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 Suddenly the rain stopped -- Tami

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Fiche de Personnage
Cause de mort: chute
Relations:
Capacité: atmosphere eyes

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MessageSujet: Suddenly the rain stopped -- Tami   Dim 30 Nov - 13:56

Who're you? You're talking to your future president. I'm not jocking you little butt
nom ▬Kei  けい (clairvoyance)
prénom ▬ Ririse リリセ, Tami 民 (peuple/nation)
sexe ▬ femme
surnom ▬ Tami
âge ▬ 17 ans
date de naissance ▬ 15/03/1997
orientation sexuelle ▬ hétérosexuelle
groupe sanguin ▬ O
occupation ▬ devenir président du Japon (les lolis au pouvoir)
groupe ▬ Solitaires
Atmosphere Eyes ▬ permet au possesseur d’atténuer ou accentuer la météo actuelle, dans un rayon de 15 mètres.
cause de mort ▬  chute
CV ▬  Harumi Sakurai

__________

prénom/pseudo ▬ yo munmun’s here
âge
sexe/genre
comment as-tu connu le forum? ▬ aucune idée, euhhhhhhhh
comment tu le trouves? ▬ re momomomomomomomosexuel
doubles comptes? ▬ Bah, Munton et Swaggykatsu
faceclaim/avatar ▬ Edna – Tales of Zestiria
autre ▬ JE VOUS AIME LES GENS je veux faire un monologue mais j’ai pas d’idées sobs
Souvent décrite comme une personne agréable, gentille,  Ririse aussi appelée Tami, est le genre d’être humain qui va par-delà les dangers pour aider les autres, dans sa nature impulsive qui la décrit tout aussi bien. Elle est toujours attentive, servant aussi de confidente, et cela sans que ça ne lui pose de problème. Tami ne pourra jamais refuser pour une simple et bonne raison de vous aider: elle est seule. Si elle ne fait rien pour les autres, elle passe totalement inaperçu, ce qu’elle vit très mal. Pourtant qui ne la remarquerait pas, son ombrelle à la main, et ses tenues pour le moins originales portées? Elle-même ne le comprend pas. Peut-être est-ce sa taille ou bien son manque d’assurance qui est visible physiquement qui la rend si invisible que même seule dans une rue, on ne la remarquerait presque pas.
Enthousiaste, elle l’est aussi. Bien que la majorité du temps Tami soit plus d’humeur mitigée, elle reste cependant une personne positive, celle qui relève toujours les autres. On pourrait lui reprocher cet abus de gentillesse envers les autres, mais encore une fois, elle se sent toujours seule, et le seul moyen qu’on la remarque est qu’elle soit utile, même si on la jette ensuite. Ça ne la dérange pas, elle n’arrive pas à s’attacher à une personne, vu que ses « amitiés » sont passagères. Tami est une personne très seule, et on pourrait presque le deviner physiquement maintenant. Avec ce regard dur et lassé, qui ne verrait pas en la blonde le mélange de solitude et de déprime qu’elle couve? Peut-être est-ce parce qu’elle arrive à convaincre qu’elle n’est pas ce qu’elle est réellement. L’adolescente déteste inquiéter les autres, mais dans le sens contraire, tout est permis. L’inquiétude pour les autres lui permet de s’occuper, car elle s’ennuie ferme. Très souvent.  Si le contexte de sociabilité était inexistant, Tami passerait ses journées à balancer sa tête de gauche à droite en fredonnant un air, assise sur n’importe quel siège possible n’importe où.
Oh, et bien sûr, souvent triste, voire déprimée. Ca a toujours été dans sa nature, d’être très changeante, et même plus souvent triste que contente. Qui ne serait pas triste de savoir qu’elle est presque inexistante parmi tout ce monde, et pourquoi personne ne veut bien rester avec elle. Pourtant, elle ne sait pas ce qui repousse les personnes, elle ne fait jamais rien de mal, car elle offre tant de gentillesse, à un point où ça en serait interdit. Tami se tue presque pour ne pas se plaindre quand elle ne va bien, elle.
Depuis la mort de son seul ami Atsuo, elle s’est mise à penser de même qu’elle portait une malédiction du style « si tu restes avec moi tu vas crever ». Alors même si elle voulait avoir des amis, elle resterait éloignée, réservée. C’est ce qui la rend triste, en plus de croire que la mort de son ami est de sa faute. Elle est pleine de contradictions, Tami, en réalité.

