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 mother mother i'm so fucked up ;

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MessageSujet: mother mother i'm so fucked up ;    Mer 18 Fév - 7:29


haruhira shige
feat. kousei arima ㅡ shigatsu wa kimi no uso

nom ▬ haruhira
prénom ▬ shige
sexe ▬
âge ▬ 17 ans (14/07)
orientation sexuelle ▬ aromantique/sexuel
occupation ▬ lycéen à son grand malheur
groupe ▬ sans capacité
taille ▬ 1m74
poids ▬ 69kg
couleur des cheveux ▬ noir corbeau
couleur d'yeux ▬ bleu
teint ▬ très pâle, il a l'air malade
particularités ▬ pratiquement aveugle sans ses lunettes
voix ▬ kensho ono.





personnalité

Shige est un personnage plutôt passif, il est ce genre de personnes qui n'est là qu'en arrière plan parce que trop basique, sans particularité à première vue. On ne fait jamais attention à lui et c'est bien quelque chose qui lui plait. La solitude fait partie du peu de choses appréciable dans sa vie. Le calme, le silence, ça lui permet de réfléchir un peu, de se sentir un minimum en sécurité. Dans sa chambre, avec un jeu vidéo en pause, parfois un peu de musique, alors que Shige est étalé sur son lit, parfois les yeux fermés, parfois ses yeux manquant de vie fixant le plafond. Le plafond, c'est probablement son seul meilleur ami. Pourtant, il ne réfléchi vraiment jamais à quelque chose d'important. Comment améliorer ses personnages, les fins ouvertes d'un livre, ...  Il se contente de ça parce qu'il n'a rien de palpitant à faire dans sa vie. Après tout, il ne possède pas de parc d'attraction dans sa chambre, ni d'un être étrange s'étant installé chez lui dont il doit prendre soin. Mais au moins, au moins, volets et portes fermés, c'est le seul endroit où il se sent en sécurité — et encore.

C'est que sa particularité, à Shige, c'est sa paranoïa sans limite. Depuis ses neuf ans, depuis l'apparition d'une certaine fille, il est persuadé que quelqu'un l'observe et que quelqu'un lui veut du mal, qu'on le juge pour ce qu'il fait et ce genre de choses. Le moindre pied dehors lui coupe la respiration, le moindre pied dehors envahi ses pensées, le moindre pied dehors le fait passer pour un fou aux yeux des étrangers. Et il a beau se persuader qu'elle n'est plus là, c'est impossible pour lui de se calmer, c'est psychologique, c'est juste... un traumatisme, voilà. C'est pour ça qu'il évite de sortir le plus qu'il peut— en fait, il ne sort pratiquement jamais, il a presque oublié l'odeur de la pluie et la chaleur du soleil. Il vit de la lumière de ses consoles et de la chaleur de sa couverture. Ce sont les seules choses qui le mettent réellement à l'aise— avec maman.

Pour lui, maman est la seule réelle chose qui lui reste, c'est la seule personne à qui il a plus ou moins confiance (en fait, ça dépend de ce qu'elle fait, le moindre geste suspect peut le faire exploser et dans ce cas-là, il ne sort plus de sa chambre de la journée). Puisqu'il n'a jamais connu son père, que les autres d'Okinawa le prennent pour un fou et qu'il ne connaît personne à Mekakucity (quoique— il ne connaît personne mais tout le monde le connaît; tout le monde jette un œil sur lui et veut sa mort, selon lui), maman est... tout? pour lui. Au point où c'en devient un peu excessif, il a tendance à se cacher derrière maman, à diriger ses responsabilités vers elle, à lui rendre service du mieux qu'il peut... Il n'a que ç'à faire, en fait? Puis il l'aime beaucoup, quand même...

