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 Good evening ; - Kazuhiro ft. Kaname

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MessageSujet: Good evening ; - Kazuhiro ft. Kaname   Mer 5 Aoû - 0:30

« Le service du soir commence, il fait même pas nuit. »
Il jette un coup d’œil par la fenêtre du restaurant, pour observer le ciel. Il sait très bien que les clients n’arrivent pas avant 19h, et pourtant, le service commence à 18h15, ce qu’il ne comprendra jamais. Sa mère perd du temps en préparation de plan de travail, et se met au boulot dans le vent, toujours enthousiaste à chaque passant, avant d’être légèrement déçue. Ce n’est pas marrant, mais ça l’est presque, car elle recommence systématiquement son cirque, n’abandonnant jamais tout espoir de voir quelqu’un entrer dans son humble restaurant. Mais le fait que l’endroit n’accueille personne avant 19h rassure Kazuhiro, car il rentre plutôt tard du lycée, comme il est un peu lent pour marcher, et qu’il fait toujours un détour au supermarché pour acheter quelque chose dont il se sait pas la composition exacte –des choses qui hérissent les poils des nutritionnistes, ça c’est sûr. Le bleuté a alors le temps de faire ses devoirs lentement comme à l’habitude, et si c’était pas trop lent, il pouvait revêtir quelque chose de plus soigné qu’un uniforme scolaire pour faire le service en salle. Un soir sur deux il aide sa pauvre mère à faire ce petit boulot pour lequel il n’est pas payé, car ce n’est pas un enfant ingrat ; il pourrait pourtant réclamer un petit quelque chose pour payer des chips ou quoi que ce soit le lendemain, mais en fait il se sert tout seul dans la caisse quand il a besoin de quelque chose. Ingrat et vandale, Kazuhiro. Mais comme il a fini ses devoirs qui étaient moindres, il regardait par la fenêtre, évitant surtout de se concentrer sur la baie vitrée elle-même, comme c’est un monsieur catastrophe. Tout ce qu’il fixe trop longtemps se brise, quand il s’agit de verre, et c’est à cause de ses yeux qui virent de leur beau bleu océan à un rouge vif digne d’un feu de signalisation. Oui, en fait Kazuhiro est un feu de signalisation humain, comme ce genre de situation arrive souvent, et il a remarqué que c’était surtout quand il se mettait à stresser. Et autant dire qu’il stresse beaucoup, le lycéen quand il doit parler à un inconnu, c’est donc pour cela qu’il brise autant de verres que de phrases qu’il prononce. Et papa Osamu n’est pas souvent content que tout l’argent parte dans des verres, et pourtant, et pourtant, il est toujours là le Kazuzero, à servir les clients, testant toujours de nouvelles techniques pour ne rien briser en fixant le mur, regardant les clients dans les yeux –mais en fait il a peur d’être jugé donc c’était pas la meilleure expérience qu’il ait pu faire.

_Kazuhiro, est-ce que tu vas ne rien casser ce soir?
_Bah.. J’vais essayer. Mais bon, à chaque fois que tu me demande, ça finit mal, alors arrête de porter la poisse.
_ « Merde » alors?
_Attends, tu dis ça parce que–

Il regarde brusquement l’horloge banale accrochée au hasard sur le mur adonnant à la cuisine, et tente de déchiffrer l’heure, mais il voit vite que l’heure avoisine 19h. Il n’a fait que réfléchir et voilà que le vrai début du service commençait, il n’a même pas eu le temps de s’habiller de manière présentable. Le lent d’esprit se réveille soudain, présentant des signes de panique, et bégaye à son père qu’il va se changer, sans l’accord du plus âgé qui semblait râler. C’était un peu comme une course contre la montre, et il se sentait obligé d’avoir l’air en train de fuir le temps, en courant comme un dératé dans les escaliers puis le salon, fouillant, ramassant des vêtements qu’il avait laissés là de l’avant-veille. Rapidement il retire sa veste, sa chemise, et dans un élan de flemme, garde son pantalon d’uniforme, et puis c’était pas comme si ça faisait si mal habillé. Il avait juste l’air hors-thème. Il met sa chemise blanche et une sorte de veston noir, en toute somme, un habit classique de « j’ai l’air classe », faisant passer le flemmard introverti qu’il est en personne présentable. Il passe une barrette dans sa frange, pour y voir quelque chose, et « pour montrer que tu en as quelque chose à faire des clients », comme dit sa chère mère. Ça n’arrange malheureusement pas son air lassé de la situation, mais c’est certainement mieux que rien.
Le garçon fin prêt, il redescend avec autant d’étrange entrain, et se claque intérieurement en voyant que son père avait dû s’occuper d’une cliente à peine plus âgée que lui, le temps que monsieur Lenteur ait fini sa toilette. En trainant les pieds, il va chercher de quoi prendre les commandes, et va à la rencontre de la fille. Bien évidemment, son père s’enfuit discrètement tel un ninja dès qu’il approche, pour rejoindre sa femme en cuisine. Kazuhiro regarde un instant les yeux de la brune, car c’était presque hypnotisant: violets vifs, même avec l’ombre qui s’abattait sur elle, à cause du soleil descendant. Ces yeux violets lui disaient quelque chose, mais bien évidemment, il se souvint qu’Arisa a les yeux de la même couleur, et il en esquisse un petit sourire. « Il faudrait qu’elle revienne manger ici, un jour. » Avec un ton monotone comme toujours, il lance:

