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 Asae Iwase - Life is a strange thing, so stupid, so fragile, so uncertain that I can break it with my mind

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MessageSujet: Asae Iwase - Life is a strange thing, so stupid, so fragile, so uncertain that I can break it with my mind   Ven 7 Aoû - 18:42

Life is a strange thing, so stupid, so fragile, so uncertain that I can break it with my mind
nom ▬ Asae
prénom ▬ Iwase
sexe ▬ femme
surnom ▬ Lady Myriad, en raison de ses innombrables horloges et montres
âge ▬ 25 ans
date de naissance ▬ 3 Octobre
orientation sexuelle ▬ hétérosexuelle
groupe sanguin ▬ O-
occupation ▬ Réparer, concevoir montres et horloges mécaniques, et s'occuper de sa voiture.
groupe ▬ Solitaire
Hourglass Eyes ▬ Permet au possesseur d'accélérer ou de ralentir le temps à la vitesse qu'il souhaite. Cependant, il n'est pas capable d'effectuer des efforts trop importants pendant qu'il utilise sa capacité. Seule le les personnes ayant une capacité peuvent voir les modifications effectuées par Iwase sur le temps. Il lui est impossible de remonter le temps, mais il peut l'arrêter dix minutes maximum par jour.
cause de mort ▬  Accident de voiture

__________

prénom/pseudo ▬ Jade / Asae Iwase
âge ▬ seize ans ( ou presque ) ~
sexe/genre ▬ femme
comment as-tu connu le forum? ▬ En cherchant, tout simplement ~
comment tu le trouves? ▬ Mes premières impressions m'ont vivement hurlé de m'inscrire ~
doubles comptes? ▬ Kentarou Kaname
faceclaim/avatar ▬ Akashi – The tatami galaxy
autre ▬ Rien de spécial ~

Iwase écrit encore aujourd'hui un livre interminable, racontant l'histoire d'un serpent doué d'intelligence, de la parole et de la conscience, mais également de la folie. Prenant possession du corps d'un être humain, et, assoiffé de pouvoir et de la volonté de vivre, décide de tuer tout ceux qui s'opposent à ses idées, jusqu'à ce qu'il ne reste plus aucun être humain si nécessaire. Alors qu'il détruit ces derniers par dixaines, il finit par tuer sans aucun raison, uniquement par plaisir et par instinct de survie. Cependant, se rendant compte que les forces contre lui deviennent bien trop puissantes, il se trouve obligé de chercher une solution, autre que tuer, sans cependant arrêter son massacre. Parmi ses victimes, il trouve un jour un monstre, comme lui, mais d'une autre genre; une médusa. Il exerce alors une pression si forte sur celle-ci qu'il l'oblige à remonter le temps, ce qu'elle fait immédiatement. Le serpent se retrouve alors à la case départ et, apprenant petit à petit les raisons de la puissance et les faiblesses humaine, retrouvant la médusa et remontant le temps, il deviens si puissant qu'il en décime l'humanité entière. Finalement, le serpent se retrouve seul, avec la médusa, n'ayant plus personne à tuer. Alors remonte le temps, encore et encore.

Elle y apporta son propre commentaire au début de son ouvrage.
" Cette histoire n'est pas fictive, et c'est pourquoi toutes vos tragédies m'ennuient tant. Cela se déroule de la même manière que lorsque les adultes trouvent que les enfants et leurs fantaisies sont immatures. Il y a un moment ou les gens sont pris de haut. Même si un enfant voit quelque chose comme grand et magnifique, pour un adulte, cela paraît sans intérêt. Dans ce cas, imaginez un être qui prend les adultes de haut de la même manière. C'est l'histoire d'un monstre qui prend tout de haut. La vie, l'amitié, l'amour et tout sentiment humain. Il les méprise comme s'il ne s'agissait que d’événements stupides dans un livre. Que se passerait-il si cet être devait influencer les gens autour de lui ? Jusqu’où cela irait-il ? Sans doute ne le sait-il pas lui-même, et ne le saura-t-il jamais. "