Autre chose auquel il fait confiance: les jeux vidéo, anime, manga etc. C'est la seule chose où personne ne le connaît lui, la seule chose où personne n'est désagréable, la seule chose où il n'est pas obligé de se répéter toutes les cinq minutes « Tout va bien, tout va bien, tout va bien. », la seule chose où il peut converser? avec des gens, en fait. Du coup, quand il est obligé de sortir, il a tendance à sortir ses consoles (parce qu'il a la PSVita et la 3DS ce con, après tout, c'est la seule chose à laquelle il s'intéresse vraiment, avec les mangas et les animes), à se réciter des lignes ou à se rappeler des trailers des prochains épisodes, des prochains animes, de se rappeler des prochains animes avec tel ou tel seiyuu (parce que c'est tellement un looser qu'il aime les seiyuus)(sa seiyuu préféré c'est Sora Amamiya et son seiyuu préféré c'est Mamoru Miyano, c'est important à savoir) juste pour oublier ce qu'il se passe dehors, juste pour se créer une bulle et dire aux autres « Laissez-moi tranquille! », pour que les gens puissent le juger sans qu'il le sache.





histoire

Shige, quand il était petit, il était plutôt populaire. C'était quelqu'un de simple, il n'a jamais cherché à ressortir ou quoique soit, et cette simplicité semblait plaire aux filles. Plein de filles l'accostaient sans que lui comprenne quoi que ce soit. Il était un peu cliché, un peu débile mais surtout un peu malchanceux.

▬ T'es sûr que t'aimes vraiment personne?
▬ Ben non...


En quatrième année de primaire, une nouvelle dans la classe fait son apparition. Yuka Kuramoto. Personne n'a jamais su pourquoi elle a déménagé, d'où elle venait. Elle était plutôt mystérieuse mais semblait aussi pétillante que ton meilleur ami, Nobuaki. Qui par ailleurs semblait tout amoureux. Il faut dire que ses longs cheveux noirs aux reflets bleu marine et ses yeux émeraude la rendaient vraiment agréable à la vue. Sauf que, comme d'habitude, toi, tu n'avais vraiment pas que ç'a faire, s'attarder sur sa beauté. En fait, tu t'es toujours considéré comme trop jeune pour ça. Surtout, tu as toujours l'impression que l'amour équivaut à se trimbaler une fille à longueur de temps. Et bien qu'entouré de Nobuaki et quelques autres amis, il y a des moments où la solitude peut-être vraiment agréable.

▬ Shige, c'est ça? J'ai envie qu'on devienne ami!

Et le sourire qu'elle lui a donné ce jour-là, on aurait vraiment pas dit celui d'une fille de neuf ans.

Elle a commencé à toujours, toujours rester avec toi. Pas une minute sans que Yuka soit à plus de cinq mètres derrière toi. Et par politesse tu n'as rien dit, mais tu te sentais vraiment, vraiment mal à l'aise, comme si tu n'avais plus de liberté. C'était gênant mais tu avais l'impression que cela la rendait heureuse. C'est qui cette fille...? Tu aurais dû couper les liens avec elle— et c'est exactement ce que tu t'apprêtais à faire, sauf que même après lui avoir avoué le malaise qu'elle lui provoquait, elle a continué, promettant qu'elle essaierait de se calmer. Chose qu'elle ne fit absolument pas, elle en vint même à s'incruster de nombreuses fois chez toi, à un point où c'en devenait dérangeant pour ta mère et toi.

▬ Et ton père, il est où?
▬ Mes parents ont divorcé quand j'avais trois ans.
▬ Ah...


Tu n'as pas un seul souvenir de ton père et tu ne veux vraiment pas chercher à le connaître. T'as toujours été bien, avec ta mère, tu menais une vie tranquille... C'était agréable à vivre, une vie simple. Sauf que Yuka est apparue. Ç'a continué comme ça pendant longtemps. Trop longtemps, en fait.

▬ Shige, est-ce tu aimes quelqu'un?
▬ Non.
▬ Shige, est-ce que tu crois au coup de foudre?
▬ Non plus.
▬ Shige, est-ce que tu crois à l'amour?
▬ Absolument pas.
▬ Moi, je t'aime vraiment beaucoup...


À partir de ce moment-là, Yuka a commencé à agir bizarrement. Vous aviez douze ans maintenant et tout le monde te disait que l'amour, c'est un truc bien, en vrai. Mais pour toi, c'est juste une raison pour les humains de se reproduire, une réaction chimique inutile. Tu as reçu de plus en plus de messages de la part de ton « amie », de plus en plus dérangeant. Tu la trouvais toujours quelque part, quand tu sortais. Drôle de coïncidence, non? Au début, tu as cru à la coïncidence. Au bout de la cinquième fois, c'était plus qu'une simple coïncidence. Ignore la ignore la ignore la— Plus le temps passait, plus Yuka semblait instable et ta santé mentale se dégradait. Comment elle faisait pour savoir exactement quand est-ce que ta mère travaillait?