En petites anecdotes, Tami est une collectionneuse acharnée de grigris. Comment la rendre heureuse? Offrez-lui un grigri et elle vous sera éternellement reconnaissante, en plus de l’accrocher une semaine et pas plus à son ombrelle adorée, pour frimer. Sinon elle garde toujours le même qui est en quelque sorte son porte-bonheur. On pourrait aussi parler de sa folie pour les choses épicées. La nourriture indienne est donc sa préférée, même si, convenons-en, au Japon, on en mange pas tous les jours. Cependant, elle adore avoir la bouche en feu, car c’est trop délicieux quand même. C’est pour cette raison qu’elle sent fréquemment le paprika, car c’est certainement son épice préférée (ce n’est pas la plus forte, oui).
1m56 ▲ 52kg ▲ teinte en blonde ▲ bleus ▲ pâle ▲ sent le paprika ▲ semble plus jeune qu’elle n’en a l’air ▲ se balade toujours avec une ombrelle ▲ toujours habillée légèrement sauf en hiver (et encore) ▲ porte toujours des trucs à rubans
Le petit village montagnard qui produit beaucoup pour le pays en terme de légumes? Voilà ton village, ta fierté, même si ce n’est pas aussi prestigieux que de présenter une super ville avec plein d’immeubles classes et tout. Non mais c’est bien la campagne. Sauf que ce n’est pas le mode de vie que tu préfères.
Donc voici ce village où est née la fille qui doit changer le monde, très bientôt, aka toi. Ririse Tami, enfant calme, et bien que mignonne, tu n’avais personne qui te regardait fixement. Aux yeux des adultes, tu apparaissais à peu près, mais pour les personnes de ton âge, c’était limite la transparence, tu étais un peu le fantôme vivant du village. Enfin soit, tu as vite compris en grandissant que c’était comme ça, tu resterais seule. Et ça n’a pas changé, malgré tout tes efforts: période punk loupée et prématurée, tentative d’apprentissage de divers instruments tous plus horribles les uns que les autres pour attirer le regard sur toi.. Et bien sûr que cela n’avait pas marché. Au mieux, on te disait que tu faisais pitié, au pire tu étais ignorée, et c’en devenait pire de ce fait. Il n’y a qu’un enfant, une personne qui t’accorda son attention, et c’était Atsuo. Tu étais gênée que tes tentatives d’appel à l’aide avaient été entendues par un garçon; tu sentais venir les suppositions ambiguës qui n’allaient pas te plaire. Il était venu te parler en fin d’après-midi, alors que tu jouais avec un bâton à faire des dessins dans la terre. Tu t’ennuyais tellement que tu faisais ce jeu stupide, en attendant que tes parents finissent de travailler. Cet idiot était passé sur ton « œuvre »  et la fit totalement disparaître. Tu n’avais pas réagi, encore dans ton état second à imaginer pleins d’histoires, mais rapidement ton bâton fut arrêté par le pied du garçon, ce qui te fit revenir à la réalité.

_Qu’est-ce qu’il y a?
_Bah t’es seule non?
_Non.
_C’est pour ça que tu fais des trucs bizarres? Perso tu m’as fait trop rire!
_Tant mieux alors, mais c’était pas mon but..
_Pourquoi ne pas rester ensemble un peu?