il ne s'agit cependant que d'une coïncidence ~
 
1,50m ▲ 51 KG ▲ Cheveux noirs ▲ yeux noirs ▲ le visage figé dans la même expression ▲ est toujours calme ▲ n'esquisse que de rares sourires déments ▲ elle a toujours besoin d'entendre le bruit d'une montre près d'elle ▲ préfère les montres à gousset ▲ en porte toujours plus de trois différentes sur elle ▲ dont une qui ne fonctionne plus ▲ porte un manteau très long et noir ▲ boit comme un trou ▲ psychotique ▲  vit comme si de rien n'était ▲ voit des personnes qui n'existent pas ou plus ▲ entends des voix ▲ leur répond de temps à autre ▲ adore sa voiture ▲ une Plymouth Fury de 1956 ▲ elle se nomme Lady Red ▲ mais Iwase l'appelle parfois Christine par mégarde ▲ n'aime pas les animaux ▲ n'aime pas s'asseoir ▲ reste debout des heures sans rien sentir dans les jambes ▲ est la petite sœur de deux grand frères ▲ habite dans un petit appartement à l'arrière de sa boutique ▲ parle français, anglais, japonais et coréen

RPG En cours

RPG Achevés



Chapitre I
Enfance et calme plat


L'enfant qu'elle était n'as jamais connu l'ennui commun que les autres enfants haïssent. Ce n'était, d'une certaine manière, pas de l'ennui; elle comblait ce vide par les rêves et les pensées. Aucun objet ne la divertissait autant que ses propres songes. Il faut dire qu'Iwase n'avait aucun mal à s'inventer un univers pour se distraire; il se formait tout seul, à la seule force de sa psychose naissante.
S'enfermant dans sa chambre, restant seule à longueur de journée, Iwase s'occupait en dessinant, lisant, écrivant parfois. Elle possède son propre site internet qu'elle partage avec un ami, sur lequel elle poste ses nouvelles. Il se nomme Psychoses, et ceci est le véritable lien ~

Iwase naquit tôt et mourut tôt. Elle vit le jour le 3 Octobre, en pleine nuit, alors qu'on l'attendait un mois et demi plus tard. Rien de grave cependant, sa mère, Naoko Asae, rentra chez elle sans problème avec sa fille dans les bras. Celle-ci grandit normalement, et aujourd'hui encore, elle insiste lourdement sur ce point. Tout au long de son enfance, jamais personne ne put accepter qu'il s'agissait d'une enfant normale, bien qu'elle y croyait autant qu'il est possible d'y croire. Iwase voyait des personnages partout, comme des illusions permanentes. Lorsqu'elle apprit par le biais de la seule personne qui était au courant et acceptait sa singularité, à savoir sa mère, qu'elle seule était en mesure de les voir, elle s'abstint d'en parler à nouveau à qui que ce soit. Mais les êtres issus de son imagination ne constituaient pas sa seule préoccupation, loin de là: Les horloges, les montres et tout mécanisme faisant tourner deux aiguilles. Iwase en est fascinée. Elle passait alors des heures entières à fixer les délicats rouages de sa première montre à gousset.
"C'était une à gousset, une petite montre mécanique. Petite, car c'est ainsi que je la trouvais. Une montre pour homme disait-on, mais les montres pour femme sont minuscules ! Pensais-je. Et puis, quelle différence ? Ses nuances de gris anthracite étaient magnifiques. Ses aiguilles étaient si blanches, que la neige qui n'était plus tombée depuis tant d'années semblait grise à côté. Si fine, que même si aucun poids ne reposait sur elles, je les surveillait d'un œil, de peur qu'elles se brisent. La trotteuse, qui battait une pulsation par déciseconde, était si rapide qu'elle passait au dessus de ses deux sœurs sans même leur adresser un regard. Mais la mélodie continue qui s'échappait de la montre provenait-elle de l'aiguille qui faisait son chemin, où du mécanisme situé en dessous ? Une si petite question, je vous l'accorde, ne demande que quelques recherches pour obtenir une réponse convenable. Mais la seule réponse que j'acceptais étais la mienne, mais pas la bonne."
Aujourd'hui encore, elle se déplace toujours avec trois montres à gousset différentes, dont celle-ci, qui ne fonctionne plus depuis longtemps.

Quoi qu'il en soit, l'enfance de Iwase, bien que ponctuée par ses propres illusions et une admiration des rouages, ne fut pas plus intéressante. A l'école, il ne se passait rien. Chez elle, il ne se passait rien. Mademoiselle ressemblait plus à un robot qu'à un être humain, et la vie d'un robot, à moins de se nommer Andrew, n'est que très peu intéressante. De ce fait, nous passons immédiatement à son vingtième anniversaire.


