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 sayonara memories »with Kaede«

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MessageSujet: sayonara memories »with Kaede«   Dim 16 Nov - 12:24

Ah, la pause de midi. D'habitude tu ne mangeais pas à cette heure, tu attendais patiemment la soirée, l'heure de rentrer pour déguster les bons repas de ta tutrice. Et tu avais d'autres choses à faire... comme passer ton temps dans la salle des délégués – si ça, ça n'était pas intéressant ! Mais bien sûr, tes plans durent être ruinés par la bonne volonté du directeur qui vous fit un « jour de congé » quant aux travaux papiers. Il voulait que vous vous reposiez, que vous mangiez tranquillement... Mais que cela t'énervait ! Il aurait encore prévenu, tu aurais pu prendre un déjeuner mais non ! Qu'il est aimable, en vous faisant une telle surprise.

Tu grognais en te baladant à l'extérieur, toujours sur le territoire de ton établissement. Quelques chemins, quelques arbres, un terrain multi-sport à quelques mètres de là... Une multitude de bancs, occupés, bien sûr. Tu n'avais rien à faire et tu ne pouvais rester au calme nulle part à présent. Tu examinais juste le comportement des autres, les jugeant bien correctes aujourd'hui. Bon, pas tous, mais la plupart.

Enfin, de l'autre côté du bâtiment, tu trouvas un banc libre. C'était un banc simple, pas très haut, en bois de chêne sûrement. Tu t'y assis sans beaucoup réfléchir et tu regardais devant toi, sans faire quoi que ce soit d'autre. Tu n'avais rien à manger, aucune feuille pour écrire quoi que ce soit – et encore, qu'écrirais-tu ? Tu pourrais réviser, mais tu connaissais déjà tous tes cours pour cette semaine – qui ne tardera pas à se finir, étant donné que vous en étiez au milieu.

Soudain, tu vis une personne que tu connaissais. Enfin, tu connaissais plein de personnes ici, mais tu n'as parlé qu'à une minorité de ceux-ci. Et même, il n'y en avait certainement pas plus d'une petite dizaine de ceux à qui tu ne parlas pas par obligation et plus d'une fois. Et parmi cette dizaine se trouvait une jeune fille aux longs cheveux blonds, blancs même, qui ne semblait pas vraiment très bavarde. Comment elle s'appelait, déjà ? Kaede. Haku Kaede, tu crois bien.

Par réflexe, tu la fixas et ne détournas plus ton regard. Tu l'examinais, regard un peu hautain, mais habituel. Il était vrai que ton regard était posé sur elle, mais toi, tu étais à moitié absente. Si ce n'est à soixante-dix pour cent. Tu la voyais, mais en même temps, ce n'était pas le cas. C'était à se demander si tu la regardais vraiment. Tu clignas des yeux et te concentras sur sa silhouette fine entourée de beaux cheveux couleur brillante lune. Elle n'a pas changé de coiffure, son uniforme était en accord avec les règles ; rien à lui reprocher. Les autres vont se demander pourquoi tu la fixes – à moins qu'ils ne te connaissent – et tu devais trouver une raison. En même temps, tu continuas à la regarder, ne tentant pas de te faire discrète pour autant.

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MessageSujet: Re: sayonara memories »with Kaede«   Lun 24 Nov - 22:55











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Journée pourrie : c'était ce qui pouvait qualifier le mieux ce qui m'arrivait ces derniers temps. Enfin, surtout depuis un certain nombre de minutes pour être honnête; car le malheur des résultats après un test venait de s'abattre sur moi, me foudroyant d'un coup violent. Evidemment je stressais à fond car le prof rendait les copies à tout le monde avant de me tendre la mienne, ce qui ne pouvait qu'agrémenter la pression qui agissait sur mon cerveau. Et finalement, lorsque le boss final se dressa face à moi je me recroquevillai sur ma chaise, observant la feuille de papier tomber au ralenti sur ma table. Toujours en slow motion mon visage se décomposa, laissant apparaître une expression de déprimée tellement ridicule que ça en semblait totalement exagéré.. un peu comme dans ces films où les acteurs sentaient le besoin de surjouer pour faire passer les émotions des personnages.

Le regard sur ma note puis sur ce bourreau qui me servait de professeur je me mis à désespérer, ayant l'impression qu'il faisait ça pour me décourager. Sérieusement, une note aussi nulle alors que j'avais révisé correctement ? Déception ! Cela montrait à quel point j'étais stupide... ou alors étais-je trop intelligente pour que mon entourage puisse me comprendre ? Non, c'était improbable ça. Et oui Kaede, tu es une abrutie il faudra bien que tu l'acceptes un jour ou l'autre. Tais-toi toi. Complètement déprimée je poussai un léger soupir, regardant mon superbe 40/100 écrit en gros et en rouge sur ma feuille. Au moins je n'avais pas eu 0, je pouvais essayer de me consoler avec cette pensée.

Je sortis finalement de la salle de classe au moment de la pause du midi, ayant un peu l'appétit coupé. Dire que tonton m'avait fait un si bon repas ! Quel gâchis, je me voyais mal lui redonner le soir-même sans y avoir touché... mais je n'allais pas non plus jeter la nourriture ou me forcer à la manger. Le souci était que je n'avais personne avec qui partager par-dessus le tas du coup j'étais un peu piégée. Me baladant en essayant de ne pas me faire remarquer -même si cela risquait d'être difficile que l'on me voit de toute manière-, je finis par me diriger à l'extérieur du bâtiment, frissonnant en sentant le changement de température subit. Brrr, juste avec ça j'avais limite envie de retourner à l'intérieur ! Sauf que dans les couloirs il y avait trop de bruit et moi je souhaitais un peu de calme, le temps de me remettre de ma pseudo-déprime à cause de ma note foireuse.

Seulement parmi tous les bancs que je pouvais voir, ils étaient tous pris. Poisse ultime quand tu me tiens. J'avais alors entrepris de faire le tour de la bâtisse en espérant en trouver un libre mais rien de bien concluant. J'allais donc devoir manger par terre ? Décidément ça empirait à chaque seconde qui passait. Mais ce n'était pas tout : maintenant que j'y prêtais attention je sentis un regard insistant sur moi, qui me mit un peu -beaucoup- mal à l'aise. Premier réflexe, mes yeux se levèrent vers les fenêtres du deuxième étage car la salle des professeurs était dans ce coin-là : j'avais l'habitude d'y aller pour que l'on me réprimande sur mes résultats médiocres. Sauf que, ô surprise, personne ne m'y observait pour m'interpeller. Mais alors d'où ça venait ?

Faisant un demi-tour sur moi-même j'aperçus la source de ce malaise que je ressentais : il s'agissait de l'une de mes nombreuses camarades dont je connaissais le nom mais qui ne connaissait probablement pas le mien. Kaori Norikawa. Une jeune femme à la longue chevelure de feu semblant également soyeuse, une peau de porcelaine que l'on aurait peur de briser mais... un regard très fort, presque hautain qui semblait me dévisager chaque fois que je faisais un geste. J'avais aussi cru entendre qu'elle avait mauvais caractère, chose que je préférais éviter de croire avant d'en avoir fait les frais moi-même mais ça, c'était tout autant risqué car si c'était le cas je risquais de me rebeller car moi tout particulièrement j'avais un tempérament assez explosif si l'attitude de l'autre me déplaisait.

