congé » quant aux travaux papiers. Il voulait que vous vous reposiez, que vous mangiez tranquillement... Mais que cela t'énervait ! Il aurait encore prévenu, tu aurais pu prendre un déjeuner mais non ! Qu'il est aimable, en vous faisant une telle surprise.

Tu grognais en te baladant à l'extérieur, toujours sur le territoire de ton établissement. Quelques chemins, quelques arbres, un terrain multi-sport à quelques mètres de là... Une multitude de bancs, occupés, bien sûr. Tu n'avais rien à faire et tu ne pouvais rester au calme nulle part à présent. Tu examinais juste le comportement des autres, les jugeant bien correctes aujourd'hui. Bon, pas tous, mais la plupart.

Enfin, de l'autre côté du bâtiment, tu trouvas un banc libre. C'était un banc simple, pas très haut, en bois de chêne sûrement. Tu t'y assis sans beaucoup réfléchir et tu regardais devant toi, sans faire quoi que ce soit d'autre. Tu n'avais rien à manger, aucune feuille pour écrire quoi que ce soit – et encore, qu'écrirais-tu ? Tu pourrais réviser, mais tu connaissais déjà tous tes cours pour cette semaine – qui ne tardera pas à se finir, étant donné que vous en étiez au milieu.

Soudain, tu vis une personne que tu connaissais. Enfin, tu connaissais plein de personnes ici, mais tu n'as parlé qu'à une minorité de ceux-ci. Et même, il n'y en avait certainement pas plus d'une petite dizaine de ceux à qui tu ne parlas pas par obligation et plus d'une fois. Et parmi cette dizaine se trouvait une jeune fille aux longs cheveux blonds, blancs même, qui ne semblait pas vraiment très bavarde. Comment elle s'appelait, déjà ? Kaede. Haku Kaede, tu crois bien.

Par réflexe, tu la fixas et ne détournas plus ton regard. Tu l'examinais, regard un peu hautain, mais habituel. Il était vrai que ton regard était posé sur elle, mais toi, tu étais à moitié absente. Si ce n'est à soixante-dix pour cent. Tu la voyais, mais en même temps, ce n'était pas le cas. C'était à se demander si tu la regardais vraiment. Tu clignas des yeux et te concentras sur sa silhouette fine entourée de beaux cheveux couleur brillante lune. Elle n'a pas changé de coiffure, son uniforme était en accord avec les règles ; rien à lui reprocher. Les autres vont se demander pourquoi tu la fixes – à moins qu'ils ne te connaissent – et tu devais trouver une raison. En même temps, tu continuas à la regarder, ne tentant pas de te faire discrète pour autant.

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MessageSujet: Re: sayonara memories »with Kaede«   Lun 24 Nov - 22:55











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Journée pourrie : c'était ce qui pouvait qualifier le mieux ce qui m'arrivait ces derniers temps. Enfin, surtout depuis un certain nombre de minutes pour être honnête; car le malheur des résultats après un test venait de s'abattre sur moi, me foudroyant d'un coup violent. Evidemment je stressais à fond car le prof rendait les copies à tout le monde avant de me tendre la mienne, ce qui ne pouvait qu'agrémenter la pression qui agissait sur mon cerveau. Et finalement, lorsque le boss final se dressa face à moi je me recroquevillai sur ma chaise, observant la feuille de papier tomber au ralenti sur ma table. Toujours en slow motion mon visage se décomposa, laissant apparaître une expression de déprimée tellement ridicule que ça en semblait totalement exagéré.. un peu comme dans ces films où les acteurs sentaient le besoin de surjouer pour faire passer les émotions des personnages.

Le regard sur ma note puis sur ce bourreau qui me servait de professeur je me mis à désespérer, ayant l'impression qu'il faisait ça pour me décourager. Sérieusement, une note aussi nulle alors que j'avais révisé correctement ? Déception ! Cela montrait à quel point j'étais stupide... ou alors étais-je trop intelligente pour que mon entourage puisse me comprendre ? Non, c'était improbable ça. Et oui Kaede, tu es une abrutie il faudra bien que tu l'acceptes un jour ou l'autre. Tais-toi toi. Complètement déprimée je poussai un léger soupir, regardant mon superbe 40/100 écrit en gros et en rouge sur ma feuille. Au moins je n'avais pas eu 0, je pouvais essayer de me consoler avec cette pensée.

Je sortis finalement de la salle de classe au moment de la pause du midi, ayant un peu l'appétit coupé. Dire que tonton m'avait fait un si bon repas ! Quel gâchis, je me voyais mal lui redonner le soir-même sans y avoir touché... mais je n'allais pas non plus jeter la nourriture ou me forcer à la manger. Le souci était que je n'avais personne avec qui partager par-dessus le tas du coup j'étais un peu piégée. Me baladant en essayant de ne pas me faire remarquer -même si cela risquait d'être difficile que l'on me voit de toute manière-, je finis par me diriger à l'extérieur du bâtiment, frissonnant en sentant le changement de température subit. Brrr, juste avec ça j'avais limite envie de retourner à l'intérieur ! Sauf que dans les couloirs il y avait trop de bruit et moi je souhaitais un peu de calme, le temps de me remettre de ma pseudo-déprime à cause de ma note foireuse.