Quand il t’a dit ça, ton cœur à fait un bond dans ta poitrine tant c’était direct et incroyable. Bien sûr que tu étais contente, et tu ne pouvais pas refuser, ça non. Tu devais absolument le coller jusqu’au bout, jusqu’à ce qu’il se lasse de toi, qu’il te déteste. Au début c’était juste une auto-persuasion, de rester collée en permanence à lui, mais au final, c’est devenu une obsession, et tu aurais dû garder tes distances car tu t’es peut-être trop attachée à lui, ce qui fut plus pénible qu’autre chose. Lui, il n’avait aucun mal à se faire des amis, et donc tu restais éloignée puisque personne ne te remarquait. Tu ne pouvais pas lui en vouloir, non, il avait une vie, comme toi, même si la sienne était plus agréable que la tienne. Au final, tu réfléchissais durant ta solitude. Tu réfléchissais à quoi faire le lendemain pour qu’il reste plus souvent avec toi. De la pêche? Tu n’as pas de canne à pêche. Descendre en ville? Vous êtes trop jeunes. Jouer à chat? T’es pas assez endurante, il te l’a prouvé plein de fois. Non, vous ne pourrez pas faire grand-chose, vous tournez en rond, il doit te trouver bien ennuyeuse pour partir aussi souvent avec ses autres amis. Tu retournais presque au point mort, avant votre rencontre. Atsuo, il te manquait beaucoup, car c’était ton seul ami.
Pendant un moment, oui, il t’a un peu abandonné. Il vous a tous un peu abandonné, car il avait attrapé une mauvaise grippe, ce qui a inquiété tout le monde, enfin tous les enfants majoritairement. Il était plutôt « populaire » le garçon. Et pour la première fois, tu étais vraiment triste. Parce que ton ami qui t’abandonnait n’allait pas bien. Tu songeas souvent à aller lui rendre visite, quitte à finir malade toi aussi, de toute façon personne ne s’en soucierait à part ta famille. Mais dans ce cas, tu te sentais forcée à lui trouver un cadeau. Bah oui, un cadeau pour lui souhaiter un bon rétablissement, c’est une très bonne idée! Mais tu n’as rien à donner. Si, ce vieux truc que tu peux accrocher partout, ce vieux grigri que tu apprécies un peu. Il ne saura pas que c’est un objet que tu aimes bien, de toute manière. C’est pour ça que tu t’es dépêchée de le prendre sur ton étagère et de sortir de chez toi, il faisait encore clairement jour donc tout était encore permis. Bien que ton cœur battait à la chamade en approchant de la bâtisse où habitait Atsuo, tu pris ton courage à deux mains pour frapper à la porte. Dans ta tête, une voix te disait « tu es folle, on va croire que tu l’aimes, et c’est faux ». Car clairement, le regard d’un adulte sur tes agissements te fait peur. C’était insensé, mais tu n’as pas eu le courage de fuir, même si croire à quelque chose d’extraordinaire pour rien était plus insensé que d’aller lui rendre visite.
Sans même t’en rendre compte, tu étais devant lui, il s’était assis en tailleurs pour te paraître présentable, avec son visage fatigué mais néanmoins content de te voir. Et toi tu étais tétanisée, pas un mot ne pouvait sortir. La peur t’avait eue.

_Tami, ça va pas? Reste pas là si tu veux pas finir comme moi, hein.
_Eh, non—Je finirais pas mourant comme toi. Mais je passe juste voir si tout va bien.
_Eh bien, ça va. Mais c’est sûr que rester ici c’est pas génial non plus.
_Alors tiens, j’espère que ça te remontera le moral. Il y a mieux comme cadeau mais j’avais rien d’autre..

Tes tremblements s’étaient calmés, alors il ne put se rendre compte de rien quand tu lui passas le grigri un peu poussiéreux. Tu avais oublié de nettoyer l’objet, quelle gaffe, il en restait encore. Il ne restait plus qu’à espérer qu’il ne fasse pas de remarques sur la saleté apparente du « cadeau ». Atsuo n’avait rien dit, et semblait content, il le posa par terre, à côté de son lit. Il ne dit rien, et c’était donc un silence que tu n’arrivais pas à définir comme gênant ou léger. Il était juste content, tu arrivais à le sentir.

_Atsuo, tu reviendras jouer dehors quand tu seras guéri?
_Bien sûr que oui, je vais pas rester à crever ici!
_Tant mieux, j’aurais pu m’inquiéter.
_Et ton cadeau, je le mettrais sur mon étagère. C’était sympa merci.

Sans un mot, tu lui fis comprendre que ce n’était pas grand-chose. Sans doute que cet objet ne lui servirait pas à grand-chose mais c’était important de lui avoir donné. Au moins, cette babiole aura une signification pour toi et lui, et cette histoire de signification te plaisait. Maintenant, tu n’avais plus qu’à attendre qu’il revienne dehors, patiemment, pour ne pas changer d’habitude.