Pourquoi m'analyser à ce point ? Avais-je quelque chose sur le visage ? Ou alors... avait-elle deviné à quel point j'étais stupide ? Un petit rire nerveux s'échappa alors de mes lèvres, mon regard se faisant un peu plus hésitant. J'allais l'embarrasser sans le vouloir, autant que moi je l'étais à cet instant précis. Vite Kaede, fais quelque chose ! Je me sens mal là. Je venais d'apprendre un truc : mon cerveau aussi pouvait ressentir la gêne, c'était plutôt amusant. Ou alors j'étais juste un peu schizophrène sur les bords, ça aussi c'était envisageable. Rapidement je mis ma frange devant mes yeux pour éviter tout contact visuel -ne sait-on jamais-, reportant ensuite mon attention sur ma camarade en l'analysant brièvement à mon tour. Elle n'avait pas l'air si horrible que le disaient les autres, je ne comprenais pas trop pourquoi... peut-être était-elle à cheval sur les règles ? Si c'était ça, je le respectais parfaitement, je n'avais même rien à redire là-dessus. Étais-je seulement en règle moi ? Normalement oui, mais bon...

« A-Ano... » je me raclai très légèrement la gorge, levant ensuite gracieusement la tête vers elle. « Je peux t'être d'une quelconque aide.. ? »

Il devait bien y avoir une raison à un regard si insistant, n'est-ce pas ? Après tout, je n'avais pas l'habitude que l'on me fixe de la sorte et je devais avouer que cela me gênait un peu. D'ailleurs heureusement que ma frange était là, sinon elle aurait très certainement pu entrevoir les couleurs rosées sur mes joues dues à mon embarras progressif. Et si ça avait été le cas, elle m'aurait très probablement prise pour une personne bizarre ce que je ne souhaitais pas... au pire je n'aurais qu'à lui effacer la mémoire mais étant incapable de contrôler mon pouvoir, ce n'était même pas la peine d'y songer. Et puis, il y avait déjà trop de gens qui me percevaient comme une personne assez particulière, en son sens péjoratif. Oui, j'étais le lapin d'ébène jugé par l'un de ces lapins blancs, comme d'habitude. C'était devenu mon quotidien il fallait croire.

Ce qui était certain c'était qu'elle ne cachait pas le fait qu'elle me fixait. À cette pensée je penchai légèrement la tête sur le côté, me demandant toujours ce qu'elle pouvait bien me vouloir. Même si cela m'effrayait un peu, ma curiosité avait pris le dessus et m'empêchait de prendre mes jambes à mon cou. Finalement une série d'événements défila dans mon cerveau, les images s'affichant une à une. Il était midi. Elle n'avait rien dans les mains. Elle était toute seule. J'avais à manger dans les mains. Maintenant que j'avais les pièces du puzzle il ne me restait plus qu'à les recoller ensemble ! Après quelques instants d'intense réflexion m'ayant déconnectée de la réalité le temps du processus je finis par afficher un air surpris, tapant légèrement mon poing dans le creux de ma main comme si je venais de résoudre une énigme des plus compliquées.

« Oh ! Ne me dis pas que... tu as faim peut-être ? Tu n'as pas l'air d'avoir quoi que ce soit à manger alors... tu veux partager ? »

Voilà la conclusion à laquelle j'étais arrivée. Après tout, elle pouvait très bien fixer mon superbe repas plutôt que la moi qui faisait pitié, qui était banale et dénuée de sens ! Pourtant elle ne me paraissait pas bien pauvre... enfin, peut-être avait-elle simplement oublié son repas chez elle ? C'était une éventualité, ça aussi ! Toute souriante, comme soulagée d'un poids car j'étais persuadée qu'elle m'analysait moi, je m'approchai avec délicatesse d'elle avant de lui tendre mon bento. Oui j'étais fière de moi car non seulement j'avais enfin trouvé quelqu'un avec qui partager ma nourriture plutôt que de la gâcher, mais en plus j'avais réussi à deviner ce qu'elle me voulait. Si seulement ce genre d'élan d'intelligence avait pu m'arriver lors de ce test, je n'aurais alors pas eu une note aussi faible ! Mais cela signifiait que mon cas n'était éventuellement pas totalement désespéré, si ?

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MessageSujet: Re: sayonara memories »with Kaede«   Mar 25 Nov - 11:06

Elle sembla te remarquer, mise mal à l'aise. La fille que tu observais toucha sa frange pour la mettre ensuite sur ses yeux. Action étrange mais qui ne te fit pas changer d'expression, si insistante que tu étais, Kaori. Elle ne savait probablement pas quoi dire – ça tombe bien, toi non plus. Mais tu la fixais toujours, comme si ton regard avait été collé – ce qui était impossible, précisons-le – avec une colle surpuissante. Enfin, elle leva sa voix douce et agréable à écouter.

    - A-Ano... Je peux t'être d'une quelconque aide.. ? - demanda-t-elle en levant la tête élégamment.


Tu ne répondis rien, pas très surprise mais quand même gênée. Tu baissas ton regard sur la pelouse et les briques qui l'entouraient et tu tournas ta tête de quelques centimètres. Cependant, quelques secondes après, tu la relevas un peu, faisant bouger tes cheveux et essayas de voir ce que la jeune faisait – discrètement, cette fois. Elle pencha la tête et remarqua certainement ton regard de nouveau posé sur elle, sur ses mains en ce moment.

    - Oh ! Ne me dis pas que... tu as faim peut-être ? Tu n'as pas l'air d'avoir quoi que ce soit à manger alors... tu veux partager ?


Elle prononça ces mots avec un air surpris, mais satisfait, après avoir serré son poing pour le faire tomber sur son autre main, signe de victoire pour une réfléxion, une énigme résolue. Elle fit quelques pas vers toi, joyeuse et soulagée – visiblement elle s'inquiétait pendant que tu l'analysais... avais-tu une si mauvaise réputation que ça ? Tu ne savais pas vraiment ce que disaient les autres de toi, même si cela t'importait beaucoup. Elle te tendit les bras serrés autour d'une boîte à bento de taille banale.

    - Je-... Je te remercie, mais je n'ai pas vraiment faim. – répondis-tu, tournant ta tête pour une seconde fois.


Et, bien sûr, comme la vie est si ironique et tellement blagueuse, ton ventre gargouilla au même moment. Tu sursautas, surprise, et rougis immédiatement. Bravo, en plus d'être un monstre, tu es aussi une menteuse, dès aujourd'hui. Avais-tu seulement le doit de refuser, maintenant ? Refuser un bon repas d'une jeune fille timide et- Tu avais faim. Elle te proposait de partager sa nourriture. Ne cherche pas d'excuses pour accepter et fais-le, tout simplement. Tu tournas ta tête à droite. Puis à gauche, puis encore à droite, nerveuse.