▬ Nobuaki... Yuka est bizarre...
▬ Quoi? Elle est amoureuse, impressionnant, non? Mais toi, tu peux pas comprendre, hein?


Non non non, c'est pas ça... C'est pas comme ça qu'on agit quand on est amoureux—non? Ah mais— Nobuaki est amoureux d'elle, non? Il est jaloux, non? Il va te laisser tomber, non? Tu vas te retrouver tout seul, non? Adossé au mur, tu ne peux pas t'empêcher de chercher du regard ta « prétendante ». Elle doit être cachée quelque part... Comme un animal se préparant à se jeter sur sa proie... Pour la déchiqueter, la démembrer, la broyer. Sans que tu t'en rendes compte, trop concentré à trouver ton agresseur, ta respiration devient saccadée.

▬ Nobuakiiiiiii~

Non—! Tu sursautes quand  tu vois Yuka se jeter dans les bras de ton meilleur ami. Quand tu aperçois la bête avec un air candide comme celui-là, tu recules soudainement, comme si tu essayais de t'enfuir. Nobuaki hausse un sourcil, Yuka te sourit discrètement. Elle le fait exprès, en plus...?  Ça ne dure même pas cinq secondes qu'une tristesse limite exagérée s'installe sur son visage.

▬ Tain mais t'as un problème mec... T'es crade...
▬ T-Tu comprends pas—


Et les jours passent comme ça, devenant de plus en plus insupportables. Et le jour même de tes treize ans fut vraiment horrible à vivre. Déjà, maman a eu à rester plus longtemps au travail contre son gré. Du coup, tu continues à ne rien faire dans ta chambre, parcourant nerveusement ton téléphone en quête de divertissement. Vingt-et-une heures quarante-quatre et toujours aucun signe de maman... Et elle n'aime pas que tu l'appelles quand elle travaille... Un SMS peut-être? Quel anniversaire pourri... Au moins, Yuka n'a pas fait parler d'elle de la journée. En fait, c'est juste pas une bonne nouvelle, elle sait très bien que c'est ton anniversaire aujourd'hui, aucun moyen qu'elle ne fasse rien en ce jour très spécial— enfin, autant ne pas y penser. C'est censé être un jour un minimum agréable... Plutôt que de psychoter, avancer dans un jeu te changera les idées. Ainsi, tu allumes ta DS pour continuer Pokemon. Voilà, c'est bien, ça, pense à autre chose, calme toi... Malgré tout ça, tes mains tremblent un peu trop, ça en devient difficile de choisir la bonne option sur l'écran tactile. Allons allons Shige, tu te fais des idées, elle doit être en train de manger... D'ailleurs, moi aussi, j'ai un peu faim quand même, je vais prendre un paquet de chips en attendant maman... Un dernier combat... Encore un autre... Oh puis jamais deux sans trois, avant que ton estomac se plaigne à haut voix. Ahh, la fatigue, aussi... Mais tu veux absolument manger avec maman, et fêter tes treize ans, aussi... Quels genre de cadeaux est-ce que j'aurais? J'espère que j'aurais plein de mangas... Des jeux aussi, peut-être des Blu-Ray? Si ça se trouve, c'est pour ça que maman prend autant de temps... C'est ennuyant d'être seul à la maison, dépêche-toi...

Vingt-deux heures—! Elle rentre vraiment tardivement, qu'est-ce qu'elle fait? Peut-être que tu devrais l'appeler, cette fois-ci... Dans un élan de désespoir, tu pars chercher de chips dans la cuisine. Et c'est drôle, la pièce est marquée de l'odeur du parfum de maman... Est-ce qu'elle a caché un gâteau quelque part! Après tout, elle cuisine bien, elle aurait pu en avoir préparé un avant d'aller travailler... Après avoir obtenu le paquet, tu t'apprêtes à retourner dans ta chambre en t'étirant quand  tu entends la porte se déverrouiller. Enfin—! Tu jettes ton paquet de chips sur le sol, on s'en fiche, tu vas pouvoir manger avec maman—!

▬ Sur~priise!

Et un poids t’entraîne sur le sol. Non—?