15 ans



Le temps passa, sans que cela ne change vraiment. Tu avais fini blonde sur les conseils d’Atsuo, qui avait du goût en matière de mode –ou alors il a vu dans un magazine une fille blonde. Il trainait beaucoup plus avec toi, sans aucune raison. L’adolescence avait peu à peu changé votre relation de « partenaires de jeu » à celle « d’amis », tu l’appréciais beaucoup. C’était assurément ce que tu attendais, un « ami ». Ce n’était pas une relation exceptionnelle, non, mais vous faisiez un peu n’importe quoi pour rire, dans le sens où vous alliez dans des endroits que vous n’aviez jamais visités. Mais rapidement, vous aviez tout découvert, et l’ennui reprenait le dessus.
Tu faisais de la couture parfois, histoire t’amuser à faire essayer à Atsuo toutes les horreurs que tu créais, dans le seul but de rire –car la couture n’était ton passe-temps que pour rire de lui avec des robes horribles, vu qu’il ne refusait pas non plus d’essayer à ta place. Mais quand tu réussissais à faire quelque chose de bien, cela finissait aussitôt sur toi, et c’est comme ça que tu as commencé à te vêtir d’une façon bien étrange, avec tes propres créations, avant de découvrir des magazines qui vendaient des tenues de la sorte. Et en échange, il te faisait subir tous les jours ses entrainements sportifs qui venaient tout droit de l’enfer, surtout que tu n’es pas du tout souple bien que tu sois très maigre. C’était pas étonnant que tu reviennes le lendemain avec des courbatures tellement douloureuses que tu n’arrivais pas à marcher. Du coup il riait. C’était une amitié plutôt faite dans la douleur ; mais c’était juste de la taquinerie, vous vous portiez beaucoup d’attention l’un pour l’autre, de ce que tu crois, du moins. Tu lui avais même, entre essayages, dévoilé ce que tu voudrais faire une fois au lycée, car il te faudra partir en ville. Il ne t’a pas prise au sérieux quand tu lui as dit « je veux être présidente du Japon », mais directement après, tu avais défendu ton cas « eh, c’est une chancelière en Allemagne, donc je pourrais aussi gouverner un pays! ». Tes motivations étaient légères comparé au fait de devoir gérer un pays dans les moindres détails: tu voyagerais et ne serais plus invisible, quitte à ce que tu sois trop vite aperçue.

_Et toi, tu veux faire quoi, au lieu de te moquer?

_Je sais pas trop, et puis j’ai l’air d’un gros boulet pour mes parents. Sinon, j’aimerais bien être scientifique, enfin c’est un rêve banal de garçon quoi.
_Bah c’est trop cool d’être scientifique, arrête! Je te soutiens à fond.
_Si seulement j’avais des bonnes notes, hein.
_Parce que tu crois que j’en ai des excellentes moi? Montre que t’es motivé d’y arriver, et ça passera tout seul. Et sinon, je peux t’aider, tu le sais?

Cela avait réussi à éveiller son attention, car bien sûr qu’il accepterait avec des promesses pareilles.


15 août



Ta mère te réveille, car elle voulait que tu ailles en ville chercher un colis qu’elle avait commandé. La tâche ne t’enchantait pas, vu le ciel gris qui ne semblait pas t’aimer. Pour un jour d’été libre, tu étais vraiment veinarde: aller en ville ET avoir un mauvais temps. C’est plutôt dangereux si la pluie s’abat sur la montagne pour descendre. « Prends ton parapluie et la route principale, au lieu de râler ». La route principale était plus longue, pour qu’elle soit plus facile d’accès. Parfois tu ne comprenais pas que tes parents n’aient pas de voiture, surtout que ton père a son permis. Des questions resteront sans réponses dans ta vie.
Tu toquas à la porte d’Atsuo, espérant qu’il puisse t’accompagner, la solitude d’un aller-retour ne te plaisait pas. Bien sûr il accepta et trouva rapidement une idée:

_On pourrait passer par le chemin de randonnée, c’est plus rapide, non?
_On se dépêche alors, il va pleuvoir.

Le chemin n’était pas protégé, et non recouvert de béton. Personne n’était censé passer par-là, car dangereux. Il y avait déjà eu des tragédies à cause de ce manque de sécurité, mais deux connaisseurs du coin devraient s’en sortir, en théorie. Sauf que c’était la première fois que vous y alliez, et tu ne voulais pas avoir affaire à la pluie qui ne fait pas bon ménage avec la terre.
Heureusement que ton ombrelle te servait d’aide dans cette descente raide, mais Atsuo avait plus de mal sans pour autant le montrer, en répétant « t’inquiète pas, je suis doué pour les randonnées, tu sais », et tu le croyais naïvement, comme il est plus doué que toi pour ce genre de choses. Mais rapidement, des gouttes de pluie se mirent à tomber sur le sol, sur ton nez, tes cheveux. En quelques minutes, c’était une averse impressionnante destinée à durer quelques minutes. Ces quelques minutes, c’était une éternité.