    - ...Mais ce n'est pas une mauvaise idée, après tout... – murmuras-tu presque, tellement tu parlais bas.


Tu te décalas à droite du banc pour laisser un peu de place à ta sauveuse. Cette fille n'était-elle pas trop gentille ? Tu poussas un soupir mental et regardas ta jupe plissée fixement pour ensuite reporter ton regard sur la chevelure de ta camarade.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: sayonara memories »with Kaede«   Jeu 4 Déc - 23:16











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« Je-... Je te remercie, mais je n'ai pas vraiment faim. »
« Oh... je vois... »

Cette hésitation était tout à fait adorable. Pas que j'étais de ce bord-là mais tout ce qui était mignon ça me tenait à cœur. Mieux encore, lorsque son ventre se mit à grogner, contredisant ainsi ce qu'elle venait à peine de dire, j'eus un petit sourire face à ses rougissements. Ahh, si elle savait ! Moi aussi je connaissais ce genre de situation, cet instant où ton estomac faisait tout pour te contredire et te balancer de l'embarras au visage. D'ailleurs l'image de ma rencontre avec Mikumo me revint soudainement en tête, me rappelant à quel point ma réaction avait été puérile lorsque j'avais tenté de protéger au possible ma fierté. Bien évidemment j'avais fini par dire la vérité, parce que c'était ridicule de mentir sur un truc pareil et cela ne me rendait pas bien fière de mes actes. Parce qu'effectivement, je n'avais pas de quoi me vanter pour avoir détourné la réalité d'une personne dans un état second, que j'avais moi-même provoqué.

Face aux mouvements de tête de la jeune fille aux cheveux rouges je semblai interloquée, regardant dans les différentes directions où ses yeux s'étaient portés. Rien de bien surprenant ? Ce coin n'était pas très peuplé par chance, alors pourquoi se soucier de ça ? Oh, peut-être ne voulait-elle pas être vue avec moi... étais-je si bizarre que ça ? Ça ne pouvait être que ça. Après tout je ne la connaissais même pas et voilà que je lui proposais à manger, comme si de rien n'était... je m'imposais carrément en fait ! Peut-être que je la dérangeais aussi, c'était une possibilité. Ce que je pouvais avoir envie de fuir, honteuse... et pourtant je restais plantée sur place comme l'andouille que j'étais. En plus je la fixais comme si j'espérais une quelconque réaction de sa part, attendant certainement qu'elle contredise toutes mes pensées négatives.

« ...Mais ce n'est pas une mauvaise idée, après tout... »

Sa voix m'avait semblé si faible, ce qui renforçait mon admiration pour elle. Lorsqu'elle se décala finalement pour me laisser une place je ne me fis pas attendre, m'installant aussitôt à côté d'elle. Oui j'avais été rassurée par ces simples paroles, bien qu'elle n'ait rien dit de si extraordinaire : elle avait simplement accepté mon offre. Sauf que pour moi, c'était beaucoup ! Converser avec les autres au lycée n'était pas dans mon habitude alors forcément un rien me ravissait comme si c'était le plus beau jour de ma vie. Tu as tendance à trop exagérer tes émotions, petit lapin. Ça finira par te jouer de mauvais tours, tu le sais ça. Tais-toi toi, par ta faute un énorme 40/100 s'était inscrit sur mon contrôle parce que tu n'avais pas même pas jugé utile de me servir, te désactivant en plein test en mode "LOL nope". La pire des trahisons qu'il pouvait m'avoir fait.

Ceci fait je déposai la boîte sur ses genoux, la fixant d'un air bienveillant. J'étais tellement absorbée par elle que l'on aurait pu voir des petites fleurs voler derrière moi, le genre d'ambiance typique des filles trop mignonnes dans les shojos. Mais moi j'étais loin d'être à ce niveau, je devais probablement avoir l'air d'un petit chien faisant la fête à sa maîtresse. Triste histoire n'est-ce pas ? Pendant l'espace d'un instant, j'avais fixé la boîte. Peut-être serait-il préférable de simplement partager ? On ne savait jamais, mon ventre pourrait aussi se mettre à faire des siennes... d'ailleurs, comme pour m'approuver, il émit un très large bruit signifiant que maintenant que je n'étais plus désespérée par ma stupidité, il était temps que je m'occupe attentivement de lui, que je sois aux petits soins et donc que je le remplisse.

Un petit rire gêné s'échappa alors de mes lèvres, mes mains ouvrant par la suite mon magnifique bento, celui dont j'étais si fière : il n'y avait pas à dire, les repas de mon oncle étaient délicieux même si je détestais lui dire. Un véritable cordon-bleu, très gentil en plus, et pourtant je trouvais toujours un moyen de me disputer avec lui : soit c'était à cause de mon comportement, soit à cause de son côté surprotecteur quand il voulait me "protéger" de tous les hommes, probablement à cause de mon "père". Maintenant, c'était un peu lui mon papa, l'autre avait disparu et ne comptait plus trop : je ressentais davantage de haine dans mon cœur quand je songeais à lui que de l'amour. Wow quand on y pense, ce sont des pensées bien déprimantes. Si ça continuait comme ça j'allais limite me mettre à chialer pour un rien devant Kaori, et elle allait certainement se demander pourquoi... ou peut-être pas en fait.

Sentant son regard insistant sur ma chevelure j'attrapai inconsciemment l'une de mes mèches, jouant avec. Qu'avaient-ils de si captivant ? Les siens étaient bien plus beaux ! Encore à te dénigrer Kaede... quand vas-tu cesser ? C'était dans ma nature de me voir d'une manière pessimiste, je ne pouvais pas m'en empêcher : à mes yeux, j'avais tous les défauts du monde; j'étais bien trop banale physiquement, j'étais lâche, pleurnicheuse, bizarre. Surtout bizarre en fait. C'était le trait de caractère que je m'attribuais le plus souvent pour ainsi dire. Progressivement le fait d'être fixée m'embarrassa un peu plus, teintant mes joues d'une couleur rosée, un peu comme la couleur que l'on verrait sur celles d'une poupée. Je finis par me racler la gorge.

« A-Ahem... sers-toi autant que tu veux, et... eto... »

Je semblais hésitante, parce que je ne savais pas si je devais lui faire la remarque. Peut-être allait-elle mal le prendre ? Ou alors peut-être me faisais-je des idées en croyant qu'elle me fixait ? Après tout, elle pouvait tout aussi bien fixer le vide ! Comme pour évacuer mon stress je me mis à jouer avec mes doigts, faisant tourner mon pouce droit autour du gauche et inversement. Plus les secondes passaient -secondes qui me semblaient d'ailleurs être une éternité-, plus la pression augmentait et je me sentais ridicule, stupide de ne pas pouvoir finir ce que j'avais commencé à dire. À ce train-là, elle allait vraiment me trouver étrange ! Peut-être même repoussante ? Oh non, tout mais pas ça ! Moi qui ne voulais pas faire mauvaise impression, j'avais toujours pensé que c'était ce que je faisais à chaque fois alors l'isolement était mon seul refuge. Une solitude que j'avais "accepté" pour éviter de répugner autrui.