_Désolé du retard. Vous voulez une boisson? Et vous avez pu regarder la carte?, qu’il dit, en regardant la carte fermée qui était sur la table.
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MessageSujet: Re: Good evening ; - Kazuhiro ft. Kaname   Jeu 6 Aoû - 18:08


Good evening - Kazuhiro ft. Kaname
Soit l'apologie de la salade

Dans l'unique école d'ingénieurs de Mekakucity, la sonnerie annonçant la fin de la journée retentit comme une libération pour certains, un bruit insupportable pour d'autre, peut-être même une déception pour d'autres encore. Mais pour Kaname, cela ne signifie pas grand chose, si ce n'est qu'elle doit rassembler ses affaires et se lever. Personne ne l'accompagne; elle ne s'est fait pour ami, depuis sa mort à répétition, qu'un jeune homme rose de la tête aux pieds qu'elle ne connaît que très vaguement, et qu'elle espère revoir. Même si ses parents paient tout ses frais, qu'il s'agisse de nourriture, d'études, de loyer ou de quoi que ce soit, Kaname possède un petit travail le week-end, en tant qu'assistante chez un mécanicien. Sans doute pas le plus connu de la ville, mais on l'apprécie bien dans son quartier. De cette manière, Kaname peux se permettre quelques sorties, tout en veillant à ne rien demander de plus à ses parents. Alors que peu de devoirs ne l'attendent à son retour et qu'il est encore relativement tôt, elle décide de sortir quelque part, sans encore savoir où. Ennuyée de toutes ces réflexions et de tout le travail qu'elle fournit en une simple journée, elle s'assoit sur un muret, sort l'énorme carnet de son sac, et écrit ce qui se déroule sous ses yeux.

"Le ciel ne s'assombrit pas encore, mais le soleil descend lentement. D'une manière ou d'une autre, lui aussi s'est retrouvé piégé dans cette délicieuse journée qu'est le 15 août; il se réveille, s'approche petit-à-petit de l'horizon tel un long et inévitable suicide, meurt en s'écrasant au sol, et se réveille à nouveau tout en sachant que la mort l'attend."

Kaname lève les yeux, puis les dépose à nouveau sur la page à moitié vide. Elle écrit quelques lignes de plus, range son matériel et se lève de nouveau. Ne sachant ni que faire, ni où aller, elle décide de se perdre volontairement dans le centre ville. Déambulant au milieu de centaines de personnes qui connaissent déjà leur destination, se hasardant lorsque qu'une rue lui plaît, elle se retrouve finalement en face d'un charmant restaurant. Peut-être un peu terne, mais cela lui plait d'avantage. Elle y entre sans plus de questions, et s'installe à une table au hasard. Une table pour deux, les restaurant disposent rarement de tables pour une unique personne. Elle dépose son sac à terre et s'assoit en prenant son temps. Sur le coup, on dirait une grand-mère qui essaie de s'asseoir tout en évitant l'horrible douleur qui lui remonte le dos. Un dos en miettes à même pas vingt ans, c'est triste quand même. Elle pousse la chaise en face d'elle du bout de son pied, comme si elle aurait aimé que quelqu'un y prenne place. Quoi qu'il en soit, mademoiselle Kaname étant sans doute la pire des indécises, elle fixe la carte un long moment d'un air absent, puis elle règle enfin son problème comme elle a l'habitude de le régler; avec une salade. Elle referme et dépose donc la carte en face d'elle, sûre de son choix. Lorsque Kaname est confrontée a un problème, elle mange. De cette façon, lorsqu'elle est en vacances, elle ne fait jamais vraiment de repas, mais un déjeuner s'étendant sur tout une journée, constitué de salades. C'est simple, frais, ça prend pas de temps, quasiment pas de vaisselle à faire après. Kaname pourrait faire l'apologie de la salade dans un livre de cinquante mille pages au moins. Cependant, on peut en dire autant d'un sandwich, mais c'est pas pareil qu'une salade. Une salade, c'est classe. Une salade, c'est une salade. Kaname, avec son visage impassible, dans son élan de pensées philosophiques sur la salade, est interrompue ( ce qui n'est pas une mauvaise chose finalement ) par un jeune homme dont les cheveux et les yeux luisent d'un bleu étrange, d'une nuance qu'elle ne connaît pas encore.
-Désolé du retard. Vous voulez une boisson? Et vous avez pu regarder la carte?

Kaname tente alors de sortir le mot salade qui se répète inlassablement dans sa tête et répond vaguement à son interlocuteur.
-Ce n'est rien, ce n'est rien. Puis le disque rayé dans sens pensées d'arrête. Elle accorde alors toute son attention au jeune homme. -J'y ai jeté un œil, je prendrais un thé et une salade s'il-vous-plaît.

__________


Keep your tears. Even if yesterday I broke all their lives,
tomorrow I will burst their hearts, drill their eyes and stay smiling, in front of the last of them,
and let him feel the cold metal on his temple.



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