▬ Joyeux anniversaire, Shige-chan!

Non non non—! Pourquoi elle, pourquoi maintenant, comment a-t-elle pu entrer?! Tu essaies de t'échapper, de fuir l'étreinte, d'attraper ton téléphone, mais tout semble flou, tout se passe trop rapidement et tout ce que tu peux faire, c'est hyperventiler et avoir peur de le suite. Qu'est-ce qu'elle fait qu'est-ce qu'elle fait— Sa main vient parcourir tes cheveux corbeaux en bataille, sourire aux lèvres.

▬ Je n'te savais pas aussi négligé chez toi... Trop chou ♥️

Un perle de sueur glisse sur ton front pendant que l'autre dingue fait comme si te voir dans cet état était drôle. C'est qui cette fille...? Elle fait peur... Elle fait peur... Maman, dépêche-toi, par pitié... Elle était censée rentrer à dix-neuf heure trente... Faites qu'il ne lui soit rien arrivé... Juste à l'idée d'une aussi mauvaise nouvelle, tu te mets à pleurer, parce que maman, c'est tout ce qu'il te reste. Avec Nobuaki et tes quelques autres amis qui te prennent pour un fou et Yuka qui commence à te hanter... Est-ce maman te croirait si tu le disais? Bien sûr que oui, c'est maman, après tout...

▬ Tu craques pour si peu? Aww ♥️ T'es vraiment faible en fait, c'est trop chou, tu seras plus facile à briser ♥️.

Briser...? Qu'est-ce qu'elle compte faire...? Non non, qu'est-ce qu'elle peut te faire haha, elle a douze ans après tout... Elle est censée fantasmer sur un groupe de musique, pas sur toi... Plutôt que de fixer les yeux verts de Yuka, pétillant de... de... sadisme(?), tes yeux bleu ciel fixent le plafond trop éclairé. Ça fait mal aux yeux, mais surtout, surtout, ne pas la regarder dans les yeux, ils sont effrayants, c'est juste... terrifiant. Mais essayer de détourner ton attention de la jeune fille semble être une grand erreur— ça ne prend pas trente secondes avant que ta joue se marque de la main de Yuka.

▬ Hey, regarde-moi! Ne regarde que moi, n'ai d'yeux que pour moi, je veux qu'il n'y ait que moi dans ta vie... Compris?

C'est— C'est ça? Être amoureux? Non non non, Nobuaki n'est pas comme ça quand il aime quelqu'un... Ça se passe que dans les jeux vidéos ça... C'est elle qui n'est pas bien, c'est elle qui doit se faire enfermer, mais pas toi, toi t'es sain d'esprit, hein?! Le grain de colère qui avait pris place dans les yeux de la brunette laisse place à une joie infinie. Elle pose lentement ses lèvres sur les tiennes ce qui te fait sursauter. C'est doux, c'est légèrement sucré, c'est chaud... Et surtout, c'est désagréable, c'est dégoûtant, mais tu ne peux rien y faire, ses mains bloquent les tiennes et elle s’assoie sur ton bassin. Arrête... En fait, tu devrais juste abandonner, tu peux rien y faire de toute façon. Le baiser dure trop longtemps pour toi. Ahh— C'est vraiment crade, l'amour, c'est bien ce qu'il te semblait... Finalement, elle détache ses lèvres, les touchant avec ses doigts, souriante.

▬ Je vais te faire le plus beau cadeau que quelqu'un puisse te faire, Shige. Je vais te faire tomber amoureux, lentement... Bientôt, tu n'aura d'yeux que pour moi. ♥️

Elle essuie tes larmes, cette fois-ci causées par la folie de ta « camarade » de classe, pour après se relever, te laissant seul sur le sol.

▬ Bien! Ta mère ne va pas tarder à rentrer alors, je dois y aller. À la prochaine, Shige-chan. ♥️

Et elle repart, comme ça, comme si de rien n'était. Tu restes un long moment sur le sol, ta main tremblante parcourant tes lèvres. Un baiser... Un baiser... La prochaine fois, ça sera quoi, un viol? Tu te relèves lentement sans t'arrêter de pleurer silencieusement, ramassant le paquet de chips pour le remettre là où il était. Et encore une fois, tu entends la porte s'ouvrir, sans se déverrouiller  pour autant. « Eh bien... Il a laissé la porte ouverte... » Non non haha, c'est plus compliqué... Un sourire sur ses lèvres, maman secoue des sacs visiblement remplis de cadeaux.