« Il y a quelque chose qui ne va pas avec mes cheveux..? Tu sembles les fixer depuis tout à l'heure... »

Wow, je l'avais enfin dit. Et maintenant, qu'allais-je bien pouvoir faire ? J'appréhendais déjà sa réponse pour être honnête. Raah, j'aurais dû me taire ! Intérieurement je me giflai, me répétant à de multiples reprises que j'étais réellement stupide et qu'il fallait que j'apprenne à tenir ma langue ou le monde entier allait finir par me tourner le dos, parce que j'étais le lapin noir de la société et que les lapins blancs le trouveraient toujours étrange... parce que son poil était différent. C'était un peu pareil pour moi, mais c'était mes yeux rouges qui m'excluaient du reste du monde. Que devais-je faire alors ? Revenir sur mes paroles ? Oui, ça me semblait être la meilleure des solutions. Bafouillant un petit peu, je rougis un peu plus que plus tôt, carrément honteuse d'avoir posé une question pareille : ça n'avait aucun sens d'interroger une personne pour ça, c'était presque comme si on demandait à un gâteau pourquoi il était aussi délicieux; ça en revenait au même ! Tiens, mais depuis quand j'étais aussi timide moi ?

« N-Non, en fait oublie... ne te sens pas obligée de répondre, c'était stupide... »

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MessageSujet: Re: sayonara memories »with Kaede«   Dim 7 Déc - 13:29

La fille s'assit de suite, comme ayant peur que tu changes d'avis. Elle te fixa et son expression du visage te sembla proche d'un petit chiot qui attend de jouer avec son maître. Tu souris mentalement et regardas vite fait le bentô qu'elle a posé sur tes genoux juste avant. Tu reposas ensuite ton regard sur ses cheveux. Ton regard si insistant qu'il en repoussait plus d'un. Tu entendis un bruit annonçant une faim et tu crus encore que c'était de ta faute, avant de te dire que tu aurais senti si ce serait le cas ; Kaede devait avoir faim, elle aussi. Elle rit, gênée et ouvrit la boîte pour en dévoiler le contenu. C'était rempli de bonnes choses, mais banales. Pas que cela te surprenait ou décevait, loin de là ; tu n'en mangeais presque jamais, de repas si simples, à midi.

Tu ne savais pas si tu pouvais déjà te servir et il fallait attendre le propriétaire selon tes très bonnes manières. Tu regardais donc ses cheveux, toujours et encore, ce qui dut la mettre mal à l'aise, car elle attrapa quelques mèches et joua avec, silencieuse pendant un instant. Du coin de tes yeux tu vis aussi que ses joues prirent la couleur légère des fleurs de cerisiers. C'était une jolie couleur. ♪

    - A-Ahem... sers-toi autant que tu veux, et... eto...


Elle laissa ses longs cheveux tranquilles et commença à torturer ses doigts d'un jeu instinctif, automatique dans l'embarras. Tu penchas un peu ta tête à droite, comme pour mieux apercevoir quelques détails cachés de sa chevelure crème. C'est vrai qu'elle t'invitait à manger mais tu ne considérais pas cela comme correct. Ses joues tournèrent à la couleur pivoine, rose plus intense qu'avant donc. Si ça se trouve ça deviendra carrément du fuchsia avant de passer par l’œillet rouge pour devenir du bordeaux.

    - Il y a quelque chose qui ne va pas avec mes cheveux..? Tu sembles les fixer depuis tout à l'heure...


Encore plus intense, la couleur de sa peu sur le visage. Tu souris encore, mais que mentalement. Ton visage ne changeait pas. Comme d'habitude, tu avais un regard dépourvu d'émotions, les sourcils décontractés, calmes, et tes lèvres ne formaient pas un sourire, bien collées ensemble. Tu ne cachais pas que tu la fixais mais tu ne voulais pas lui faire peur. Tu décollais ta lèvre inférieure de celle d'en haut pour répondre, mais elle te coupa la parole que tu n'avais pas encore.

    - N-Non, en fait oublie... ne te sens pas obligée de répondre, c'était stupide...
    Mais non, ce n'était pas stupide. Je m'excuse platement de t'avoir fixée sans arrêt. Je me disais seulement que tu avais de vraiment beaux cheveux. Une couleur rarement trouvable mais adorable. – dis-tu, comme pour la rassurer, esquissant un petit sourire que tu essayais de faire chaleureux.


Tu la regardas dans les yeux pendant deux secondes, comme pour lui passer tex excuses par le regard, avant de baisser ta tête et analyser les possibilités. Il avait vraiment l'air appétissant, ce bentô. Tu te demandais qui l'avait préparé. Et si Izumi t'en faisait de temps en temps, auraient-ils l'air tellement bons, eux aussi ? Tu voulais y goûter, toutefois tu n'avais pas tes baguettes et tu n'allais pas utiliser tes doigt, il ne faut pas exagérer, un peu de respect pour les autres. Et tu devais l'attendre, Kaede. Elle devait commencer, c’en était presque une obsession, d'attendre que l'autre personne commence.

    - Commence, je t'en prie. – tu souris encore, plus légèrement.

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MessageSujet: Re: sayonara memories »with Kaede«   Mer 10 Déc - 0:11











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Face à cet air si inexpressif, je ne savais pas trop comment réagir. L'ennuyais-je ? Ou l'amusais-je ? Aucune idée, parce qu'aucune émotion ne passait sur son visage que ce soit de l'agacement ou de la joie. Alors pendant qu'elle s'occupait à fixer mes cheveux, moi je me triturais le cerveau à la recherche de quelque chose d'intéressant. Après tout je m'étais déjà excusée pour ma question stupide, et j'avais déjà bien assez honte comme ça alors autant trouver quelque chose d'intelligent à dire. Sauf que ce n'est pas possible pour toi ça, Kaede. Tu es une idiote et même si tu portais des lunettes tu serais toujours aussi stupide : tu es une cause perdue. Oui j'en étais consciente : j'étais irrécupérable. Et pourtant je continuais toujours de chercher, quitte à me faire cramer le cerveau au passage -de toute façon il ne me servait pas à grand chose-.

« Mais non, ce n'était pas stupide. Je m'excuse platement de t'avoir fixée sans arrêt. Je me disais seulement que tu avais de vraiment beaux cheveux. Une couleur rarement trouvable mais adorable. »
« A-A-A-Adorable.. ? »

Nerveusement je regroupai mes cheveux en une queue de cheval de biais, passant mes mains rapidement pour en caresser la texture : c'était un moyen de me calmer de mon embarras. On se calme le lapin crétin, ce n'est pas toi qu'elle a complimenté mais ta chevelure. C'est sûr qu'avec ta tête de nœud tu n'en récolterais pas beaucoup des compliments. Juste dans des moments comme ça, je détestais avoir un cerveau. Je n'avais pas le droit d'espérer un peu ou quoi ? Me rabaisser à ce point, ne me montrer que mes côtés négatifs... moi aussi je voulais être belle d'abord ! D'ailleurs c'était pour cela que j'enviais beaucoup de mes camarades, parce qu'elles avaient cette aura resplendissante, contrairement à moi qui en dégageait une tellement déprimante qu'on pourrait faire une culture de champignons autour de moi ça paraîtrait naturel. Parfaitement naturel même.