Chapitre II
Âge adulte et nouvelle ville


L'état d'Iwase ne s'aggrava pas, ni ne s'arrangea. Toujours solitaire, bonne élève, silencieuse et fascinée par ses petits mécanismes dont elle fit l'objet de ses études. Une simple chose changea: elle obtint son permis, mais pas encore de voiture. Afin de continuer ses études, Iwase devait nécessairement changer d'établissement, et le plus proche se trouvait dans la région voisine, à un peu plus de trois-cent kilomètres, dans une grande ville nommée Mekakucity.
Dans une petite ruelle adjacente au centre-ville, sa mère tenait autrefois une petite boutique de thés et cafés de toutes sortes et toutes origines. Dans cette même ruelle, on observe alors que deux boutiques; celle de Naoko, et un petit garage de vieilles voitures. Un appartement se trouvait également à l'arrière de la boutique, et ceux-ci appartiennent encore à Naoko. De ce fait, Iwase pouvait y emménager, à la seule condition cependant, imposée par le maire même de la ville, que la boutique soit active de nouveau.

La jeune fille accepta immédiatement, créant ainsi sa boutique de réparation et fabrication d'horloges et de montres, qu'elle promit de gérer en même temps que ses études.
Ce qu'elle ne fit pas, bien entendu. Elle abandonna les études et se consacra à sa boutique. Elle avait autant de client que nécessaire. Une habituée quelque peu âgée la surnommait alors Lady Myriad, car c'est ainsi qu'elle surnommait Naoko lorsqu'elle travaillait encore à sa boutique. Le concept étais le même; on retrouve la même chose dans un endroit confiné, en quantité déraisonnable et sur chaque surface, qu'il s'agisse d'une bureau, d'une poche, d'un mur ou parfois du sol. Elle vivait comme elle l'aurais toujours souhaité, et aimait son travail.
De quoi d'autre aurait-on besoin ?

D'une voiture, Iwase avait besoin d'une voiture. Et pas de n'importe quelle voiture moderne que n'importe qui conduirait. Elle convoitait le vieux tas de ferraille rouge garé devant le garage voisin spécialisé dans les anciennes automobiles. Au milieu des Thunderbird, des Chevrolet, une ou deux Jaguar, des Firebird et autres engins, trônait une Plymouth Fury en piteux état. Une Christine, aurait-elle dit en la voyant. Son état n'était sans doute pas aussi désespéré que celui dans lequel Arnie avait trouvé la sienne, sans pour autant trop s'en éloigner.
" Je ne me souviens même plus de ce qui a motivé un tel désir. Je veux dire; c'est une voiture, certes, mais une voiture dont personne ne voulait. Elle restai là, à sa place, les pneus à plat, le pare-choc déchiqueté et que sais-je encore. Elle aurait été imposante si le rouge vif qui la recouvrait l'était encore. On ne distinguait plus que quelques nuances de marron, de gris, mais pas une trace de rouge. Elle n'était, de toute évidence, pas apte à rouler: Pas de rétroviseurs, pas de pneus, pas de feux avant, ni arrière sans doute, pas de fenêtres, et Dieu seul savait si elle avait encore un moteur. Pour faire court, c'était une épave, mais je la voulais. "
Suite à celà, Iwase acheta cette même voiture qui ne lui coûta rien au moment de l'arracher des mains du garage. Mais sa réparation fit un trou si grand trou dans ses économies qu'elle aurai pu s'y engouffrer. Iwase monta pour la première fois dans sa voiture, sa propre voiture.

- Te rends-tu simplement compte de ce que tu viens de faire ? Demandait une petite fille aux cheveux blancs, assise sur le siège arrière gauche.
- Promets-nous que tu nous préfère toujours à cette voiture. Ajouta sa jumelle, assise sur le siège arrière droit.

Iwase ne répondit pas, elle se contenta de poser ses mains sur le volant, puis de se retourner.
Les jumelles n'étaient plus là.
- Elles finiront bien par m'accepter. Prononça une voix qui semblait s'échapper du véhicule lui-même.
-Je ne sais pas, Christine. Je ne sais pas. Répondit Iwase, instinctivement. Puis elle descendit de sa voiture, et lui promit que bientôt, elle roulerai.

Le Vendredi 16 Juillet, sous un soleil écrasant, les portes du garage s'ouvrirent, et Iwase prit la route au volant de Lady Red (C'est ainsi qu'elle se nommait), filant sur le bitume et luisant de sa belle couleur rouge comme si elle sortait tout juste de la chaîne de fabrication.