▬ Tes yeux sont vraiment rouges! T'as trop regardé la télé hein? Tu aurais pu aller te coucher...

Qu'est-ce qu'elle aurait fait si tu aurais été te coucher...? Ç'aurait peut-être été encore pire... Dans ton lit... Bizarrement, tu te mets à trembler— juste de penser à elle, ça va vraiment pas... C'est de sa faute, c'est de sa faute... Plutôt que d'essayer de garder ton calme comme tu le faisais avant, tu préfères te jeter dans les bras de maman en te remettant à pleurer

▬ Shige?
▬ Tu m'as fait peur... J'ai cru que t'allais jamais revenir...


Mais ce n'est que cinquante pour-cent de la raison de tes larmes. Tu ne peux pas lui dire, elle va te prendre pour un fou... C'est trop dur, c'est trop dur, tu veux plus...

Finalement, tu n'as pas réussi à te réjouir de tes cadeaux (deux jeux et quatre tomes reliés) à cause de ce qu'il s'était passé plus tôt. Tu as préféré te coucher, sans même manger ni quoi que soit. Toc... Toc... Ta fenêtre? Tu te tournes lentement pour voir qui diable aurait le courage de faire ça. Et tu vois cette— cette tarée qui te fait au revoir de la main, sourire aux lèvres. Arrête arrête arrête—! Tu balances le premier truc qui te passe sous la main (une boîte de jeux vidéo) contre la fenêtre, Yuka rigole et s'en va en trottinant joyeusement. Maman se dépêche de rappliquer et te vois bloqué sous ta couverture, tremblant et hyperventilant.

▬ Aidez-moi... Aidez-moi...

Finalement, tu as préféré garder ça pour toi, puisque de toute façon personne ne te croyait. Après tout, à l'école, elle est tellement gentille, tellement douce, tellement... entourée. Toi, t'étais tout seul, Nobuaki n'a pas aimé le fait que tu « délires sans raisons », et on te prenait pour un fou de toute façon. Tout ce que les gens savaient sur toi, c'était que Yuka t'aimait énormément, un peu trop même, et que t'étais un peu trop paranoïaque. Elle avait réussi à retourner tout le monde contre toi pour que finalement, il n'y ait plus qu'elle dans ta vie. Et certes, tu es beaucoup plus fragile mentalement que ce que tu laisses paraître, mais tu refusais formellement de la laisser gagner— de rester avec une folle comme elle. Au final, tout ce qui te restait, c'était tes jeux vidéo et maman. Lorsque personne ne la voyait, Yuka se laissait aller, elle continuait à te menacer et t'attaquait, que ça soit à coup de fourchette ou juste verbalement. Lentement, très lentement tu sentais ta santé mentale se dégrader, se faire détruire par la simple existence de cette fille, par le fait que tu pouvais rien faire si ce n'est prendre sur toi.

Quand tu la croises dans un endroit assez éloigné du monde, c'est limite si tu échappes au viol— tes vêtements d'habitude toujours propre et arrangés finissaient à moitié enlevés, tes lunettes sur le sol, les verres parfois cassés et tes lèvres souillées par les siennes. À quatorze ans... À quatorze ans tu dois supporter ce genre de choses, c'est juste— horrible.

Au bout d'un moment, tu as eu tellement peur d'aller en cours que tu as préféré supplier maman de ne pas y aller. Tu as juste trop peur qu'elle t'observe, qu'elle te saute dessus, qu'elle te tranche la gorge par surprise et qu'elle essaie de te faire sienne, qu'elle te kidnappe ou juste qu'elle te parle, la moindre particule de son être te terrorise. Elle va me tuer elle va me tuer elle va me tuer elle va me tuer— Et finalement, maman t'a forcé parce que tu n'as pas voulu expliquer pourquoi tu ne voulais pas y aller. Et tu n'as jamais été aussi mal à l'aise de ta vie en cours. Tes mains tremblaient tellement que tu n'arrivais pas à prendre tes cours et tu étais à la limite de l'hyperventilation. Te trouvant au milieu de la classe, tu avais l'impression que tout le monde était en train de te prendre pour un aliéné, tu avais l'impression que Yuka était en train de se moquer de toi quelque part, dans un coin de ta classe. Tu sentais leur regard s'écraser sur toi, leurs「 Regarde moi ce type, on devrait le foutre en hôpital psychiatrique. 」et tu en étais à un point où tu as fondu en larmes en classe.