J'avais envie de lui dire que ses cheveux étaient plus beaux, qu'ils avaient l'air bien plus doux -un peu comme la fourrure d'un chat- mais je n'y arrivais pas : j'étais bien trop embarrassée. Mes joues étaient teintées d'un rouge vif, un peu le même que celui d'un poulpe, et je les sentais me brûler, comme si elles étaient en feu. La honte ! Je n'étais même pas fichue de placer le moindre mot. J'essayais pourtant, mes lèvres bougeaient mais aucun son ne sortait, j'étais comme figée par un simple compliment. Finalement j'abandonnai, de la fumée me sortant des oreilles tant j'avais torturé mon esprit. Si je n'étais pas capable d'aligner deux mots correctement, ce n'était même pas la peine : parfois je me demandais même si la sociabilisation était seulement à portée de ma main, vu comment je me débrouillais mal. Afin de la remercier cependant, j'hochai légèrement la tête, essayant de me calmer.

Cependant son regard dans le mien m'embarrassa un peu plus : je savais que mes yeux n'étaient pas rouges à cet instant-là, mais je me sentais horriblement nerveuse. Pire encore, ses yeux semblaient s'excuser pour ce qu'elle avait dit alors pour lui faire comprendre qu'il n'y avait pas de raison de s'inquiéter je secouai négativement la tête, la regardant ainsi à mon tour droit dans les yeux. J'espérais que j'étais capable de transmettre aussi bien les messages qu'elle, sinon soit elle risquait de ne rien comprendre soit elle l'interpréterait de la mauvaise manière, ce que je ne souhaitais pas bien entendu. Je savais que j'étais bizarre, alors je trouvais ça surprenant qu'elle n'ait pas encore pris la fuite à cause de ça. Peut-être ne l'avait-elle pas encore réalisé alors ? Dans ce cas, cela ne saurait tarder : les autres s'en rendaient toujours compte au bout d'un moment, parce que je me cachais derrière ma frange pour éviter tout problème avec mon "pouvoir".

« Commence, je t'en prie. »

Cette phrase me sortit de mes troubles, car elle me fit l'observer plus attention... et je vis son sourire. Admirative je la regardai, des étoiles dans les yeux : c'est que ça lui allait plutôt bien ! Pourquoi n'agissait-elle pas comme ça avec tout le monde ? Wow, cela signifiait que j'étais l'une des privilégiées alors... la classe ! C'était dans des moments pareils que j'avais envie d'être un peu égoïste et de garder ces privilèges pour moi, malheureusement ma raison revenait rapidement et je savais que c'était impossible, mais surtout que ce n'était pas raisonnable vis-à-vis des autres. Hé ho, Kaede, redescends sur Terre, elle t'attend là, je ne sais pas si tu es au courant. Ahh, ce que je pouvais détester avoir un "dialogue" avec mon cerveau... encore plus lorsque je savais qu'il avait raison, cela m'irritait particulièrement pour une raison qui était simple : quand j'avais besoin de lui, il me balançait un gros lol nope et se déconnectait pour me laisser dans ma galère.

« D-D'accord, si tu insistes... bon appétit... »

Après une petite hésitation je me mis à manger, déposant des baguettes afin que Kaori -si tel était bien son nom, d'après ma magnifique mémoire- puisse elle aussi ravir son estomac. Et là, le changement d'humeur fut brutal : comme transportée par la nourriture je passai de la fille embarrassée à la fille complètement perdue dans sa transe. Toujours aussi bon ! Ces derniers temps mon oncle n'avait pas eu beaucoup de temps pour me préparer un bento alors c'était moi qui m'en occupais, mais quand c'était lui qui le faisait... c'était une toute autre histoire ! Même si évidemment j'avais trop de fierté pour lui avouer. Un jour, je serai meilleure en cuisine que lui parce que... je l'avais décidé, voilà tout. Je n'avais besoin d'aucune autre raison, me justifier n'était même pas nécessaire d'ailleurs.

Le bonheur se lisait sur mon visage... non même pire : j'avais l'air d'une gamine en train de découvrir la joie qu'apportait un gâteau pour le goûter. Enfin bon, des mimiques d'enfant, j'en avais toujours eu et ça ne changerait probablement jamais parce que j'avais été faite comme ça et que m'empêcher d'agir ainsi serait aller à l'encontre de mon propre caractère et de mes propres désirs. Pourquoi "désirs" ? Parce que ça me donnait l'impression d'être au moins "mignonne" parfois, à défaut d'être belle ou intelligente. Bon c'était rare que je le pense, mais ça arrivait, de temps à autre. Tous les 36 du mois quoi. Enfin là n'était pas le plus important, et puis penser à ce genre de choses m'empêchait de profiter convenablement de mon repas, de l'apprécier comme je devrais le faire. Par contre je n'allais certainement pas aller jusqu'à bénir mon oncle pour ce repas parce que bon, sinon où irait le monde hein.

« Délicieuuuuuux ! Heureusement que mon appétit est revenu, ça aurait été bête de rater ça à cause de mauvais résultats. »

Et je continuais de mâcher, comme si de rien n'était parce que je n'avais pas fait attention à ce que je venais de dire pour être honnête. Et évidemment, il fallait le temps que ça monte au cerveau et que l'analyse se fasse, ce qui risquait d'être assez long vu la mauvaise connexion qu'il y avait entre lui et moi. Analyse en cours, veuillez patienter... Hmm, qu'il est bon ce bento ! En plus c'est génial de pouvoir le partager avec quelqu'un. Analyse terminée. Envoi des informations... À cet instant précis je m'arrêtai soudainement d'avaler, un air d'effroi s'installant brusquement sur mon visage. Mais qu'est-ce que je venais de faire là ? J'avais carrément admis devant elle que j'étais une sombre idiote, et je l'avais prouvé avec mon temps de réaction ! Ahh, ce que je devais sembler stupide avec l'expression faciale que j'arborais suite à ma bêtise.

Lentement je tournai la tête vers elle, paniquant totalement. Pitié pitié pitié, qu'elle n'ait pas fait le lien ! Ça risque d'être difficile vu la tronche que tu tires. Bien fait pour toi. Non seulement j'étais bizarre, mais en plus j'étais une abrutie finie et j'étais très lente d'esprit... quelle magnifique combo ! C'est clair que ça ne donnait pas du tout envie de se sociabiliser avec moi, j'étais vraiment un cas particulier. De toute ma scolarité au lycée, c'était la première fois que j'avais autant eu envie de me cacher dans un trou et de le reboucher au-dessus de ma tête afin que l'on ne me voit plus le temps que ça se tasse, que cette erreur commise soit oubliée. Bon si je le faisais vraiment j'allais finir étouffée sous la terre mais bon...