Chapitre III
Vacances et préface à la tragédie


Dans la mesure où son budget, depuis l'arrivée de Lady Red, avait considérablement diminué, Iwase se résignait à ne pas prendre de vacances et la boutique fut ouverte tout l'été. Ce qui ne fut, finalement, pas une mauvaise chose. Les habitants s'étonnèrent de son ouverture estivale, et les rumeurs courent vite. A ce rythme, Iwase récupéra plus de client qu'elle n'en aurait jamais demandé. Tout pas très jeunes, mais peu importe. Le mois de Juillet, et le reste de l'année passèrent aussi rapidement que Lady Red sur une autoroute.
Peut-être même que la voiture allait plus vite.

L'année suivante, Iwase avait enfin eu l'occasion de prendre quelques jours de repos. Elle s'en alla donc dans son village natale, voir sa famille, du premier au quatorze Août. Sur place, il fut, en tout premier lieu, question de Lady Red. Naoko ne l'acceptais pas, et elle acceptais encore moins les dépenses de sa fille. Mais ce qui est fait est fait, elle n'allais pas lui demander de changer de voiture alors que l'autre était encore en parfait état. Son père ne savait trop quoi en dire. C'est une belle voiture, magnifique même, mais elle a déjà fait son chemin, et il ne savait pas si un tel engin en valait la peine. Quant à ses deux grand frères, en vacances chez leur parents pour deux semaines également, ils l'adoraient. Il l'avaient reconnu du premier coup d’œil. Les deux jeunes hommes s'intéressaient aux voitures, et ont déjà convoité la Plymouth Fury dans leur adolescence, se voyant en acheter une dans quelques années. Mais voir leur petite sœur dans une telle bagnole, c'était tout simplement ahurissant.

Durant deux semaines, il ne fut question que d'automobiles. Des rouges, des noires, des petites, des grandes, plus ou moins âgées, plus ou moins esthétiques. On parlait de Lady Red, de Christine, de l'Aston Martin V8 Vantage du premier frère, de la Ford Anglia du second frère et d'autres engins à quatre roues.
Tout ceci ne plaisait cependant pas à ses illusions, vexées qu'on leur ait volé leur place.
Puis, le quinze Août, Iwase prit de nouveau la route vers Mekakucity.


Chapitre Final
Voiture rouge et yeux de même couleur


Sur l'autoroute reliant les deux régions, Iwase roulait à allure soutenue, toujours à deux ou trois kilomètre par heure de la limite autorisée. Elle ne mettais jamais de musique dans la mesure où cela la gênait plus qu'autre chose. Au milieu de son chemin, Iwase s'arrêta sur une aire d'autoroute, dormit pas moins d'une demi-heure dans la Plymouth, puis continua sa route. Le silence régnait dans la voiture, jusqu'à ce qu'une petite voix s'élève calmement.



- C'est bien ce que nous disions.

Iwase se retourna immédiatement, les deux jumelles se trouvaient de nouveau sur les places arrières. Elle se concentra de nouveau sur la route. Durant quelques minutes, personne n'osa parler, puis sa jumelle, plus timide, s'exprima.
- On s'ennuie sans toi, Iwase.
- Vous n'avez pas besoin de moi pour vous occuper.

La petite timide tenta de reprendre la parole, mais sa sœur répliqua sans attendre, cognant du poing sur la portière, ce qui fit grincer des dents Iwase. Elle ne supportait pas qu'on maltraite Lady Red.
- Justement si ! prononça-t-elle, sûre de ce qu'elle disait, Nous n'existons pas si tu n'est pas là pour imaginer notre présence ! Nous dépendons de toi, tu suis ?
- Alors je n'ai qu'à penser à vous de temps à autre.

La jeune fille n'en étais plus une. Les deux jumelle semblaient avoir gagné quelques années. Elle cogna de nouveau sur la portière.
- Avec cette bagnole, tu ne le fera pas !
- Je ne conduis pas en permanence. Dans la boutique, vous vous occuperez.

Les jumelles grandirent encore, et atteignirent l'âge d'Iwase. En même temps qu'elle répliquait, elle donna un autre coup de poing sur la voiture.
- Je me fiche de savoir combien de temps tu la conduis ! Débarrasse-t-en ! Elle nous...