_Ah merde.. On fait quoi?
_On aurait dû prendre la route principaaaaale.. Pourquoi je suis stupiiide..?
_On attend un peu? On ne peut pas remonter de toute manière.
_Oui, alors attends, je viens. On a qu’à se protéger avec mon parapluie.

En faisant attention à la terre qui devenait liquide, tu descendis jusqu’à lui, en prenant au moins cinq minutes, pour éviter de glisser. Vous étiez déjà bien trempés, c’était inutile de se protéger maintenant, mais tu ouvris quand même ton parapluie, et Atsuo se colla à toi pour être bien à l’abri. Tu te sentais gênée, mais tu avais trop froid pour réfléchir à quoi que ce soit de censé.

_On pourrait discuter de quoi, en attendant que ça se calme?
_Du fait que tu me colles?
_C’est pour ne pas avoir froid, avec la pluie.
_J’accepte ta raison, alors. C’est vrai qu’il commence à faire froid..
_Foutus courants d’air! Venez vous frotter à moi au lieu d’attaquer la pauvre et fragile Tami!
_Non mais t’es sérieux? Fais attention, Atsuo…

Tes avertissements étaient lancés en vain, puisque qu’il commençait à bouger, mimer des coups de karaté ou tu ne sais quoi encore contre le vent, ce qui avait pour effet de recevoir plus de courants d’air qu’autre chose. Tu détournais ton visage, un peu lassée et gênée par son comportement d’enfant de cinq ans. Tu trouvais donc plus intéressant de regarder l’horizon, où tu pouvais voir la limite de l’averse! Il faisait très clair au loin. Il fallait que les nuages se dissipent très vite ou que le vent emporte vers les « chanceux » cette pluie torrentielle.
Puis tu as entendu un cri, un cri perçant qui te fit de suite froid dans le dos. Atsuo était là, tentant de se tenir sur le bord de la pente. En contrebas, c’était de la pierre, des tas de rochers, et il allait tomber. Comment a-t-il fait pour se retrouver là? C’est à force de faire le clown, a tous les coups. Alors tu te jettes au sol pour prendre ses bras et essayer de le faire monter. Tu avais de la boue sur les yeux, tu n’avais pas les idées claires et tu ne voyais rien.

_Remonte bordel!
_J’essaie..

Lentement, tes mains  glissaient vers les siennes, tu savais que tu ne pourrais pas le tenir à ce train-là. Il allait juste mourir. Sans que tu ne puisses faire quelque chose vu que cette boue mélangée à la pluie ne faisait que laisser Atsuo glisser vers sa mort. Et ce jusqu’à ce qu’il tombe, sous tes yeux. Tu ne savais pas réellement quand il a fini de tomber, mais quand tu as vu une petite tache rouge sur l’herbe, tu t’es rendue compte avec l’altitude qu’il allait mal. « Il faut l’aider, sinon il va mourir », « Il me remerciera si je le sauve ». Alors tu t’étais précipitée sur la paroi de la montagne, pour descendre. Tu n’avais pas le vertige, cela ne serait pas un problème de descendre cinquante mètres ou plus, surtout si tu dois sauver quelqu’un. Il sera reconnaissant, car tu l’as sauvé à deux doigts de la mort. Tu descendais néanmoins lentement pour trouver des prises sur la roche trempée, et à vrai dire, tu ne trouvais aucune prise qui t’assurais de rester dessus longtemps. C’était trop dangereux, et pas fait pour de l’escalade, la pluie rendait chaque paroi glissante, il y avait un peu de mousse, ce qui rendait les choses pires. Lentement, tu étais moins sûre, tout devenait flou ; normal, tu commençais à pleurer. Pourquoi avais-tu cru qu’il pouvait être encore en vie après une telle chute? Tu espérais vraiment qu’il pouvait survivre?
Alors, les larmes aux yeux, ce qui t’empêchait d’avoir une vue impeccable, tu tentais de remonter. Il n’y avait plus rien à faire pour Atsuo, tu devais juste rentrer tout dire—Hélas, tu avais attrapé une prise trop glissante, et tout ton corps bascula dans le vide. Tu n’avais pas eu le temps de crier, tant tu ne t’y attendais pas. La chute fut aussi rapide que ta mort. Morte d’une chute, le crâne brisé, ainsi que d’autres os, certainement.