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MessageSujet: Re: sayonara memories »with Kaede«   Sam 20 Déc - 14:53

Visiblement gênée, elle attrapa ses cheveux, les regroupant en un point précis pour en faire une queue de cheval provisoire, qu'elle relâcha aussitôt pour passer sa main légèrement tremblante – était-ce la nervosité ou juste mon impression – dedans. Ses joues restèrent couleur hibiscus rouge et après avoir tenté de prononcer quelque chose ou alors juste calmer son embarras, elle hocha vite sa tête. Ensuite, elle la secoua – à force, elle va avoir mal, la pauvre ! Tu souris et un petit rire chaleureux s'échappa du fond de ta gorge, alors que tu mis ta main – quelques doigts plus précisément – contre tes lèvres, inclinant ta tête de quelques millimètres. Suite à mes paroles suivantes, elle sembla m'admirer pendant un court instant. Ne comprenant pas trop, je ne fis que changer de direction de mon regard, je fixais dorénavant le bord de ma jupe de l'uniforme scolaire, dans les règles ; pas plus courte que la version plus courte autorisée mais pas la plus longue non plus.

    - D-D'accord, si tu insistes... bon appétit...


Me répondit-elle, ne semblant pas sûre d'elle. Tu répondis d'un simple bon appétit, toi aussi. Hésitante, elle commença à manger, déposant une paire de baguettes près de moi pour que je puisse me servir à mon tour. Je contemplais toute la nourriture avec un certain émerveillement, une incrédibilité peut-être. Tellement de bons aliments... Tu espérais ne pas faire couler ta bave du coin de ta bouche, ce serait pas très élégant. Avant de commencer, tu passas vite fait ton regard sur le visage de Kaede. Le changement d'expression était alarmant ; incroyable, le rouge tomate de ses joues était complétement disparu, rappelant que sa peau était bien plus claire. Elle avait soudain l'air plus puérile que tu ne pouvais croire avant de la voir ainsi. Elle semblait être dans une transe dont on ne pouvait la ressortir.

    - Délicieuuuuuux ! Heureusement que mon appétit est revenu, ça aurait été bête de rater ça à cause de mauvais résultats.


Tu levas un sourcil pendant que l'autre mâchait tranquillement. Tu attrapas un délice avec les baguettes et les mis délicatement dans ta bouche, faisant attention à ne pas te salir tes lèvres – manière de manger assez difficile et que tu n'employais que très rarement. Au même moment, la jeune lycéenne devint une pierre – elle finit tous ses mouvements, arrêtée par un sort, paralysée. Elle n'avala même pas. Elle restait comme une statue, pendant quelques secondes. Ton sourcil se leva encore plus haut, pendant que tu pensais à comment ce bentô est superbe et au goût idéal. Repas royal, pourrait-on dire. Son visage reprenait un sens, montrant la jeune fille plutôt terrifiée. Elle tourna sa tête vers moi, une lenteur horrible, pouvant être comparée aux escargots mais aussi aux créatures effrayantes des films d'horreur qui te cherchent et qui te trouvent enfin. Un frisson parcourut ton corps.

Tu essayais de comprendre ce changement brusque, tu remontas donc le temps dans tes souvenirs. Tu n'allais pas très loin, pas besoin de t'éloigner jusqu'au début de votre rencontre en ce magnifique jour. Au contraire, ça ne faisait même pas trois minutes que tu remontais. Jusqu'aux ses derniers mots, précisément. Le moment où tu levas ton sourcil était un moment mémorable et tu ne fis pas cette action sans raison. Elle te parla de ses notes, de ses résultats. Était-ce pour cela qu'elle paniquait à l'heure actuelle ?

Pourtant, elle ne réagit que quelques temps après cela, et ça te paraissait suspect. Soit elle avait un temps de réaction très long, soit tu ne pouvais comprendre la cause de son changement. Tu optais cependant pour la première option, détestant de tout ton cœur perdre ou ne pas réussir à comprendre quelque chose. Tu la fixas de nouveau.

    - Des mauvais résultats, dis-tu. ~ – commenças-tu. – Quel genre de mauvais résultats ?


Ce n'était pas pour l'intimider, loin de là ! Contrairement à ce qu'elle pourrait déduire de tes phrases, tu ne voulais que l'aider. Enfin, plutôt la remercier pour le repas, la rémunérer et pour le faire, tu pourrais lui apprendre ceci ou cela, les choses qui, bien qu'expliqués ou simplement énoncés dans les manuels, paraissent incompréhensibles.

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MessageSujet: Re: sayonara memories »with Kaede«   Dim 11 Jan - 19:45











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Mon expression figée comme une pierre avait forcément dû l'interpeller n'est-ce pas ? Après tout elle avait semblé s'être lancée dans une réflexion intense alors ce n'était pas très bon signe. Non non non, pitié non, qu'elle ne se souvienne pas de ce que j'avais dit ! Ce que je pouvais avoir envie d'être en mesure de remonter le temps, de lui faire oublier tout ça... pourtant la seule chose que je pourrais faire à la rigueur c'était m'effacer de sa mémoire mais je n'en avais aucune envie. Pour une fois que j'arrivais à communiquer avec quelqu'un du lycée convenablement, je n'allais pas juste m'enfuir à nouveau, en disparaissant de sa mémoire telle une fugitive après un délit ! Et même je savais que si je le faisais j'allais déprimer toute seule dans mon coin, comme d'habitude quoi. J'en avais assez d'être faible, d'être soumise à cette stupide fierté qui était probablement la raison principale de mes problèmes à ce jour.

« Des mauvais résultats, dis-tu. ~ »

Je déglutis légèrement à cette idée. Alors elle avait vraiment entendu hein... ça me mettait dans un sacré embarras. Et maintenant j'étais censée faire quoi ? Partir en courant tout en criant un truc du genre ce n'est pas ce que tu crois ? Ou assumer ? Enfin si je lui confirmais qu'elle avait bien entendu ma fierté en prendrait un sacré coup. D'un autre côté je n'avais aucune raison de lui cacher la vérité plus longtemps : il était temps que quelqu'un d'autre en dehors des profs sache à quel point j'étais stupide, incompétente lorsqu'on en venait aux études. En sport ? Je me débrouillais très bien, j'excellais même. Mais dès que mon cerveau entrait en jeu c'était fichu, justifiant ainsi mes résultats si mauvais : il était si peu discipliné que je ne pouvais pas avoir un seul entretien correct avec lui, nous n'étions d'accord que lorsque le sujet était la critique de moi-même. Ahh, heureusement qu'elle ne pouvait pas lire dans mes pensées ! Sinon je serais affichée à vie en tant que schizophrène, sans cervelle potable par-dessus le marché. J'étais irrécupérable, vraiment.