La fureur éclata dans les yeux d'Iwase. Elle hurla.
- La ferme ! Fiche la paix à Christine !

Les filles redevinrent des enfants, puis se turent. Iwase les fixa dans son rétroviseur, repensant à comment elle venait d'appeler sa voiture. La petite fille s'exprima en chuchotant.
- Tu compte la garder, donc.
- Exactement. Répondit Iwase d'une voix tout autant inaudible.

Les deux jumelles regardaient dans ses yeux, impassibles. Leurs visages restèrent figés, puis se tordirent en un sourire léger pour la plus timide, presque psychotique pour la plus agressive. Les deux prononcèrent en même temps:
- C'est dommage, Iwase. C'est dommage.

Puis un coup de klaxon résonna brutalement, Iwase regarda de nouveau devant elle, et ne fixa plus les jumelles, qui disparurent sans tarder.
Elle fixait la voiture qui roulait à contresens.

Au milieu de son chemin, Iwase s'arrêta sur une aire d'autoroute, dormit pas moins d'une demi-heure dans la Plymouth, puis se réveilla en sursaut. Elle regarda dehors, puis les sièges à l'arrière. Précipitamment, elle déduisit qu'il ne s'agissait que d'un rêve. Le silence régnait dans la voiture, jusqu'à ce qu'une petite voix s'élève calmement.



- C'est bien ce que nous disions.

Iwase se retourna immédiatement, les yeux exorbités, les lèvres formant un sourire inversé. Elle se concentra de nouveau sur la route, la peur lui serrait l'estomac et lui retournait la tête. Durant quelques minutes, personne n'osa parler, puis la jumelle, plus timide, s'exprima.
- On s'ennuie sans toi, Iwase.
- Je sais, vous me l'avez déjà dit.

La petite timide tenta de reprendre la parole, mais sa sœur répliqua sans attendre, cognant du poing sur la portière. Iwase resserra son emprise sur son volant, le griffant presque.
- Tu n'en sais rien ! Tu ne peux rien en savoir ! prononça-t-elle, sûre de ce qu'elle disait, Nous n'existons pas si tu n'est pas là pour imaginer notre présence ! Nous dépendons de toi, tu suis ?
- Même avec cette bagnole, je le ferai.

La jeune fille n'en étais plus une. Les deux jumelle semblaient avoir gagné quelques années. Elle cogna de nouveau sur la portière, Iwase sentais les gouttes de sueur dégouliner le long de son dos.
- Avec cette bagnole, tu ne le fera pas !
- Je ne me débarrasserai pas de ma voiture ! Hurlait-elle à plein poumons.

Les jumelles grandirent encore, et atteignirent l'âge d'Iwase. En même temps qu'elle répliquait, elle donna un autre coup de poing sur la voiture.
- Débarrasse-t-en ! Elle nous remplace ! Je refuse que...

La peur éclata dans les yeux d'Iwase.
- La ferme ! Fiche la paix à Christine !

Les filles redevinrent des enfants, puis se turent. Iwase les fixa dans son rétroviseur, repensant à comment elle venait d'appeler sa voiture. La petite fille s'exprima en chuchotant.
- Tu compte la garder, donc.
- Je vais la garder, je vais la garder, je vais la garder, je vais la garder.... Répondit Iwase d'une voix tout autant inaudible, répétant les mêmes mots en boucle.

Les deux jumelles regardaient dans ses yeux, impassibles. Leurs visages restèrent figés, puis se tordirent en un sourire léger pour la plus timide, presque psychotique pour la plus agressive. Les deux prononcèrent en même temps:
- C'est dommage, Iwase. C'est dommage.

Puis un coup de klaxon résonna brutalement, Iwase, absorbée dans la conversation, en avait oublié qu'elle allait crever, et ne fixa plus les jumelles, qui disparurent sans tarder.
Elle fixait la voiture qui roulait à contresens.

Au milieu de son chemin, Iwase s'arrêta sur une aire d'autoroute, dormit pas moins d'une demi-heure dans la Plymouth, puis se réveilla en sursaut. Elle regarda dehors, puis les sièges à l'arrière. Elle déduisit finalement qu'il ne pouvais pas s'agir d'un rêve, et qu'elle devait faire quelque chose pour rentrer chez elle sans mourir. Le silence régnait dans la voiture, jusqu'à ce qu'une petite voix s'élève calmement.



- C'est bien ce que nous disions.