15 août( ?)



Ta mère te réveille, car elle voulait que tu ailles en ville chercher un colis qu’elle avait commandé. La tâche ne t’enchantait pas, vu le ciel gris qui ne semblait pas t’aimer, et surtout ce mal de crâne depuis ton réveil. Tu avais rêvé de ta propre mort et celle d’Atsuo. Bah, ça arrive quand on pense trop avant de dormir, ce genre de chose. Pour un jour d’été libre, tu étais vraiment veinarde: aller en ville ET avoir un mauvais temps. C’est plutôt dangereux si la pluie s’abat sur la montagne pour descendre. « Prends ton parapluie et la route principale, au lieu de râler ». La route principale était plus longue, pour qu’elle soit plus facile d’accès. Parfois tu ne comprenais pas que tes parents n’aient pas de voiture, surtout que ton père a son permis. Des questions resteront sans réponses dans ta vie.
Tu toquas à la porte d’Atsuo, espérant qu’il puisse t’accompagner, la solitude d’un aller-retour ne te plaisait pas. Bien sûr il accepta et trouva rapidement une idée:

_On pourrait passer par le chemin de randonnée, c’est plus rapide, non?
_On se dépêche alors, il va pleuvoir.

Le chemin n’était pas protégé, et non recouvert de béton. Personne n’était censé passer par-là, car dangereux. Il y avait déjà eu des tragédies à cause de ce manque de sécurité, mais deux connaisseurs du coin devraient s’en sortir, en théorie. Sauf que c’était la première fois que vous y alliez, et tu ne voulais pas avoir affaire à la pluie qui ne fait pas bon ménage avec la terre.
Heureusement que ton ombrelle te servait d’aide dans cette descente raide, mais Atsuo avait plus de mal sans pour autant le montrer, en répétant « t’inquiète pas, je suis doué pour les randonnées, tu sais », et tu le croyais naïvement, comme il est plus doué que toi pour ce genre de choses. Mais rapidement, des gouttes de pluie se mirent à tomber sur le sol, sur ton nez, tes cheveux. En quelques minutes, c’était une averse impressionnante destinée à durer quelques minutes. Ces quelques minutes, c’était une éternité.

_Ah merde.. On fait quoi?
_On aurait dû prendre la route principaaaaale.. Pourquoi je suis stupiiide..?
_On attend un peu? On ne peut pas remonter de toute manière.
_Oui, alors attends, je viens. On a qu’à se protéger avec mon parapluie.

En faisant attention à la terre qui devenait liquide, tu descendis jusqu’à lui, en prenant au moins cinq minutes, pour éviter de glisser. Vous étiez déjà bien trempés, c’était inutile de se protéger maintenant, mais tu ouvris quand même ton parapluie, et Atsuo se colla à toi pour être bien à l’abri. Tu te sentais gênée, mais tu avais trop froid pour réfléchir à quoi que ce soit de censé.

_On pourrait discuter de quoi, en attendant que ça se calme?
_Du fait que tu me colles?
_C’est pour ne pas avoir froid, avec la pluie.
_J’accepte ta raison, alors. C’est vrai qu’il commence à faire froid..
_Foutus courants d’air! Venez vous frotter à moi au lieu d’attaquer la pauvre et fragile Tami!
_Non mais t’es sérieux? Fais attention, Atsuo…

Tes avertissements étaient lancés en vain, puisque qu’il commençait à bouger, mimer des coups de karaté ou tu ne sais quoi encore contre le vent, ce qui avait pour effet de recevoir plus de courants d’air qu’autre chose. Tu détournais ton visage, un peu lassée et gênée par son comportement d’enfant de cinq ans. Tu trouvais donc plus intéressant de regarder l’horizon, où tu pouvais voir la limite de l’averse! Il faisait très clair au loin. Il fallait que les nuages se dissipent très vite ou que le vent emporte vers les « chanceux » cette pluie torrentielle.
Puis tu as entendu un cri, un cri perçant qui te fit de suite froid dans le dos. Atsuo était là, tentant de se tenir sur le bord de la pente. En contrebas, c’était de la pierre, des tas de rochers, et il allait tomber. Comment a-t-il fait pour se retrouver là? C’est à force de faire le clown, a tous les coups. Alors tu te jettes au sol pour prendre ses bras et essayer de le faire monter. Tu avais de la boue sur les yeux, tu n’avais pas les idées claires et tu ne voyais rien.