« Quel genre de mauvais résultats ? »

L'air un peu stupide pendant quelques instants je laissai finalement échapper un soupir, qui représentait avec exactitude mon désespoir face à ma propre personne. Comment expliquer quel genre de résultats j'avais sans exposer ma stupidité au grand jour ? C'était probablement impossible n'est-ce pas. Atténuer la réalité serait certainement hors d'atteinte, mais mon honnêteté risquerait de me blesser au final. Pourtant c'était la seule solution à ma disposition, alors je ne pouvais que lui expliquer ma situation ? Avec quels mots cependant ça je ne le savais pas encore, mais ça allait sûrement venir en songeant attentivement à mes résultats récents non ? Je pouvais toujours essayer de tenter le coup, de me remémorer toutes mes notes désastreuses obtenues dans l'année. C'était ma seule chance de pouvoir être claire dans mes explications. Et puis, je devais bien avoir quelques feuilles dans mon sac pour pouvoir appuyer mes dires.

Tout en fouillant dans mes différents cours je songeai à mes contrôles catastrophiques, aux notes gravées d'une couleur rouge sur la blancheur du papier tendu par le professeur, avec cet air supérieur s'affichant sur son visage. Pour moi, c'était un peu comme un tyran, ou le boss final d'un jeu ultra compliqué dont le dernier monstre à combattre était invincible – ou presque. Peut-être est-ce parce que tu passes ton temps à faire des références aux jeux vidéo que tu ne peux pas apprendre quoi que ce soit d'autre. Après tout tu es stupide Kaede. Schizophrénie le retour ; enfin pas comme si elle m'avait quittée un jour de toute manière. Pourtant je ne pouvais pas dire à mon cerveau qu'il avait parfaitement tort et que je n'étais pas stupide : mes notes ne dépassant pas la moyenne prouvaient à quel point j'avais du boulot si je souhaitais pouvoir remonter la pente et ne pas passer une seconde fois ma deuxième année. Tout mais pas redoubler, c'était tout ce que je ne voulais pas.

« Quel genre ? Et bien... j'ai du mal à avoir plus de... » je marquai une petite pause avant de reprendre, embarrassée. « … cinquante sur cent. »

Finalement je parvins à trouver quelques notes dans mon sac, me demandant bien ce que j'allais pouvoir en faire... enfin, pendant quelques secondes seulement. Comme frustrée à l'idée de les revoir je les jetai en l'air, ayant presque les larmes aux yeux tant j'étais énervée après moi-même. J'étais une sombre idiote, plus stupide qu'il n'était possible d'exister dans ce monde, plus que n'importe qui. Je le savais et pourtant malgré mes efforts je n'avais jamais réussi à y remédier, parce que je finissais toujours par être tentée et éventuellement céder à la tentation, à l'appel irrésistible du monde des jeux vidéo qui ne semblait attendre que moi pour avancer dans les différents scénarios, débloquer des personnages ou encore terminer tous les succès possibles à 100 %. Au final c'était mon manque d'intelligence qui était le plus souvent à 100 %, parce que je n'étais pas fichue de me défaire de mon addiction, surtout aux jeux apocalyptiques. Sous la pluie de feuilles volantes marquées de notes telles que 26, 35 ou encore 12 je me mis à déprimer, oubliant un instant l'existence de mon repas.

« Je suis un cas irrécupérable, j'arrive à peine à avoir la moyenne même en faisant des efforts. Je suis sûre que tu dois penser la même chose, comme tout le monde d'ailleurs... »

Il ne fallait pas croire : être stupide était une chose très difficile dans notre société parce que les gens nous regardaient de haut en insistant sur le fait que si nous continuions nous n'aurions pas d'avenir. Ne pas pouvoir atteindre mes espérances malgré mes efforts, tomber de haut... tout ça ça me faisait mal même si je ne le montrais pas forcément, parce qu'exposer mes faiblesses ce n'était pas mon genre. Sauf que là je n'y pensais plus, je voulais réellement disparaître si je n'étais pas capable de faire quoi que ce soit de ma vie. À ce train-là j'allais finir par me haïr au point d'exploser chaque vitre me reflétant. C'était un peu exagéré, certes, mais j'étais mal de savoir que mon avenir serait probablement de vivre dans l'ignorance éternelle. J'avais beau prétendre rire de mes notes devant les autres ou mon oncle, une fois seule je déprimais dans mon coin. Et c'est d'ailleurs ce que je fis à cet instant, me recroquevillant sur moi-même en posant mon front sur mes genoux. Oui, je me cachais. Je cachais ce visage qui commençait à refléter une once de tristesse dans le regard et de l'amertume dans ce sourire forcé. Comment pourrais-je sourire joyeusement après m'être rappelée de la réalité, celle où je n'étais capable de réussir que dans les jeux vidéo – ou à la rigueur en sport ?

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MessageSujet: Re: sayonara memories »with Kaede«   Dim 8 Mar - 13:31

La jeune ne semblait pas vouloir te cacher quoi que ce soit et tu étais de plus en plus curieuse. Surtout à cause de son expression de visage ; elle semblait stresser ou avoir honte. Un peu horrifiée aussi. Elle soupira finalement alors que tu la fixais avec insistance. Elle commença sa réponse.

    - J'ai du mal à avoir plus de...


Elle manqua la pause. Voilà qui devient intéressant. Tu réfléchissais à ses notes potentielles. Elle ne semblait pas bête et tu ne croyais pas vraiment qu'elle puisse avoir des notes vraiment basses. Elle avait du mal à avoir... Du mal à avoir plus de quatre-vingt-dix pour cent peut-être ? ... Soixante-quinze... ? Ce n'est pas si mal que ça, il y a pire dans le monde, dans le lycée même, même si ces notes ne sont pas parfaites et ne t'auraient pas satisfaites...-

    - ... cinquante sur cent.


Avoua-t-elle en fouillant son sac scolaire. Sûrement des preuves – dont vous aviez vraiment besoin, toi étant plus que choquée. Elle finit par en sortir un paquet de feuilles de mêmes mesures, probablement des contrôles. Tu voyais des connotations rouges d'un coin de l’œil. Tu levas un sourcil, quand la fille jeta les feuilles en l'air – on aurait presque cru être dans un manga – et, les larmes aux yeux, elle se fit petite ; se mettant en petite boule sur le banc.

    - Je suis un cas irrécupérable, j'arrive à peine à avoir la moyenne même en faisant des efforts. Je suis sûre que tu dois penser la même chose, comme tout le monde d'ailleurs...


Tu te levas du banc pour ramasser les feuilles de la blonde. Une par une, je les prenais en main et les lisais ; tu regardais d'abord la grande note rouge entourée, tu reportais ton regard sur les bonnes réponses d'abord, ensuite les mauvaises. Des réponses incorrectes, incomplètes ou même non indiquées. Tu parcourais toutes les questions d'un regard sceptique, enregistrant ses fautes dans ta tête. Ça te faisait en quelque sorte mal de voir Kaede déprimer alors que tout à l'heure, elle mangeait son délicieux repas, joyeuse. Tu voulais l'aider, pour une raison toute simple – dans le cœur naïve, tu considérais cette fille déjà comme une amie. Ayant rassemblé toutes les rectangles blancs de papier, tu te mis devant ta camarade, posant une main sur sa tête.