Iwase se retourna immédiatement, les yeux luisant de peur, les lèvres serrées. Elle se concentra de nouveau sur la route, la peur lui donnait des envies de vomir et des nausées. Durant quelques minutes, Iwase respira bruyamment, puis la jumelle, plus timide, s'exprima.
- On s'ennuie sans toi, Iwase.
- Je vais bien trouver quelque chose.

Iwase réfléchissait à ce qu'elle pouvait faire pour éviter la suite.
La petite timide tenta de reprendre la parole, mais sa sœur répliqua sans attendre, cognant du poing sur la portière. Iwase cherchait encore et ne pensait à rien d'autre.
- Tu ne cherche même pas ! prononça-t-elle, sûre de ce qu'elle disait, Nous n'existons pas si tu n'est pas là pour imaginer notre présence ! Nous dépendons de toi, tu suis ?
- Je vais bien trouver un truc.

La jeune fille n'en étais plus une. Les deux jumelle semblaient avoir gagné quelques années. Elle cogna de nouveau sur la portière, Iwase cherchait toujours.
- Avec cette bagnole, tu ne le fera pas !
- Je trouverai un truc. Hurlait-elle à plein poumons.

Les jumelles grandirent encore, et atteignirent l'âge d'Iwase. En même temps qu'elle répliquait, elle donna un autre coup de poing sur la voiture.
- Elle nous remplace ! Je refuse que cette bagnole soit plus importante à tes yeux que nous !

La lumière éclata dans les yeux d'Iwase.
- La ferme ! j'essaie de trouver quelque chose !

Les filles redevinrent des enfants, puis se turent. Iwase les fixa dans son rétroviseur. La petite fille s'exprima en chuchotant.
- Tu compte la garder, donc.
-  Je vais trouver, je vais trouver, je vais trouver, je vais trouver... Répondit Iwase d'une voix tout autant inaudible, répétant les mêmes mots en boucle.

Les deux jumelles regardaient dans ses yeux, impassibles. Leurs visages restèrent figés, puis se tordirent en un sourire léger pour la plus timide, presque psychotique pour la plus agressive. Les deux prononcèrent en même temps:
- C'est dommage, Iwase. C'est dommage.

Puis un coup de klaxon résonna brutalement, Iwase, absorbée dans sa réflexion, en avait oublié qu'elle allait crever, et ne fixa plus les jumelles, qui disparurent sans tarder.
Elle fixait la voiture qui roulait à contresens.
Encore.

Au milieu de son chemin, Iwase s'arrêta sur une aire d'autoroute, dormit pas moins d'une demi-heure dans la Plymouth, puis se réveilla en sursaut. Elle regarda dehors, puis les sièges à l'arrière. Elle savait qu'il ne pouvais pas s'agir d'un rêve, et qu'elle ne pouvait pas faire quoi que ce soit pour rentrer chez elle sans mourir. Le silence régnait dans la voiture, jusqu'à ce qu'une petite voix s'élève calmement.



- C'est bien ce que nous disions.

Iwase se retourna immédiatement, les yeux vides, les lèvres ouvertes. Elle se concentra de nouveau sur la route, la peur de ne rien pouvoir faire lui envahissait l'esprit. Durant quelques minutes, Iwase respirait à peine, puis la jumelle, plus timide, s'exprima.
- On s'ennuie sans toi, Iwase.
- Je n'y peux rien.

Iwase savait que cela n'y ferai rien.
La petite timide tenta de reprendre la parole, mais sa sœur répliqua sans attendre, cognant du poing sur la portière. Iwase cherchait encore et ne pensait à rien d'autre.
- Evidemment que tu y peux quelque chose ! prononça-t-elle, sûre de ce qu'elle disait, Nous n'existons pas si tu n'est pas là pour imaginer notre présence ! Nous dépendons de toi, tu suis ?
- Je vais bien trouver un truc.

La jeune fille n'en étais plus une. Les deux jumelle semblaient avoir gagné quelques années. Elle cogna de nouveau sur la portière, Iwase tremblait.
- Avec cette bagnole, tu ne le fera pas !
- Je n'y peux rien.

Les jumelles grandirent encore, et atteignirent l'âge d'Iwase. En même temps qu'elle répliquait, elle donna un autre coup de poing sur la voiture.
- Elle nous remplace ! Je refuse que cette bagnole soit plus importante à tes yeux que nous !