_Remonte bordel!
_J’essaie..

Lentement, tes mains  glissaient vers les siennes, tu savais que tu ne pourrais pas le tenir à ce train-là. Il allait juste mourir. Sans que tu ne puisses faire quelque chose vu que cette boue mélangée à la pluie ne faisait que laisser Atsuo glisser vers sa mort. Et ce jusqu’à ce qu’il tombe, sous tes yeux. Tu ne savais pas réellement quand il a fini de tomber, mais quand tu as vu une petite tache rouge sur l’herbe, tu t’es rendue compte avec l’altitude qu’il allait mal. « Il faut l’aider, sinon il va mourir », « Il me remerciera si je le sauve ». Alors tu t’étais précipitée sur la paroi de la montagne, pour descendre. Tu n’avais pas le vertige, cela ne serait pas un problème de descendre cinquante mètres ou plus, surtout si tu dois sauver quelqu’un. Il sera reconnaissant, car tu l’as sauvé à deux doigts de la mort. Tu descendais néanmoins lentement pour trouver des prises sur la roche trempée, et à vrai dire, tu ne trouvais aucune prise qui t’assurais de rester dessus longtemps. C’était trop dangereux, et pas fait pour de l’escalade, la pluie rendait chaque paroi glissante, il y avait un peu de mousse, ce qui rendait les choses pires. Lentement, tu étais moins sûre, tout devenait flou ; normal, tu commençais à pleurer. Pourquoi avais-tu cru qu’il pouvait être encore en vie après une telle chute? Tu espérais vraiment qu’il pouvait survivre?
Alors, les larmes aux yeux, ce qui t’empêchait d’avoir une vue impeccable, tu tentais de remonter. Il n’y avait plus rien à faire pour Atsuo, tu devais juste rentrer tout dire—Hélas, tu avais attrapé une prise trop glissante, et tout ton corps bascula dans le vide. Tu n’avais pas eu le temps de crier, tant tu ne t’y attendais pas. La chute fut aussi rapide que ta mort. Morte d’une chute, le crâne brisé, ainsi que d’autres os, certainement.


XX août



Ce cauchemar, pour la cinquième fois? Tu arrivais à te souvenir des anciens cauchemars. Est-ce que tu devrais te confier à ta mère ou bien à quelqu’un d’autre? Elle te demande d’ailleurs d’aller chercher ce colis en ville..
Tu toquas à la porte d’Atsuo, espérant qu’il puisse t’accompagner, la solitude d’un aller-retour ne te plaisait pas. Bien sûr il accepta et trouva rapidement une idée:

_On pourrait passer par le chemin de randonnée, c’est plus rapide, non?
_On se dépêche alors, il va pleuvoir.

Le chemin n’était pas protégé, et non recouvert de béton. Personne n’était censé passer par-là, car dangereux. Il y avait déjà eu des tragédies à cause de ce manque de sécurité, mais deux connaisseurs du coin devraient s’en sortir, en théorie. Sauf que c’était la première fois que vous y alliez, et tu ne voulais pas avoir affaire à la pluie qui ne fait pas bon ménage avec la terre.
Heureusement que ton ombrelle te servait d’aide dans cette descente raide, mais Atsuo avait plus de mal sans pour autant le montrer, en répétant « t’inquiète pas, je suis doué pour les randonnées, tu sais », et tu le croyais naïvement, comme il est plus doué que toi pour ce genre de choses. Mais rapidement, des gouttes de pluie se mirent à tomber sur le sol, sur ton nez, tes cheveux. En quelques minutes, c’était une averse impressionnante destinée à durer quelques minutes. Ces quelques minutes, c’était une éternité.

_Ah merde.. On fait quoi?
_On aurait dû prendre la route principaaaaale.. Pourquoi je suis stupiiide..?
_On attend un peu? On ne peut pas remonter de toute manière.
_Oui, alors attends, je viens. On a qu’à se protéger avec mon parapluie.

En faisant attention à la terre qui devenait liquide, tu descendis jusqu’à lui, en prenant au moins cinq minutes, pour éviter de glisser. Vous étiez déjà bien trempés, c’était inutile de se protéger maintenant, mais tu ouvris quand même ton parapluie, et Atsuo se colla à toi pour être bien à l’abri. Tu te sentais gênée, mais tu avais trop froid pour réfléchir à quoi que ce soit de censé.