Seulement parmi tous les bancs que je pouvais voir, ils étaient tous pris. Poisse ultime quand tu me tiens. J'avais alors entrepris de faire le tour de la bâtisse en espérant en trouver un libre mais rien de bien concluant. J'allais donc devoir manger par terre ? Décidément ça empirait à chaque seconde qui passait. Mais ce n'était pas tout : maintenant que j'y prêtais attention je sentis un regard insistant sur moi, qui me mit un peu -beaucoup- mal à l'aise. Premier réflexe, mes yeux se levèrent vers les fenêtres du deuxième étage car la salle des professeurs était dans ce coin-là : j'avais l'habitude d'y aller pour que l'on me réprimande sur mes résultats médiocres. Sauf que, ô surprise, personne ne m'y observait pour m'interpeller. Mais alors d'où ça venait ?

Faisant un demi-tour sur moi-même j'aperçus la source de ce malaise que je ressentais : il s'agissait de l'une de mes nombreuses camarades dont je connaissais le nom mais qui ne connaissait probablement pas le mien. Kaori Norikawa. Une jeune femme à la longue chevelure de feu semblant également soyeuse, une peau de porcelaine que l'on aurait peur de briser mais... un regard très fort, presque hautain qui semblait me dévisager chaque fois que je faisais un geste. J'avais aussi cru entendre qu'elle avait mauvais caractère, chose que je préférais éviter de croire avant d'en avoir fait les frais moi-même mais ça, c'était tout autant risqué car si c'était le cas je risquais de me rebeller car moi tout particulièrement j'avais un tempérament assez explosif si l'attitude de l'autre me déplaisait.

Pourquoi m'analyser à ce point ? Avais-je quelque chose sur le visage ? Ou alors... avait-elle deviné à quel point j'étais stupide ? Un petit rire nerveux s'échappa alors de mes lèvres, mon regard se faisant un peu plus hésitant. J'allais l'embarrasser sans le vouloir, autant que moi je l'étais à cet instant précis. Vite Kaede, fais quelque chose ! Je me sens mal là. Je venais d'apprendre un truc : mon cerveau aussi pouvait ressentir la gêne, c'était plutôt amusant. Ou alors j'étais juste un peu schizophrène sur les bords, ça aussi c'était envisageable. Rapidement je mis ma frange devant mes yeux pour éviter tout contact visuel -ne sait-on jamais-, reportant ensuite mon attention sur ma camarade en l'analysant brièvement à mon tour. Elle n'avait pas l'air si horrible que le disaient les autres, je ne comprenais pas trop pourquoi... peut-être était-elle à cheval sur les règles ? Si c'était ça, je le respectais parfaitement, je n'avais même rien à redire là-dessus. Étais-je seulement en règle moi ? Normalement oui, mais bon...

« A-Ano... » je me raclai très légèrement la gorge, levant ensuite gracieusement la tête vers elle. « Je peux t'être d'une quelconque aide.. ? »

Il devait bien y avoir une raison à un regard si insistant, n'est-ce pas ? Après tout, je n'avais pas l'habitude que l'on me fixe de la sorte et je devais avouer que cela me gênait un peu. D'ailleurs heureusement que ma frange était là, sinon elle aurait très certainement pu entrevoir les couleurs rosées sur mes joues dues à mon embarras progressif. Et si ça avait été le cas, elle m'aurait très probablement prise pour une personne bizarre ce que je ne souhaitais pas... au pire je n'aurais qu'à lui effacer la mémoire mais étant incapable de contrôler mon pouvoir, ce n'était même pas la peine d'y songer. Et puis, il y avait déjà trop de gens qui me percevaient comme une personne assez particulière, en son sens péjoratif. Oui, j'étais le lapin d'ébène jugé par l'un de ces lapins blancs, comme d'habitude. C'était devenu mon quotidien il fallait croire.

Ce qui était certain c'était qu'elle ne cachait pas le fait qu'elle me fixait. À cette pensée je penchai légèrement la tête sur le côté, me demandant toujours ce qu'elle pouvait bien me vouloir. Même si cela m'effrayait un peu, ma curiosité avait pris le dessus et m'empêchait de prendre mes jambes à mon cou. Finalement une série d'événements défila dans mon cerveau, les images s'affichant une à une. Il était midi. Elle n'avait rien dans les mains. Elle était toute seule. J'avais à manger dans les mains. Maintenant que j'avais les pièces du puzzle il ne me restait plus qu'à les recoller ensemble ! Après quelques instants d'intense réflexion m'ayant déconnectée de la réalité le temps du processus je finis par afficher un air surpris, tapant légèrement mon poing dans le creux de ma main comme si je venais de résoudre une énigme des plus compliquées.

« Oh ! Ne me dis pas que... tu as faim peut-être ? Tu n'as pas l'air d'avoir quoi que ce soit à manger alors... tu veux partager ? »

Voilà la conclusion à laquelle j'étais arrivée. Après tout, elle pouvait très bien fixer mon superbe repas plutôt que la moi qui faisait pitié, qui était banale et dénuée de sens ! Pourtant elle ne me paraissait pas bien pauvre... enfin, peut-être avait-elle simplement oublié son repas chez elle ? C'était une éventualité, ça aussi ! Toute souriante, comme soulagée d'un poids car j'étais persuadée qu'elle m'analysait moi, je m'approchai avec délicatesse d'elle avant de lui tendre mon bento. Oui j'étais fière de moi car non seulement j'avais enfin trouvé quelqu'un avec qui partager ma nourriture plutôt que de la gâcher, mais en plus j'avais réussi à deviner ce qu'elle me voulait. Si seulement ce genre d'élan d'intelligence avait pu m'arriver lors de ce test, je n'aurais alors pas eu une note aussi faible ! Mais cela signifiait que mon cas n'était éventuellement pas totalement désespéré, si ?

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CV : Atsumi Tanezaki [Hiiragi Yuka pour le chant]