Les larmes éclatèrent dans les yeux d'Iwase.
- La ferme ! Je sais que je vais crever !

Les filles redevinrent des enfants, puis se turent. Iwase les fixa dans son rétroviseur, laissant couler ses larmes. La petite fille s'exprima en chuchotant.
- Tu compte la garder, donc.
-  Je vais crever, je vais crever, je vais crever, je vais crever... Répondit Iwase d'une voix tout autant inaudible, répétant les mêmes mots en boucle.

Les deux jumelles regardaient dans ses yeux, impassibles. Leurs visages restèrent figés, puis se tordirent en un sourire léger pour la plus timide, presque psychotique pour la plus agressive. Les deux prononcèrent en même temps:
- C'est dommage, Iwase. C'est dommage.

Puis un coup de klaxon résonna brutalement, Iwase, sachant qu'elle allait mourir, ne cherchait même pas à faire quoi que ce soit, et ne fixa plus les jumelles, qui disparurent sans tarder.
Elle regardait passivement la voiture qui roulait à contresens.

Au milieu de son chemin, Iwase s'arrêta sur une aire d'autoroute, dormit pas moins d'une demi-heure dans la Plymouth, puis se réveilla en pleurant. Elle regarda dehors, puis les sièges à l'arrière. Elle savait qu'il ne pouvais pas s'agir d'un rêve, mais qu'elle refusait de crever encore et encore. Le silence régnait dans la voiture.

Iwase changea de file. La voiture n'allais pas la heurter elle, mais allais heurter quelqu'un d'autre. C'étais triste, mais elle ne voulais pas mourir.
La voiture arrivait, et celle en face d'elle freina brusquement.
Ce n'était pas une voiture en face d'elle.
C'était un poids lourd.

Au milieu de son chemin, Iwase s'arrêta sur une aire d'autoroute, dormit pas moins d'une demi-heure dans la Plymouth, puis se réveilla en sursaut. Elle regarda dehors, puis les sièges à l'arrière. Elle savait qu'il ne pouvais pas s'agir d'un rêve, et s'apprêtais à trouver quelque chose d'autre. Le silence régnait dans la voiture.

Elle mourut, chaque fois différemment, mais peu importe, elle crevait à chaque fois, pour le plus grand bonheur des deux jumelles qui n'en étaient pas même responsables.

Au milieu de son chemin, Iwase s'arrêta sur une aire d'autoroute, dormit pas moins d'une demi-heure dans la Plymouth, puis se réveilla calmement. Elle regarda dehors, puis les sièges à l'arrière. Elle ne savais plus trop quoi faire. Le silence régnait dans la voiture, jusqu'à ce qu'une petite voix s'élève.



- C'est bien ce que nous disions.

Iwase ne se retourna pas. Elle se concentra sur la route, sans peur, sans crainte, sans rien. Durant quelques minutes, Iwase respirait normalement, puis la jumelle, plus timide, s'exprima.
- On s'ennuie sans toi, Iwase.
- Je sais bien que vous vous ennuyez.

La petite timide tenta de reprendre la parole, mais sa sœur répliqua sans attendre, cognant du poing sur la portière. Iwase cherchait encore et ne pensait à rien d'autre.
- Mais tu ne cherche pas à régler le problème ! prononça-t-elle, sûre de ce qu'elle disait, Nous n'existons pas si tu n'est pas là pour imaginer notre présence ! Nous dépendons de toi, tu suis ?
- Je te suis parfaitement.

La jeune fille n'en étais plus une. Les deux jumelle semblaient avoir gagné quelques années. Elle cogna de nouveau sur la portière, Iwase n'aimait toujours pas qu'on cogne sur sa voiture.
- Avec cette bagnole, tu ne le fera pas !
- Je n'y peux rien.

Les jumelles grandirent encore, et atteignirent l'âge d'Iwase. En même temps qu'elle répliquait, elle donna un autre coup de poing sur la voiture.
- Elle nous remplace ! Je refuse que cette bagnole soit plus importante à tes yeux que nous !

L'illumination brillait dans les yeux d'Iwase
- La ferme ! Je sais ce que je vais faire !

Les filles redevinrent des enfants, puis se turent. Iwase les fixa dans son rétroviseur. La petite fille s'exprima en chuchotant.
- Tu compte la garder, donc.
- Non seulement je vais la garder, mais je vais survivre. Répondit Iwase d'une voix tout autant inaudible, répétant les mêmes mots en boucle.

