Partagez | 
 

 dreamin' chu-chu chocolata-ta-ta-ta { Kaori & Kaede

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Autres Comptes : Hara Emiko, Sakurai Arisa
Messages : 110
Date d'inscription : 18/06/2014
Age : 20
Localisation : probablement à cinq mètres d'Akio
Couleur : #99CCCC
Fiche de Personnage
Cause de mort: //
Relations:
Capacité: Sans

Voir le profil de l'utilisateur
avatar

MessageSujet: dreamin' chu-chu chocolata-ta-ta-ta { Kaori & Kaede   Sam 14 Fév - 22:21

Tu te tenais impatiente dans le hall d'entré, comme si tu attendais quelqu'un. Dis, dis, Kaori ! qui as-tu donc invité chez toi ? Cela arrivait si rarement... l'invité devrait se sentir plus qu'honoré ! Tu sortis ton téléphone de la poche de ton tablier à dentelle, impatiente, comme attendant que Kaede te prévienne d'un potentiel retard inattendu. Attends, quoi ? C'était Kaede que tu invitais ? La même lycéenne invisible aux longs cheveux blancs et notes les plus basses possible ? Oui, ton « élève » et, d'après ton cerveau pouvant effectuer tous les calculs mais pas comprendre tes sentiments, ton amie. Inviter n'était d'ailleurs pas le verbe exact, tu l'as suppliée, à ta façon très spéciale de le faire, de venir. La question restait de savoir tes motifs. Tes raisons. Étais-tu possedée par un esprit maléfique ? Ce n'était pas NORMAL de te voir rouge et impatiente, tablier sali de taches brunes - toutefois délicieuses, ne vous méprenez pas - par dessus tes vêtements. Même ta tuteur n'était pas dans les appartements ! Ces facteurs pouvaient nous mener à deux conclusions : soit tu étais amoureuse de ton amie et tu avais un rencard avec elle chez toi, soit tu voulais que celle-ci t'aide en un domaine dans lequel tu n'excelles pas car c'était très important pour toi. Je vous laisse deviner quelle option est la juste.

Mais commençons par le commencement, sinon certains ne suiveront pas et arriveront à la mauvaise conclusion. On était très exactement le quatorze février et, pour une fois, tu ne révisais pas en regardant hautainement les couples qui passent. Non, ta journée s'annonçait totalement différente ; tu te réveillas tôt et sortis tout de suite faire des courses. Ceci ne se faisait qu'en cas exceptionnel. C'était presque comme une maladie. La cause ? Akio. Ta maladie se nommait l'Amour. Tu savais bien que le quatorze était un jour spécial. La Saint Valentin, une journée où tu avais l'occasion de donner des chocolats à une personne pas comme les autres et de se lui confesser. Ça te mettait un peu mal à l'aise et c'est pourquoi tu rougissais dès ta sortie. D'ailleurs, ça prouvait que tu as des sentiments et es humaine. Tu entras donc dans la superette du quartier et te dirigeas à l'allée des sucreries. Tu vis certains clients acheter des pralines dans des boîtes décorées, coutant une fortune et tu ferais peut-être de même si tu n'étais pas la génie que tu étais. D'ailleurs, « idiote » te conviedrait parfois plus. Ayant un plan superbe en tête, tu pris une tablette de chocolat d'un geste de main soigneux et tu te concentras sur le texte derrière, « ingrédients », que tu lisais attentivement en hochant la tête par moment. Tu souris et mis la tablette dans le panier. Tu répétas ces actions avec d'autres chocolats avant de tripler le quadruple du contenu de ton panier. Juste pour être sûre. Car il était vrai que toi et la cuisine, ça fait deux. Ou quatre. Ou plus.

Après être rentrée, tu enfilas rapidement ton tablier et, chassant ta tuteur malgré l'heure - que l'horloge marquait comme 9h15 - tu commençais à préparer la cuisine. Quelques livres, des recettes imprimés la veille et des notes personnelles sur un côté, une montagne de tablettes de chocolats, de décorations, d'arômes et autres ingrédients divers de l'autre, les outils ne manquaient pas sur une table à part. Tu avais un visage sérieux, étant prête à se battre jusqu'à l'épuisement contre cette magie noire qu'était la cuisine, pâtisserie et confiserie. Tu pris une inspiration profonde que tu retiens quelques secondes avant d'expirer l'air par la bouche - surtout ce dioxyde de carbone que personne ne voulait, rejeté par tout le monde, pire que toi. Il fallait cependant dire que tu avais du mal ; tu suivais les recettes à une lettre près, tu appliquais parfaitement les consignes, mais dès que tu goûtais au résultat final, tu te sentais très mal. Il fallait le dire clairement : tes chocolats étaient dégeulasses. C'est ainsi qu'une grande boîte en plastic se remplissait rapidement de pralines et chocolats pas très réussis. Et après un bon moment, tu n'en pouvais plus. Tu attrapas ton téléphone portable et choisis le numéro de Kaede. Tu l'appelas.