▬ Arrêtez— Arrêtez— je vous en supplie...
▬ Qu'est-ce tu fous Shige...


Il te méprise, il te méprise parce que tu as peur? Yuka doit rire, rire comme une folle, parce que finalement elle t'a brisé comme elle le souhaitait.

On t'a ramené chez toi après ça, puisque tu n'étais évidemment pas en état de travailler, déconcentré par les pseudo-jugements de tes camarades. Et évidemment, maman ne t'a pas lâché parce que c'est maman.

▬ Shige, qu'est-ce qu'il se passe?
▬ Rien. Un coup de fatigue, c'est tout. Je retourne dans ma chambre.  
▬ Tu te fous de ma gueule? Une crise de paranoïa en cours, à cause de la fatigue?
▬ ...Ça arrive.
▬ Shige, tu as quatorze ans et tu n'as jamais fait de crise pareille jusqu'à aujourd'hui... Sérieusement, je suis ta mère, tu peux me parler de tes problèmes...
, elle pose sa main sur ton épaule pour t'empêcher d'avancer.
▬ C'est bon, ok?! Ça va, je vais bien, c'est tout, je suis fatigué!, tu vires la main de maman, Juste... Laisse moi. S'il te plait.

Et plutôt que de te laisser tranquille, maman a voulu t'amener chez un psychologue. Bien évidemment. Comme si t'avais besoin de ça. Soit disant qu'elle trouve que tu t'énerves plus facilement. Mais tout va bien, tout va bien... Tout va bien...

▬ D'où sort cette crise de paranoïa?
▬ De rien
, en te craquant le majeur gauche.
▬ Tu vas me dire que tu en as fait une juste parce que tu en avais envie?
▬ Voilà, si vous voulez.
▬ Tu dors mal la nuit, non? T'es yeux sont cernés.
▬ Et?
▬ À quoi tu penses quand tu vas te coucher?
▬ À l'école
, en te craquant l'index gauche.
▬ Menteur.
▬ Ha?
▬ Ça se voit quand tu mens, tu sais. En plus, tu trembles
, il pointe tes mains du doigt.
▬ ... C'est rien, de toute façon.
▬ C'est assez important pour que ça t'empêche de dormir.
▬ C'est les écrans de consoles qui m'empêchent de dormir
, en te craquant le petit doigt gauche.
▬ Admettons... À quoi tu pensais quand tu as fais ta crise? T'as pensé que tout le monde voulait te tuer, non? À ton avis, qui avait une très très forte envie de te tuer?
▬ Y—–Yu—
, tes cordes vocales tremblent tellement que tu n'arrives pas à prononcer la moindre syllabe, —k-ka-a—

Tu te mets à hyperventiler d'un coup, rien qu'en pensant à elle, à son visage ou juste son nom, juste— juste son existence, en fait.

▬ Elle est là elle est là elle est là— je suis sûr, elle est cachée quelque part pour pas que je la voie elle— elle est là—
▬ Shige, calme-toi, il n'y a que nous deux dans cette pièce, compris?
▬ Non non non— vous l'avez cachée ici, vous êtes complices avec elle, ma mère aussi, ma mère aussi, ma mère aussi... Vous voulez tous me tuer, hein?
, tu te mets à pleurer d'un coup, Arrêtez, arrêtez, j'en ai marre, j'en ai marre...

Le psychiatre essaie de te prendre par les mains pour te calmer mais tu ne fais que quitter la chaise et t'éloignes du plus que tu peux pour ne pas avoir à te faire attaquer par l'adulte.

▬ Me touchez pas—!!

Tu es forcé à retourner dans la salle d'attente, seul, le temps de te calmer. Temps où tu ne fais que répéter des « Elle— lle est–est là j'en ssuis sûr » saccadés à un point où tu n'arrivais plus à respirer. Quelques trente minutes après, tu arrives à te calmer assez pour pouvoir faire face à ta mère sans la soupçonner de quoi que soit. Et dans la voiture, toute trace d'excitation quitte ton corps, tu te contentes de regarder vaguement la route, plongé dans le silence total.