    - Allez, ce n'est pas la peine de déprimer pour ça ! Ce ne sera pas la chose la plus facile de ta vie, mais si tu t'y mets vraiment, tu peux arriver à la moyenne. – disais-tu souriante et voix calme tout en lui aplatissant les cheveux – ou caressant, comme certains le diraient. – Si tu veux, je t'aiderai.


Tu relevas ta main pour la porter vers l'autre cette fois, reculant d'un pas et souriant chaleureusement. Rare, très rare. Kaede devrait se sentir honorée, à la limite-- Mais non, après tout il fallait la consoler. Par contre, tu n'avais pas pensé à la difficulté que tu auras en devant l'aider à étudier...

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MessageSujet: Re: sayonara memories »with Kaede«   Jeu 16 Avr - 2:44











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Ça y est, elle allait me voir telle que j'étais soit comme une idiote. La regardant ramasser mes feuilles une à une en lisant de temps à autre mes réponses je déprimai encore plus qu'à l'origine. L'envie de m'enterrer dans un coin le temps que toute cette affaire se tasse me tentait cruellement, cependant je devais assumer : c'était moi et nul autre qui avait lancé mes copies en l'air, les laissant ainsi à sa vue. Peut-être allait me trouver vraiment stupide et me regarder de haut ? Ou alors, allait-elle me tendre la main ? Elle n'avait pas l'air d'être une personne prenant plaisir à ridiculiser les autres, cependant il n'était pas dit qu'elle m'aiderait non plus. C'était ma galère, pas la sienne et il allait falloir que je m'en sorte un jour – même si en l'occurrence ça n'avait pas trop l'air de fonctionner pour l'instant –. Peut-être qu'en changeant de technique cela s'arrangerait ? Genre réviser la tête en bas ? Personne stupide, idée stupide ; ça va de paire. Parfois je me désespérais vraiment. C'était probablement la pire idée que j'avais pu avoir de ma vie, après foncer sur des racailles pour récupérer un chat qu'ils traumatisaient et me laisser taper dessus pour jouer les héros.

Soudain je sentis une main se déposer sur le dessus de ma tête, ce qui arrêta soudainement la culture de champignons que j'avais démarré le temps de ma déprime. Tout doucement je levai les yeux vers ma camarade qui commença à ébouriffer avec délicatesse ma longue chevelure dorée. Étrangement cela eut le don de me calmer, parce que même si je ne laissais pas vraiment l'occasion aux gens de me caresser le dessus de la tête j'adorais cette sensation. C'était à la fois chaleureux et rassurant, puis motivant : était-ce ce genre d'affection qu'une mère pouvait dégager en exécutant un tel geste ? Probablement ; mais c'était difficile à comparer car je n'avais jamais vraiment eu cette chance. Ironie du sort la seule fois où je l'avais vue elle était... enfin bref. L'espace d'un instant j'avais dû ressembler à un petit chiot, appréciant dans le calme le geste doux de Kaori. Il allait sans nul doute que c'était pour me réconforter, parce qu'elle avait dû me prendre en pitié en voyant de tels résultats. Avec un peu de chance elle allait m'aider ? Ce serait génial ! En plus elle avait l'air d'être plutôt intelligente, donc j'étais certaine que si elle m'apprenait tout irait pour le mieux.

« Allez, ce n'est pas la peine de déprimer pour ça ! Ce ne sera pas la chose la plus facile de ta vie, mais si tu t'y mets vraiment, tu peux arriver à la moyenne. Si tu veux, je t'aiderai. »
« … es-tu un ange tombé du ciel ? »

Vraiment ? Elle comptait réellement m'aider ? Moi, le cas désespéré ? Son sourire ne semblait pas mentir, j'avais envie de la croire vraiment. Mais c'était un peu comme un rêve pour moi. Mes yeux, rivés sur elle, brillaient de mille feux et renforçaient cette impression de petit chiot que je dégageais plus tôt. Ma sauveuse ! Lorsqu'elle retira sa main de mes cheveux je la suivis du regard avant de la reprendre ainsi que sa jumelle entre les miennes, pleine d'entrain. Si elle était prête à m'aider, alors je comptais bien y mettre du mien pour que cela ne soit pas en vain ! Pour être honnête ça me motivait beaucoup en fait, car jusqu'ici personne ne m'avait jamais proposé de l'aide – peut-être parce que je devais avoir l'air d'une intello, je n'en savais trop rien en fait –. Ma joie était trop présente, et peut-être que du coup j'allais lui faire un peu peur mais je ne pouvais pas m'en empêcher... si elle savait tout ce qu'elle venait de dire représentait pour moi ! C'était un espoir de pouvoir un jour voir mon rêve s'accomplir à travers mon dur labeur. Non il ne s'agissait pas de finir enfermée dans ma chambre à jouer aux jeux vidéos : moi je voulais devenir éducatrice pour les enfants, sauf qu'avec mes résultats c'était un peu inespéré – pour ne pas dire presque impossible –.

« Merci beaucoup Kaori ! Je travaillerai dur, je te le promets ! »

Et pour appuyer ma réponse je lui fis un grand sourire, lâchant finalement ses mains pour ne pas trop l'embarrasser. Sérieux, c'était probablement la meilleure journée depuis un bon moment déjà. Bon d'accord ça parlait de réviser et ça allait probablement me demander pas mal d'efforts, mais j'étais prête à les fournir si quelqu'un était là pour me soutenir. Et là, je l'avais ce 'quelqu'un' : Kaori, ma sauveuse. Limite je pourrais l’idolâtrer juste pour ça, mais ça la ferait très certainement fuir... ou alors elle en rirait ? Bonne question, mais je préférais ne pas risquer de perdre la seule personne croyant encore en ma volonté de travail. Les professeurs ça faisait longtemps qu'ils avaient arrêté d'espérer, en même temps ils n'avaient jamais vraiment essayé de m'aider ne serait-ce qu'une fois parce que j'avais juste la tête de la bonne élève, pas les facultés. Le seul endroit où je pouvais me vanter c'était le sport, le problème étant que je ne pourrais pas gagner ma vie et accomplir mes rêves en n'étant douée que dans ce domaine : c'était purement impossible. Même moi, aussi stupide que je l'étais, j'en étais consciente.

« Dis, dis, on commence quand du coup ? Et tu ne m'abandonneras pas à mi-chemin hein, promis ? »

Oui il y avait un risque qu'elle m'abandonne, car il n'était pas dit que les résultats se manifesteraient rapidement : c'était pour cela que je voulais commencer dès que possible, afin que cela prenne forme avant les examens de préférence. Désormais j'avais un petit espoir de pouvoir remonter mes notes et de montrer à tous ces adultes me répétant sans cesse que j'étais une peine perdue que je pouvais moi aussi avoir des résultats potables ! Enfin pour cela il allait falloir que je suive la tutelle de ma nouvelle amie avec précaution, et surtout que je ne me repose pas sur mes lauriers sinon j'étais fichue.

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