Quand elle décrocha, tu te présentais rapidement et expliquas ta situation, à moitié gênée. « Ne voudrais-tu pas m'aider ? J'ai un petit problème », tu tournais autour du pot avant d'avouer clairement que tu prépares des chocolats mais que tu étais pire qu'une mouche en cuisine. Tu la suppliais de venir t'aider et quand elle finit par accepter, tu lui répétas ton adresse cent ou mille fois, en la priant de bien vouloir le noter, au cas où elle l'oublierait avant d'arriver.

Tu regardais le chocolat qu'il te restait - c'est-à-dire toujours une énorme montagne qui n'était pourtant que deux tiers de ce que tu avais au début - et t'assis en attendant ton adorable amie. Tu finis vite par devenir impatiente et à marcher le long du couloir pendant dix minutes. Puis, tu t'immobilisas et guettais à l'entrée. « Pourvu qu'elle vienne, pourvu qu'elle vienne » te disais tu, regardant une fois la porte, l'autre ton portable, te mordant légèrement la lèvre.

__________



thank you oxy-nii
Revenir en haut Aller en bas
Autres Comptes : Kurokawa Andrew;Lucille McDowell
Messages : 151
Date d'inscription : 04/05/2014
Localisation : ... quelque part, je crois.
Couleur : #CC66CC
Fiche de Personnage
Cause de mort: Pendaison
Relations:
Capacité: Erasing eyes

Voir le profil de l'utilisateur
avatar

MessageSujet: Re: dreamin' chu-chu chocolata-ta-ta-ta { Kaori & Kaede   Mer 18 Fév - 14:25

Le quatorze février ; un jour que je n'affectionnais pas plus que ça car il ne représentait rien à mes yeux. Rien de plus qu'une fête commerciale où les gens achetaient des chocolats ou autres choses pour les offrir à la personne de leur cœur. Moi, si j'avais quelqu'un comme ça ? Pas vraiment, et je me voyais mal faire des offrandes aux personnages de mes jeux parce que ça serait vraiment creepy. Sérieusement, qu'y avait-il de si beau à l'amour dans le monde réel ? Tout était si... désastreux dans ce monde, les hommes étaient selon moi dénués d'intérêt, rien de plus que des coquilles vides ne pensant qu'à leur apparence extérieure pour espérer quelque chose en ce jour si 'festif'. Évidemment ce n'était pas le cas de tous, j'avais des amis et cela prouvait qu'il y avait tout de même des personnes dignes de ce nom, capable de penser à autre chose qu'à leur physique. D'ailleurs, juste pour cela, j'aurais bien préparé des chocolats, histoire de les remercier d'être mes camarades. Mais n'allaient-ils pas mal l'interpréter si je le faisais ? Ça arrivait tellement souvent dans les jeux vidéo et dans les animes que je préférais éviter un gros tissu de malentendus. Dommage pour eux, surtout que -sans me vanter- je cuisinais plutôt bien. C'était probablement l'un des seuls domaines où je me débrouillais.

En ce jour précis, je rageais un peu parce que la découverte que j'avais faite à Noël m'était restée en travers de la gorge. Kaori aimait cet abruti de délinquant ? Ce même idiot qui crachait sur la tombe des défunts en essayant de détruire la pierre tombale par la même occasion ? Oui, en effet. Ce gamin à la chevelure complètement bizarre que j'aurais pu apprécier si son propriétaire n'avait pas été aussi désagréable. Parce que moi j'aimais bien ce qui était original de base. Et ma professeure ? Très certainement en train de lui préparer des petits chocolats pour lui faire plaisir. Comme elle excellait partout, sauf en matière de choix de l'être cher visiblement, ils seraient probablement délicieux et rien que cette idée me rendait malade. Comment pouvait-elle perdre son temps avec lui ? Qu'est-ce qui l'aveuglait à ce point ? Tant de questions auxquelles mon cerveau ne pouvait répondre. De toute manière cela ne me regardait pas, c'était sa vie et pas la mienne. Je n'avais pas le droit de m'en mêler. Pourtant dans le fond, j'avais envie qu'il la rejette. Oui c'est horrible j'en suis consciente, mais il vaut mieux ça plutôt qu'elle souffre à petit feu non ? Je ne souhaitais pas qu'elle continue à tourner en rond comme ça, alors autant qu'elle aille droit au but. Et si elle venait à tomber, je serais là pour la soutenir car nous étions amies.