_On pourrait discuter de quoi, en attendant que ça se calme?
_Eh bien, j’ai quelque chose à dire.
_Hm? Ça va pas?
_Je rêve de notre mort depuis… Enfin c’est étrange, mais ce sont les mêmes circonstances et..
_Dis-moi?
_Ne fais rien, reste immobile, reste collé à moi. On aura plus chaud.
_Tu as tant peur pour vouloir rester collée à moi? Tu trouves pas plutôt un prétexte parce que t’en pince pour moi?
_E-eh! J’ai juste peur ok?

Bien que tu sois rouge comme une pivoine, tu lui tins le bras pour l’empêcher de faire quoi que ce soit inutile, car il voulait vraiment bouger. Il allait de gauche à droite sur la largeur du chemin en observant si la pluie allait bientôt cesser. « Pourvu qu’elle cesse vite », tu priais, et Atsuo devait certainement penser de même.
Puis tu as entendu un cri, un cri perçant qui te fit de suite froid dans le dos. Atsuo était là, tentant de se tenir sur le bord de la pente. En contrebas, c’était de la pierre, des tas de rochers, et il allait tomber. Comment a-t-il fait pour se retrouver là? Encore une fois, c’est arrivé, tu ne crois plus à la coïncidence. Alors tu te jettes au sol pour prendre ses bras et essayer de le faire monter. Tu avais de la boue sur les yeux, tu n’avais pas les idées claires et tu ne voyais rien. Inopinément, tu te mis à pleurer.

_Atsuo..! Pourquoi tu ne m’écoutes jamais?!
_Aaah, excuse-moi, Tami, je suis pas si intelligent tu vois.
_Essaies de remonter et ferme-la!
_J’essaie..

Lentement, tes mains  glissaient vers les siennes, tu savais que tu ne pourrais pas le tenir à ce train-là. Il allait juste mourir. Sans que tu ne puisses faire quelque chose vu que cette boue mélangée à la pluie ne faisait que laisser Atsuo glisser vers sa mort. Et ce jusqu’à ce qu’il tombe, sous tes yeux. Tu ne savais pas réellement quand il a fini de tomber, mais quand tu as vu une petite tache rouge sur l’herbe, tu t’es rendue compte avec l’altitude qu’il allait mal. « Non, je ne peux pas y aller. C’est déjà fichu ». Tu pleures de plus en plus et retourne en arrière. Une fois calée contre la paroi, tu te mets en boule pour exprimer ton chagrin. Personne ne t’entendras, alors peu importe si tu gémis ou hurle. Tu étais épuisée, à mi-journée, alors tu t’étais assoupie, sans le savoir, mettant un peu fin à ce cauchemar.


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« Personne ne m’en voudra si je pleure un peu? »
Dans un coin de rue, près d’où habite ta tante, tu te caches sous ton ombrelle, pour te protéger de la pluie que tu faisais tomber. Oui, c’était toi qui faisait tomber cette pluie. Depuis cet accident dont tu n’arrives plus à te souvenir très bien, tu as découvert ce pouvoir. Tu peux accentuer ou atténuer les effets de la météo actuelle sur un petit périmètre. Tu ne sais pas réellement ce qu’il est arrivé à Atsuo, mais il est « mort » d’après ceux du village, bien que tu n’arrivais pas à y croire. Qu’avais-tu fait de mal pour  qu’il meurt? C’est le trou noir. Et après ça, tu sentais bien que tout le monde te regardait avec soit un regard mauvais soit triste. Il a fallu attendre qu’il soit parti parti pour qu’on te voit dans ce village. Alors après une concertation avec tes parents, tu as décidé de partir à Mekakucity pour finir tes études. Tu pourrais étudier en droits et ta tante y vit. Alors en un mois, tout était prêt pour commencer une nouvelle vie dans cette ville.
De nouveau tu étais invisible, on te bousculait sans te dire pardon, on te marchait sur les pieds, mais tu restais seule. Tu ne feras pas l’erreur de blesser quelqu’un encore une fois. Tu seras juste une bonne élève qui arrivera à gouverner le Japon, et tu commenceras par renforcer la sécurité dans les montagnes, c’est une certitude.



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Suddenly the rain stopped -- Tami
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