▬ Shige... Ça va, avec Yuka?
▬ Quoi— t'es vraiment de mèche avec elle hein?! Ça t'intéresse tant que ça?! Demande-lui elle-même, puisque t'es de son côté de toute façon!


Et tu n'as plus parlé avec ta mère de la journée, tu as préféré directement te coucher plutôt que de jouer à tes jeux ou de faire tes devoirs— même manger, tu t'en foutais complètement. Tu fermes la porte à clef et en profite pour fermer les volets aussi. Tremblant, tu te caches sous ta couette pour être sûr qu'absolument personne ne puisse te voir. Elle peut pas me voir là, hein? Je suis pas là, je suis pas là, je suis pas là, allez, dégage, je sais que t'es là, t'attends pour me sauter dessus et jouer avec mon corps, hein?! Elle est pas là, elle est pas là, pas vrai...? Calme toi, calme toi, calme toi... Tout va bien, tout va bien, tout va bien...

▬ Casse-toi, je t'en supplie...

Et pourtant, tu n'arrives pas à fermer l'œil de la nuit, répétant des « Elle est là elle est là elle est là— » sans t'arrêter.

Les jours passent comme ça, et sortir devient insupportable au point où tu préfères jouer aux jeux vidéo toute la journée, sans trace de la lumière naturelle. Personne peut te voir, Yuka ne possiblement pas être ici, tu as vérifié partout, dans ton placard, sous ton lit, sous ton bureau, sous ta couette, dans les tiroirs de ton bureau, dans la serrure de la porte. Elle n'est pas là... Tout va bien... Tout va bien...

▬ Shige, ouvre la porte!
▬ Yu—k–a va rentrer si je l'ouvre...
▬ M'enfin, elle n'est pas là, elle est partie au collège, comme tout le monde!
▬ Pourquoi tu veux que j'ouvre, alors?
▬ Tu n'as pas mangé depuis avant-hier... Il faut que je fasse comme dans les prisons, en faisant passer les repas à travers une trappe?
▬ Yu— u— kaa peut passer par là.
▬ C'est du délire, Shige...
▬ Tu sais ce qu'elle a dit? Elle a dit qu'elle allait me briser en petits morceaux... Elle a dit qu'elle voulait que je lui appartienne... Elle m'a coincé quelque part juste pour que je devienne son pantin... Si je sors, elle va me tuer, si elle entre, elle va me kidnapper... Elle est sûrement dehors, elle attend sûrement une petite ouverture pour pouvoir rentrer... Et moi– moi je– je veux pas ça, tu vois...
▬ Shige... Je t'en prie...
▬ T'es de mèche avec elle, hein?! Si je meurs, si je disparais, ça fera une bouche en moins à nourrir, hein?! Et tu pourras refaire ta vie, parce que tu n'auras plus un boulet comme moi au dos, hein?! J'arrive pas à croire que tu me fasses ça...
▬ C'est horrible ce que tu dis... Je suis ta mère, Shige... Je t'aime, tu sais?
▬ Alors tue-la!! Tue Yuka, débarrasse-moi d'elle une fois pour toute!!
▬ Tu ne veux toujours pas manger...?


Tu ne réponds pas et tu l'entends s'éloigner de ta chambre. Elle est pas là, elle est pas là... Tu passes une très longue année comme ça, à ne plus sortir de chez toi parce que sinon, c'est la fin. Tu te mets à pleurer en enfonçant ta tête sous ton oreiller.

Quelques semaines plus tard, ta mère t'annonce que vous allez déménager comme ça, Yuka sera assez loin de toi. Vous allez passer d'Okinawa à Mekakucity, c'est assez loin, non? Elle ne devrait pas pouvoir s'approcher de toi... Non? Mais tu peux pas t'empêcher de penser que, tarée comme elle est, elle serait capable de s'incruster dans un carton. Haha, impossible, hein? Non non, même pas... Elle te prendrai par surprise et te tuerai pour que tu lui appartiennes pour toujours... À cause de ça, tu ne peux pas t'empêcher de vérifier tous les cartons au moins quatre ou cinq fois. Elle n'est pas là, elle n'est pas là... Non non, elle n'est pas là, c'est obligé. Tu vérifies tout, tu vérifies le camion de déménagement à chaque aller-retour, tu vérifies chaque carton parce que tu ne crois pas ta mère. Elle n'est pas là, elle n'est pas là, elle n'est pas là... Tout va bien, tout va bien, tout va bien...