Les deux jumelles regardaient dans ses yeux, impassibles. Leurs visages restèrent figés, puis ne se tordirent en une expression perplexe. Les deux prononcèrent en même temps:
- Qu'est-ce que tu fais ?

Iwase détacha sa ceinture de sécurité, ouvrit la portière, et lorsque le klaxon résonna, elle sauta de la voiture.
Noir.

Au milieu de son rêve, Iwase arrêta le temps, l’accéléra, , le ralentit, elle s'était endormie pas moins de vingt-quatre heures, puis se réveilla calmement. Elle regarda au-dessus d'elle, mais ne pouvais pas regarder derrière elle. Elle ne savais plus trop quoi faire. Le silence régnait dans la salle, jusqu'à ce qu'elle réalise qu'elle était à l'hôpital.

Iwase reçut la visite de ses parents, ses frères, quelques vieux amis, elle sortit de l'hôpital trois mois plus tard; elle n'avais rien, juste un os cassé au bras gauche. Un taxi l'emmena immédiatement à sa boutique. En chemin, le temps ralentit brusquement, s’accéléra, sans même qu'elle puisse faire quoi que ce soit. Tandis qu'elle paniquait à l'arrière du taxi, le conducteur la regardait d'un œil méfiant.
Elle sortit, ouvra la porte de sa boutique, s'asseyait sur sa chaise de bureau, et attendit.
Elle attendit.
Que Christine Revienne.
Puis elle se regarda dans le miroir. Elle se fixa plusieurs longues minutes.
Ses yeux étaient rouges.
Rouges comme Christine.


Postface
Morceaux de verre et de carrosserie


A seize heures environs, Iwase reçut un coup de fil. Bref, mais clair; on allais lui ramener Lady Red. Elle attendit, impatiente, se regarda plusieurs fois dans le miroir. Puis on l'appela de nouveau, elle était devant chez elle.
Iwase ouvrit la porte. Elle fixa pendant ce qui lui sembla être des heures, la carcasse de la Plymouth. L'avant enfoncé, elle était toujours colorée de son rouge vif, mais à part cela, elle était dans le même état qu'un an et un mois auparavant.
La jeune femme s'avança, le transporteur était reparti. Elle posa sa main sur le capot de Lady Red, puis elle s'assit à terre à côté de sa voiture. Elle laissait son corps reposer contre le métal froid et irrégulier de la voiture, fixant le vide, sentant deux petites gouttes d'eau salées perler sur ses joues.
- C'était toi ou moi, Christine.
- Tout n'est pas perdu pour moi, tu sais.
Disait la voiture avec une voix enrouée.
- Je verrai ce que je peux faire.

Un léger silence s'installa, puis la voiture reprit.

- Je ne suis plus Lady Red ?
- Christine te conviens mieux, je trouve.


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Kano Shuuya

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MessageSujet: Re: Asae Iwase - Life is a strange thing, so stupid, so fragile, so uncertain that I can break it with my mind   Dim 23 Aoû - 23:12

Bienvenuuuuuue ! /0/

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MessageSujet: Re: Asae Iwase - Life is a strange thing, so stupid, so fragile, so uncertain that I can break it with my mind   Lun 24 Aoû - 19:34

Re-bienvenue Kaname ! ♪

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MessageSujet: Re: Asae Iwase - Life is a strange thing, so stupid, so fragile, so uncertain that I can break it with my mind   Ven 28 Aoû - 23:06

Merci beaucoup ~

Sinon, j'ai enfin fini ^^ ( Le récit a été long, mais j'ai adoré l'écrire ~ )

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Hanaho Sakutaro

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MessageSujet: Re: Asae Iwase - Life is a strange thing, so stupid, so fragile, so uncertain that I can break it with my mind   Lun 31 Aoû - 18:45

wow!! je viens de finir de lire tout ça et comme c'est pas moi qui t'aies validé la dernière fois, ben du coup je réalise que je suis super amoureux de ton style d'écriture 10/10, et bien évidemment je te valide héhé j'ai très envie de te gratter un rp mais je sais pas encore avec qui, en attendant voilà, t'es validée et enjoy

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MessageSujet: Re: Asae Iwase - Life is a strange thing, so stupid, so fragile, so uncertain that I can break it with my mind   

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Asae Iwase - Life is a strange thing, so stupid, so fragile, so uncertain that I can break it with my mind
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