Au moment où j'allais commencer une nouvelle partie dans un otome, histoire de ne pas passer ma journée hors-contexte, la sonnerie de mon portable retentit dans la chambre. Décrochant rapidement en voyant le nom de Kaori s'afficher sur l'écran, j'écoutai attentivement ce qu'elle avait à me dire, ayant un petit bug avant qu'elle ne me demande de l'aide. Quoi, sérieusement ? Elle ne savait pas cuisiner ? Cette idée me fit rire très légèrement avant que je ne m'excuse pour ce petit relâchement, l'écoutant à nouveau. Elle me supplia longuement et moi, je ne savais pas quoi faire. D'un côté je ne voulais pas parce que je savais qui allait recevoir les chocolats -en l'occurrence qui seraient à moitié les miens-, mais de l'autre je ne pouvais rien refuser à ma camarade parce qu'elle avait l'air vraiment désespérée et que je tenais trop à elle pour l'abandonner dans un tel moment. Après quelques instants de tiraillement intérieur je finis par pousser un léger soupir, affichant ensuite un sourire chaleureux et parlant d'une voix douce.

« D'accord, attends-moi je viens à ton secours. »

Après avoir raccroché le combiné je regardai ma tenue. Pyjama. Pas coiffée. Bref un désastre. Attrapant quelques vêtements au hasard je finis par opter pour une robe beige que j'accompagnai d'un collant noir et d'un t-shirt à col roulé et manches longues de la même couleur afin d'avoir assez chaud, coiffant rapidement mes cheveux en deux longues nattes. C'était déjà plus présentable... peut-être même un peu trop venant de moi ? Enfin bon tant pis, je n'avais pas le temps de traîner. Sortant à toute vitesse après avoir prévenu mon oncle, j'essayai de trouver l'adresse donnée par ma camarade, n'ayant que peu d'espoir en connaissant mes magnifiques habitudes de me perdre. L'idée que je puisse trouver la route du premier coup ne m'avait pas effleuré l'esprit, et pourtant aussi surprenant cela soit-il c'était arrivé. Une fois devant la maison je restai bouche-bée, choquée d'avoir été en mesure de me repérer. C'était bien la première fois depuis tellement longtemps ! J'avais presque envie de flatter mon ego en me disant que c'était bien, qu'à présent j'étais une grande fille mais... si je le faisais j'allais prendre la grosse tête, me perdre sur le chemin du retour et déprimer en me disant que je ne valais rien. Ça m'était souvent arrivé alors j'avais pris l'habitude... je me connaissais bien à force.

Secouant la tête afin de revenir sur terre j'appuyai avec hésitation sur la sonnette, recoiffant nerveusement ma frange comme j'avais l'habitude de le faire. En y songeant c'était la première fois que je me rendais chez une amie alors ça me rendait toute chose. Te laisser surprendre par un événement aussi banal, n'es-tu pas vraiment une gamine ? À cette pensée j'affichai une légère grimace, maudissant mon cerveau pour un instant. Puis je regardai la porte, attendant et surtout espérant qu'elle s'ouvre bientôt car il faisait assez frais dehors et je n'avais pas trop envie de tomber malade. Et comme je trouvais le temps d'attente trop long je me raclai la gorge, déterminée à me faire entendre... cependant je m'arrêtai juste avant de crier, me rappelant qu'il y avait aussi des voisins et je ne comptais pas tellement m'attirer leurs foudres sous prétexte que j'étais impatiente. J'avais sonné et c'était suffisant non ? Elle allait bien finir par m'ouvrir la porte après tout. Tout ce que j'avais à faire c'était attendre sagement que je sois autorisée à franchir le seuil de la porte, afin de voir ce qu'elle considérait comme des chocolats ratés. Si cela se trouvait ils étaient délicieux mais elle était juste trop difficile avec elle-même car trop perfectionniste ? Cette idée me donna presque envie de faire demi-tour mais je me retins, car je n'avais pas fait tout ce chemin pour rien... et puis ce n'était qu'une hypothèse. Elle avait probablement réellement besoin de moi pour m'avoir autant suppliée.

« Kaori, c'est moi ! » lançai-je finalement, attendant de pied ferme devant la porte.

__________

CV : Atsumi Tanezaki [Hiiragi Yuka pour le chant]