▬ Tu sais, Shige, il faudrait que tu retournes au lycée.
▬ Non.
▬ Il n'y a plus Yuka, tu sais?
▬ Il y a la foule, il y a les élèves, il y a le personnel, il y a les parents, il y a trop de monde, qu'est-ce qu'ils vont dire? Ils vont me prendre pour un fou! Ils vont vouloir me tuer, eux aussi! Ils vont vouloir m'exorciser, me brûler comme ils le font avec les sorcières... J'ai pas besoin de l'école, j'ai pas besoin du monde...
▬ Shige... Sors-toi cette idée de la tête, Yuka n'est plus là, personne ne te connaît, t'es vraiment loin de tout le monde, tu sais?
▬ Les rumeurs, les rumeurs... Yuka leur a forcément dit quelque chose! C'est obligé! Elle veut me ruiner, tu sais!
▬ Shige, tu sais, je ne serais pas toujours là pour t'aider. Tu as seize ans, tu es au lycée, il te faut un peu de courage, t'es un garçon, non?
▬ Tu comprends pas... Ça fait peur...


Malgré tout ça, elle t'a forcé à aller au lycée. Ah... Comme tu fais partie de la liste, tu vas être obligé d'y aller... Tu vas devoir supporter leur regard dégoûtant, leur pensée terrifiantes, leur paroles insensées, tu vas devoir écouter des adultes qui te veulent du mal sans que tu puisses te défendre ou quoi que soit du genre... Le lycée, le lycée, le lycée... Pourquoi est-ce qu'elle te fait subir ça...? T'en as pas besoin, non? Le lycée de Mekakucity... Personne te connaît... Personne te connaît... Personne te connaît... Yuka n'est pas là... Yuka n'est pas là... Yuka n'est pas là... Tout va bien... Tout va bien... Pas vrai?


hors rp

moi aussi je me déteste d'avoir fait ce personnage.



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MessageSujet: Re: mother mother i'm so fucked up ;    Mer 18 Fév - 12:42

Coucou Eliss faudrait que tu arrêtes de faire des persos qui me brisent le cœur parce qu'il ne ressemble plus à rien maintenant *sobs*
Il est super attachant et du coup je me permets de te réserver un rp avec si tu le veux bien vv

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Hinata Misaki

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MessageSujet: Re: mother mother i'm so fucked up ;    Mer 18 Fév - 12:45

Je ne peux qu'approuver Kae, entre Akira et Shige la boîte à feels, elle en a pris un coup et gdi why, il me fait de la peine ce petit je veux lui patpater sa tête, genre he did nothing wrong *sobs*
(mais moi aussi je veux un RP )
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Kujikawa Mikumo

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MessageSujet: Re: mother mother i'm so fucked up ;    Mer 18 Fév - 13:37

eliss je te love/hate tellement fort, tu ne peux pas savoir à quel point

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MessageSujet: Re: mother mother i'm so fucked up ;    Mer 18 Fév - 19:43

me briser les feels quand je me lève, trop de puissance en toi dirigeant, il est trop chou et il me fait tellement de peine i'm-

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ava (c) mikumiku/setsu thx ;w;

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MessageSujet: Re: mother mother i'm so fucked up ;    Jeu 19 Fév - 7:58

voilà j'ai fini mon mental bâclé donc bisous vous avez le droit de me surcharger comme vous le voulez

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MessageSujet: Re: mother mother i'm so fucked up ;    Jeu 19 Fév - 15:15

Dites il faut que Yuka ait Yuno en fc c'et obligé c'est pas possible autrement hein y a qu'elle qui soit assez timbrée pour la représenter

Aussi ta fiche est suprah cool apprends-moi à faire des trucs aussi chouettes OTL (par contre je te prends pas de RP parce que j'ai pas d'idée idk mais si tu en as bah ok)

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Merci merci mon petit kouhai Oxy, keurs keurs sur toi:
 


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MessageSujet: Re: mother mother i'm so fucked up ;    

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mother mother i'm so fucked up ;
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